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dimanche 31 juillet 2016

Un matin, au dessus du lac

La douceur de l'air à l'aube un matin d'été. Il n'y a personne dehors. Seulement les oiseaux, et moi qui titube encore un peu, les yeux gonflés de sommeil. 
Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas levée exprès pour voir un lever du soleil. 
C'était magique, avec les reflets et la couleur de l'eau et d'autant plus que je n'ai partagé mon spectacle avec aucun autre être humain. 
Une fois que le soleil est apparu et a disparu derrière la bande de nuages bas, je suis rentrée chez moi, ai ouvert grand mes fenêtres pour laisser entrer l'air encore frais, et suis retournée m'enfouir quelques heures de plus dans mon duvet. 
En ce moment il pleut, et il est 2h32 du matin et il y a de l'orage dehors (surtout du vent et de la pluie en fait). Je ne dors pas car des volets claquent à quelque part, et que cela me tient éveillée.






* moui, je réapparais sur mon blog! Pas certaine d'avoir grand chose à écrire ou à vous montrer ces jours parce que j'ai l'impression qu'il ne se passe pas grand chose dans ma vie.
Cependant, je peux vous dire que je fais tout de même des choses extraordinaires  de temps en temps (outre me lever pour voir le soleil apparaitre), telles que compter le nombre de différentes espèces de plantes qui poussent sur ma terrasse. Il y en a 77. C'est beaucoup pour un petit espace (une part non négligeable sont des plantes qui sont venues s'installer toutes seules dans mes pots et que je n'arrache pas). Les volets claquent toujours mais le sommeil me rattrape...

dimanche 27 septembre 2015

A la montagne

Photos prises il y a presque un mois, lors de mon séjour à la montagne. Je les avais oubliées sur mon appareil photo. Enjoy!





Ils descendirent de la montagne

Qui ça?

Les troupeaux!




De vaches, de moutons, de chèvres.
Les désalpes s'enchainent et se suivent en ces week-end de fin septembre / début octobre.
L'autre jour j'ai été assister à l'une d'entre elles, assez réputée d'ailleurs, qui avait lieu dans un village de montagne de mon pays.
Une dizaine de troupeaux de vaches parées de fleurs qui passèrent à travers le village pour rejoindre leurs pâturages d'automne, plus bas, à mi-montagne, ou même en plaine.
Certains devaient encore marcher 6h durant pour rejoindre leur destination (!).
Je ne connais rien de la psychologie de la vache laitière, mais plusieurs avaient l'air de ne pas être dans leur assiette avec leurs yeux écarquillés, la bouche baveuse et les cris qu'elles poussaient... Outre le fait qu'elles avaient accroché à leur cou des cloches plus grosses les unes que les autres, parfois très lourdes... et assourdissantes.
Pour tout vous dire, j'ai écouté passer la plupart des troupeaux avec les boules quies enfoncées dans les oreilles, alors quel bruit cela devait être pour leurs propres oreilles?
(moui, je suis un peu dubitative quant à cette tradition des grosses cloches hein!).
Outre mes considérations sur la potentielle surdité et stress des animaux, l'événement fut intéressant; on a pu déguster beaucoup trop de fromage et divers produits à base de lait de vache (c'est fou comme dans notre pays la nourriture traditionnelle est basée sur le lait de vache, le pain ou les patates), goûter du petit lait et voir le processus de fabrication du fromage, et passer la journée au grand air et sous le soleil (aujourd'hui il re fait gris stratus d'automne). C'était intéressant aussi de voir d'un peu plus près une partie des traditions de mon propre pays (que je ne connais que très peu hein!).
De plus, on est redescendus de la montagne en bus, avançant au rythme du troupeau de vache qui descendant lui aussi sur la route devant nous. ^^






mardi 15 septembre 2015

Dans le rouge

Je vous avais raconté, il y a quelques temps, que les nouveaux abonnements de transports publics dans mon pays avaient changé de formule et étaient devenus rouges, et à puce et blablabla technologique, et que leur contenu (aka le type d'abonnement) et leur validité n'étaient plus indiqués directement sur le verso de la carte, mais accessible seulement grace à un smartphone (ou autre outil technologique).
Oui, eh bien ce soir j'ai bien eu la preuve par A + B que les transports publics de ma région ne sont pas encore équipés pour scanner nos précieux sésames rouges flambants neufs.
Non, non, non.
Ce soir, alors que je suis montée dans mon bus stellaire pour rentrer chez moi et qu'encore une fois le chauffeur n'a pas daigné scanner mon abonnement je lui ai demandé  "mais, vous ne scannez pas mon abo?". Et lui "ah ben non, le système n'est pas encore activé".
Moui, alors sachez le, vous pouvez officieusement vous balader en bus sur probablement l'intégralité du réseau de la région, sans que les chauffeurs ne puissent vérifier la validité ou le contenu de votre sésame rouge.
Si ce n'est pas merveilleux tout ça?

Pour changer de sujet, cette nuit j'ai rêvé de mes arbres, comme souvent, et d'un ruisseau dans lequel je trouvais, enfouis dans la vase, des dizaines de billets de banque roses, oranges, verts ou bleus, pliés en petits carrés ainsi que des pièces de monnaie et des cheques bancaires.
Intriguant.

Oui, ma vie est passionnante...

jeudi 13 août 2015

Suissitude

J'allais écrire helvétitude, mais suissitude sonne mieux. helvétité peut-être?

N'étant pas motorisée je m'apprête à renouveler mon sésame pour avoir accès aux transports publics à travers le pays de manière gratuite illimitée (et accessoirement créer un trou béant dans mon compte bancaire).
Je me rends donc à la gare, avec mon ancien abonnement, mes maigres bons de réduction et le poids du futur trou de mon compte en banque dans le ventre.
J'attends patiemment mon tour et puis j'explique ce que je veux et tout.
Cette année, grande nouveauté dans le pays: tous les abos sont réunis en une seule carte (rouge of course) et sur laquelle moultes services pourront être proposés (outre les abos des diverses compagnies de transports régionaux et nationaux, les prêts de vélo, de voiture, et l'accès à certains domaines skiables) (concept du all in one). Pratique donc.

Sauf que je suis repartie sans ma carte pivoine, car le système a eu un problème technique et plus personne ne pouvait accéder aux dossiers des clients.

Krékrékré.

Bienvenue à l'ère de l'informatique et du tout informatisé.

I'll try again later.

p.s. au prochain épisode des aventures aux sources de l'Helvétie (que j'écrirai quand j'aurai accès à mes photos again): comment un billet de banque a entrainé l'agonie d'une chaussure.


mardi 11 août 2015

Katze - aventure aux sources de l'Helvétie part I

Sphinx faisant la garde au beau milieu d'un centre commercial dans un petit patelin du centre de la Suisse. Petite merveille sur coussinets. <3


jeudi 7 mai 2015

ce que je voulais vous raconter plus tôt dans la journée

Ca y est, j'ai retrouvé ce que je voulais vous raconter et que je n'arrivais plus  à retrouver (mentionné dans le post précédent).

Ce post est surtout pour les helvètes entre vous, les non-helvètes risquent de ne pas savoir de quoi je parle.

Aujourd'hui je suis allée à la pharmacie acheter de l'euceta.

Déjà je suis allée à la pharmacie qui ont des produits naturels en quantité satisfaisante mais où les pharmaciens sont un peu étranges (mais ce n'est pas grave).
J'ai été servie par le pharmacien le plus bizarre de tous.
Quand je lui parle, déjà il a l'air très gêné, et ensuite il donne l'impression que je m'apprête à le manger tout cru. Ouaip. M'enfin, ce n'est pas grave, je lui explique quand même que j'aimerais de l'euceta, et dans la microseconde qui a suivi mon énonciation, j'ai su. Oui, j'ai su qu'il y avait un souci, de part son regard.

L'EUCETA N'EXISTE PLUS. (et le vita-merfen non plus dixit internet)
!!!!!!!!!!

Mon enfance s'écroule. !!!! Un de ces éléments intemporels qui vous semble ne jamais pouvoir disparaitre.

Cette crème à l'arnica que tout helvète qui se respecte a dans sa pharmacie et qui sert à un peu tout (des petites blessures, bleus aux piqures d'insectes et coups de soleil).

et l'odeur!!!! L'ODEUR!!!!!

J'adore cette odeur. C'est toute mon enfance et les rares campings aux USA (aka probablement la fois où j'ai eu la varicelle en plus) avec mes grand-parents qui me mettaient de l'euceta sur mes piqures de moustique ou coups de soleil. L'euceta c'était un des liens qui me reliait à mon pays alors que je n'y vivais pas. Un de ces produits qu'on ne trouvait que là-bas (= ici) et qui me semblaient tellement typiques.
Et le produit n'existe plus.
Et le vita-merfen, l'indispensable crème désinfectante-cicatrisante, dont je suis en train de finir le tube (dernier tube :( ) non plus.

La faute à qui? à la grande  entreprise pharma-pharma (dont je tairait le nom, mais qui ressemble à "nouvel artiste" qui produisait ces 2 produits).

Le pharmacien me dit que pour le premier produit c'est lié au fait qu'ils en avaient marre de nettoyer les machines pour une production pas si importante que ça finalement. Sur le net je lis que c'est parce que la crème devenait grumeleuse après un bout de temps et qu'ils avaient pas réussi à résoudre le problème. pfff. Certes au bout de quelques années la pate devient grumeleuse, mais pour ça il faut quand même attendre passablement de temps, et même grumeleuse, elle reste parfait à utiliser!

Alors je suis repartie avec un "substitut", mais l'odeur n'y est pas. non, non, non. ce n'est pas la même chose.

Le pharmacien m'a dit que d'ici quelques mois un "remplaçant" verrait le jour.

Il ne me reste plus qu'à espérer qu'ils conservent la recette originelle et que l'odeur soit là.

En attendant, moi je dis f*** les pharma multinationales qui ne pensent qu'à la rentabilité.

La disparition (même provisoire) de l'euceta c'est un peu comme si on enlevait le Cervin aux Alpes, ou si toutes les vaches disparaissaient du pays pour cause de non-rentabilité.
Oui, c'est la même chose.
Ils touchent au patrimoine du pays là! (et oui, j'ai eu la fugace idée d'inscrire l'euceta à l'UNESCO... ca se tiendrait, non?).

Sur ce, je m'en vais sniffer le tube presque vide qu'il me reste.



mercredi 16 juillet 2014

Aide de terrain

Ces derniers jours, j'ai quitté ma région péri-urbaine et mes soucis de fin de mémoire - travail et co. Pour aider des amis dans leur travail (i.e. forer des arbres pour étudier l'activité des avalanches) dans un canton montagneux du pays.
Etre dehors toute la journée, à 1800m d'altitude, dans les forêts de conifères aux sous-bois pleines de myrtilles (en devenir) et landes à rhododendrons et herbes hautes... dans les paysages somptueux, tout là haut en dehors des sentiers battus avec de chouettes potes, ça fait du bieeeeennnn et ressemble à ceci:
Une des innombrables orchidées croisées dans les prés

Geranium qui ressortait entre les herbes humides


Des forêts d'épicéas et de mélèze entrecoupés de prairies pleines de fleurettes, de
landes à rhododendrons et des espèces de marécages en pente. 



Arbre impacté par une avalanche... z'allez me dire "mais, l'avalanche elle ne peut pas
atteindre la cime de l'arbre". Certes. Mais le poids de la neige qui dévale la pente et impacte
la base de l'arbre amène des vibrations qui se propagent le long du tronc et qui s'intensifient
en montant, jusqu'au point où la vibration est telle que la cime de l'arbre se casse, pour
qu'ensuite les branches latérales qui avant poussaient plus ou moins horizontalement prennent
la place de la cime et se mettent à pousser verticalement (en très résumé). 
Et un deuxième, splendide.

Non représenté: les chants des potes qui forent des arbres, les fous-rires, les pauses choco au milieu des herbes hautes, les positions épiques pour forer les arbres, les fourmis qui défendent leurs fourmillières en projetant de l'acide formique loin à la ronde, les glissades, l'état des feuilles de terrain post-pluie, l'odeur des chaussures qui restent mouillées jour après jour.
Ce fut très très chouette :)

mardi 15 juillet 2014

Trombes d'eau

Le jour où le ciel ne s'arrêtait plus de pleurer et qu'on se trouvait au fin fond de la vallée encaissée, là où tous les nuages s'accumulaient pour libérer leurs eaux, et qu'on a décidé de ne pas sortir travailler parce que les chaussures de la veille étaient encore détrempées, qu'il restait encore des choses à finir des jours précédents et que d'être détrempé et frigorifié et ne plus pouvoir écrire sur les feuilles de récolte de données parce qu'elles se transformaient en papier maché ça va quelques heures, mais une journée entière ça devient éreintant, on a décidé d'aller visiter un village en aval dans la vallée.
Bien sûr, une fois avancé de quelques km vers l'aval, la route était sèche et les gouttes inexistantes... ahlala...
Toujours est-il qu'on a fait des découvertes intéressantes: vieux chalets trop jolis, chapelles gelées délabrées avec une sonorité magnifique et personne pour nous empêcher d'y chanter à gorge déployée, les premières baies dans le fond de la vallée, un chat très câlin et des paysages à couper le souffle.
myrtilles :)

Beautés végétales

Dans cette région très catholique et croyante, on a vu beaucoup de croix avec Jésus dessus

Petits colonisateurs de souche d'arbre

Brume et sommets

lundi 14 juillet 2014

Un air hivernal

Lorsqu'on part travailler quelques jours dans un canton encaissé d'Helvétie, en passant par les cols enneigés à la mi-juillet, on a parfois l'impression de retomber en hiver... voyez plutôt par vous-même:
Lac de barrage ... quelques jours avant que les trombes d'eau ne s'abattent
sur le pays

Le chasse neige n'a pas du attendre l'hiver pour s'activer à nouveau

Pêcheur hivernal... 

dimanche 22 juin 2014

L'ancêtre de la forêt

Aujourd'hui, excursion au centre-sud du pays. J'accompagnais un collègue voir une plaque de commémoration d'avalanche très meurtrière dans un village il y a un peu moins de 300 ans, et après on est allés manger au restaurant (grâce auquel j'ai eu mal au ventre toute l'après-midi... je vous épargne les détails), puis sommes allés à la recherche du plus vieil Larix (mélèze) vivant d'helvétie (à ce qu'il parait)... ou au moins un des plus vieux.
Spectaculaire l'arbre. Gigantesque. Déjà il poussait au milieu d'une forêt de gros Larix (et quelques Picea), mais lui, il était encore plus gros, et creux, avec de gros trous béants là où il avait du avoir des branches par le passé. Il a un âge estimé entre 600-1000 ans, pour les plus pessimistes et optimistes... Il a connu le moyen-âge lui, voire probablement même la création de l'helvétie. :D
Tous les événements qui ont du se dérouler dans la plaine devant lui... et il n'a pas été balayé par la mega avalanche qui a tué plus de 80 personnes au 18ème siècle.
waaahhhh.
Puis nous sommes redescendus de notre versant, à travers prés fleuris, et avons croisé pleeein de petites fleurs et sommes arrivés à la gare en même temps que les gouttes de pluie.
Fabuleuse journée. :)

Pendante que le collègue photographie la plaque commémorative, je photographie les lupins

Mousse, lichen et bois - Mélèze ancêtre

Dans le tronc (il y'avait trop de lumière, je n'ai pas réussi à avoir une bonne photo)

L'arbre en entier - et un visiteur dans le tronc (vous le voyez?)

Petites beautés dans les prés

Les briza sont des graminées fines et élégantes


samedi 1 février 2014

Votations

Comme plusieurs d'entre vous le savez déjà, en Helvétie nous sommes appelés à voter régulièrement sur des modifications de lois, initiatives, etc. etc. 

Dans une semaine, il y aura plusieurs votations, dont une étant une initiative de l'UDC (parti d'extrême droite) "contre l'immigration de masse". 

Je ne débattrai pas ici s'il faut voter oui ou non, cela ne regarde que soi-même. 

Cependant j'aimerais juste m'arrêter quelques minutes sur certains de leurs arguments ou publicités. 

- dans le journal: affichette d'un parti local d'extrême droite du bout du lac: votez oui pour qu'il n'y ait pas 1 million de musulmans, avec un dessin d'une femme en burka intégrale. Oui... parce que comme tout le monde sait déjà, TOUTES les musulmanes portent une burka intégrale... attendez, je le refais: trois petits points. 

- parmi les arguments présents dans le petit livret des votations: 
"blablabla ils parlent du fait qu'il y a toujours de plus en plus d'étrangers en Helvétie et que les conséquences de ce "toujours plus" sont par exemple: trains bondés, routes saturées, perte de terres agricoles précieuses, etc. ". 
Ouiiiiii... parce que comme TOUT le monde sait, il n'y a que les étrangers qui se déplacent en train et en voiture et qui remplissent tous les wagons et sont donc responsables des bouchons sur les routes... intelligent leur argument. Mais bien sûr...  
ah, et puis la perte de terres agricoles... on sait tous que c'est seulement les étrangers qui se construisent de belles grosses villas bien chères en périphérie des villes. Parce qu'ils sont plus riches que les helvètes. forcément. ... 
Puis il y a le mythe du plombier polonais qui nous aurait pseudo-envahi. Perso, je n'ai encore jamais rencontré de plombier polonais. 

S'il y a une chose qui me fait haïr la politique c'est l'utilisation d'arguments non fondés et/ou émotionnels. C'est efficace, mais y'a rien de plus malsain et injuste.


vendredi 31 janvier 2014

Guide touristique

Ayant fait la touriste dans mon propre pays l'autre jour avec ma soeurette, nous avions pris avec nous un guide gaulois réputé, pour nous donner deux-trois informations sur notre destination. Il nous a certes indiqué comment trouver l'office du tourisme de la dite ville, mais nous avons bien ri en lisant les descriptions des villes que nous connaissons, ainsi que les pages "infos pratiques".
Je vous mets ici un petit résumé des choses les plus interpellantes que nous avons lu.
- saviez-vous que si vous portez des lunettes et conduisez, vous devez avoir une deuxième paire avec vous dans la voiture? (ah bon?...).
- Neufchâteau est la ville de suisse-romande la plus prisée pour ses boites de nuit (oui, et puis quoi encore... vous mélangez peut-être avec une autre ville de bord de lac, un peu plus à l'ouest commençant par L).
- Parait que les habitants de la capitale parlent très bien le français (euh, peut-être ceux qui travaillent pour la confédération, mais pas les caissières).
- parait que les helvéto-romands se sentent plus proches des gaulois que de leurs compatriotes de l'autre côté du Röstigraben. (on voit que le guide a été écrit par des gaulois là, parce que pas du tout du tout du tout...)
- la vitesse varie entre 30-60km/h dans les localités (oui, et puis quoi encore. Qui c'est qui va se faire amender s'il roule à 60km/h dans un village?)
- parait que toutes les boites à sachets à chien sont vertes et ont des sachets verts dedans (pas du tout...)
etc. etc. etc.

Ah, puis je vous dis pas la couverture du guide, tout à fait pas du tout représentative de l'Helvétie n'est-ce pas: de la neige, un morceau d'épicea, un arbre enneigé, des fils électriques par derrière, un pseudo-postier sur un vélo-moteur postal (habillé en plombier? avec un chapeau de chasseur nordique?), et des bigfoots (what the fuck?). Où sont les montagnes, le chocolat, les edelweiss, le fromage, les vaches? non mais sérieux...

Toujours est-il que lors de notre pérégrination touristique nous avons retrouvé le plombier-postier... ou du moins sa monture:

avouez, y'a de la ressemblance... un peu de pub gratuite en plus 

... oui, alors, s'ils décrivent notre propre pays de cette manière de manière si inexacte et ignorante, cela me fait remettre en question les infos qu'ils donnent pour les autres pays...
Heureusement que pour les autres pays que je visite j'ai un guide d'un autre éditeur. 

jeudi 30 janvier 2014

Coin inférieur droite

Hier, après-midi, profitant que ma soeurette était au milieu du pays, avec une carte journalière lui permettant de voyager gratuitement sur tout le territoire, nous avons fait une petite escapade au fin fond de l'Helvétie, dans un canton d'où nous tirons 1/4 de nos origines.
C'est un canton tout au fin fond du pays, dans le coin inférieur droite. Un canton montagneux, rempli de vallées étroites et perdues, là où l'on parle encore la 4ème langue du pays.
Nous avons visité le chef-lieu du canton, qui rime avec poire, l'une des plus vieilles villes du pays et où les autochtones parlent un suisse-allemand bien de chez eux.
C'est une petite ville blottie entre des montagnes enneigées, à l'architecture fort intéressante, brute, simple et belle. Montagnarde un peu. Fraiche en hiver.
On y a fait un petit tour, vu les monuments principaux. Une parade de militaires tout juste sortis de l'école de recrue avec fanfare et tout et tout. L'église où il faisait autant froid que dehors. La cathédrale où il faisait bon chaud. L'école théologique à côté du lycée. Les petits trains rouges qui partent dans les montagnes... là d'où on tire un quart de nos origines.

des couleurs vives et du tuf partout !

Des mini hiboux - couleurs sur le tuf. 


Porte - horloge simple mais belle.


Ici aussi ils payent une taxe sur leurs belles poubelles...

Panorama sur la vieille ville





l'homme et le veau

Je dois dire que cette dernière photo m'a donné un goût de déjà vu... de déjà vu, mais ailleurs, dans un tout autre contexte, une toute autre époque... à Athènes, au Musée de l'Acropole: le Moschophoros ... Avouez qu'il y a là une troublante ressemblance...