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dimanche 6 décembre 2015
dimanche 19 avril 2015
Dans mon dos
Aujourd'hui, je n'étais pas tranquille lorsque je suis sortie me balader.
Il y avait quelque chose dans ma tête qui me donnait l'impression d'être un zombi et d'être aveugle (aveugle tout en voyant, c'est un sentiment étrange).
J'ai sursauté à tous les merles qui fouillaient dans l'herbe, j'ai eu l'impression que les mouches et les abeilles s'approchaient toutes de mes oreilles.
Je voyais le chemin sans le voir.
J'étais dans la forêt, au milieu de ses couleurs merveilleuses du début du printemps, sans y être véritablement.
C'était bizarre.
Puis, j'ai re-croisé ce foutu chien géant - cerbère avec sa maitresse.
J'l'ai pas regardé dans les yeux et mon coeur a battu très fort.
Même que je me suis retournée pour voir s'il ne s'était pas échappé... mais il avait déjà disparu derrière la colline.
Et j'ai eu cette pensée terrible qu'il me saute dessus par derrière et me morde une carotide et j'établissais des plans dans ma tête sur comment lui planter mon opinel (quelle trahison au couteau helvétique) dans sa propre carotide ou sur comment grimper sur l'arbre le plus proche (qui n'offrait aucune branche basse - mais c'est un réflexe d'enfance de protection contre les ours) ou si le fait de lui donner un mega coup de pied ou lui lancer un caillou dessus (en réussissant à viser correctement) suffirait à le faire fuir.
Ou le taper avec un bâton. Mais après j'ai pensé qu'il faudrait un bâton assez solide pour pas qu'il se brise sur sa tête puissante. Une batte de base-ball plutôt, pour le renvoyer comme une vulgaire balle au loin.
Bref.
Plus loin le long de mon chemin, alors que je m'engageais dans la forêt et ne pensais plus au chien (j'avais enchainé avec une réflexion sur les autoroutes à abeilles de mon île grecque), j'ai entendu un bruit dans mon dos.
Dans la fraction de seconde qu'il m'a fallu pour me retourner (et faire un bond), vous savez ce que j'ai pensé qu'était ce bruit?
cerbère, qui s'était échappé et qui courait pour me tacler et me mordre...
Mais non, c'était simplement un VTT-iste.
Pourquoi, dites moi, pourquoi la première idée qui me vient à la tête de ce qui pourrait faire ce bruit est cerbère?
J'aurais pu penser d'abord à un oiseau, à un randonneur, au vent, mais non, j'ai pensé à cerbère.
Il n'y avait aucune raison pour que cerbère revienne en arrière et m'attaque, aucune. D'autant plus qu'il devait déjà être à 1km de moi.
Aujourd'hui, dans mon dos il y a eu cerbère et un VTT.
dimanche 8 mars 2015
Cerbère et les bourgeons de saules
Aujourd'hui je suis retournée me balader plus ou moins sur le même parcours que celui que j'avais pris samedi passé.
Bien qu'il y ait encore de la neige par endroits, elle avait bien fondu et le printemps a continué à pointer le bout de son nez.
Les premiers Tussilages sont apparus alors qu'il y a une semaine encore, rien ne laissait deviner leur apparition éminente.
La boue avait séché par endroits, et était apparue là où la neige venait de fondre. Je me suis bien embourbée à nouveau et suis ressortie avec une jolie couche de boue sur les chaussures et sur les pantalons.
Le portail qui la semaine passé était bloqué par un gros tas de neige était redevenu accessible. Quelqu'un a d'ailleurs fermé la porte depuis. L'eau était toujours autant plate et lisse, reflettant à merveille les arbres alentours.
Et puis j'ai fait une découverte étonnante et belle. Les branches de saules qui avaient été coupées il y a des semaines déjà ont persisté à mettre leurs petits chatons soyeux argentés. Alors que la semaine passée rien ne laissait deviner une vie quelconque sur ces branchages coupés, cette semaine, les bourgeons commençaient à s'ouvrir pour laisser paraitre l'amorce des fleurs. La force de la nature...
Alors j'ai cueilli quelques branches coupées pour décorer ma table à manger et voir ce qu'il en adviendra.
J'ai aussi croisé cerbère, le gros chien qui laissait des empreintes gigantesques dans la neige ces dernières semaines. Il était impressionnant. Très grand. J'en ai eu peur. J'ai essayé de rationaliser mes sentiments mais je n'ai pas pu. C'est un de ces chiens d'une race qui a une mauvaise réputation, et la lueur que j'ai vu dans ses yeux ne présageait rien de bon. Une lueur sombre, haineuse, agressive. Il était tenu en laisse, mais je doute fort que sa maitresse aurait pu le contenir s'il s'était avéré qu'il avait décidé d'attaquer. Il m'a regardé avec un peu trop de persistance à mon goût. J'essayerai d'éviter de le croiser à l'avenir.
Bien qu'il y ait encore de la neige par endroits, elle avait bien fondu et le printemps a continué à pointer le bout de son nez.
Les premiers Tussilages sont apparus alors qu'il y a une semaine encore, rien ne laissait deviner leur apparition éminente.
| Feuilles de renoncule ficaire |
Le portail qui la semaine passé était bloqué par un gros tas de neige était redevenu accessible. Quelqu'un a d'ailleurs fermé la porte depuis. L'eau était toujours autant plate et lisse, reflettant à merveille les arbres alentours.
| Minuscules cardamines en bordure de chemin |
Alors j'ai cueilli quelques branches coupées pour décorer ma table à manger et voir ce qu'il en adviendra.
| D'la boue bien fraiche :D |
| Portail à nouveau accessible et reflets |
dimanche 1 mars 2015
Les sous-bois et prairies
Samedi, je suis allée m'aérer le museau. J'en ai profité pour photographier l'avancée de la végétation. Voici une petite sélection des merveilles que j'ai observé.
| Des feuilles de primevères qui sortent de sous les feuilles de hêtre |
| Des mousses toutes douces |
| Des petites pousses bien velues |
| Et d'autres violacées avec de longs cils |
| Des feuilles (d'Arum je suppose) enroulées |
| La toute première Anemone nemorosa (la même que l'autre jour) |
| Une foret de minuscules |
| Puis dans la prairie, des perles retenues par des brindilles |
| Les feuilles de pimprenelles bien vigoureuses |
| Le gazon tout aplati par la neige qui vient de fondre. |
jeudi 1 janvier 2015
Breathtaking
La beauté du paysage était absolument breathtaking en ce premier jour de l'an (j'utilise le mot anglais parce que je trouve qu'il représente mieux le sentiment que j'ai devant ce paysage plutôt que l'expression "à couper le souffle").
Ce que vous ne voyez pas véritablement sur la photo ci-dessus c'est la horde de gens qui se baladaient. "Mon" parcours était surpeuplé. Déjà que la fréquentation a fortement augmenté depuis qu'une partie du chemin est devenu balisé de flèches jaunes de sentier pédestre (ce qui n'est pas mal en soi, c'est un endroit magnifique, autant en faire profiter tout le monde mais c'est fou ce que cela a changé de rajouter des flèches jaunes le long du chemin préexistant... ). Tellement surpeuplé que j'en ai vite eu marre de dire "bonjour" à toutes les personnes croisées et que cela m'a un peu saoulé. Mais bon, z'ont bien raison de sortir s'aérer, eux aussi.
Surtout que le paysage était magnifique avec cette neige, le soleil et la brume légère.
J'ai aussi vu la lune qui venait de se lever, toute dodue et effacée.
Et puis, de drôles de signes dans un champ. Vous arrivez à les lire? Cela doit donner mieux vu du ciel que depuis mes 1m68 et des poussières. Ils se sont bien amusés. Notez qu'à part les traces qui vont et repartent du zéro + les traces qui continuent tout droit vers le fond du champ (probablement qqun qui n'a même pas remarqué ce qui était écrit), il n'y a pas de traces de pas entre les différents chiffres. Joli! Il y avait d'autres choses écrites dans le champ, mais je n'étais pas positionnée de manière adéquate pour les lire.
Je me demande combien de marcheurs sont passés à côté sans rien voir.
Bonne année 2015 :)
lundi 5 mai 2014
Vogue et vogue et vogue...
Oui, oui, l'arche de Noé vogue toujours vers des terres inconnues.
D'ailleurs, elles ont fait comment pour survivre les plantes si toute la terre était submergée? Et il a fait comment le 1er olivier (ou je sais pas quoi) pour respirer et survivre sous l'eau et garder toutes ses feufeuilles pour qu'une blanche colombe vienne en cueillir une et la rapporter à Noé?
Moi je dis, les écrivains de la bible, z'ont loupé l'épisode "les plantes non aquatiques ne survivront pas à une inondation extrême". Z'auraient du cultiver un potager sur le pont du bâteau moi je dis! M'enfin bref.
Toujours est-il que 10 jours post-déluge local, le soleil est enfin revenu (yeaaah!!!!) après 8 jours de pluie quasi continue. aaaah, que ca fait du bien. J'ai enfin pu ressortir mes plants de tomate qui se gorgent de soleil et j'espère que petit à petit le niveau d'eau des sous-pots baissera (j'ai même un développement d'algues bien vertes dans l'un d'eux, allez savoir pourquoi). :D
Nos caves sont encore mouillées. Hélas. Z'ont mis des pseudo ventilateurs, mais après les premiers jours de séchage fantastiquement merveilleux, à présent ce qui est encore humide l'est encore, et vu que ma catacombe personnelle se situe dans un des recoins les plus sombres et les moins aérés du sous-sol et que 2 des catacombes voisines à la mienne n'ont pas été touchées par leurs proprios et que l'une d'elle est pleine à craquer de matériaux absorbants (matelas et autres objets bien pompant), ben cela a véritablement de la peine à sécher...
Je viens de faire une lessive sommaire, à la force de mes mains/bras vu que feu la machine à laver est toujours en panne depuis le déluge (le réparateur est passé, mais vu que il a coché sur sa feuille de réparation "constat" et "avisé la gérance", je suppose que feu la machine attend d'être remplacée) et que je venais à manquer de sous-vêtements, de pantalons sortables et de pulls sortables, c'était indispensable.
ah, et de chaussettes. haaaaaaaa!!! Les chaussettes, déjà que je mets 3 jours de suite la même paire (oui je l'avoue, et non mes pieds ne puent pas, sauf si je mets mes escarpins de montagne).
Bref.
Sinon je vous mets quelques photos de ma sortie autour de la ville qui est historiquement parlant la grande soeur de la capitale helvète.
D'ailleurs, elles ont fait comment pour survivre les plantes si toute la terre était submergée? Et il a fait comment le 1er olivier (ou je sais pas quoi) pour respirer et survivre sous l'eau et garder toutes ses feufeuilles pour qu'une blanche colombe vienne en cueillir une et la rapporter à Noé?
Moi je dis, les écrivains de la bible, z'ont loupé l'épisode "les plantes non aquatiques ne survivront pas à une inondation extrême". Z'auraient du cultiver un potager sur le pont du bâteau moi je dis! M'enfin bref.
Toujours est-il que 10 jours post-déluge local, le soleil est enfin revenu (yeaaah!!!!) après 8 jours de pluie quasi continue. aaaah, que ca fait du bien. J'ai enfin pu ressortir mes plants de tomate qui se gorgent de soleil et j'espère que petit à petit le niveau d'eau des sous-pots baissera (j'ai même un développement d'algues bien vertes dans l'un d'eux, allez savoir pourquoi). :D
Nos caves sont encore mouillées. Hélas. Z'ont mis des pseudo ventilateurs, mais après les premiers jours de séchage fantastiquement merveilleux, à présent ce qui est encore humide l'est encore, et vu que ma catacombe personnelle se situe dans un des recoins les plus sombres et les moins aérés du sous-sol et que 2 des catacombes voisines à la mienne n'ont pas été touchées par leurs proprios et que l'une d'elle est pleine à craquer de matériaux absorbants (matelas et autres objets bien pompant), ben cela a véritablement de la peine à sécher...
Je viens de faire une lessive sommaire, à la force de mes mains/bras vu que feu la machine à laver est toujours en panne depuis le déluge (le réparateur est passé, mais vu que il a coché sur sa feuille de réparation "constat" et "avisé la gérance", je suppose que feu la machine attend d'être remplacée) et que je venais à manquer de sous-vêtements, de pantalons sortables et de pulls sortables, c'était indispensable.
ah, et de chaussettes. haaaaaaaa!!! Les chaussettes, déjà que je mets 3 jours de suite la même paire (oui je l'avoue, et non mes pieds ne puent pas, sauf si je mets mes escarpins de montagne).
Bref.
Sinon je vous mets quelques photos de ma sortie autour de la ville qui est historiquement parlant la grande soeur de la capitale helvète.
![]() |
| Les aubépines sont en fleurs. |
| immenses orties. :D |
![]() |
| Passage d'une commune à une autre. |
lundi 17 mars 2014
The sound of spring
Un titre en anglais, parfois cela vient plus facilement, sonne plus harmonieusement, convoie une autre image. Ici, en référence à la chanson de Simon & Garfunkel (cliquez ici: chanson) "The sound of silence".
D'ailleurs, l'anglais est la langue dans laquelle j'ai appris à écrire et lire en premier. Je n'ai pas su lire ni écrire en français jusqu'à ce que je sois en 4ème primaire, où j'ai rattrapé tout mon retard en un été passé à la montagne, ainsi qu'à la montagne de livres sous laquelle je me réfugiais. Ouaip.
Revenons donc à nos sons.
On parle souvent des odeurs du printemps, des visions de petites fleurs, herbes vertes, oiseaux virevoltants, chats en chaleur, rayons de soleil et tout et tout. On parle aussi souvent des chants des oiseaux. Mais il y a d'autres sons. Je partage avec vous trois d'entre eux.
Le bruit des pins. Les craquements de l'écorce, des pives, de l'arbre qui s'étire et se réveille au retour du soleil et de la chaleur. Si l'on reste assez longtemps sous un pin, on pourra y découvrir une mélodie même.
Cette après-midi, je suis sortie me balader. A chaque pas que je faisais j'entendais un bruit sourd. Indéfinissable. Profond et vibrant. Je n'entendais pas bien parce que mes pantalons crissaient et les feuilles mortes craquaient sous mes pas. Je me suis arrêtée et j'ai écouté. J'ai entendu un tronc d'arbre vrombir et résonner aux coups de becs répétés et sourds d'un Dendrocopus (ou pic, en français, mais difficile de dire lequel exactement à distance. L'était pas vert en tous les cas).
Et puis les bourdons sont de retour, grosses boules vrombissantes et lourdes.
:)
D'ailleurs, l'anglais est la langue dans laquelle j'ai appris à écrire et lire en premier. Je n'ai pas su lire ni écrire en français jusqu'à ce que je sois en 4ème primaire, où j'ai rattrapé tout mon retard en un été passé à la montagne, ainsi qu'à la montagne de livres sous laquelle je me réfugiais. Ouaip.
Revenons donc à nos sons.
On parle souvent des odeurs du printemps, des visions de petites fleurs, herbes vertes, oiseaux virevoltants, chats en chaleur, rayons de soleil et tout et tout. On parle aussi souvent des chants des oiseaux. Mais il y a d'autres sons. Je partage avec vous trois d'entre eux.
Le bruit des pins. Les craquements de l'écorce, des pives, de l'arbre qui s'étire et se réveille au retour du soleil et de la chaleur. Si l'on reste assez longtemps sous un pin, on pourra y découvrir une mélodie même.
Cette après-midi, je suis sortie me balader. A chaque pas que je faisais j'entendais un bruit sourd. Indéfinissable. Profond et vibrant. Je n'entendais pas bien parce que mes pantalons crissaient et les feuilles mortes craquaient sous mes pas. Je me suis arrêtée et j'ai écouté. J'ai entendu un tronc d'arbre vrombir et résonner aux coups de becs répétés et sourds d'un Dendrocopus (ou pic, en français, mais difficile de dire lequel exactement à distance. L'était pas vert en tous les cas).
Et puis les bourdons sont de retour, grosses boules vrombissantes et lourdes.
:)
lundi 9 septembre 2013
26
0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26...
26.
Ca y est, j'ai officiellement quitté le stade "quart de siècle", pour entrer dans le 2ème quart (intéressant comme pensée, cela fait tout à coup très vieux de se dire qu'on est dans le 2ème quart).
Pour fêter l'occasion, je suis partie me balader avec Monsieur N dans les Préalpes fribourgeoises. Aaah, mais quel bonheur de revoir ces verts prés. J'avais oublié que les prés pouvaient être autant verts en Helvètie, vu que mes yeux se sont habitués depuis 2 ans aux sombres couleurs du bitume citadin. Le vert vif partout, partout, partout. Cela rend joyeux. Et puis les milans dans le ciel. Leur ombre et le jeu d'essayer de les repérer sans se crâmer les yeux avec le soleil. Le soleil qui fut omniprésent pour ma journée d'anniversaire. Bleu ciel et vert pré gras. Clochettes de vaches, vrombissement des mouches et diverses choses volantes et cri du milan. Odeur de foin frais et bouse de vache. Menu splendide pour une 26ème journée d'anniversaire.
Au programme: passer du lac très sombre (en grec cela serait mavro limni, ou un truc du genre), grimper sur un chemin très raide, mais très raide, gambader dans les pâturages pour retomber de l'autre côté de la frontière linguistique (et donc enjamber les Röstis dans leur Graben) et finir la journée dans les bains thermaux.
J'ai eu l'impression d'être une citadine pure en grimpant la raide montée du départ. Aucune forme physique. Rien. arf, arf, arf. Ce qui m'a motivé à me fixer au moins 1 sortie de rando par mois (notez qu'au moins ce mois de septembre j'en aurai plus qu'une vu que je repars tantôt dans les montagnes de mon île grecque).
| Mousses en pleine "fructification" sur un talus, herbe verte, asteraceae jaune , poteau à vache, ciel bleu et soleil. |
On arrive (presque) en haut de la dernière montée et on s'arrête pour boire un Apfelschörle (z'avaient pas du jus de pomme pur) dans un alpage.
Et là, j'ai fait la citadine pure souche, parce que mon natel a sonné. Au milieu de nul part. Au beau milieu de la belle nature. Erf. Mais, mais, mais. Ce fut un cadeau d'anni inattendu.
Une gérance immobilière, qui me proposait un appartement (sous condition de changement de garant et que le nouveau garant remplisse les conditions x y z) (suite sur ce sujet dans un autre post).
Et puis la grimpée reprit (bien que moins raide), et on a vu un immense érable trop beau (photo), et des petites fleurs, de grosses vaches, des mousses trop belles, etc. On a pu tester des systèmes bien divers de passage des barrières à vache. Cela allait du tourniquet habituel ou de la barrière électrique qu'on ouvre avec une poignée (cas normaux) aux souches d'arbres ou cailloux posés des deux côtés pour pouvoir passer, aux espèces d'échelles pour grimper et redescende de l'autre côté... Franchement, y pourraient donner un thème à leur balade: "découverte de la diversité des barrières pour franchir les clôtures". On en a passé plus d'une dizaine et aucune n'était exactement pareille. niark, niark, niark. Je dois avouer que mes préférés sont les espèces de labyrinthes en bois trop étroits pour les vaches, parce qu'elles demandent le moins d'effort (pas besoin de soulever la jambe pour passer de l'autre côté). (oui, j'avoue, je suis flemmarde).
On a continué jusqu'à presque tomber de faim (pour ma part), c'était déjà passé 13h lorsqu'on s'est arrêtés pour manger, devant une petite chapelle toute choue avec une mega vue sur tout la vallée alentours. Après une petite détermination rapide de fleurette on a fait la sieste à l'ombre d'un tilleul et on a repris notre route. C'est peu après que mes pieds ont commencé à me faire mal (j'avais des new chaussures, et elles sont un tantinet dur), et ce fut un peu ardu d'arriver à notre destination. Mais nous y sommes parvenus, et nous avons été récompensés par des bains thermaux quasi vides (fallait être fou pour aller se plonger dans l'eau chaude alors qu'il faisait 29°C dehors) (oui... j'avoue, c'était presque trop chaud). Mais c'était chouette, et tout le devant de mes pieds ont pelé dans l'eau (charmant... je sais), et mes jambes se sont détendues. Et puis c'était chouette avec Monsieur N et au final on est restés quasiment 2h plongés dans l'eau... jusqu'à ce que nos doigts soient tous fripés.
Puis on est allés s'acheter un truc à manger dans un magasin et on s'est posés dans un pré pour observer le coucher du soleil derrière la montagne et manger en attendant le bus. Ensuite on a eu droit à un 2ème coucher de soleil, bien plus orangé que le précédent lorsque le bus est arrivé de l'autre côté de la montagne et on est rentrés à la maison.
Ce fut chouette et cela m'a fait tellement de bien.
| gigantesque érable! |
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