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mercredi 8 mai 2019

Belle-mère

Une des nouveautés dans ma vie est que depuis un temps certain j'ai acquis le statut de belle-mère à temps partiel.
Belle-mère.
Ca donne l'impression que j'ai au moins 50 ans.
Et pourtant, on peut être belle-mère à 30 ans et des poussières (si si).
L'autre jour mon compagnon (comment on pourrait l'appeler celui-là d'ailleurs?) parlant à son fils (donc mon beau-fils) lui dit "tu peux demander à ta belle-mère".
C'était la première fois qu'il m'adressait véritablement en tant que belle-mère.
J'ai pris 20 ans d'un coup, paf.
On en a bien ri.

Donc je suis belle-mère.
De deux zoulous qui ne sont plus des tout petits.
Moi qui n'ai même pas (encore) le statut de mère, j'ai été promue directement à celui de belle-mère.

J'essaie de réfléchir à ce que ça me fait.
Mais c'est difficile à dire.
Pas grand chose en fait.
Parce que ça me parait normal maintenant que j'y suis.
C'est ce qui va avec le fait d'aimer leur papa.
Ils sont une partie indivisible de lui.
Alors belle-mère je suis.
A 55% (environ... je ne sais pas le % exact, mais c'est un tantinet plus que 50%).
C'est fatiguant parfois.
Drôle aussi.
J'ai de la chance, ils ne me haïssent pas.
Je crois même qu'ils m'aiment bien.
On fait et voit les choses autrement avec des beaux-enfants.
Il y a des contraintes.
Parfois j'ai de la peine à les accepter (les contraintes hein! pas les gosses).
Des fois ils me paraissent tellement collants (les enfants).
Régulièrement je les fais rire parce que je fais les choses autrement que ce dont ils ont l'habitude.
Ils me trouvent bizarre parfois.
Souvent je ne comprends pas leur logique d'enfant.
De temps à autre je suis égoïste.
J'apprends.
Ce n'est pas inné tout ça.
C'est tout un processus d'essais et d'erreurs, aussi.
Un apprentissage je suppose.
Je fais de mon mieux, qui parfois, n'est pas très bien, et parfois un peu mieux.
Mais j'aime leur papa, alors il n'y a pas grand chose d'autre à en dire.


mardi 7 mai 2019

I'm back

Bonjour les gens...

Enfin... Je ne sais pas si quelqu'un lit encore mon blog étant donné que cela fait plus de 1 an que je n'ai rien posté ici.

Toujours est-il que j'ai pris le chalumeau, euh... non... le plumeau à poussière et j'ai dépoussiéré un peu le blog en écrivant cet article.

Ca m'a demandé du courage et de la détermination de m'y remettre (d'autant que depuis le temps y'a 2-3 choses qui ont changé sur la plateforme et qu'il faut que je retrouve mes repères), mais c'était une idée qui me trottait dans la tête et je crois (re)avoir des choses à raconter.

Non qu'il ne se soit rien passé pendant ces dernières années, mais... je n'avais pas forcément envie de les partager... recluse que j'étais dans mon petit village idyllique et hermitesque (oui j'invente des mots).

J'écris cet article le surlendemain d'une giboulée de neige tardive (le 5 mai tout de même) et la veille d'un déménagement. Vous voyez donc... il y'a de quoi écrire.

Voilà. Demain je publierai un autre article (c'est un fait, c'est écrit au futur et non au conditionnel).

Un jour je changerai la mise en page du blog qui ne me convient plus. Mais chaque chose en son temps.

mardi 27 septembre 2016

De choses et d'autres



Aujourd'hui on a eu la sortie annuelle du travail. J'ai rejoint mes collègues après avoir pédale pendant 12 minutes, pris 4 trains différents et marché 30 minutes. Ca m'a permis de dormir 1h de plus ce matin, et en prime j'ai marché toute seule - pas longtemps hélas - dans un paysage somptueux. C'était beau. C'était frais. C'était humide et si vert. 

Je délaisse un peu mon blog en ce moment... 

Que se passe-t-il dans ma vie?

Je suis entrée dans ma dernière année de la 20aine. Et j'ai fêté ça en grande pompe (les transitions se fêtent aussi). J'ai eu 3 semaines de vacances géniales. Puis j'ai repris le travail et je bosse beaucoup, parce que j'ai des délais à tenir et de la matière à travailler. J'ai encore 3 voyages professionnels à l'étranger avant la fin de l'année. Ca m'a pris du temps (2 ans au moins...) mais j'ai enfin commencé à trouver un rythme. J'observe le monde autour de moi et donc j'aide les vieilles dames à entrer dans le bus lorsque personne ne semble les voir ainsi que les poussettes, je ramasse des casquettes perdues et des limes à ongles tombées (l'individualisme est maitre dans mon pays, ainsi que les yeux rivés aux smartphones et les écouteurs dans les oreilles). La semaine passée il y a eu des soucis de transports publics, et j'ai fait la moitié du tour du canton avec mon amie Cara pour parvenir au travail, avec plus de 1h15 de "retard". On a même tenté de faire du stop. Sans succès. Je me lève tous les jours à 5h45. Et bien que cela soit tôt, très tôt, je redécouvre la saveur qu'ont ces heures matinales. Lorsque le monde entier semble encore dormir. Avec l'arrivée de l'hiver (eh oui), même le soleil se lève plus tard que moi. Il y a tout juste un mois il se levait encore au moment où je parvenais à la gare pour prendre le train. Et le week-end, lorsque je dors jusqu'à 8h, j'ai l'impression d'avoir fait la grasse matinée. Je dévore tous les livres qui me tombent sous la main, en français, anglais, allemand et tentativement en grec. J'écoute la même chanson en boucle depuis 2 jours. J'aime mon petit village d'adoption, la tranquillité, les poules des voisins et cette proximité (sans empiéter sur les plates-bandes des autres) avec ma famille. Quelle merveille. Je savoure la vie je crois et j'ai retrouvé un peu de dynamisme qui s'était évaporé ces dernières années. 

lundi 2 mai 2016

Assis sur les racines de la montagne

Nous montions vers les nuages, la pluie et les hauts plateaux cachés dans les replis des montagnes.
Nous nous sommes arrêtés au col. Le dernier endroit d'où il était possible de voir la plaine et la mer.
Nous rejoignions ici le sentier millénaire sur lequel nous avions marché au pied de la montagne.
Deux randonneurs bariolés des diverses couleurs de leurs vêtements imperméables entamaient la longue descente le long du sentier.
Le vent soufflait des bouffées d'air frais et froid dans mon visage.
Après nous être imprégnés de la vue, nous avons repris notre chemin.
Quelques mètres plus loin, nous nous sommes engouffrés dans le massif montagneux.
Tout à coup, comme sorti de nulle part, il y avait ce plateau gigantesque qui s'étalait à nos pieds.
Vert. Fertile. Parsemé de petits villages en bordure et rempli de champs cultivés. Inattendu.
Nous y sommes descendus, avons traversé un ou deux villages endormis et sommes repartis vers les racines d'une autre montagne, vers l'abondance d'un autre plateau caché.
Des petites routes bringuebalantes, boueuses, étroites.
Nous avons croisé un âne dans un pré. Vu des chèvres, des poules, des dizaines d'oiseaux. Il y avait ces iris violets. Minuscules taches de couleur, si intenses, parmi les buissons gris et la terre ocre. Les poiriers sauvages en fleurs, parsemés dans le paysage.
Et puis nous sommes tombés sur ce plateau secret.
C'était spectaculaire.
Sur notre gauche s'étendait ce petit plateau, oasis de verdure, si beau dans sa simplicité et sur notre droite se dressait la montagne. Imposante. Omniprésente. Towering above us (je ne trouve pas d'expression correspondante en français). Plus de 1000m d'à pics et de pentes quasi verticales. De la rocaille partout. Je n'en voyais même pas le sommet car il était couronné par une chaine de nuages gris et épais.
L'air était très frais et de petites gouttes atterrissaient par intermittence sur le pare-brise.
Les seuls bruits audibles étaient ceux du chant des oiseaux cachés dans les arbres, du vent, au loin des cloches des troupeaux et le son de la fraicheur piquante de l'air. Rien d'autre.
Alors, nous avons laissé la voiture à l'entrée du plateau, avons pris nos affaires, et avons posé pied dans la beauté du lieu, sans faire de bruit.
C'est ici que nous avons mangé, assis sur les racines de la montagne, entortillés dans un condensé de grandeur, de nuages, de beauté, de silence, de verdure, de regards, de vent et de pluie...








mardi 20 janvier 2015

10'000

A l'heure où ce billet sera posté, je viendrai d'entrer dans ma 10'000ème journée depuis que je suis née. 
Joyeux 10'000 jour de vie à moi!