dimanche 13 décembre 2015

Où je vous explique pourquoi il neigera prochainement

Si, si, je vous assure, il va neiger, bientôt. Assurément.
Pourquoi me demanderez-vous?
Eh bien, je vais vous l'expliquer. 
Cette nuit a eu lieu le fameux et annuel changement d'horaire des transports publics de toute l'Helvétie. --> Tous les horaires sont renouvelés et adaptés (si nécessaire). 
Je me suis toujours demandée pourquoi cela arrivait à la mi-décembre (si l'un de vous sait, n'hésitez pas à me l'expliquer)...
Certes, ils n'allaient pas changer d'horaire au 31 décembre, cela impliquerait trop de complications. Mais pourquoi pas le 1er Mars? ou au milieu de l'été? ou n'importe quelle date autre qu'un dimanche de mi-décembre?
Anyways. 
La raison pour laquelle il neigera prochainement est que le village où ma mère habite, et qui auparavant n'était atteignable par bus seulement en semaine (et seulement le matin, à midi et en début de soirée) attention, est à présent relié par transports publics au reste du monde pendant toute la journée (dès 6h et jusqu'à 19h) et qu'en plus, en plus, la grande nouveauté est qu'il y a également à présent des bus le week-end. 6 bus entre 10 et 17h. Non mais si ce n'est pas une amélioration ça?!
Dingue. 
Certes, il ne faut pas vouloir se mouvoir en transports publics très tôt le week-end ni vouloir rentrer très tard (ou avoir un taxi-maman, ou compter sur les petits pieds chaussés), mais c'est une amélioration de fou... (par contre, on attend toujours la cadence semi-horaire promise sur la ligne de train du coin depuis 2 ans... Ils repoussent, repoussent, repoussent. Mon frère me dit qu'on ne la verra pas avant au moins 2 ans supplémentaires... soupir... on ne peut pas tout avoir, hélas). 
Il devrait donc neiger (abondamment) prochainement. 

Sur ce, je vous laisse car demain il y a gâteau à la cannelle et qu'en plus je dois aller rembobiner une bobine d'épinards.

Quelques petites photos d'aujourd'hui...







mercredi 9 décembre 2015

Première...

Aujourd'hui j'ai rédigé mon premier contrat, pour mandater un collègue. Dingue non?
Huhu. Qui l'eut cru, qu'un jour je rédigerai un contrat?
Ca m'a pris la moitié de l'après-midi, et je me suis largement inspirée de contrats préalablement établis, mais je suis satisfaite du résultat et mon chef a rien trouvé à redire. Rien du tout.

Bonne soirée à vous!

mardi 8 décembre 2015

délicatesses

L'avantage de vivre dans un canton catholique est que nous avons beaucoup de jours de congé, pour cause de fête religieuse, comme aujourd'hui à tout hasard...
Je suis donc partie me balader, sous un épais brouillard, qui petit à petit s'est levé et dissout.
Nous sommes à présent sous le soleil (le luxe hein!).
Voici quelques beautés observées sur le chemin:









dimanche 6 décembre 2015

Perles d'eau

Il n'y a pas de mots pour décrire leur beauté... je vous laisse admirer!







dimanche 29 novembre 2015

Dans le train

Monologue entendu hier tandis qu'on traversait la frontière linguistique/röstigraben (de la part d'une bout du lac-iste qui parlait assez fort pour que la moitié du wagon suive son discours): 

"On est où ici?... X? (ma ville donc)... C'est joli. Mais paumé. Un peu comme le Valais (canton montagnard)... Les loyers doivent aussi y être bas... pas comme en Suisse... euh... à Ville du bout du lac". 

Je riais bien. 

La miss qui considère que Sa ville est LA Suisse. Non mais... Sors un peu de ton enclave isolée et découvre le reste du pays, un peu, au moins. Au niveau géographique, c'est ta ville à toi qui est paumée...  


lundi 23 novembre 2015

Périple dans les bois et sous les flocons

Hier la neige s'est invitée chez moi et ma journée fut ainsi:







Les contrastes étaient somptueux et sauvages. La rivière avait même mangé le chemin.
J'étais partie pour faire seulement le tour du lac, 1h de marche... au final j'ai marché 4h, 12km et me suis perdue en route (enfin pas vraiment, mais disons que j'ai raté la bifurcation pour le village et du coup j'ai fait une grande boucle pour retrouver le village et j'ai marché quelques km supplémentaires (ca m'apprendra de ne pas avoir pris de carte mit mir et de ne pas avoir planifié mon itinéraire)).
J'étais congelée lorsque j'ai enfin posé mes pieds chez moi, les chaussures et habits détrempés, autant à cause de la neige (mouillée) que de la transpiration.
Et puis je sentais la laine mouillée. Quelle merveilleuse odeur. :)

Bonne semaine à vous tous!


lundi 16 novembre 2015

de la vache

Vous savez, lorsque vous revenez de promenade et que vous rapportez avec vous l'odeur de purin de vache?
Oui, parce que bon, vous vous baladez, à travers forêts et prairies, et puis vous rentrez par le chemin qui traverse 2 grands champs. L'un étant actuellement occupé par un troupeau de jeunes vaches (cet été c'était du maïs si mes souvenirs sont exacts), l'autre étant simplement vert. 
Vous faites 15 photos des vaches qui sont curieuses et qui viennent vous lécher la main, et certes, il y a cette odeur tenace de purin qui traine dans l'air, mais bon, on est à la campagne, et c'est normal, non?
Mais l'odeur est vraiment tenace et puissante. 
Vous continuez à longer tout le pré à vaches, et vous regardez tout de même si vous ne voyez pas de traces de purin fraichement épandu sous vos pieds (mais bon, quelle idée aussi d'en épandre sur le chemin, non?) ou dans le champ vert d'à côté. 
Mais il semble ne rien y avoir. Non, non. 
Parce que le tracteur était bien caché, derrière la petite butte, tout là-bas au loin, dans le vent, oui, tout là-bas, de là où souffle le vent. 
Bref. 
Vous terminez votre balade, en prenant 15 mille photos de petites plantes, et repérez enfin le tracteur qui épand le purin (bien caché donc), et vous ne pensez plus à rien car à cet instant précis vous avez déjà dépassé le tracteur et hop, plus d'odeur. 
Ce n'est qu'une fois arrivé chez vous que vous constatez que l'odeur de purin vous a suivi. 
Normal, non? Tout le village doit sentir le purin, non?
Oui, mais non, pas vraiment, d'autant plus que le vent souffle dans l'autre direction. 
Vous finissez par renifler vos bras, vos jambes, vos habits, vos cheveux. 
Et c'est là, oui, là, que vous constatez que vous avez du vous faire asperger de microparticules de purin et qu'au final vous-même sentez le purin. 
Huhu. 
La campagne c'est merveilleux (et je ne suis pas ironique lorsque j'écris ceci). 

Une petite vache qui elle aussi se trouve en plein vent de purin

lundi 9 novembre 2015

les surprises des courriers

Vous savez, lorsque vous rentrez de voyage, et que votre voisin vient vous donner la petite pile de courrier qu'il a gentiment relevé pour vous pendant votre absence, et que c'est lorsque vous ouvrez les premières enveloppes que bam, la réalité du quotidien vous retombe dessus?
Oui, parce que déjà:
1) j'ai reçu une invitation pour ma remise de diplôme qui aura lieu dans 3 jours, et à laquelle il fallait répondre jusqu'à il y a 5 jours (qui envoie les invitations pour les remises de diplômes moins de 2 semaines avant la dite date avec seulement 1.5 semaine de temps de réponse? hein?) (outre le fait que j'ai déjà mon diplôme dans ma bibliothèque depuis presque une année).
2) la gérance de l'immeuble nous a envoyé à tous un joli petit courrier demandant de mettre nos noms sur nos vélos avant vendredi passé, sans quoi tous les autres vélos sans noms seraient débarassés. Gnnnnn??!!!!! (what the fuck? c'est pas comme si le local à vélo était plein; il y a 6 vélos dedans pour 30m2).  Bon, control effectué, mon vélo est toujours dans le local et je lui ai collé une grande étiquette rose avec mon nom, au cas où le contrôleur de vélos serait aveugle.
3)  n'oublions pas les quelques factures toujours présentes.
4) et les votations... qui ont eu lieu... hier... (moui, last minute les envois des enveloppes pour voter, very last minute donc).
Vous devez donc vous demander combien de temps je suis partie?
Malgré cette impression tenace d'être partie des milliers d'années, non, ce fut seulement 2 petites semaines.
Ce soir je dis f**k au retour à la réalité du quotidien.
(ne mentionnons pas que le frigo est vide).

dimanche 8 novembre 2015

le chat de l'ombre - l'ombre du chat

Le village était situé sur les contreforts de la montagne. La route principale le traversait de part en part. Il y avait aussi la place du village, avec une fontaine et l'éternel platane. Des ruelles blanches remplies de marches montaient depuis la route principale. Un vrai labyrinthe. De vieilles maisons et d'autres plus récentes, agrippées sur les flancs de la montagne. Des ruines. Des jardins. Beaucoup de fenêtres sombres.
Quelques unes éclairées. Des parcelles de vies. Une vieille grand-mère habillée de noir, assise dans un grand fauteuil devant la TV. L'odeur des plantes dans les jardins et dans les pots le long du chemin.
Des chats partout.
Et puis les étoiles, par milliers, entraperçues entre les branches des oliviers là-haut, en dehors du village.
La voie lactée, blanche dans le ciel profond, et cette nuit sans lune.
et puis l'ombre du chat qui nous accompagnait dans notre balade.
Une ombre étirée, des pattes très longues, une queue interminable et un corps très fin.
L'image même du chat - félin.
Elle était belle cette ombre étirée, sous le ciel étoilé, dans le dédale des ruelles du village.

vendredi 23 octobre 2015

blanc

blanc comme le stratus gris (sisi) qui recouvre le pays depuis ce qui semble être une éternité (malgré plusieurs éclaircies).
blanc comme fut cette page avant que je n'y tape ces quelques mots (ironiquement lorsque vous verrez la page, elle ne sera pas blanche du tout).
blanc comme l'absence de majuscules au début de mes phrases aujourd'hui.
cela fait un moment que je n'ai rien écrit.
pas inspirée.
pourquoi?
je ne sais même pas.
parce que.
peut-être que mes yeux sont fermés.
le stratus gomme tout.
l'air.
les couleurs.
l'humeur.
même les arbres qui brûlent de couleurs automnales deviennent ternes.
alors peut-être que le stratus influence mon inspiration à écrire aussi.
bientôt je retournerai sur l'île des contrastes et vous donnerai des nouvelles.
à tantôt les amis!



dimanche 27 septembre 2015

A la montagne

Photos prises il y a presque un mois, lors de mon séjour à la montagne. Je les avais oubliées sur mon appareil photo. Enjoy!





Ils descendirent de la montagne

Qui ça?

Les troupeaux!




De vaches, de moutons, de chèvres.
Les désalpes s'enchainent et se suivent en ces week-end de fin septembre / début octobre.
L'autre jour j'ai été assister à l'une d'entre elles, assez réputée d'ailleurs, qui avait lieu dans un village de montagne de mon pays.
Une dizaine de troupeaux de vaches parées de fleurs qui passèrent à travers le village pour rejoindre leurs pâturages d'automne, plus bas, à mi-montagne, ou même en plaine.
Certains devaient encore marcher 6h durant pour rejoindre leur destination (!).
Je ne connais rien de la psychologie de la vache laitière, mais plusieurs avaient l'air de ne pas être dans leur assiette avec leurs yeux écarquillés, la bouche baveuse et les cris qu'elles poussaient... Outre le fait qu'elles avaient accroché à leur cou des cloches plus grosses les unes que les autres, parfois très lourdes... et assourdissantes.
Pour tout vous dire, j'ai écouté passer la plupart des troupeaux avec les boules quies enfoncées dans les oreilles, alors quel bruit cela devait être pour leurs propres oreilles?
(moui, je suis un peu dubitative quant à cette tradition des grosses cloches hein!).
Outre mes considérations sur la potentielle surdité et stress des animaux, l'événement fut intéressant; on a pu déguster beaucoup trop de fromage et divers produits à base de lait de vache (c'est fou comme dans notre pays la nourriture traditionnelle est basée sur le lait de vache, le pain ou les patates), goûter du petit lait et voir le processus de fabrication du fromage, et passer la journée au grand air et sous le soleil (aujourd'hui il re fait gris stratus d'automne). C'était intéressant aussi de voir d'un peu plus près une partie des traditions de mon propre pays (que je ne connais que très peu hein!).
De plus, on est redescendus de la montagne en bus, avançant au rythme du troupeau de vache qui descendant lui aussi sur la route devant nous. ^^






lundi 21 septembre 2015

manque d'inspiration de titre

Ah, tiens, c'est déjà l'automne. Ou cela le sera dans les heures/jours qui viennent.
Rapport que c'est l'équinoxe tantôt.
D'ailleurs le temps s'est nettement rafraichi.
Après cet été très très chaud (je m'en plains pas, c'était plutôt chouette, d'autant plus que last year on a eu l'autre extrême).
J'aime bien la fraicheur de l'air de la fin de l'été/début d'automne.
Il fait frisquet à l'ombre, mais bon chaud au soleil.
Pas trop chaud, juste bon.
Assez pour se sentir comme un vieux chat qui se chauffe sous les rayons du soleil (étirements de félin et haleine fétide inclus).
Le temps file.
Très vite.
Trop?
Je ne sais pas.
C'est marrant, non, le fait que je sache souvent pas?
Je dis souvent "je ne sais pas".
Alors qu'en réalité je sais souvent.
Oui, parce que déjà en 8ème avec ce prof que je détestait (M. Glauque) (nan c'était pas son vrai nom, mais cela rime bien avec), je répondais "je sais pas", juste par manque de confiance en moi.
Parce qu'il me faisait peur ce type.
(D'ailleurs il embaumait le parfum qui pue.
Ca m'a toujours dérangé les gens qui se mettent tellement de parfum qu'ils ne se sentent plus. )
Et que répondre faux était pire pour moi que de prétendre ignorer.
Je ne suis pas très courageuse pour cela.
Je n'ai jamais appris à plonger tête la première dans l'eau.
C'est représentatif d'autres aspects de ma vie tout ça.
Ne pas oser se lancer dans l'inconnu.
Vous allez me dire: "il n'est jamais trop tard pour apprendre".
Certes, mais à quoi bon apprendre à plonger?
Ca m'avance à quoi?
Hein?
D'ailleurs je plonge très bien si j'ai déjà les pieds dans l'eau.
Peut-être que cette histoire de plongée est liée à cette prof de 5ème qui a tenté désespérément de m'apprendre à plonger, mais vu que je ne lui faisais pas confiance du tout, du tout, cela a échoué lamentablement (voire même peut-être a augmenté ma crainte de l'acte).
Mmmh. Intéressant tout ça.
Bref.
Je vous écris une partie de ce qui me passe par la tête en ce moment.
Seulement une partie hein, car il y a des choses que je n'oserai pas écrire ici.
Tiens, mon voisin pisse (oui, je l'entends).
Anyways.
J'avais commencé ce post pour vous parler de l'air d'automne, et du fait qu'il y a un grand chêne au milieu de nul part par chez moi (donc ce n'est pas au milieu de nul part) qui semble être mort. Il a ses bourgeons et tout, mais ils ne se sont visiblement jamais ouverts.
C'est ma grande interrogation du moment.
Pourquoi?
Comment est-ce qu'un si grand arbre peut mourir tout à coup?
Que s'est-il passé?
Est-ce lié à la sécheresse qu'il y a eu à la fin du printemps?
C'est étrange tout de même.
Un arbre peut-il survivre 1 année entière sans énergie, et repartir le printemps d'après?
J'en doute fort.
Mystère.
J'ai joué avec de la bardane aujourd'hui.
C'était la première fois en fait.
Cette plante qui a inspiré le velcro.
J'ai délicatement cueilli une inflorescence.
Les bractées se sont crochées aux sillons de mes doigts.
Et puis je l'ai croché à mon pull.
Mauvaise idée.
Mais c'était amusant.
J'ai lu un livre, 1 heure durant, tapie dans des hautes herbes sur un coteau exposé au sud. Tout en haut de la pente.
Le livre était pas si intéressant que ça, mais je suis curieuse d'en connaitre la fin, alors je le terminerai.
Peut-être.
Je ne tiens pas souvent mes résolutions.
Il y avait des gens qui cueillaient des noix sur le noyer du bas de la pente.
Pas certaine qu'elles soient mures.
Et elles sont remplies de vers... ou vides.
Je le sais car j'ai déjà tenté l'expérience.
Peut-être qu'ils vont en utiliser les tanins.
Ou en faire une teinture?
J'ai croisé 4 chats.
C'est un record.
Vu une buse de très près.
J'ai passé la moitié du week-end à faire des muffins aux poires-bananes, du risotto aux courgettes-butternut-roquefort-poulet (le poulet n'était pas prévu, mais il n'a pas été réfrigéré assez rapidement post-achat, donc j'ai préféré le cuire), et des bacs fourre-tout à en tissu.
J'ai donc 4 bacs plus ou moins bien réussis (ils ne tiennent pas très bien debout), qui contiennent pour l'instant 1) des pommes et une poire, 2) le restant des muffins, 3) des lanières en tissu, 4) tout le restant du materiel de couture qui trainait sur ma table à manger (qui est aussi ma table de bricolage étant donné que mon espace de vie est limité) (ski crée des conflits d'utilisation).
Je vais continuer à en faire. Peut-être. Ca fait classe et ca fait ordonné. Je pourrais en faire un pour fourrer mon cheni de mon bureau au travail.
Oh, tiens, il est minuit et 3 minutes. 4 minutes du temps que je finisse d'écrire cette phrase.
Il est déjà demain.
Ou aujourd'hui.
Hier est déjà passé.
Donc bref.
Je termine de vous retranscrire (partiellement) ce qui me passe par la tête et je vais dormir.
Bonne semaine!




samedi 19 septembre 2015

Resourceful

Petit titre en anglais car resourceful sonne bien mieux que "rempli de ressources".

Anyways, je partage avec vous mon rêve de la nuit?

Tout d'abord une petite mise en contexte:
Hier soir j'ai été manger avec mon amie Bydi (coucou si tu me lis?!!!) et on a parlé avenirs professionnels et du fait qu'on a un peu l'impression d'avoir fait 15 million années d'études pour au final ne pas avoir de "vraie" profession.
Cependant Bydi m'a expliqué qu'en réalité on avait beaucoup, beaucoup de compétences auxquelles moi, personnellement, je ne pense jamais (e.g. capacités de synthèse, rédactionnelles, linguistiques, le fait de mener à terme un projet, etc. etc. etc. et je ne me souviens plus du quart de la moitié des compétences qu'elle m'a cité).

Maintenant pour le rêve:

J'ai rêvé que j'avais un entretien d'embauche pour un new job, et qu'après avoir serré deux fois (allez savoir...) la main de la dizaine de personnes présentes autour de la table ronde (oui, dans ma tête les entretiens se font devant l'intégralité du groupe de travail et autour d'une table ronde) la première question qui me fut posée fut la suivante:
"quels logiciels savez-vous utiliser sur l'ordinateur?".

Ma première réponse fut "R" (mon grand ami). Puis je me suis creusée la tête (dans mon rêve donc) pour savoir quel(s) autre(s) logiciel(s) je connaissais. Je ne voulais pas dire seulement "excel", car beaucoup de gens savent utiliser excel aujourd'hui et que je savais que cela ne serait pas suffisant pour obtenir le poste. Et puis j'ai réalisé (dans mon rêve toujours) que je savais utiliser une poignée de logiciels spécifiques à ma branche que les gens hors-domaine ne connaissent pas, et donc que j'avais au bout du compte quand même des atouts certains.
Bref. Ensuite mon rêve a divagué en entretien qui peu à peu s'est modifié en repas de groupe (spaghettis si mes souvenirs sont exacts).
Toujours est-il que je me suis réveillée ce matin en me sentant revalorisée.
J'ai de la valeur!
Et bien que mes compétences soient si spécifiques qu'il me sera très difficile de trouver un poste qui me permette de les utiliser spécifiquement (si vous entendez parler d'un poste vacant en détective de cernes d'arbres et/ou investigatrice en plantes (surtout grecques), pensez à moi), je sais faire quelque chose!
Yay.

Ensuite j'ai changé de rêve et j'ai de nouveau rêvé de mes chers arbres. Ca devient presque une constante ça. Cette nuit ils faisaient partie de bosquets d'arbres prenant la forme de noisetiers sur fond de pâturages gras à vaches.

Et pour conclure (vu qu'on parle de compétences), je viens de passer 2 heures (!!!) à écrire un mail en grec (plusieurs paragraphes entiers) à un de mes collègues, pour lui raconter ma vie (passionnante of course) et lui poser quelques questions pour le travail. Et j'en suis très fière de mon mail en grec.

Oui, j'ai de la valeur et je suis resourceful. :)

mardi 15 septembre 2015

Dans le rouge

Je vous avais raconté, il y a quelques temps, que les nouveaux abonnements de transports publics dans mon pays avaient changé de formule et étaient devenus rouges, et à puce et blablabla technologique, et que leur contenu (aka le type d'abonnement) et leur validité n'étaient plus indiqués directement sur le verso de la carte, mais accessible seulement grace à un smartphone (ou autre outil technologique).
Oui, eh bien ce soir j'ai bien eu la preuve par A + B que les transports publics de ma région ne sont pas encore équipés pour scanner nos précieux sésames rouges flambants neufs.
Non, non, non.
Ce soir, alors que je suis montée dans mon bus stellaire pour rentrer chez moi et qu'encore une fois le chauffeur n'a pas daigné scanner mon abonnement je lui ai demandé  "mais, vous ne scannez pas mon abo?". Et lui "ah ben non, le système n'est pas encore activé".
Moui, alors sachez le, vous pouvez officieusement vous balader en bus sur probablement l'intégralité du réseau de la région, sans que les chauffeurs ne puissent vérifier la validité ou le contenu de votre sésame rouge.
Si ce n'est pas merveilleux tout ça?

Pour changer de sujet, cette nuit j'ai rêvé de mes arbres, comme souvent, et d'un ruisseau dans lequel je trouvais, enfouis dans la vase, des dizaines de billets de banque roses, oranges, verts ou bleus, pliés en petits carrés ainsi que des pièces de monnaie et des cheques bancaires.
Intriguant.

Oui, ma vie est passionnante...

mercredi 9 septembre 2015

Le feu

Un feu qui crépite,
Une soirée d'automne,
Le vent qui souffle dehors et tournoie autour des volets clos,
Le plancher qui gémit sous notre poids,
L'épais tapis devant l'âtre,
La lueur des flammes qui se reflète dans tes cheveux,
L'odeur de ta peau et mêlée à celle du bois,
Une douce somnolence qui s'installe...

jeudi 27 août 2015

Colchiques...

Colchiques dans les prés,
fleurissent, fleurissent,
colchiques dans les prés,
c'est la fin de l'été...

aujourd'hui j'ai vu mes premiers colchiques en fleurs (en plaine donc) (quoi que la notion de plaine soit relative car ici on est à 585m et des poussières).

(je ne vous ai pas encore raconté mon histoire d'argent et de tong... ça viendra, ça viendra). 

vendredi 21 août 2015

Le garçon aux oiseaux

Les vitres de la serre étaient recouvertes de buée sur presque toute leur hauteur et je ne percevais que le sommet des plantes les plus grandes.
Tout à coup, la cime d'un arbre se mettait à trembler et quelques feuilles se détachaient du sommet. Et puis une autre plante semblait trembler, et puis encore une autre, puis à nouveau la première.
Ce manège dura plusieurs minutes, et depuis l'extérieur de la serre je me suis demandée qui pouvait bien secouer les plantes de telle manière.
Un jeune garçon émergea peu après de la chaleur moite de l'édifice.
14 ans peut-être.
Jeans, sweat shirt bleu marine... ou peut-être qu'il portait un blouson. Je ne sais plus.
Ce qui frappait le plus chez lui était son regard.
Un regard fixe qui ne s'arrêtait sur rien, qui ne balayait pas les alentours.
Il regardait le monde du coin de l'oeil, un peu en biais.
Je me suis demandée ce qu'il fabriquait là. S'il avait tenté de cueillir les fruits des arbres tropicaux (ce qui expliquerait les mouvements des cimes des arbres, mais il ne me semblait pas qu'il y avait quoi que ce soit de comestible dans la serre) et repartait avec son butin caché dans une poche.
Mais il tournait autour de la serre, le regard vers le haut, vers quelque chose que je ne pouvais pas voir.
Il hésitait d'y retourner ou non.
Et puis il s'avança vers la rangée de pommiers située tout proche.
S'arrêta sur ses pas. Tendit une main.
Couru jusqu'à la haie.
Rebroussa chemin, et puis retourna dans la serre.
Tout cela sans regarder autour de lui; toujours fixant le monde du coin de l'oeil.
C'est lorsqu'il s'est avancé vers les pommiers que j'ai compris ce qu'il faisait.
Il tentait d'atteindre les oiseaux.
Il avait suivi l'envolée de moineaux depuis les pommiers jusqu'à la haie derrière laquelle ils avaient disparu et puis était retourné dans la serre où plusieurs passereaux voletaient parmi les cimes.
C'était plus facile dans la serre, le toit limitait leur dispersion et la hauteur à laquelle ils s'envolaient.
Il secouait les arbres encore, et encore, dans l'espoir vain d'y déloger un minuscule hôte et de pouvoir l'attraper, ou du moins le toucher.
Il tendait la main vers ces boules virevoltantes; vers quelque chose qui ne faisait de sens que pour lui; vers quelque chose qu'un jour il pourrait peut-être atteindre...

vendredi 14 août 2015

les yeux jaunes

Au centre de soins par lequel je passe pour me rendre à mon bureau il y a actuellement un jeune hibou moyen duc en convalescence.
De gros yeux jaunes foncés au milieu d'une boule de plumes, d'ailes et d'un bec crochu.
Quelle merveille d'avoir pu l'apercevoir de si près...


jeudi 13 août 2015

Suissitude

J'allais écrire helvétitude, mais suissitude sonne mieux. helvétité peut-être?

N'étant pas motorisée je m'apprête à renouveler mon sésame pour avoir accès aux transports publics à travers le pays de manière gratuite illimitée (et accessoirement créer un trou béant dans mon compte bancaire).
Je me rends donc à la gare, avec mon ancien abonnement, mes maigres bons de réduction et le poids du futur trou de mon compte en banque dans le ventre.
J'attends patiemment mon tour et puis j'explique ce que je veux et tout.
Cette année, grande nouveauté dans le pays: tous les abos sont réunis en une seule carte (rouge of course) et sur laquelle moultes services pourront être proposés (outre les abos des diverses compagnies de transports régionaux et nationaux, les prêts de vélo, de voiture, et l'accès à certains domaines skiables) (concept du all in one). Pratique donc.

Sauf que je suis repartie sans ma carte pivoine, car le système a eu un problème technique et plus personne ne pouvait accéder aux dossiers des clients.

Krékrékré.

Bienvenue à l'ère de l'informatique et du tout informatisé.

I'll try again later.

p.s. au prochain épisode des aventures aux sources de l'Helvétie (que j'écrirai quand j'aurai accès à mes photos again): comment un billet de banque a entrainé l'agonie d'une chaussure.


mardi 11 août 2015

Katze - aventure aux sources de l'Helvétie part I

Sphinx faisant la garde au beau milieu d'un centre commercial dans un petit patelin du centre de la Suisse. Petite merveille sur coussinets. <3


samedi 8 août 2015

Force

Il y a un an, les arbres ont été rasés.
Préventivement.
Cela avait un lien avec ce parasite, qui pourrait décimer les forêts du pays.
Alors ils ont haché menu tous ces géants.
Ils les ont réduit en poussière.
Le monde a perdu un peu de sa couleur et de sa structure ce jour là.
L'hiver, gris et blanc s'est installé.
Les souches se sont faites couvrir de neige, de gel, de soleil et de vent.
Le printemps est revenu, comme toujours.
Et puis autour de certaines de ces souches, de jeunes pousses ont étiré leurs feuilles vertes tendres vers le ciel.
La tondeuse leur est passée dessus; mais cela n'a fait que multiplier par 5 le nombre de tiges, et accroitre leur vigueur.
Puis leurs feuillage s'est flétri sous l'effet du désherbant.
Mais ces arbres ne peuvent pas être tués.
A plusieurs mètres de la souche la plus proche, il s'est passé quelque chose d'étrange.
Le goudron s'est fissuré.
Lentement.
Mais de plus en plus, jour après jour.
Cela a fait comme un cône de volcan qui se forme; mais en beaucoup plus vite.
La partie centrale s'est soulevée, laissant voir le noir profond du gouffre tiède.
Il y a 4 jours, des enfants ont fini par enlever les morceaux brisés qui recouvraient le centre du cratère.
Dessous, il y avait des dizaines de pousses jaunes, et tout autant de feuilles toutes pâles.
La fissure s'est agrandie au fur et à mesure que les tiges ont émergé du trou béant.
La croissance des pousses était presque visible à l'oeil nu.
Jour après jour l'on pouvait constater les différences; quelques cm d'acquis pendant la nuit, une nouvelle feuille déployée...
Aujourd'hui, 4 jours après leur éclosion, elles mesurent déjà la hauteur d'une main.
C'est fou la force que peut avoir un arbre...

lundi 3 août 2015

moon dust

C'était une nuit obscure, emplie d'une moite chaleur d'été.
Le monde était invisible car toutes les ombres se confondaient et rien ne se voyait.
Tard dans la nuit, un gigantesque disc doré était apparu au dessus des falaises.
Immense et presque rond.
La lune.
Scintillante et semblable à une monnaie du pape géante.
Elle s'était levée doucement, couronnant collines et forêts.
Puis, dans un mouvement très lent, était descendue le long de la falaise, avec la même cadence qu'une plume qui tombe du ciel.
Elle s'était posée sur la rivière telle une barque ronde.
Un rameur à large chapeau était venu s'y installer et l'avait emmenée dans le courant, enfonçant en silence sa longue perche dans les profondeurs noires de la rivière.
Longtemps il vogua ainsi, traversant cours d'eau et lacs jusqu'à disparaitre là où l'eau devient épicée.
Il ne resta plus qu'une nuée de lucioles; de la poussière de lune.

vendredi 31 juillet 2015

Le fauve

L'autre soir tandis que je marchais à travers la savane qui embaumait les graminées sèches, j'ai vu, tapis dans les hautes herbes, un fauve gris bleuté.
Il était gigantesque, bien plus grand que moi.
Son pelage bleuté le camouflait à merveille parmi les herbes cassantes de couleur paille.
Ses yeux immenses m'observaient et il avait du me voir approcher bien avant que moi je ne perçoive sa présence.
Je me suis arrêtée sur mes pas et l'ai observé.
J'ai plongé mes yeux verts dans ses soucoupes dorées.
Nous nous sommes regardés pendant un temps indéfini.
Et puis j'ai avancé; traçant mon chemin à travers les hautes herbes bruissantes, jusqu'à arriver à 2 longueurs de bras de sa crinière.
Je me suis arrêtée et je l'ai salué.
Je me suis accroupie en boule sur le sol, mes besaces tombant à mes pieds.
J'ai approché une main, il a eu un mouvement de recul et s'est déplacé en arrière.
Toute cette masse qui s'est déplacée souplement.
Je l'ai appelé doucement, lentement.
Encore, et encore.
Ma bouche formait des sons destinés à lui seul.
Petit à petit il s'est approché de nouveau. Un pas, un autre. Et puis il s'est couché juste hors de portée de mon bras.
Sa crinière frôlant presque le bout de mon majeur.
J'ai continué à l'appeler, j'ai retiré ma main.
Et il est venu.
Ses yeux dorés fixés sur les miens.
J'ai enfoui ma main dans sa crinière chaude.
Je l'ai entendu ronronner doucement.
Un bruit très bas. Très rauque.
Il avait des brindilles emmêlées dans sa crinière.
Et puis je me suis relevée et lui ai tourné le dos.
J'ai continué mon chemin dans la savane, sans un regard en arrière.
Ce que c'est beau un lion bleuté.


N.B. Les choses ne sont pas telles qu'elles paraissent être. Alors avant de monter sur vos grands chevaux, de vous arracher les cheveux ou de manger 10 plaques de chocolat prenez soin de vérifier vos prétendus soupçons... 

lundi 27 juillet 2015

Lorsque ta barbe devint rousse


Je fais face à l'ouest, au bord d'un précipice.
Je suis assise contre la roche.
Et tu es appuyé contre moi.
Le poids d'un corps contre un autre.
Il fait doux.
Les cailloux rendent la chaleur emmagasinée durant la journée.
Cela sent le cyprès, la rocaille, le bois sec et toi.
Les cigales crissent au loin.
Dans la vallée les villages sont dans l'ombre.
J'entends des cloches de moutons et les aboiements d'un chien au loin, résonnant contre les rochers, mon rire et tes paroles.
Le soleil est un globe orange gigantesque, frôlant les collines à l'horizon.
Il n'y a personne d'autre que nous là-haut.
Le soleil s'est couché et a embrasé le monde et tout est devenu roux.
Nos cheveux.
Ta barbe noire.
Les arbres.
Le ciel
et la terre.
La nuit tombe.
Une chouette hulule.
Mon nez est enfoui dans ta tignasse et tes bras m'enveloppent.
La lune répand ses rayons sur le monde et les arbres veillent, en silence.







dimanche 26 juillet 2015

Les forteresses



Ce matin, les montagnes se sont teintées de rose orangé. 
Les ombres sont encore longues et sombres, mais les versants s'embrasent. 
Elles paraissent si petites ce matin...
Hier soir, après le coucher du soleil elles se profilaient en ombres bleutées à l'horizon. Gigantesques. 
Impénétrables. 
Telles une forteresse de géants, haute de 2000m. 
Maintenant elles sont blanches à nouveau. 
Grises blanches et roses contre le ciel bleu pâle, timide du petit jour. 
Elles portent si bien leur nom ces montagnes. 
A la lueur du jour elles paraissent plus faciles à prendre d'assaut. 
Moins inaccessibles. 
C'est fou ce que la lumière peut changer leur échelle. 
Et puis dans les montagnes et sur leurs contreforts, il y a ces forts, reliques d'un temps passé. 
Certains sont hantés. 
Des forteresses aux pieds des montagnes imprenables. 
Quelle ironie. 



mardi 21 juillet 2015

tzitzika, le retour...

L'autre jour, alors qu'on traversait des cultures d'oliviers pour tenter de rejoindre la côte, on a vu à quoi devait ressembler l'invasion des sauterelles pendant les 7 plaies d'Egypte... Un nuage de cigales s'est envolé à notre passage des arbres, de partout. Il y en avait tout autour de nous, le ciel en était noirci, leur bruit était assourdissant et certains sont entrés dans la voiture.
On en a retrouvé des heures plus tard dans la voiture encore. ha.
Ce fut une expérience intéressante. 

les poissons au fond de l'eau

Je vous disais donc, l'eau ici est si limpide que si je me tiens tranquille les pieds sur les galets, sans faire de vagues je vois mon ombre sur le fond de l'eau et les poissons qui s'approchent de mes chevilles. Il y en avait de petits de la couleur des cailloux, et puis un poisson un peu plus gros, vert et jaune...

En attendant le soleil

Les tzitzikis m'ont réveillé ce matin, avant l'aube.
Commençant à chanter toutes en même temps.
Des vagues entières de cigales, un bruit qui roule, repart, revient, s'intensifie.
Je suis sortie m'asseoir sur la plage.
Il n'y avait personne d'autre que nous.
Le sable était froid sous mes orteils.
La mer était belle, encore une fois.
J'ai attendu, attendu, attendu.
C'était beaucoup trop tôt.
J'ai frissonné dans mon pyjama.
Un pêcheur est parti au large dans sa petite barque, se découpant sur le relief vallonné d'ombres chinoises.
Et puis les premiers rayons ont frôlé l'île au large.
Les sommets des montagnes se sont illuminés.
Tout d'abord une grosse tache orange sur le flanc, qui s'est étiré et a englobé toute la montagne.
Le cap s'est embrasé aussi, et enfin, la plage s'est illuminée.
La lumière était d'argent.
Le soleil déjà chaud.
Ce que c'est merveilleusement beau un lever de soleil. 

lundi 20 juillet 2015

les lueurs dans le ciel

Il y a les montagnes, grises et bleutées dans l'ombre de la lumière du soir.
Il y a cette route, entre mer et montagne, zigzagant parmi la rocaille et le thym odorant. 
Il y a ces petits villages, les murs peints en blanc. 
La route étroite. 
L'arbre géant sur la place du village. 
Les petits vieux qui nous regardent passer.
Les cigales par milliers qui emplissent l'air de leurs crissements. 
Si forts. 
Il y a un mois encore elles n'étaient pas là. 
Il y a cette petite crique, lovée au pied de la montagne. 
L'eau si limpide qu'on voit chaque galet sur le sol. 
Et puis il y a eu aussi les étoiles. 
Par milliers.
Des centaines de milliers. 
Des milliards d'étoiles. 
Tellement qu'il était impossible de les compter. 
La notion même de ciel étoilé se transforme. 
Comment ne pas se sentir minuscule devant tant d'astres?
Le ciel est empli de lueurs.
Et la voie lactée était visible aussi... 
Un croissant de lune très fin qui se couchait derrière la montagne. 
Plusieurs étoiles filantes et autant de voeux, sous ce ciel étoilé... 
C'est une terre de merveilles ici. 


samedi 18 juillet 2015

sweet dreams

Nouvelle fourre d'oreiller, made by me. 
Chaque nuit je rêve de cet endroit. 


vendredi 17 juillet 2015

épi

Je suis couchée au pied de ces épis bruissants.
Ils sont silencieux car l'air est lourd et sans souffle.
Le soleil perce à moitié entre les nuages et sa lueur tombe sur les arêtes des épis.
Ces longues arêtes qui se dressent vers le ciel.
Elles luisent et sont vert olive, gris, jaune sec.
Ce soir, il me semble que toute la beauté du monde est contenue dans ces épis.

mardi 7 juillet 2015

Foehn

Cet après-midi alors je que marchais d'un point A vers un point B à l'extérieur, il m'a semblé que quelqu'un tenait un foehn* géant devant mon visage.
L'air était plus chaud que la température de mon corps...



* psst. pour les non-helvètes, un foehn = un sèche-cheveux... et un vent du sud.

samedi 20 juin 2015

Odeur

Ce qui va me manquer le plus quand je rentrerai cela sera l'odeur. L'odeur des montagnes; cette odeur sèche et boisée; du bois sec, des plantes sèches, mêlées à de la poussière, aux plantes odorantes, au vent. 
Encore une fois j'ai laissé une partie de moi-même dans ces montagnes. 
Il y a toujours cette envie de reviens-y qui m'habite.
D'y retourner. 
De caresser les pierres pointues, impitoyables. 
D'embrasser les arbres. 
De me coucher dans un fourré de plantes piquantes.
D'observer les taches de neige fondre sous le soleil chaud. 
De sentir le vent sur ma peau. 
Le soleil qui brûle. 
Le vrombissement des milliers d'abeilles et le chant des oiseaux. 
Le bruit de l'air dans les ailes des griffons, gypaetes et aigles et dans les branches des arbres. 
L'odeur des moutons en troupeaux endormis et celle des chèvres vives et curieuses.
Et d'inspirer une grande bouchée d'air.



mercredi 17 juin 2015

mardi 16 juin 2015

Balcons

Il y avait ces deux gigantesques balcons.
L'un face aux montagnes, géantes, si proches, face au lever du soleil et de la lune.
L'autre face à la mer, au coucher du soleil et de la lune.
Ces balcons perchés au dernier étage de cet immeuble, au coeur de la ville.
Sur cette artère pourtant fréquentée.
Un petit havre confortable et accueillant.
Ce papa, cette maman et leurs deux filles adolescentes.
Ils étaient tous beaux; de cette beauté qui signifie bien plus que la beauté physique.
La définition du mot beau, qui regroupe tant d'autres adjectifs: intéressants, doux, confiants, heureux, vivants. etc.
Ce repas partagé.
Simple mais merveilleusement délicieux.
Ces quelques heures en leur compagnie furent merveilleuses.
Quel cadeau.
Là haut sur le balcon face au soleil couchant et la mer. 
<3

lundi 15 juin 2015

the white tree

Il y avait cet arbre, là, tout en haut de la pente, à l'ombre de la haute falaise.
Il était si blanc comparé à tous les autres arbres alentours, verts.
Intriguant.
Une petite merveille parmi une mer de verts.
Alors j'ai grimpé jusqu'à lui.
Parmi les buissons hérissons, les érables nains, moussus et âgés, les abeilles vrombissantes et les oiseaux.
Grimpé sous le soleil, dans la chaleur assommante du milieu d'après-midi, sans brise.
Il était bien haut, blotti au pied des falaises.
J'y suis parvenue et il était tel qu'espéré: blanc.
Blanc de fleurs, et blanc de feuilles, cet unique sorbier.

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On roulait vers l'ouest dans la lumière du soir, suivant la côte, la route bordée d'immenses lauriers fleuris.
Du rose, du blanc.
Et puis d'un coup elles sont apparues: les montagnes au nord-ouest.
 Gigantesques, imposantes.
Bleutées dans la lumière du soir.
Des ombres chinoises de différents tons de bleu.
Elles étaient encore plus imposantes, parées de leur manteau bleuté.

dimanche 14 juin 2015

Pives

Il y avait toutes ces pives dans la pinède.
Cette odeur sèche et chaude de résine dans l'air.
Le tapis d'aiguilles craquant. piquant, et si sec.
Il y avait les troncs noircis par un incendie passé.
Les nids de chenilles processionnaires.
Le ciel si bleu, sans un nuage.
La mer sombre, profonde, étincellante.
Et toutes ces pives à lancer.





samedi 13 juin 2015

orange bleue géante

Ce matin, la mer ressemble à une orange géante, bleue sombre, parsemée de petites rides partout, partout et autant loin que l'horizon.
Ce matin cela fera 3 semaines qu'on a commencé le terrain.
Ma collègue et pote est partie et mon autre collègue est arrivé.
C'est différent avec lui.
Très différent.
Bon sang.
Les jours passent lentement, et je serre beaucoup les dents.
C'est fou ce que la compagnie peut changer l'ambiance d'un voyage...

lundi 8 juin 2015

Les nuages se vident

Aujourd'hui, il semblerait qu'un gigantesque seau d'eau se soit déversé sur la ville. Il pleut des trombes et la mer est turquoise foncée, presque bleue grise. Une couleur sombre, intense et belle. Dense, opaque, étouffante, et qui contraste si fortement avec les vieux bâtiments peints en rouge ocré.
Les grosses gouttes qui s'écrasent à la surface de l'eau semblent la parsemer d'éclats d'argent.
C'est humide et c'est beau.
Et du temps que je vous écrive tout ça, il y a eu une accalmie, la mer était seulement turquoise foncée - bleue grise, sans piqués d'argent. Et puis les seaux se sont renversés à nouveau et la mer est redevenue piquée d'argent...

de la couleur de la mer

Ce matin mon humeur est de la couleur de la mer: gris bleuté. avec de grosses vagues assourdissantes qui viennent taper les bords de mer. Les milliers de petites gouttelettes d'eau salée qui giclent les esplanades et les plages.
Quel contraste avec la terre ocre et la végétation verte-gris-olive.

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Hier on a fini le travail obligatoire qu'on avait à faire (applaudissements).
C'est bien.

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Hier mon autre collègue est arrivé et à présent on va se concentrer sur SON travail. Je suis déjà fatiguée. De  ses blagues, de son parfum mais aussi surtout des 2 semaines de terrain qui sont déjà réalisées.

samedi 6 juin 2015

"mais il n'y a rien à voir ici"

Il y avait ces collines; ces contreforts de montagne couverts de buissons, verts foncés, verts clairs, verts pétants, verts gris, verts de tous les verts.
La terre, ocre.
Les rochers orange ou gris. de tous les tons de gris.
Le vent.
Les arbres, rares. solitaires parfois.
Les moutons et leurs cloches.
Les chèvres avec leurs longs poils qui dansaient au vent.
Les oiseaux invisibles qui chantaient au vent.
Qui chantaient au ciel. à la terre. aux plantes, à l'univers.
Et les nuages qui filaient à toute vitesse dans le ciel.
Les gouttelettes de pluie minuscules et froides.
La brume qui s'enroulait autour des sommets.
Oui, ici il n'avait rien à voir selon notre nouvel ami local, et pourtant il y avait tout à voir.
Ca, c'était tout, et c'était rien.
Mais pour nous c'était tout, et tout c'était beau.

vendredi 5 juin 2015

Cut cut cut

Ma collègue et amie m'a coupé la frange aujourd'hui.
Sisi.
Assise sur un tabouret, la frange au vent, en face d'une plaine à 700m d'altitude, les champs à nos pieds, les montagnes tout autour.
Tous ces cheveux qui sont tombés sur mes genoux.
Ma tête est intriguante, nouvelle, un peu coquine.

Aujourd'hui on a eu froid, encore.
Là haut dans les montagnes, dans cette mini plaine cachée où il y avait seulement le vent, les nuages, le ciel, les montagnes, les arbres, les plantes, les abeilles vrombissantes.
Des milliers d'abeilles et des dizaines de ruches.
On les voyait partout, virevoltant dans le ciel, dans le vent, contre le vent. partout.

Et puis la pluie est arrivée. Depuis le nord ouest, alors qu'au sud-est le ciel était bleu encore.
Et les nuages ont filé à toute vitesse à travers le ciel, s'enroulant autour du sommet de la montagne pyramidale, de grosse volutes grises et blanches.
Les pointes ont disparu, et puis la brume a envahi le plateau, et nous sommes parties, notre travail étant terminé.
Il pleuvait en redescendant sur cette petite route caillouteuse.
Les cyprès sentaient le bois mouillé.
Vous avez déjà senti, vous, un cyprès mouillé?
C'est une odeur délicieuse.

mercredi 3 juin 2015

tournoyent, tournoyent, tournoyent et la cigale

Les vautours, les gypaetes, les griffons, la haut dans le ciel.
un, deux, trois, dix, vingt et plus.
De gigantesques ombres.
Les ailes déployées, les cris. les cercles.
Le ciel bleu.
La montagne grise, verte, brune.

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Aujourd'hui on a exporté une cigale qui s'est retrouvée on ne sait comment dans le coffre de la voiture. On a eu droit à un solo pendant 1h de voyage. on l'a nommée Sauty. ma collègue a voulu la manger grillée. Moi je l'ai aimée.
On l'a relachée à notre destination.
C'est fou ce qu'une mini cigale (elle avait la taille de mon pouce) peut faire du bruit.
On a une vidéo où on l'entend chanter dans la voiture.

La vie est belle, malgré tout!

mardi 2 juin 2015

Le bas du haut

L'autre jour on est montées jusqu'au sommet de la montagne. Tout la haut on voyait la mer, devant, derrière et les montagnes enneigées, à gauche et à droite.
C'était merveilleusement somptueux et impressionnant.
Et puis on est redescendues et je ne sais pas trop ce qu'a fait mon genou mais j'ai eu mal et de plus en plus mal, jusqu'à ne plus pouvoir y poser de poids.
Alors je suis descendue de la montagne sur le pied gauche, 1000m de dénivellé en marchant comme un robot. Interminable et douloureux.
Heureusement que c'était "seulement" 1000m de dénivellé hein. 

lundi 1 juin 2015

6 couches

Aujourd'hui j'ai porté 6 couches, un bonnet et des guetres de mains.
Malgré le fait d'être sur mon île de la méditerranée, il fait frais dans les montagnes. même si tous les locaux rient de me voir habillée pareillement, moi j'ai froid.
Il fait froid lorsqu'on compte des plantes accroupies au milieu de la végétation sous un ciel sans soleil, dans un corridor à vent.
Mais les paysages étaient à couper le souffle, les espèces très diverses et belles (pivoines, cyclamens, etc. etc.) et les couleurs et les contrastes merveilleux.

samedi 30 mai 2015

dehors

8 jours...

8 jours de grand air.

8 jours de vent, de soleil, de froid, de pluie, de poussière, d'abeilles vrombissantes, de lourds bourdons, de coccinelles, de scarabées, de sauterelles minuscules, de concerts d'oiseaux, de nuages aux formes inimitables, de cigognes, de corbeaux, de vautours, de gypaetes, de plantes, d'arbres, de moutons, de chèvres, de bergers, de siestes sous les arbres, le corps lové dans les cailloux tièdes,, de plantes encore et toujours.

8 jours dehors.

Bon sang, qu'est-ce que c'est merveilleux d'être dehors ici. Malgré le froid, malgré le chaud. Malgré la fatigue. Malgré les dangers (qui ne sont pas extrêmes hein!).

Je pourrais embrasser ces montagnes si j'avais les bras assez grands.

vendredi 29 mai 2015

Automne

Hier le temps a fluctué entre bourrasques de vent - nuages gris foncé et grand soleil.
On a gelé et cuit, en alternance, et j'ai fini la journée complètement cuite du grand air.
Aujourd'hui la température a fluctué entre 9 et 11°C, les nuages gris ne sont pas partis et il a plu.
Nous avons fui vers le bas et avons passé la journée en ville où le soleil brillait beaucoup et la température était idéale.
Une journée de "pause" (aka pas de terrain), une journée sans être congelées, quelques petits achats (Val, ton souhait est exaucé), une boisson chocolatée sur une terrasse face à la mer avec notre cher collègue et ami grec, un ravitaillement (en nourriture, en essence) et un retour dans les nuages, dans la tourmente, dans le froid.
La douche à peine tiede (pas de soleil, l'eau chaude est un luxe solaire ici), mais de grosses couvertures, un repas bien chaud et un verre d'alcool fort.
Demain l'été devrait être de retour, et nous aussi sur le terrain.

Bonne nuit les amis!

mardi 26 mai 2015

Sourires, cigognes, orages

Aujourd'hui mon sourire lui a permis de me murmurer tout bas, alors que personne n'entendait qu'il aimait mon sourire.
Aujourd'hui j'aurais aimé ne pas sourire.
Aujourd'hui j'aurais aimé trouver les mots pour l'envoyer paitre au lieu de juste grimacer et secouer la tête.
Aujourd'hui j'aurais aimé qu'il ne soit pas autant tenace, borné et voyeur.
Ce soir j'ai décidé que j'allais transformer mon regard en arme et en muraille et que j'allais lui dire non, et lui dire, en grec, "den mporeis na pes auto se mena".
Ce soir j'espère que le vent qui souffle en furie dehors m'apporte beaucoup de courage et de résistance.

Aujourd'hui j'ai vu une cigogne qui pataugeait dans une mare parmi les moutons.

Aujourd'hui nous avons été pris dans un orage et avons couru jusqu'à la voiture sur un chemin très caillouteux avec nos lourds sacs sur le dos.

Ce soir le ciel était violet, orange et gris foncé, rempli de poussière rouge.

Maintenant le vent souffle et hurle sous les portes.

Demain est un autre jour, mais dès à présent je suis puissante, courageuse et j'ose affronter les hommes, qui qu'ils soient.


lundi 25 mai 2015

karpouzi kai kerasi

Premières cerises dégustées debout sur le parking du supermarché et puis en roulant pour remonter dans la montagne.
Premières tranches de pastèques juteuses, goutues, dégustées assise sur un caillou surplombant la haute plaine avec le sourd vrombissement de l'autoroute à abeilles au dessus de ma tête.


samedi 23 mai 2015

sans dénouement

Le vrombissement des milliers d'abeilles qui emplit l'air de l'après-midi, augmentant en crescendo jusqu'à atteindre des sommets quasi insupportables. Pas au niveau de l'intensité du bruit, mais parce que ce vrombissement profond est comme une musique de film d'horreur ou de film à suspense, qui augmente, augmente, augmente, sans jamais qu'apparaisse le truc qui fait peur, ou sans dénouement final.

Le double d'espèces dans le premier plot, une orchidée dans ce plot, une autre aperçue dans le second plot. 58 espèces comptées aujourd'hui dont une vingtaine encore à déterminer et plusieurs totalement inconnues, sans fleurs, sans rien sauf des feuilles vertes ou des fruits secs.

On avance, lentement, mais on avance surement.

Bonne nuit depuis les montagnes, tout là bas au sud.

vendredi 22 mai 2015

deux filles...

Deux filles dans un micro 4x4, un coffre rempli de sacs et valises, de livres de détermination, de journaux et de presses à plantes... c'est le début d'une aventure...

mercredi 20 mai 2015

filer à toute vitesse à travers le noir

Je vous écris ce message alors qu'il est bien trop tard, et que j'entends dans mon dos la glace qui vient de tomber de mon glacier personnel (aka congélateur en décongélation) se dissoudre en gouttelettes de glace liquide (eau) dans l'évier.
Ce soir je suis rentrée de chez ma maman, à pied en train et puis en bus de remplacement car les voies étaient bloquées pour causes de travaux. Bon.
J'étais assise devant un individu qui sentait la bière et le tabac froids, et qui a émis un joli rot bien fort au moment de s'asseoir.
A côté de moi était assis un type en shorts bleu électrique, vélo, gros sac à dos, fusil d'assaut et polaire militaire... Intriguant mélange.
Le chauffage du bus était allumé sous nos jambes tandis que de l'air froid se déversait depuis les aérations situées au dessus de nos têtes... un petit souvenir de la Sicile.
Il faisait nuit noire et le bus filait à toute vitesse sur la route principale, reliant les gares éparpillées à travers la campagne.
A un moment il a quitté la route principale pour s'engager sur une petite route... il n'y avait aucune lumière visible et aucun changement de décor, alors pendant quelques minutes j'ai eu la nette impression de filer à toute vitesse tout en n'avançant pas d'un orteil... est-ce possible de faire du sur place tout en continuant d'aller de l'avant?
La nuit distort l'espace.


mardi 19 mai 2015

Condensé d'un périple intense et magnifique

Jour 1: premier essai
on est restés en Suisse pour cause d'aéroport en flammes. On a tous eu droit à un aller-retour entre l'aéroport et chez nous, et j'ai passé une grande partie de la journée au téléphone avec diverses personnes.
J'vous mets pas de photos car je n'en ai aucune de ce jour là.

Jour 2: let's try again!
Deuxième tentative fructueuse cette fois-ci. Un vol direct pour l'île. On s'est retrouvés dans le même avion qu'un groupe de chercheurs en camp, venant de mon ancienne Université. Intéressante coincidence. On les a recroisés d'ailleurs sur le flanc d'un volcan sur une mini île au milieu de nul part. krékré.
On a fini par tous arriver à destination, et au final ceux qui venaient du plus loin (Chine) ont eu moins de problèmes que ceux qui venaient du plus proche (une autre île de la Méditerranée, avec un joli et très long détour par l'Allemagne... oui, tout est possible).
Premier repas: une foison de pizze; une première pour notre collègue chinois.
Premières visites, premières impressions, premier goût de ce que sera la semaine.
Arrivée dans notre premier gite rural, premier repas succulent dans un mini village où a grandi un de nos accompagnateurs.
Première observation des étoiles si belles dans le ciel noir. D'ailleurs ce fut l'endroit d'où on a pu les voir au mieux.
Nuit emplie de mille-pattes qui faisaient "cri-cri" contre les murs du gite.

Petites étoiles qui elles n'étaient pas dans le ciel

Jour 3: visite du cousin de mon arbre.
Nuit suffocante et mouvementée, avec réveil très matinal du à 2 étudiantes qui se sont levées plus de 1h avant l'heure du petit déj (ne me demandez pas pourquoi, après 30 min elles avaient déjà fini de se préparer... ouais...).
Longue marche dans la nature et rencontre avec les graminées locales (fuck you all). Découverte que la notion de sandwich sicilien ne correspond pas à la notion helvète: sandwich = pain + 1 morceau de fromage ou de jambon entre les tranches, et basta, rien de plus (burk).
Visite de l'arbre rare et de ses moultes tiques.
Gouttes de pluie et longue route pour aller dans un autre coin de l'île.
Découverte que notre chauffeur est très particulier et pas du tout sympathique et que son bus a de graves problèmes techniques (heureusement tout s'est relativement bien passé malgré tout).
Re observation des étoiles, qui cette fois-ci se voient un tantinet moins alors qu'on est encore plus au milieu de nul part.

L'Etna domine le paysage

Jour 4: des arbres des arbres et encore des arbres
Nuit paisible, j'ai eu une chambre pour moi toute seule (ce qui aussi m'a permis de ne pas réveiller mes collègues en me mouchant tout le temps - rhume des foins quand tu nous tiens...).
Visite matinale en petit comité d'un gigantesque chêne caché au bord d'un ruisseau.
L'air était frais, la lumière belle, c'était chouette.
Visite d'une forêt bien particulière et puis montée le long d'une montagne très très riche en plantes endémiques pour voir un sapin bien particulier (et oui j'ai résisté à en couper un exemplaire pour en faire un sapin de Noël... mais l'idée m'a traversé l'esprit). Beaucoup de plantes et des paysages magnifiques aujourd'hui. Une queue de lézard qui se tortille toute seule sur le sol.
Et puis à nouveau un relativement long trajet en bus, d'autant plus long que l'autoroute s'est effondrée à cause de mouvements de terrain... trajet qui passe toujours très vite parce que la compagnie est chouette et que les discussions sont intéressantes.
Arrivée dans une sympathique petite ville très jolie... on écoute un prêche dans la belle église locale, premiers gelati pour une grosse partie du groupe, visite des lavoirs superbes, photo de groupe et pieds dans la mer et dans le sable tiede sous les centaines d'hirondelles qui voltigent. On a presque vu le coucher du soleil. Presque.

Lumière du soir

Jour 5: de l'aube jusqu'à bien après le crépuscule
Réveil très matinal à 3h du matin (ou je ne sais plus quelle heure mais c'était très très tôt)... enfin, départ plus d'une heure après, mais les 2 miss avec qui je dormais ont mis leur réveil bien en avance pour se préparer pour finir par se réveiller seulement 20 min avant l'heure du départ alors que moi j'étais bien réveillée depuis des lustres et je faisais un bruit immense pour retrouver ma brosse à cheveux enfouie dans ma valise posée dans un endroit exigu. krékrékré. Traversée de la ville endormie avec toutes nos valises à roulettes comme un troupeau de boites de conserves retentissantes.
On a vu le lever du soleil magnifique. On a pris le bateau pour les îles éoliennes. 2h de ferry sur une mer paisible et presque personne à bord. On a pu se poser et travailler un tantinet et fermer les yeux quelques instants.
Arrivée à Lipari... on a pris possession de nos chambres dans une auberge superbe.
A nouveau le hasard a fait que je puisse avoir ma propre chambre. Je déguste, c'est un luxe.
Départ rapide pour une marche sur Lipari... alors que le programme initial aurait été après-midi libre. Kerf.
Mais c'était superbe. Paysages intéressants, chaleur étouffante, marche interminable dans des paysages très beaux,  fatigue physique persistante, mais la compagnie est chouette et la vie est belle.
Et malgré la fatigue, on a continué à rire jusque tard dans la nuit.
J'ai enfin dormi une nuit entière, d'une seule traite sans me réveiller et ai appris le lendemain que mes collègues étaient eux restés debout jusqu'à 2h du matin avec une relative gueule de bois pour certains.

De bien drôles créatures dans les figuiers de barbarie (non indigènes)
Jour 6: de mer et de monts

Départ pas trop matinal (et donc savouré et apprécié) pour Stromboli (lisez 1h30 de mini bateau). J'appréhendais énormément cette partie du voyage parce qu'en tant que bon helvète du milieu des montagnes mon pied marin est inexistant. Mais cela s'est mieux passé qu'anticipé. Certes je n'irai pas lire un livre sur le bateau, mais j'ai pu discuter de manière relativement aisée avec mes collègues sans avoir trop envie de vomir. Le retour fut encore mieux. Je peux même dire que je l'ai savouré. Ha! C'est une habitude à prendre dira-t-on.
On est montés sur le stromboli... magnifique. J'vous mets 2 photos pour vous montrer l'ampleur du phénomène.
Au retour on a croisé le groupe de chercheurs qui venaient de mon ancienne université... ainsi qu'un couple qui a leur odeur devaient avoir été le jour d'avant à Vulcano... krékré.
Petite pensée pour mon papa qui est lui allé dormir au sommet du Stromboli lorsqu'il était jeune!
Grandeur

Gigantesque
Jour 7: on remet ça.
Encore un volcan; Vulcano cette fois. Un départ matinal finalement retardé parce que le ferry est annulé (arf)... Ce qui au final nous a permis de manger encore une fois une granita (trop booon, miam, miam, miam) et visiter la splendide vieille ville de Lipari.
On est accueilli à Vulcano par son odeur particulière d'oeuf pourri sous un soleil de plomb de milieu de journée et très peu d'air frais. Autant vous dire que les 800m de montées furent plus qu'ardus. L'idée était de pic-niquer en haut (parmi les odeurs de soufre), au vent frais... J'y suis restée 3 minutes et suis redescendue directement. Il y faisait trop chaud, trop d'odeurs, trop de tout avec mes voies respiratoires déjà irritées par la poussière ambiante, le pollen et les particules dans l'air, et j'ai bien fait.
Autant la montée au Stromboli le jour d'avant devait être plus longue en effort et en km, autant elle m'a semblé tellement plaisante comparé à la montée sur le Vulcano.
Ensuite on est revenus sur le continent... avec la surprise de découvrir l'Etna en éruption et de profiter ce soir encore de pouvoir l'observer et le ressentir avec tous nos sens alors qu'on se trouvait à son pied (aka mon post de l'autre jour).

Cette photo illustre ma souffrance. De la poussière à ne plus en finir sous un soleil de plomb.
Jour 8: pourquoi changer? encore un volcan, on ne s'en lasse pas!
Pour notre dernier jour complet sur l'île on est montés sur l'Etna en faisant au moins 15 haltes pour observer diverses plantes rares ou diverses choses intéressantes... et avons aussi visité un gigantesque châtaignier (qui probablement est un amalgame de plusieurs gros et vieux châtaigniers, mais chut, ne gâchons pas la légende).
Et puis on est allés voir de plus près également la langue de lave qui se déversait dans la Vallée des boeufs... ce qui a impliqué grimper un coteau boisé sous un vent violent et de la poussière partout (soulevée par les pieds des gens devant ou derrière mais aussi lié au volcan). Ce fut ardu pour mes bronches et mon corps fatigué par le manque de sommeil des derniers jours.
La vue fut moins spectaculaire qu'anticipée... et finalement j'ai trouvé une vue beaucoup plus belle à 15m du bus alors que je m'isolais pour faire une pause pipi. (krékrékré).
Ce soir là on s'est retrouvés dispersés à travers Catania et sa chaleur étouffante et avons partagé notre dernier repas ensemble. La soirée est un peu floue dans ma tête parce que j'étais tellement fatiguée (parce que j'avais quand même observé les éruptions jusqu'à 1h30 du matin le jour même)... je sais seulement que je me suis couchée autour de minuit et que le réveil était programmé à 3h pour retourner à l'aéroport prendre notre avion... certains visiblement ont fait nuit blanche et se sont ramassés des légères cuites (génial pour le voyage en avion, je ne recommande pas!).

Langue de lave fumante et mon point de vue pour faire pipi...
Jour 9: aurevoir les amis
Alors voilà, on s'est retrouvé avant le lever du soleil à l'aéroport, avec une longue file d'attente alors que notre avion était retardé de presque 2h.
Nous avons dit aurevoir aux membres de notre groupe qui prenaient un autre vol que le notre ou qui restaient sur place, et notre grande congrégation helvètique s'est envolée cette fois-ci pour Rome... où nous avons du courir à travers l'aéroport pour rejoindre notre vol pour la Suisse. J'ai vu le terminal réduit en miettes par l'incendie de la semaine précédente... et puis j'ai dormi pendant une grosse partie du voyage, si bien qu'en arrivant en Suisse j'étais persuadée qu'on était toujours en Italie.

Et voilà, le voyage magnifique et intense est terminé et j'ai fini mon résumé.
Vous lirez ici seulement la partie racontable du récit.
Il y a tout le reste que je ne parviens pas à mettre en mots.
Ou qui est trop secret pour être exposé aux yeux de tous.

Joyeux été à vous tous!