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lundi 24 novembre 2014

sur le crâne

Il y a quelques jours, alors que je me rendais d'un point A à un point B, à pied, le long d'une route villageoise, j'ai été dépassée par une famille de cyclistes. Un papa suivi de deux jeunes enfants qui zigzagaient un peu sur leurs vélos de grands et une maman. Aucun n'avait un casque (ce qui m'a plutôt étonné d'ailleurs, je me suis faite la réflexion sur le moment).
Plus loin, alors que j'étais dans le village, j'ai été a nouveau dépassée par un cycliste qui roulait à allure soutenue.
Quelques secondes plus tard, et une centaine de mètres plus loin, j'ai entendu un cri et j'ai vu le cycliste faire un vol plané par dessus son guidon pendant qu'une boule blanche et beige se tordait sous ses roues, puis filait à toute vitesse se cacher sous une voiture...
Collision chat - cycliste.
Mouais.
Vérification faite (et assistance portée), le cycliste s'en est plutôt bien sorti. Aux premiers constats il était vivant et conscient, a pu se relever, a juré contre le chat (ce qui est bon signe toujours), n'avait rien de cassé dans son corps.
Par contre, sa visière de casque et ses lunettes étaient démolies et l'une de ses joues complètement éraflée.
Je vous dis, s'il n'avait pas eu son casque, je ne sais pas dans quel état il serait aujourd'hui. Il se serait peut-être fracassé le crâne sur le goudron. Et si ça avait été un des gosses sans casque?... Brrrrr.
Encore un exemple de pourquoi il est essentiel de porter un casque en vélo. On ne peut pas voir tout arriver. Un chat qui décide de filer depuis sous une voiture juste au moment où vous arrivez, ça ne se prévoit pas, ça ne s'anticipe pas. Et alors qu'une voiture avec sa tonne de ferraille réduira peut-être en pâté le chat, le vélo avec ses dizaines de kilos + votre propre poids + une roue toute fine n'a aucune chance. Et votre tête non plus.



lundi 4 août 2014

satanés cyclistes

Ouhhhh, je te vois arriver de loin, toi, cycliste invétéré qui mouline des mollets tous les jours et qui doit subir/vivre/survivre aux comportements pas toujours sympathiques des quadricycles (voitures et autres trucs à 4 roues ou plus). Tu te dis "et voilà, encore une qui a une dent contre les cyclistes et qui râle...".

Oui, mais non. :) Tu peux lire la fin du billet pour comprendre pourquoi je dis cela.

Alors, commençons mon histoire du jour.

Aujourd'hui j'ai sorti mon véhicule du garage, et j'ai roulé en direction du travail, comme je le fais régulièrement lorsque je n'utilise pas les transports publics (ah, la liberté d'avoir son propre véhicule, de pouvoir arriver et partir quand on le souhaite, de se parquer directement devant son lieu de travail, ne pas attendre 14.5 minutes le bus suivant parce qu'on a raté celui d'avant, ne pas se sentir comme une sardine l'après-midi lorsque tout le monde rentre et prend le même bus). Bref. Vous avez compris.

Sur le chemin du travail il y a une route en pente, que je dévale en roue libre, la plupart du temps, laissant le poids de mon véhicule, de mes sacs très lourds et de mon corps m'entrainer vers le bas. Au bas de la pente la piste cyclable débute ainsi que la voie de bus. Au bas de la pente il y a un chemin qui arrive par la droite, un chemin lui aussi en pente, mais un chemin secondaire avec un joli panneau rouge hexagonal avec 4 grosses lettres blanches écrites en majuscules dessus, et si ce n'était pas suffisant avec les 4 grosses lettres blanches encore écrites en plus gros sur le sol au bout du chemin. Chemin qui déboule sur la route principal par un angle droit, voire un angle un peu plus serré même, et une fantastique haie de thuyas gigantesques qui réduit la visibilité à néant. Mais vu que c'est une route interdite à la circulation (sauf piétons, cyclistes et co.) ce n'est pas très très dangereux... ou pas...

Ce matin donc, une cycliste a déboulé à toute vitesse (bon, c'est relatif, elle devait entamer son angle serré donc elle n'allait pas si vite que ça, mais elle allait à une vitesse relativement rapide) du chemin pour rejoindre quelques mètres plus loin sa piste à elle, sans s'arrêter au stop (déjà que c'est une infraction au code de la route ça, mais passons outre, parce que en soi ce n'est pas si rare pour un cycliste de ne pas respecter un stop... qui n'a pas fait ça déjà?) mais le sommet du sommet c'est qu'elle n'a pas daigné lancer un coup d'oeil à gauche pour voir s'il arrivait du trafic depuis la route principale avant de s'élancer, ni même n'a freiné... rien. Que dalle. Niente.
Alors oui, j'ai du freiner (bon, j'ai anticipé alors je n'ai pas dérapé ou quoi que ce soit) pour ne pas lui foncer dedans vu que j'allais plus vite qu'elle, entrainée par mon élan de pente et non, je ne pouvais pas me déporter sur la gauche parce qu'un autre véhicule était en train de me doubler. Et oui, je me méfie de cet endroit depuis que j'ai failli télescoper un cycliste il y a 3 ans qui a fait exactement la même chose et créer un accident parce que j'avais été obligé de me déporter sur la gauche alors qu'il y avait une voiture qui tentait là aussi de me doubler.

Franchement, espèces d'inconscients! Je veux bien que le fait de vous arrêter au stop vous fasse perdre votre élan et que c'est chiant d'après devoir repartir de zéro pour pédaler sur le faux plat, mais un jour ça va très très mal se finir.

Parce que l'ironie dans cette histoire (et c'est là où toi, le protecteur du cycliste peut ravaler ta remarque désobligeante envers les autres usagers de la route) c'est que aujourd'hui (et la 1ère fois aussi) je me rendais en VELO au travail (c'est aussi un véhicule privé!), et que si je n'avais pas pu freiner pour éviter la cycliste j'aurai fait un fantastique vol plané au dessus de son vélo et aurai atterri sur la route, probablement sous les roues de la voiture qui me doublait à ce moment là. Et que non, je ne pouvais pas faire d'écart trop prononcé vers la gauche pour éviter la cycliste parce que sinon je me serai moi-même fait shooter par le véhicule qui me talonnait.

Alors oui, aujourd'hui je suis cycliste et je râle contre une autre cycliste. Ca arrive.


The end. 

mercredi 16 octobre 2013

Vroum, vroum... ou plutôt "pédale, pédale"

Aujourd'hui j'ai décidé de remettre en état mon moyen de locomotion personnel (vélo). Celui qui trainait à la cave depuis 2 ans et qui n'a jamais été ressorti par flemme depuis que j'habitais dans une grande ville bien pentue et qu'il y avait trop de voies à croiser et trop de trafic pour moi (et qu'en plus j'ai l'abo des transports publics qui est déjà sur-rentabilisé au bout de 3 mois environ). Celui que j'ai utilisé quotidiennement pendant 4 ans avant de déménager dans la grande ville.
J'ai regonflé les pneus avec une micro pompe à la force de mes bras, j'ai huilé la chaine, resserré les freins, et vérifié qu'ils fonctionnaient bien.
Puis cette après-midi, je me suis lancée. J'ai pris mon casque, les trucs pour pas que le pantalon touche la chaine, les lampes, mon sac à dos et hop... Et j'ai bien failli rebrousser chemin au bout de 3 mètres. Parce que purée de purée, j'avais oublié que ce vélo ci m'écrabouillait profusément les parties intimes tellement je dois être penchée en avant sur la selle pour toucher le guidon (oui, le vélo est probablement trop grand, mais le vendeur qui me l'a vendu m'a dit que le modèle plus petit était trop petit pour moi). Et en plus, j'avais perdu l'habitude d'être autant penchée en avant sur un vélo (celui que j'ai utilisé chez ma maman ces dernières années est un bon vélo de filles, avec le guidon adaptable et où je peux pédaler presque assise tout droit (c'est nul pour les méga montées, mais c'est tellement agréable pour mon fessier et mon ventre)).
Bref. J'ai persévéré, et j'ai pris un peu des détours pour ne pas me retrouver directement sur la grande route à fort trafic, pour avoir un peu le temps de me réhabituer au vélo.
Environ 20 minutes plus tard, je suis arrivée à l'uni, suante, avec l'entrejambe bien aplati et une envie prononcée de vomir, plus des mega tensions dans la nuque et les épaules d'être autant penchée en avant tout en ayant un sac bien lourd sur le dos.
Ne me demandez pas comment j'ai fait pour pédaler pendant 4 ans sur un vélo autant non-adapté pour moi... (ni comment mon entre-jambe a survécu à ce massacre).
Toujours est-il que le dit vélo est relégué à la cave (pour le Monsieur lorsqu'il viendra me rendre visite, qui lui, a des jambes et un torse plus longs) et je vais ce week-end chercher le vélo confortable qui est chez ma maman et le rapporter en train jusqu'à chez moi.

... je dois encore survivre au trajet du retour ce soir... :)