dimanche 15 juillet 2012

De retour chez l'oracle à Delphes

Ce matin après le petit déjeuner le plus copieux qu'on ait jamais eu jusqu'à présent (et un thé non-noir, premier du voyage), le Monsieur de l'hôtel nous a amené jusqu'à la station de bus dans la ville d'à côté. On a acheté deux billets pour Athènes (25 euros pour 4h30 de voyage) et nous voilà partis avec toutes nos valises en soute en direction de La Capitale (où vit le tiers de toute la population du pays). C'était trop cool. A nouveau, mon ventre a eu des papillonnements de palpitation. Déjà d'observer les gens dans le bus (pas mal de personnes âgées), et ensuite de voir qu'ici aussi, comme sur mon île grecque, les gens envoyent leurs colis par bus (ils payent un prix par colis en soute) au lieu de les envoyer par la Poste, car c'est beaucoup moins cher (et peut-être plus rapide?)... le colis étant récupéré par un tiers à la station d'arrivée (ou entreposé dans les consignes à colis à l'arrivée). Trop cool je trouve. :D Ensuite, le bus s'arrête pas forcément aux arrêts officiels. Il s'arrête là où les gens souhaitent qu'il s'arrête. Cela peut être au milieu de nul part, comme au milieu de l'autoroute (oui, oui!). On est passés de la montagne, les elato (sapins) et les routes en zigzag aux grandes plaines remplies de solanaceae (peut-être des poivrons ou aubergines?) et maïs, arrosées toute la journée (l'évaporation doit être gigantesque), et également remplies de panneaux solaires par endroits (imaginez un champ entier de panneaux solaires). J'ai aussi experimenté le taxi athènien (c'est pas moi qui paye, et heureusement...) et l'arrêt au resto-route qui vendait des playmobils (!!! Val!!!) et avait des playmobils géants aux entrées du bâtiment (j'ai des photos :D ). Je peux dire que l'eau d'Athènes est bien moins bonne que l'eau sacrée de Delphes (je viens de remplir une bouteille).
On est donc de retour à Delphes, dans le même hôtel, avec une autre voiture, à 4 jours de la fois précédente. ah ah ah. Demain on devrait remonter au nord, comme c'était prévu hier déjà.
J'ai de plus en plus envie d'apprendre le grec sérieusement. Ca peut s'avérer megalos utile, surtout si je continue à travailler en Grèce. :)

Bon, je fais megalos la geek ces temps, mais j'en ai besoin pour évacuer une partie des choses que je vis. :)

Dans quelques minutes on sortira manger... j'ai envie de légumes... peut-être des yemistas ou de la chorta, ou de la salade grecque avec des ntomata (oui, y'a un n devant) et des angouri (ou ayyouri), et avec un peu de chance comme dessert il y a aura de la karpuzi. :D

Au fait, je pue des chaussures et du pull. Pour le détail odorant de fin de message qui intéresse tout le monde.


Toujours pas d'autorisation en vue, trois petits points à la ligne

samedi 14 juillet 2012

Le caillou, la voiture, l'huile sur la route et l'hospitabilité des grecs

Ce soir, on n'est pas bien loin d'où on dormait hier soir. Je dirais même qu'on doit être à la même distance du bled principal que hier soir, sauf que cette fois-ci au lieu d'être au sud du dit village, on est à l'est. On n'est pas allé très loin, bien qu'on ait passé une bonne partie de la journée dans la voiture, à rouler à la recherche des silènes (d'ailleurs on les a pas trouvé trois petits points). On a pris des routes de montagne, ce qui ici signifie qu'elles ne sont pas goudronnées, ou seulement partiellement.
Vue du dessus de la plaine alluviale.
La voiture s'est plantée qqpart sur la gauche.
Mon collegue était au volant, on arrivait vers une trop belle grande plaine alluviale (photo), et on venait de passer un gué plus ou moins à sec, lorsque j'ai entendu un bruit gigantesque. On avait tapé megalos fort un caillou sur la route (aka le fait de rouler un peu vite sur des chemins caillouteux, à force ça fait mal, trois petits points). Moui, avec le bruit que cela a fait, il y avait aucune chance que le réservoir d'huile ne soit pas percé. Il devait avoir un trou béant à voir la quantité d'huile qui en sortait. J'ai eu peur là, weil on était au milieu de nul part, et j'sais pas trop ce que cela signifie d'avoir plus d'huile... Mais j'ai bien vite repris mes esprits, et hop, hop, j'ai dit à mon collegue de continuer en voiture le plus loin possible en roue libre (on était à la descente), parce que ca ferait tout ça de moins à marcher. Il a pu aller un bout, pas si loin, mais au moins on est sortis de la zone méga caillouteuse et on a laissé derrière le megalos caillou déraciné de son lit de pierres. Ensuite j'ai sorti un peu de bouffe, de l'eau (on avait pas mangé, et même si mon collegue peut passer la journée sans bouffer, moi, il me faut qqch dans le ventre, surtout après des émotions), et on s'est mis à marcher... il faisait 40°C. Sans exagèrer. Zone alluviale, donc cailloux bien chauds. Heureusement, on avait une carte assez détaillée et on a vu qu'on était seulement à qq km de la route plus grande (goudronnée) oÙ on aurait peut-être de la chance d'héler une voiture. Heureusement qu'on était pas trop loin de la civilisation... Avec toutes les routes non-goudronnées qu'on prend, on a eu de la chance là. Zeus veille sur nous quand même.
Dernière photo de l'auto avant le drame.
Bref.
J'ai téléphoné à l'agence d'auto pour leur expliquer le problème, le type a bien grincé des dents ("new car" ... "why did you go on a rocky road?", etc, etc.), mais a été sympa et nous a dit de le rappeler lorsqu'on trouvait qqun de local, qui pouvait bien lui expliquer où on était. Alors on s'est remis à marcher, marcher, marcher... et heureusement un peu plus loin y'a un pick-up avec 2 locaux qui est arrivé. Je l'ai hélé, et ils parlaient pas du tout l'anglais, mais on a appelé le type de l'agence qui leur a parlé. Puis on est montés dans l'arrière de leur pickup (trop la classe, cela m'a palpité je dois dire), et ils nous ont sorti de notre chemin caillouteux et amené à une micro buvette de bord de route oÙ on pouvait boire qqch de frais et attendre l'arrivée de la dépanneuse. Trop sympas les types, et heureusement qu'ils étaient là, sinon on aurait du marché je pense plus d'une heure sous le soleil tapant et la chaleur étouffante. Ensuite on a attendu, attendu, attendu. Je trouve que la dépanneuse est arrivée assez vite, vraiment (genre moins de 2h après), et on est retournés chercher la voiture, le type il a du se dire "purée, ces touristes qui vont se planquer n'importe où..."... haha. Et il a mis la voiture sur son camion et nous voilà reparti pour monter un col et redescendre jusqu'à la ville la plus proche, en moyenne à 30km/h. Il était trop sympa le type à nouveau (tout le monde a été trop sympa en fait, les grecs sont vraiment des gens bien, même si les touristes captent rien de ce qu'ils disent, ils nous aident), il a téléphoné à un de ses potes pour nous arranger une chambre dans un hôtel (trop choupinou dans un micro village... adresse à garder. Je fais de la pub, ca s'appelle Petrino rodo et c'est à Agios Georgios, à qqpart dans l'Euritanie (ou une région qui a un nom qui ressemble à ça), et a téléphoné à d'autres gens pour voir comment on pouvait retourner à Athènes demain pour retourner à l'agence de voiture pour relouer une voiture (eh oui... ) pour continuer, etc. etc.
Il nous a mené à son garage, où on a pu parler anglais avec sa femme (trop sympa aussi), puis on a transferé nous 15 bagages (on en a des tonnes) dans sa micro voiture et hop, nous voilà partis en direction de l'hôtel (je puais trop de la gueule, j'avais trop faim). On a été tout lentement à l'hôtel, weil y'avait une course de cyclistes sur la route, et on avait pas le droit de dépasser la (une femme) cycliste qui roulait... sont fous, il faisait au moins 35°C à ce moment là). Arrivés là, les tenanciers (qui parlent pas anglais) nous ont offert du jus, café, raki (qui ici s'appelle autrement) et cake trop bon et eau fraiche. et étaient trop sympas. J'ai compris une partie de ce qu'ils nous disaient, entre autres ils nous ont parlé des sapins (Elato) et des chataigners... comme quoi ca sert de regarder des mots qui servent à rien dans le dictionnaire. héhé. Bref. Donc tout va bien là, et on prend le bus à 9h du matin demain pour retourner à Athènes (qui doit être à 3-4h de bus d'ici, et où il fait 43°C semblerait il... erg). On reloue une voiture et on repart plus au nord. J'espère que le reste du voyage ira sans accrocs et que mon collegue roulera plus prudemment (parce que parfois je trouve qu'il roule un peu vite, que cela soit sur les routes goudronnées ou non... il dit que c'est parce qu'il est pressé, mais je préfère être un escargot qu'un citron pressé moi). bref.
Alors pour finir, je vais dire que les grecs sont imbattables côté hospitalité et gentillesse et serviabilité, et je suis fière de comment on s'est débrouillés. :)


Kali nikta

vendredi 13 juillet 2012

Micro Chorio, le petit village...


Beautés
Aujourd'hui, 4ème journée de récolte de Silènes. Il faisait chaud. Très chaud. Le thermomètre a atteint 40°C, et je comptabilise plus de 35 piqures de moustique (une dizaine de nouvelles de ce soir...). Ce matin, recherches totalement infructueuses. Et j'avais que envie de dormir, à qqpart de frais, et de dégonfler un peu (je gonfle lorsque j'ai trop chaud trop longtemps). Cet après-midi, on a quitté l'endroit infructueux et on est remontés un tantinet plus au nord. On a trouvé des silènes, et on a vu des paysages epoustoufflants. Genre le monastère au milieu d'une paroi de pierre, ou le vallon rempli de Platanes tellement vieux et dodus que j'aurais pu les observer des heures et des heures et des heures... lieu vraiment intéressant, à revenir un jour... Et ce soir, on dort à Micro Chorio, traduction en français: petit village. Il est à côté de neo micro chorio et au dessus de Megalo Chorio... haha. Se sont pas foulés pour les noms en tous les cas. C'est calme, et un peu en altitude. Il y fait frais. enfin le mot frais est relatif, mais assez pour que je veuille dormir avec un drap cette nuit. Il y a des chasseurs au loin, et des criquets qui ont remplacé les cigales dès la nuit tombée. Demain on remontera vraiment plus au nord cette fois, et on retrouvera le pays des ours (!!!). Il devrait faire plus frais. On est toujours les seuls touristes (non-grecs) qui sont partout. On nous regarde toujours comme si on était des extraterrestres, et je comprend pas pourquoi toutes les terrasses et tout sont autant vides et pourquoi on est les seuls gulus ici... A nouveau, on est à proximité d'une station de sports d'hiver... héhé.
Gigantesque platane dans un village paumé
Bon, je vais aller dormir et arrêter de faire la geekette.
... toujours pas d'autorisation pour mes arbres... erg.
Kali nikta!

mercredi 11 juillet 2012

à Delphes, parmi les cigales

Aujourd'hui, Delphes. Mais pas pour l'archéo. Pour les Silenes, toujours. On a passé du Peloponnèse vers plus au nord. J'ai pu me baigner dans de l'eau limpide, avec des oursins. trop bien. Et là, vers Delphes, il y a de nouveau une station de sports d'hiver. Trop bizarre de nouveau.

ce qu'il reste de la pastèque

Bref, j'abrège, mon collegue a faim, et je fais la geek.


... au fait, j'ai reconduit (!!! eh oui!!!), et tout s'est bien passé (nanana!).


Le pont reliant le Péloponnèse au continent 
Kalispera...

mardi 10 juillet 2012

Parmi les sapins grecs dans la fournaise

Voilà, on est en Grèce!!! On est dans le Pelopponèse, dans un grand village nommé Kalavrita, qui est une station de ski grecque. Trop bizarre de penser que des gens peuvent venir faire du ski ici (bon, un peu plus haut dans la montagne) en hiver alors que là, on est à 650m d'altitude et qu'il faisait encore 35°C à 18h... C'est la saison creuse, cela se voit, par la taille gigantesque des salles du restaurant et le vide de l'hôtel et le prix des chambres (ah, et tous les petites auberges étaient fermées)... on est dans un hotel 3 étoiles, 50 euros la nuit, alors que c'est normalement 70 euros en été, et 110 euros en hiver (!!!). Ca me fait rire de me dire que les gens viennent skier ici en hiver. Il y a des forêts de Abies cephalonica partout, c'est bizarre. On a atteint 40°C sur le compteur de température de la voiture aujourd'hui, en plaine. On vient de manger de la nourriture grecque trop bonne (Chorta, haricots blancs dans une sauce trop bonne et salade grecque, et pastéque comme dessert), miam, miam, miam.
bref. Je fais la geek dès le 1er soir, assise dans le salon de l'hotel (toute seule)... alors je vais arrêter.
Je n'ai toujours pas ma permission...






Et il y a des Daucus carota partout, partout. Et pleein de fleurs que j'aimerais avoir le temps de déterminer. :D

See ya!

lundi 9 juillet 2012

C'est parti

Voilà. Les valises sont bouclées. Il va juste falloir arriver à descendre les escaliers avec, et arriver à la gare. Dans une heure je serai en route. J'ai une mascotte. C'est un alpaca multicolore naturaliste.

Bel été à vous, bonnes vacances à ceux qui en ont ... See ya!

Préparatifs bis

Hier soir, avec ma soeurette on a finalisé ma valise. C'est la reine du rangement! Avant de tout mettre dans mes valises, on a pesé les choses, l'une après l'autre sur la balance de la cuisine et avons établi une liste. Conclusion: mes bâtons en bois + les tarières pour forer les arbres + rubans métriques font plus de 8kg à eux seuls. Ensuite les polaires et les linges de bain ça pèse pas mal lourd, et la trousse avec les huiles essentielles, crème pour les courbatures (essentiel), euceta, crème après-solaire, crème pour les pieds, compeeds, talc, etc, etc. Et le dictionnaire de grec, 700gr à lui tout seul. Bon, oui, ce n'est pas essentiel un dictionnaire de grec, mais à quoi bon aller dans un pays, voir écrit ou entendre jour après jour des mots, sans savoir leur signification?

Chaussure se faisant peser...  l'une était 4gr plus lourde que l'autre et chacune pèse environ 1kg... aux pieds les chaussures lourdes.



Je peux vous dire aussi que j'ai 555gr de crème solaire, que mon cahier de terrain pèse 411gr, l'ensemble de mes feuilles de terrain 984gr, mes 4-5 paires de chaussettes 345gr que les piles rechargeables ça pèse plus lourd que les piles traditionnelles et que mon passeport pèse 40gr. haha. Au total j'ai un peu plus de 35kg de matos réparti entre 2 valises et mon sac à dos (super lourd).
Ensuite on a bu du mastic jusqu'à l'aube presque. Et sous le soleil de midi on est allées désherber le jardin (qui en avait bien besoin), avant que je parte. J'ai semé des plantes engrais et des coquelicots, et il y a plein de tournesols et de lin et de calendula et de bleuets partout partout.



Maintenant il ne me reste plus qu'à arranger 2-3 trucs encore et puis ouste, hors de la porte...

dimanche 8 juillet 2012

préparatifs

Aujourd'hui, à 24h du départ, je fais ma valise. Ce qui me prend des heures et des heures, parce que je n'aime pas faire ça, et il y a toujours quelque chose d'autre qui retient mon attention... 

Voici mes piles d'affaires. les habits, sac de couchage, matériel pour la cuisine de camp, trousse de toilette et medocs...




Et tout mon matériel pour le terrain... 


Moui, c'est un peu beaucoup de choses, certaines risquent de se retrouver éjectées... je vais encore tout peser pour voir quel poids je transporterai...

Et j'ai ma soeurette qui me plie tout bien mes vêtements pour qu'ils prennent le moins de place possible (merci Val :D )...

Bon, j'y retourne!



samedi 7 juillet 2012

C'est reparti...

Voilà. A moins de 48h du départ, je crée un blog. Un blog pour raconter (peut-être) les aventures que je vivrai pendant ces semaines de terrain et de découvertes. Il me reste encore à régler 2-3 détails (ou plutôt 15 détails), à faire mon sac (tout est empilé dans un coin) et surtout à ranger ma chambre.

...

Je vole le titre de ce premier message au titre de blog d'une personne qui se reconnaitra. Parce que moi aussi je repars cette fois. Pour de nouvelles aventures.

Bonne lecture... et bon voyage!