Ouhhhh, je te vois arriver de loin, toi, cycliste invétéré qui mouline des mollets tous les jours et qui doit subir/vivre/survivre aux comportements pas toujours sympathiques des quadricycles (voitures et autres trucs à 4 roues ou plus). Tu te dis "et voilà, encore une qui a une dent contre les cyclistes et qui râle...".
Oui, mais non. :) Tu peux lire la fin du billet pour comprendre pourquoi je dis cela.
Alors, commençons mon histoire du jour.
Aujourd'hui j'ai sorti mon véhicule du garage, et j'ai roulé en direction du travail, comme je le fais régulièrement lorsque je n'utilise pas les transports publics (ah, la liberté d'avoir son propre véhicule, de pouvoir arriver et partir quand on le souhaite, de se parquer directement devant son lieu de travail, ne pas attendre 14.5 minutes le bus suivant parce qu'on a raté celui d'avant, ne pas se sentir comme une sardine l'après-midi lorsque tout le monde rentre et prend le même bus). Bref. Vous avez compris.
Sur le chemin du travail il y a une route en pente, que je dévale en roue libre, la plupart du temps, laissant le poids de mon véhicule, de mes sacs très lourds et de mon corps m'entrainer vers le bas. Au bas de la pente la piste cyclable débute ainsi que la voie de bus. Au bas de la pente il y a un chemin qui arrive par la droite, un chemin lui aussi en pente, mais un chemin secondaire avec un joli panneau rouge hexagonal avec 4 grosses lettres blanches écrites en majuscules dessus, et si ce n'était pas suffisant avec les 4 grosses lettres blanches encore écrites en plus gros sur le sol au bout du chemin. Chemin qui déboule sur la route principal par un angle droit, voire un angle un peu plus serré même, et une fantastique haie de thuyas gigantesques qui réduit la visibilité à néant. Mais vu que c'est une route interdite à la circulation (sauf piétons, cyclistes et co.) ce n'est pas très très dangereux... ou pas...
Ce matin donc, une cycliste a déboulé à toute vitesse (bon, c'est relatif, elle devait entamer son angle serré donc elle n'allait pas si vite que ça, mais elle allait à une vitesse relativement rapide) du chemin pour rejoindre quelques mètres plus loin sa piste à elle, sans s'arrêter au stop (déjà que c'est une infraction au code de la route ça, mais passons outre, parce que en soi ce n'est pas si rare pour un cycliste de ne pas respecter un stop... qui n'a pas fait ça déjà?) mais le sommet du sommet c'est qu'elle n'a pas daigné lancer un coup d'oeil à gauche pour voir s'il arrivait du trafic depuis la route principale avant de s'élancer, ni même n'a freiné... rien. Que dalle. Niente.
Alors oui, j'ai du freiner (bon, j'ai anticipé alors je n'ai pas dérapé ou quoi que ce soit) pour ne pas lui foncer dedans vu que j'allais plus vite qu'elle, entrainée par mon élan de pente et non, je ne pouvais pas me déporter sur la gauche parce qu'un autre véhicule était en train de me doubler. Et oui, je me méfie de cet endroit depuis que j'ai failli télescoper un cycliste il y a 3 ans qui a fait exactement la même chose et créer un accident parce que j'avais été obligé de me déporter sur la gauche alors qu'il y avait une voiture qui tentait là aussi de me doubler.
Franchement, espèces d'inconscients! Je veux bien que le fait de vous arrêter au stop vous fasse perdre votre élan et que c'est chiant d'après devoir repartir de zéro pour pédaler sur le faux plat, mais un jour ça va très très mal se finir.
Parce que l'ironie dans cette histoire (et c'est là où toi, le protecteur du cycliste peut ravaler ta remarque désobligeante envers les autres usagers de la route) c'est que aujourd'hui (et la 1ère fois aussi) je me rendais en VELO au travail (c'est aussi un véhicule privé!), et que si je n'avais pas pu freiner pour éviter la cycliste j'aurai fait un fantastique vol plané au dessus de son vélo et aurai atterri sur la route, probablement sous les roues de la voiture qui me doublait à ce moment là. Et que non, je ne pouvais pas faire d'écart trop prononcé vers la gauche pour éviter la cycliste parce que sinon je me serai moi-même fait shooter par le véhicule qui me talonnait.
Alors oui, aujourd'hui je suis cycliste et je râle contre une autre cycliste. Ca arrive.
The end.
Oui, mais non. :) Tu peux lire la fin du billet pour comprendre pourquoi je dis cela.
Alors, commençons mon histoire du jour.
Aujourd'hui j'ai sorti mon véhicule du garage, et j'ai roulé en direction du travail, comme je le fais régulièrement lorsque je n'utilise pas les transports publics (ah, la liberté d'avoir son propre véhicule, de pouvoir arriver et partir quand on le souhaite, de se parquer directement devant son lieu de travail, ne pas attendre 14.5 minutes le bus suivant parce qu'on a raté celui d'avant, ne pas se sentir comme une sardine l'après-midi lorsque tout le monde rentre et prend le même bus). Bref. Vous avez compris.
Sur le chemin du travail il y a une route en pente, que je dévale en roue libre, la plupart du temps, laissant le poids de mon véhicule, de mes sacs très lourds et de mon corps m'entrainer vers le bas. Au bas de la pente la piste cyclable débute ainsi que la voie de bus. Au bas de la pente il y a un chemin qui arrive par la droite, un chemin lui aussi en pente, mais un chemin secondaire avec un joli panneau rouge hexagonal avec 4 grosses lettres blanches écrites en majuscules dessus, et si ce n'était pas suffisant avec les 4 grosses lettres blanches encore écrites en plus gros sur le sol au bout du chemin. Chemin qui déboule sur la route principal par un angle droit, voire un angle un peu plus serré même, et une fantastique haie de thuyas gigantesques qui réduit la visibilité à néant. Mais vu que c'est une route interdite à la circulation (sauf piétons, cyclistes et co.) ce n'est pas très très dangereux... ou pas...
Ce matin donc, une cycliste a déboulé à toute vitesse (bon, c'est relatif, elle devait entamer son angle serré donc elle n'allait pas si vite que ça, mais elle allait à une vitesse relativement rapide) du chemin pour rejoindre quelques mètres plus loin sa piste à elle, sans s'arrêter au stop (déjà que c'est une infraction au code de la route ça, mais passons outre, parce que en soi ce n'est pas si rare pour un cycliste de ne pas respecter un stop... qui n'a pas fait ça déjà?) mais le sommet du sommet c'est qu'elle n'a pas daigné lancer un coup d'oeil à gauche pour voir s'il arrivait du trafic depuis la route principale avant de s'élancer, ni même n'a freiné... rien. Que dalle. Niente.
Alors oui, j'ai du freiner (bon, j'ai anticipé alors je n'ai pas dérapé ou quoi que ce soit) pour ne pas lui foncer dedans vu que j'allais plus vite qu'elle, entrainée par mon élan de pente et non, je ne pouvais pas me déporter sur la gauche parce qu'un autre véhicule était en train de me doubler. Et oui, je me méfie de cet endroit depuis que j'ai failli télescoper un cycliste il y a 3 ans qui a fait exactement la même chose et créer un accident parce que j'avais été obligé de me déporter sur la gauche alors qu'il y avait une voiture qui tentait là aussi de me doubler.
Franchement, espèces d'inconscients! Je veux bien que le fait de vous arrêter au stop vous fasse perdre votre élan et que c'est chiant d'après devoir repartir de zéro pour pédaler sur le faux plat, mais un jour ça va très très mal se finir.
Parce que l'ironie dans cette histoire (et c'est là où toi, le protecteur du cycliste peut ravaler ta remarque désobligeante envers les autres usagers de la route) c'est que aujourd'hui (et la 1ère fois aussi) je me rendais en VELO au travail (c'est aussi un véhicule privé!), et que si je n'avais pas pu freiner pour éviter la cycliste j'aurai fait un fantastique vol plané au dessus de son vélo et aurai atterri sur la route, probablement sous les roues de la voiture qui me doublait à ce moment là. Et que non, je ne pouvais pas faire d'écart trop prononcé vers la gauche pour éviter la cycliste parce que sinon je me serai moi-même fait shooter par le véhicule qui me talonnait.
Alors oui, aujourd'hui je suis cycliste et je râle contre une autre cycliste. Ca arrive.
The end.

