mardi 19 mars 2013

il y a un an

Il y a un an, à 2 jours du printemps, les environs de ma ville ressemblaient à ça:


Et 7 jours après le début du printemps, le cerisier derrière chez moi se transformait en boule blanche vibrante, bouillonnante de vie et magique.
Aujourd'hui il y a aussi de la blancheur... d'un autre type. Il fait 1°C et il y a de la NEIGE!!!! et des flocons GIGANTESQUES! de la taille d'une soucoupe volante d'oeuf à la coque sisi (ok, j'exagère, mais presque!). J'aime bien ces comparaisons d'année en année. Sauf que d'année en année j'oublie comment c'était l'année précédente. C'était comment en 2011? Et en 2010? :D
Joyeux printemps!



samedi 16 mars 2013

L'histoire des m&m's

Chers petits voisins d'immeuble,

J'ai beaucoup aimé trouver des m&m's oranges écrasés sur mon paillasson ce matin. D'autant plus qu'ils n'étaient pas là hier soir lorsque ma colocataire est rentrée à 22h30. Comment se sont ils écrasés alors qu'il faut expressément vouloir entrer chez nous pour marcher sur le paillasson (ou faire un détour hors du chemin normal pour monter les escaliers)? 
Ce qui a encore augmenté ma joie est lorsque j'ai soulevé le paillasson pour le nettoyer. Oui, j'ai découvert que les m&m's aimaient se réfugier dans l'espace sombre et froid entre le tapis et le carrelage. Je ne savais pas que les m&m's savaient se glisser de telle sorte sous les objets. J'espère que vous avez bien ri.
Mais vous savez quoi? Je préfère encore les objets que vous lancez de temps à autre dans notre cave. Les coups du préservatif lancé à la volée au dessus de la porte ou de la canette de bière ouverte étaient extraordinaires. Je pense à vous encore à chaque fois que j'entre dans ma cave en entendant le bruit de mes semelles coller au sol. 
Je me réjouis de découvrir la prochaine idée saugrenue que vous aurez inventé.

Bien à vous,

Votre voisine de palier. 

vendredi 15 mars 2013

courrier rapide pour l'autre bout du monde

Ma très chère Elanor,


Aujourd'hui j'ai commencé plusieurs fois à t'écrire un email. Mais je ne sais pas quoi y dire. Je ne sais pas quoi te dire parce que je ne sais pas s'il y a quelque chose à dire. Je n'ai pas envie de te dire "cela ira mieux", parce que forcément que cela ira mieux, mais ça, tu le sais, et cela ne changera rien à la situation. Parfois j'aimerais pouvoir communiquer mes sentiments par pensée. Comme cela il ne faudrait pas utiliser de mots. Parfois les sentiments sont plus exacts que les paroles. Alors à défaut de trouver les mots pour exprimer mes pensées, j'aimerais juste te dire que je pense très fort à toi. Tous les jours. Même si le fait de penser à toi ne changera rien à ce qu'il se passe pour toi. Et que si l'espace avait une autre dimension, je serai maintenant déjà sur le pas de ta porte avec une plaque de 500g de chocolat. :) 

jeudi 14 mars 2013

Souvenirs, souvenirs - la plaine alluviale part I.

Cher P.
Il y a 8 mois, le 14 Juillet 2012, on était au beau milieu de la Grèce, en Ευρυτανια. On avait dormi à Μικρο Χωριο mini bled pittoresque où les gens ne parlent que le grec (avec un gigantesque platane sur la place du village et de l'eau de source à laquelle la taverne et les ainés du coin remplisent leurs carafes, et qui rafraichit les pastèques), un peu au dessus de Μεγαλο Χωριο (z'ont de l'inventivité dans le coin pour leurs noms de villages). Toute la région est magnifique. Des forêts gigantesques d'Ελατο (de sapins (Abies cephalonica)), des montagnes, des rivières avec des lits alluviaux immenses, etc. etc. Cela doit être pas mal pour randonner (ou aller à la recherche d'arbres gigantesques). 
Toujours est-il que ce funeste matin là, on est partis de bonne heure en direction de Καρπενησι, la grande ville du coin, pour ensuite prendre la route qui part en direction du nord, pour se retrouver sur la rive gauche du grand fleuve qui est de l'autre côté de la montagne à l'ouest de Karpenisi (si vous regardez sur une carte vous verrez très bien de quoi je parle). Tu étais à la recherche d'une plante, dans les alentours. De ce fait, nous sommes sortis (une fois n'est pas coutume) des sentiers battus pour prendre une route terreuse (je précise bien terreuse et pas caillouteuse). Les routes en Grèce étant souvent terreuses dès qu'on sort des routes principales. On s'est engagés sur cette route après Στενωμα. C'est la route qui continue à longer la rivière, au N-W de Sténoma. Elle fait quelques zigzags puis une fourche. La fourche de droite remonte vers le nord pour ensuite traverser la grande rivière. Nous avons pris la route de gauche. Celle qui suit les méandres de la rivière, en direction du sud, en restant sur le flanc gauche. Peu de temps après la bifurcation, la route croise une rivière qui conflue vers la rivière principale. La piste travers le lit graveleux du confluant. La piste terreuse se transforme en lit de rivière fait uniquement de cailloux aplanis un tant soit peu par le passage de véhicules. Oui cher P. C'est là, où en écoutant Simon and Garfunk et par 40°C à l'ombre que tu as roulé trop vite. Tu roulais souvent trop vite d'ailleurs, à mon goût. Surtout dans les virages où tu freinais au dernier instant et sur les routes non goudronnées. C'est là où à l'apogée de la chanson la voiture a fait un bond et a tapé violemment un gigantesque caillou plat et l'a entrainé dans son sillage. J'entends encore le bruit résonner dans mes oreilles, et l'injure que tu as poussée. Oui cher P. Si tu étais allé plus lentement on n'aurait pas rebondi avec autant de force. Si tu étais allé plus lentement, tu aurais vu le gros caillou qui dépassait parmi ses confrères. Tu as regardé sous le capot, coupé le moteur et juré encore plus fort et plus longuement. J'ai eu peur. Effrayée par le bruit gigantesque du caillou percutant la tôle de la voiture et se faisant emporter avec la tonne de la machine. J'ai compris à ce moment l'expression "avoir la chiasse". Parce que mes intestins se sont tordus un bref instant (en passant, j'ai ressenti seulement 3x ce sentiment, dont 2x en ta présence) et  j'avais le coeur qui battait à 200 coups/min. Tu as juré encore plus en voyant la tache d'huile noire qui recouvrait délicatement, mais à une vitesse effrénée les cailloux blancs de la route. Oui cher P. tu avais perforé le réservoir d'huile. Un gros trou béant qui a vidé en peu de temps toute l'huile et qui nous a empêché de redémarrer la voiture. Nous étions loin de la route principale. Loin de tout, et pourtant si proches. De l'autre côté de la rivière nous pouvions entendre le bruit de machines. Il y avait une gravière. Mais la plaine alluviale s'étendait sur une bonne distance à ce niveau là de la rivière et la rivière était rapide et profonde. 
Tu as dit "on fait quoi maintenant?". Je ne savais pas. Mais j'ai improvisé. Je t'ai dit de laisser rouler la voiture en roule libre sur la pente le plus loin possible. Parce que cela nous ferait avancer un peu, au moins. Heureusement nous avions une carte assez détaillée de cette partie de la Grèce. Parce que comme ça nous avons pu définir dans quelle direction était la route principale la plus proche. Elle était tout de même bien loin cette route avec le pont qui enjambait la rivière. Loin en aval. Et il n'y avait pas de village tout près. Sur la rive droite il y avait certes, bien après le pont, et en amont, un minuscule bled nommé Παρκιο. 
Tu as fait rouler la voiture en roule libre et j'ai suivi à pied. Ravalant ma panique. On a sorti nos affaires les plus essentielles de la voiture, j'ai pris le peu de nourriture qui nous restait (parce que c'était déjà le début de l'après-midi et qu'on n'avait pas encore mangé), toute l'eau restante et un chapeau, de la crème solaire et mon sac et nous avons marché. On a laissé la voiture au milieu de la caillasse. Sous le soleil tapant. Tu ne voulais pas manger. Moi j'ai mangé un concombre et une nectarine en marchant. Cela m'a fait du bien. Il faisait tellement chaud que l'air qu'on respirait était plus chaude que mon corps. C'était  un des jours les plus chauds en Grèce cet été là. J'étais trempée au bout de trois minutes. Là, sur les cailloux de la rivière, peut-être qu'il faisait encore plus que 40°C. Nous avons marché, une bonne partie de la route était à découvert. Au soleil. Tu ne disais rien. Je ne sais pas à quoi tu pensais. Après un moment nous avons appelé l'agence de location. J'ai appelé. Moi qui ai peur de téléphoner aux gens, j'ai appelé un type inconnu dans une langue qui n'est pas ma langue maternelle pour lui dire qu'on avait cassé sa voiture neuve et qu'on était paumés au milieu de nulle part. Il n'a pas compris où nous étions. Parce qu'en Grèce pour se situer, il faut donner le nom de la grande ville la plus proche, et pas du prochain micro bled. Il m'a dit de le rappeler lorsqu'on trouverait quelqu'un du coin qui pouvait lui dire en grec où nous étions précisément. Il a bien râlé lorsque je lui ai dit qu'on avait cassé le réservoir d'huile sur sa voiture neuve. J'entends encore sa voix. Et nous avons continué à marché. On a passé un bosquet d'arbres où il y avait une fleur spéciale qui poussait dedans. Aujourd'hui je ne me souviens plus de ce que c'était. Mais je l'ai remarquée et elle m'a aidé à retrouver le chemin au retour, lorsqu'on devait indiquer au garagiste par où passer. Parce que toi, tu n'es absolument pas visuel. On a marché un moment. J'ai gardé ma panique sous contrôle. On n'était pas au milieu de nulle part, on avait eu un contact téléphonique, il nous suffisait de continuer à marcher, peut-être quelques heures, mais on parviendrait à la grande route où l'on arrêterait la première voiture qui passerait (s'il en passait)... Je me souviens d'avoir prié que quelqu'un vienne sur notre piste désertée. Que quelqu'un soit assez fou pour y passer. On a traversé le ruisseau d'un confluant. L'eau était fraiche et douce. On a continué. Tout droit, sous le soleil. J'avais une protection contre le soleil. Toi tu t'enfichais royalement. Tu étais à torse nu et tu cramais. On a continué et la plaine alluviale à notre droite s'est encore élargie. On a du marcher environ une heure et on n'avait même pas fait le tiers du chemin. J'avais ce sentiment de "je vais y arriver, on va se sortir de ce pétrin" dans le ventre. A environ la même distance que la distance entre où on a laissé la voiture et le ruisseau confluant, dans le sens en aval du ruisseau, la piste s'infléchit un peu en direction de l'ouest. un petit mini coude dans la route. Il y avait de l'ombre, et c'est là qu'on a entendu un bruit derrière nous...

La suite un autre jour. 
Je vous laisse avec une photo prise depuis avant l'accident, en surplombant la rivière. 

Vue sur la belle plaine alluviale, en direction du sud. La route est visible sur la gauche entre les arbres. La voiture est morte un peu hors de la photo dans le coin inférieur gauche, parmi les cailloux et la route continue ensuite après être passé entre les arbres le long du flanc gauche de la rivière dans la zone brunâtre, bien sûr à découvert. 



mercredi 13 mars 2013

Tourbillon de pensées

Il neige sur les crocus - tourbillons - je suis restée calfeutrée à l'intérieur tout le jour par flemme intense - j'ai un examen à préparer et à réussir dans 3 jours - 3 semaines que je ne fais que cela (et les cours, et manger et dormir et c'est tout, le reste a été mis en pause) - marre - marre - mare à canard - où est passé l'hiver? J'ai la désagréable impression de l'avoir raté, de ne pas avoir eu le temps d'en profiter du tout - pourquoi ? - Où me mène ce que je suis en train de faire? - tourbillons - Qu'est ce que je vais bien pouvoir faire après ces études ? - Aurais-je un jour assez confiance en moi-même pour être confiante? - la neige m'appelle - Tour du quartier dès que j'aurai fini d'écrire - Marre de la Ville - Désir et besoin de migrer vers l'ouest - Bientôt - Mais bientôt est un terme indéfini - tourbillons - Ecoute d'une chanson grecque en boucle - Un peu peur de commencer mon new job - Vais-je arriver à faire ce qu'on me demande? - Un duo commencé il y a un peu plus d'un mois - Nouvelles sensations - tourbillons - Brouillard dans ma tête - Tant mieux, ne pas trop penser - Je crois que je suis heureuse - Je tournoie dans le tourbillon - Le temps passe vite - tourbillon - tourbillon - tourbillon - je sors du manège. Tout s'arrête et se fixe, le temps d'une seconde et puis repart. 
Tourne, tourne, tourne et volettent les flocons ... 
Il y a des endroits qui donnent envie de s'envoler et de tournoyer parmi les nuages

lundi 11 mars 2013

Μάρτιος

Mars. Mars est une planète, nommée après le dieu de la guerre chez les romains. Mars est le 3ème mois de l'année, du moins sous nos contrées, également nommé d'après le dieu de la guerre. Mars une une barre chocolatée hyper sucrée et grasse. 
Mars est le mois qui succède à février. Le mois où l'hiver fond pour laisser place au printemps. Mars est le mois du renouveau, du réveil, de la sortie d'hibernation. Les jours s'allongent. Le matin les oiseaux chantent dans la pénombre. Les merles surtout, bien plus présents que durant l'hiver. Et puis il fait jour lorsque je pars à l'école... 
Mars est le mois où sortent les petites fleurs. Les Galanthus nivalis (perce-neige) ont déjà fait leur apparition depuis quelques temps. Les Primula acaulis (primevères) sont en pleine floraison. les Crocus s'ouvrent. J'ai vu aussi des scilla, des véroniques, des Bellis perennis (paquerettes), un iris très précoce. des cyclamens. des Eranthis hyemalis. des Helleborus niger. Une hepatica nobilis. Dans un talus sec des Tussilago farfara. etc. etc.
Chaque jour une nouvelle feuille apparait. Une nouvelle fleur pointe le bout de son nez. Les progrès sont visibles et mesurables de jour en jour!
Le sol dégèle, devient boueux avec les pluies de mars, et l'herbe reverdit. Il fait assez chaud pour s'étendre au soleil et exposer le plus de surface habillée aux rayons du soleil... et à faire la sieste au milieu d'un pré. 
Peut-être qu'il va neiger encore avant l'arrivée définitive du printemps. Peut-être fera-t-il encore froid et gris avec du stratus. Mais il y a des signes avant-coureurs qui ne trompent pas... 
Le printemps arrive! 

mardi 5 mars 2013

Pensées obscures et endormies du matin

Vous savez, lorsque vous attendez le tram dans votre ville d'étude et que forcément il y en a 4 qui passent dans l'autre sens et zéro dans votre sens. Et puis après vous restez coincés derrière le camion poubelle qui circule sur la voie des trams et s'arrête tous les trois mètres pour ramasser les déchets des citadins... Forcément. 
C'est une dérivation de la loi de Murphy je pense. J'ai toujours l'impression qu'il y a plus de trams dans le sens opposé à celui que je prends. Cependant je pense que je pense cela parce que je pense à cela que lorsqu'il y a effectivement plus de trams dans le sens contraire, et ne pense jamais cela lorsqu'il y a moins de tram dans l'autre sens parce que justement je ne pense pas à ça parce qu'il n'y a pas lieu d'y penser (vous suivez?). 

Toujours est-il qu'il faut que je me grave une note personnelle à l'intérieur de mon cerveau mou pour que les jours où je dois me lever avant 6h du matin, d'aller me coucher avant 23h. Et aussi éviter de sauter le petit déj en se disant qu'on pourra manger dans le train, weil 1) le trajet en bus est vomitif le ventre vide (ou alors éviter de prendre le bus, et donc se lever 15 minutes plus tôt pour partir plus tôt), 2) y'a trop de gens dans le train pour manger tranquillement, 3) éviter de penser qu'on aura le temps de manger en arrivant à la cafet de l'uni parce que forcément les trams trainent, trainent, traaaaiiinnnnent, 4) le train c'est fait pour prolonger la nuit, pas pour manger, 5) si vraiment on souhaite manger dans le train prendre des choses train-compatibles qui ne collent pas, ne coulent pas, qu'on peut poser en équilibre sur ses genoux et n'amènent pas des regards de dégoût des voisins d'en face (bon ca, à la limite on s'enfiche). Ouaip. L'expérience "je me lève à la dernière minute pour dormir 30 minutes de plus, petit déjeuner en route et prendre le bus" fut non-concluante. 
pas de tram mais un platane à l'horizon...


lundi 4 mars 2013

Le 1er Mars

Le 1er mars est la date de la révolution neuchâteloise. 
Pour moi le 1er mars est le jour où j'ai obtenu mon permis de conduire il y a 3 ans. Cette année le 1er mars marque la date d'entrée en vigueur de mon permis définitif ainsi que le début de mon 1er "vrai" emploi sur plusieurs années probablement (j'ai déjà bossé auparavant et bosse déjà ailleurs mais sans avoir un vrai contrat). 
Bien que cet emploi soit encore seulement à temps partiel, c'est un premier pas.  Je suis à présent officiellement sous-assistante de recherche. 
... ce qui me permettra probablement (si tout va bien et si je fais bien mon job) de retourner voir des scènes comme celle-ci... :)

Alors champagne au 1er mars 2013!

p.s. j'entends mon voisin (ma voisine?) dans l'appartement d'à côté ronfler à travers le mur...