dimanche 28 décembre 2014

Les évasions de Cara et Laf, n°4

Avec bien du retard (pour cause de fêtes de fin d'année, de chocolat, de biscuits en forme de cochons, de gigot d'agneau et de neige), voici la 4ème édition de nos évasions.

Cette fois-ci, le mot est:

étoiles


Le principe reste toujours le même, dès lundi, vous pouvez publier entre une et six photos sur votre blog, et ensuite venir publier un petit commentaire ici ou chez Cara avec un lien vers votre article.

Surprenez-nous, faites nous nous évader...

Rendez-vous la semaine prochaine (donc dès demain en fait). 

vendredi 26 décembre 2014

Lune

Ce soir.
Une lune.
Telle un gigantesque sourire.
Orangé.
Dans le ciel noir.
Basse sur l'horizon.
Sublime.

mercredi 24 décembre 2014

Une page se tourne

Voilà, voilà.
Il m'en aura fallu du temps pour laisser murir ce projet auquel j'ai consacré de nombreuses heures depuis un peu plus de deux ans.
Ce fut ardu et pénible, parfois, surtout vers la fin.
Mais hier, l'ultime journée, fut belle.
Le soleil était présent.
Ma famille et amis aussi, en pensées ou physiquement.
Le stress est parti graduellement, et j'ai pu présenter tout ce que je voulais montrer, et aussi bien répondre à toutes les questions qui m'ont été posées.
Hier, j'ai tracé le point final sur une page d'un chapitre de ma vie.
Hier, j'ai soutenu mon mémoire.
Hier j'étais encore étudiante.
Aujourd'hui je suis toujours moi-même.


Joyeuses fêtes de fin d'années à vous tous, et bonnes vacances :)

samedi 20 décembre 2014

I stay up too late

I stay up too late...
...
Des extraits d'une chanson à la mode (ici, et version reprise cool ici).

Et hier soir, alors que I had stayed up way too late et que je peinais à m'endormir à 2h du matin, pour cause d'événement éminent imminent, j'ai eu l'illumination.

La cerise sur le gâteau.

La pensée qui rend le tout tellement plus pertinent.

Celle qui apporte une suite, une ouverture beaucoup plus importante qu'auparavant.

Et depuis, mon niveau de stress a diminué drastiquement, et mon coeur bat de manière beaucoup moins saccadée.

Encore quelques jours à patienter.


Aussi, je lis un livre où il a neigé, un hiver, 28 mètres de neige (véridique). ... Mon rêve d'enfant.  :D


mardi 16 décembre 2014

La ville au bout du lac

Aujourd'hui j'ai été précisément 2h dans la Grande Ville du bout du lac, tout à l'ouest.
Celle où j'ai fait 2 ans (qui se sont transformées en 3.5 ans) d'études qui m'ont fait royalement chier du début jusqu'au jour présent.
Presque 4h de trajets pour 2h de séjour.
Il n'y a pas de cohérence dans cette constatation.
J'ai bien amorti mon abo de train.
Vive mon abo.
Et j'ai profité pour bien travailler, les écouteurs dans les oreilles.
Déjà le train était bondé entre la ville d'avant et la Grande Ville.
Une dame à fort embonpoint s'est assise à côté de moi, ce qui fait que tout mouvement de ma part se transformait en coup de coudes involontaires.
Aujourd'hui ça m'a saoulé.
Je n'ai plus l'habitude d'être une sardine dans un train.
Ensuite un type s'est fait voler son porte-monnaie dans son manteau qu'il avait laissé accroché contre son siège alors qu'il s'était déplacé de siège. Qui a l'idée de voler un porte-monnaie dans un manteau, dans un train?
C'est pathétique le vol.
Puis la gare était bondée, of course, et les quais des trams également. Au point où j'ai du remonter tout le quai sur la route, pour constater que mon tram n'arriverait que dans 5 minutes, mais 5 minutes dans cette ville ne sont presque jamais 5 vraies minutes.
Alors j'ai eu le temps de marcher deux arrêts entiers et encore devoir attendre 4 minutes (ce qui montre qu'effectivement, il y a certains trajets qui sont beaucoup plus rapides à pied qu'en transports publics dans cette ville, réputée pour avoir les transports publics les plus lents du pays).
Et la cerise sur le gâteau c'est que les transports se ralentissaient entre eux. Lorsque 3 trams ou bus se suivent à la queue leu leu, forcément cela ne va pas vite.
Les gens sur les trottoirs bondés marchaient comme des escargots et l'air sentait la pollution urbaine.
Tout était gris. Je n'ai pas vu un morceau de verdure.
Et il y avait des gens partout.
Impossible de se retrouver tout seul.
Ensuite le tram était bien plein, of course, et je n'ai pas aimé être prise entre tous ces gens qui avaient l'air, tous, sans exception de tirer la tête et d'être gris et déprimés.
Mes mains collaient contre les barres pour se tenir et j'ai pensé à tous les gens qui avaient posé les mains avant moi sur ces barres vertes moches.
En plus quelqu'un a eu la merveilleuse idée de lâcher un pet dans cet espace confiné et surchauffé.
Merveille.
Au retour pareil, tram bondé, gens qui avaient l'air encore plus moroses et tristes.
Lenteur des transports.
Surchauffés.
Odeurs corporelles.
Slalom entre les badauds à la gare.
Comment j'ai pu faire ce même trajet 5 jours par semaine aux heures de pointe sans imploser?
Franchement je ne sais pas.
On fait avec, lorsqu'on ne peut pas faire autrement je pense.
Et on devient une once plus gris avec chaque jour qui passe.
Je ne vous dis pas comme j'ai été heureuse de rentrer dans ma petite ville de l'est.
L'air frais qui m'a accueilli à ma sortie du train.
Les quais non bondés.
Le magasin d'alimentation presque vide.
Le caissier qui vous regarde.
Le peu de trafic (au propre comme au figuré).
La rapidité des transports.
L'absence d'embouteillages.
La verdure - même psychologique (vu qu'il faisait nuit quand je suis arrivée).
Sans l'impression que toute personne est potentiellement un pic-pocket.
Les barres, rouges, dans le bus.

Je crois que je suis grande-villophobe.
Megapolophobe.
Et surtout de cette ville là.

(et oui, je ne suis absolument pas objective, mais j'ai détesté cette ville depuis le premier jour où j'y ai mis les pieds pour mes études, alors je ne peux pas y voir une seule qualité (même si elle en a surement... au moins un peu))


Exotisme teuton

L'autre jour, je suis allée poser mes orteils dans une ville teutonne particulière parce qu'elle a été fondée par la même famille que mon chef-lieu ainsi que plusieurs autres bourgades dans les environs.
Ce fut fort plaisant et exotique, malgré la foule de gens qui avaient eu exactement la même idée que nous.
La compagnie y était fort agréable et ce fut une très chouette journée.
Je n'ai aucune photo qui représente ce qu'on est allés y faire originellement et du coup je ne vous en dirai pas plus (libre cours à votre imagination).
Par contre, j'ai pu poser mon postérieur dans le train qui relie la capitale helvète à la capitale teutonne. Merveille! Cela donne des envies de lointain...
Exotisme du nord lointain

Exotisme teuton

Rigoles exotiques

Ferveurs exotiques

Contribution exotique

Exorcisme exotique?

lundi 15 décembre 2014

Brèves de bus

Je suis assise dans le bus, légèrement endormie par le roulement, le chauffage et le manque de sommeil.
Entre un homme qui s'assied derrière moi et que j'entends marmonner dans sa barbe (inexistante) tout en étant assaillie dans ma torpeur par son odeur de cigare de bas de gamme et d'alcool.
"gmmmblblblbbl".
Il se lève juste avant l'arrêt suivant (notez donc il est monté à l'arrêt précédent, je précise) et il dit bien fort, tout en inondant le bus de son odeur merveilleuse:
"Chauffeur!!! (les points d'exclamation sont nécessaires) Je descends vite acheter un billet. Vous m'attendez deux minutes" (et sans mettre de point d'interrogation à la fin de la phrase parce que sa question n'était pas une question mais plutôt une évidence dissimulée sous forme de question).
Le chauffeur un peu interloqué attend puis se lève lorsque l'énergumène prend un peu trop de temps à revenir.
Mais le voilà déjà de retour, remerciant quand même le chauffeur de sa bonne volonté.
50 mètres plus loin, le bus s'arrête à l'arrêt suivant (endroit aux arrêts très rapprochés, il y en a 3 en moins de 300m).
Je sors.
Le type à l'odeur de cigare de bas de gamme sort aussi.
Et s'en va.
Z'allez me dire pourquoi il a pas acheté de billet à l'arrêt où il est monté?
Z'allez me dire pourquoi il a voulu descendre à l'arrêt suivant pour acheter son billet?
Z'allez me dire pourquoi il a fait attendre le bus pour son billet alors qu'il descendait à l'arrêt suivant?
Z'allez me dire où est la logique dans tout ça?

Parce que moi je n'ai toujours pas compris.
Sauf que peut-être qu'il n'était pas très lucide.
L'homme à l'odeur de cigare de bas de gamme.


vendredi 12 décembre 2014

Adulté

L'adulté.
L'état d'être adulte.
Mot inventé par moi, juste maintenant, pour trouver un nom pour désigner l'état d'adulte. Adultère étant déjà pris, il me reste adultité?
Ou adulté?
Adulté ce sera pour les besoins de ce poste.

C'est quoi l'adulté?
C'est quand qu'on atteint l'adulté?
Est-ce que ça existe même l'adulté?
Peut-on l'atteindre en fait?

Je ne crois pas.

Lorsque j'étais plus jeune (et aujourd'hui encore), je voyais ces gens, ces "adultes", soit ces personnes qui semblaient avoir atteint l'adulté.
Mes propres parents, même.
Un stade qui est au delà de l'enfance et de l'adolescence somme toute.
Et qui se prolonge jusqu'à quand?
Jusqu'à toujours?
Peut-on se dés-adultiser?
Un adulte pour moi c'est quelqu'un qui a un travail (intéressant de mettre ce concept en premier dans ma phrase), une vie plus ou moins stable, peut-être des enfants, peut-être un conjoint.
Qui peut se torcher soi-même le cul (au propre comme au figuré), et donc qui s'occupe de lui-même et gère plus ou moins bien tout ce qui advient dans sa vie.
Un adulte, donc c'est quelqu'un de responsable (et de plein de mots qui finissent en -able, et on peut même y inclure misérable (parfois) et adorable (c'est en option)).
Vu de l'extérieur, un adulte, il n'a pas de doutes, ou très peu.
Il gère tout, parfaitement, ou presque.
Après tout, il est responsable.
J'ai toujours cru qu'un jour l'adulté me tomberait dessus, comme on peut tomber dans un trou, de manière inopinée, en se baladant.
Paf.
J'ai vécu tels et tels événements et expériences.
Paf.
Je suis adulte.

J'ai été naïve (et le suis toujours).

Aujourd'hui, je me rends compte que je ne serai JAMAIS adulte, dans un sens.
Oui, parce que l'adulté ça ne s'atteint pas.
Ca ne se quitte pas non plus, parce que cela N'EXISTE PAS.
Ce n'est pas un état qu'on atteint après des années d'enfance ou d'adolescence.
Ce n'est pas un état qu'on atteint à 18 ans (même si légalement, dans mon pays, dès 18 ans on est considéré comme adulte) ou le jour où L'on finit d'étudier.
Non.
On ne tombe pas tout à coup dans le chaudron magique de l'adulté, et on n'en ressort pas transformé.
L'adulté n'existe pas.
Il y a la vie, et ses méandres.
Point.
Je n'arrêterai surement jamais de me poser mille et unes questions.
D'avoir des doutes.
De faire des erreurs ou d'être irresponsable.
Parfois.
Je peux avoir des enfants, et un conjoint, un métier.
Et me torcher moi-même mon cul.
Je peux être responsable aussi.
Mais rien de cela ne me fera être adulte.
Voire, même, peut-être qu'avec le temps je serai de plus en plus frustrée parce que je penserai que malgré tous mes efforts, je ne suis toujours pas adulte.
Ou du moins, je ne me considère toujours pas comme ayant atteint l'adulté.
Peut-être même que je paraitrai avoir atteint l'adulté aux yeux d'autrui, même si au fond de moi je le rechercherai toujours cet état.

Aujourd'hui je me rend compte que l'adulté n'existe pas.
Aujourd'hui je me demande pourquoi beaucoup d'entre nous avons cette vision de l'adulté comme étant quelque chose qui existe et qui s'atteint ou s'acquière.
Pourquoi je pensais que c'était quelque chose qu'il fallait atteindre? Un but en soi?
Parce que cela frustre, un peu, beaucoup, énormément de ne pas se sentir adulte en fait, alors qu'on fait tant d'efforts inutiles pour y parvenir.

Aujourd'hui je décide d'essayer d'arrêter de vouloir être adulte.
Parce que l'adulté n'existe pas.

Je vais vivre ma vie, avec mes doutes, mes erreurs, mes mille et unes questions.
Mes doutes, erreurs et questions vont changer avec le temps.
Certains vont s'estomper, probablement.
D'autres arriveront, surement.
Mais rien de ce que je ferai ne me fera atteindre l'adulté.

Alors autant ne pas rechercher l'adulté.

Autant juste vivre, pour vivre.

Point.

jeudi 11 décembre 2014

compréhension incomprise

L'autre soir, couchée sur mon tapis, je racontais à ma maman, au téléphone, comment il y aurait tellement moins d'incompréhension, et donc de conflits, entre les gens, s'il était possible d'exprimer nos pensées directement de pensée à pensée, au lieu de devoir vectoriser nos pensées par des paroles, qui sont ensuite transmises à autrui qui les intègre et les interprète...
Interprétation qui peut donc être bien différente de ce que l'initiant a voulu exprimer.
Les paroles sont tellement imparfaites pour exprimer les pensées à l'intérieur de soi-même.
Comment je mets en mots ce sentiment diffus à l'intérieur de mon ventre?
Est-ce que je peux je résumer en un seul mot? Par exemple "colère"? Non.
Parce que si je dis "colère", toi, celui à qui je parle, tu ne vas pas forcément avoir une notion de colère qui est exactement comme le sentiment à l'intérieur de mon ventre. Déjà que moi j'ai plusieurs types de colères en moi parfois.
On peut bien sûr nuancer: "je ressens une contraction non musculaire et non physique à l'intérieur du ventre, qui chauffe et qui remonte jusqu'à dans ma gorge et dans mes sourcils, un sentiment pas très positif, qui envahit aussi mes mains et les fait presque légèrement trembler (presque parce qu'en réalité non) et qui me fait penser des idées sombres dans ma tête. Un sentiment qui pourrait être traduit en mots par colère". Mais en fait, toi, tu ressens peut-être la colère différemment, peut-être pas dans ton ventre, et du coup, est-ce qu'on peut mettre le même mot pour un sentiment différent?
Là, je vous donne un exemple simplissime.
Mais comment transmettre des idées complexes, ou sentiments complexes par des paroles si limitées et qui seront potentiellement interprétées d'une autre manière que ce que vous avez voulu dire, par celui à qui vous les dites???
Quand je pense à ces histoires de pensées, je pense toujours à Harry Potter (les livres donc, pas les films), ou Dumbledore met ses pensées dans le je sais plus comment ça s'appelle, mais le truc qui capture ses souvenirs pr plus qu'ils soient dans sa tête, et ce truc, Harry plonge dedans et voit les souvenirs de Dumbledore. Ben voilà, c'est exactement de ça que je parle, sauf que ça ne serait pas seulement pour les souvenirs, mais pour toute expression à autrui de ce qu'on a dans la tête.
Imaginez toute l'incompréhension qui serait évitée entre les gens? Les frustrations, les sous-entendus non compris, les conflits, voire les guerres même????...

(et oui, je suis de nouveau en colère, mais pour d'autres raisons. et je ne suis pas sûre que le mot colère soit le bon mot pour exprimer ce que je ressens)

Mordre

"Mais mordez! Allez-y fermez la bouche. Encore un peu. Allez-y!"

"mmmmhhggghhhhh"

"Allez, mordez!"

"mmmhhhh mais je peux paaas fermer plus! Le truc me rentre dans la gencive!"

"Allez, on ressaye. Ouvrez grand. Voilà. Maintenant fermez. Fermez! Mordez! Vous y êtes presque!"

"mmmmggghhhhhhaaaarrggg... mais je ne peux pas fermer plus! C'est trop grand. Ca rentre dans ma gencive du bas. Je ne peux juste pas!"

"Mais on a pas plus petit!"

"Vous n'avez pas plus petit?" (alors comment vous faites pour les enfants, hein????)

"Non... Bon, alors on va faire autrement. Donnez moi votre index. Voilà, un peu de gymnastique. Non, ne mordez pas, j'ai mon doigt dans votre bouche (erf, reflexe)! Bougez plus..."

"..."

"Voilà, c'est fini, vous pouvez tout lâcher"

La merveilleuse discussion avec l'assistante dentaire, hier, lorsque le dentiste a voulu avoir une radio de mes molaires inférieures gauches. Non, mais impossible de faire entrer leur papier radio + le support à papier radio dans ma bouche en la fermant. Impossible, leur truc m'incisait la gencive sous la langue tout en touchant mon palais alors que je n'avais même pas la bouche fermée.

Comme quoi, j'ai une petite bouche. Sachez le.

Ma vie est passionnante!

mercredi 10 décembre 2014

choux de Noël

Aujourd'hui j'ai fait un rêve empli d'arbres d'un petit village nocturne avec de gros platanes aux branches desquels pendaient, tels de magnifiques boules de Noël, de gros choux rouges et verts.
C'était très beau dans mon rêve, d'autant plus que les choux ouvraient leurs feuilles (en partant des plus externes) au fur et à mesure du temps.
Allez savoir... 

lundi 8 décembre 2014

Mue

L'autre soir j'ai repêché mon nounours de sous mon lit. Ca faisait au moins 2 mois qu'il y trainait (je suis ingrate, je sais) et il avait accumulé quelques minons. Et pendant que je le dépoussiérais et que je l'observais avec sa peau verte, j'ai pensé qu'il était temps pour lui de changer de peau, à nouveau. 
Voyez-vous, mon nounours change de peau toutes les quelques années. Lorsque j'étais petite, il changeait de peau plus fréquemment qu'actuellement parce qu'il était plus dorloté, suçoté, trainé partout qu'aujourd'hui. 
Et puis, je venais d'acheter en rab, un coupon de tissu trop joli. Un tissu que j'avais acheté parce qu'il me plaisait, mais sans idée précise de ce que j'allais en faire (comme la plupart des tissus qui trainent dans ma caisse à tissu et qui attendent d'être utilisé d'une manière ou d'une autre). Du coup, j'ai trouvé que ce nouveau tissu serait parfait pour revêtir et rajeunir mon nounours. 
Ce soir, je me suis mise à la tâche. J'ai mesuré, découpé, lavé, séché, tenté de repasser (avec une casserole chaude. je n'ai pas de fer à repasser. le truc de la casserole ne marche pas trop bien, sachez. Ca marche, un peu, lorsqu'on appuie bien fort sur la casserole sur le tissu, mais ce n'est pas top) le nouveau morceau de tissu. 
Puis j'ai reniflé une dernière fois l'odeur si particulière de mon nounours et j'ai retiré l'ancienne peau. 
J'aurais pu la laisser, et rajouter une couche par dessus (ce qui avait été fait les fois précédentes), mais j'avais envie d'enlever cette peau verte. 
J'ai retrouvé le billet que j'avais caché dans mon ours, lors de sa dernière mue, et qui date du 17 septembre 2005... il y a presque 10 ans donc. Un billet un peu délavé et déchiré. 
J'y avais écrit: 
"Moi, Laf, je jure par la présente sur mon nounours d'accomplir (mot indéchiffrable). 
D'aller jusqu'au bout de l'arc en ciel (mot indéchiffrable) qu'autrui puisse en penser! 
Le jugement (mots indéchiffrables, probablement "n'a pas") lieu d'être. 
Je jure de finir mon lycée avant de partir à la découverte et j'en relève le défi!
Je jure de ne jamais laisser tomber un projet, même s'il me parait trop dur. 
Je jure d'essayer d'être objective!
(mot indéchiffrable) aussi ici tout ce que j'aurais pu oublier. 
Mon Village, le 17.09.2005. 
Laf (copie 1/1). "
Emouvant de retrouver ce billet. Je me souvenais l'avoir glissé là (comme la boite remplie de petits trésors que j'ai enterré dans notre ancien jardin, au pied du noisetier il y a longtemps), mais je n'avais plus aucune idée de ce que j'y avais écrit. 
Presque 10 ans après, qu'est-ce que je peux dire...
- j'suis pas sûre de réellement vivre la vie que j'aimerais vivre, entre autres parce que je me limite dans beaucoup de choses parce que je ne m'accepte pas moi-même vis à vis du regard des autres. Je m'améliore, et depuis 10 ans je me suis bien améliorée, mais je n'arrive pas à complètement me contre-foutre du regard des gens. 
- j'ai fini mon lycée depuis belle lurette (ouf!). 
- ouais... heum, j'aimerais bien laisser tomber certains projets. J'ai déjà laissé tombé certains projets. Je crois. Ca arrive. 
- J'essaye d'être objective. Même si ce n'est pas facile toujours. 
- Je ne suis pas vraiment partie à la découverte du monde après mon lycée. Un peu, oui, en fait. Mais pas autant que ce que j'imaginais pendant mon lycée. J'avais l'impression que j'allais arpenter le monde, sac sur le dos et tout et tout. Mais ça, ça ne s'est jamais fait. Je suis trop peureuse pour partir toute seule avec mon sac à dos et au final cela ne m'intéresse pas vraiment de faire le tour du monde comme je me l'imaginais il y a longtemps. Aujourd'hui je sais que je suis pas le genre de personne qui aime aller visiter les villes du monde entier, notamment les villes ultra polluées ou ultra peuplées. Ca me rebute complètement et j'aurai plutôt envie de fuir. 
Lorsqu'on a 18 ans, on a l'impression que toute la vie est à nos pieds. Qu'on peut faire ce qu'on veut de notre vie. Qu'il n'y a aucune barrière, aucun frein. Rien. On est encore émerveillés par la vie. On a de l'énergie et beaucoup de motivation. C'est beau. 10 ans après, bof. Je suis fatiguée. C'est nul de dire ça. Je me demande bien ce que je fous avec ma putain de formation. Je réalise que j'ai passé l'immense majorité de ma vie assise sur un banc d'école, ou en train de réviser encore un pénultième examen et je me demande pourquoi? J'ai perdu beaucoup de mon innocence et de ma naïveté de jeune. Hélas. Je vois les jeunes surmotivés et je me dis "moi aussi un jour j'étais comme ça". Et cela me rend triste de voir que j'ai perdu cette partie de moi-même.
Longtemps j'ai attendu que ma "vraie" vie commence. Que tout à coup un élément déclencheur arrive et bouscule tout. Que je sois entrainée dans la vie et que je vive pleinement ma vie. 
J'attends toujours. Un peu. Mais aujourd'hui je réalise que je vis déjà la vraie vie. et qu'au lieu d'attendre, je devrais profiter de tous les petits instants qui arrivent. 
Au moins, depuis 10 ans j'ai progressé. Un peu, beaucoup, énormément, selon les facettes de ma vie. 

Bref. Donc revenons à nos moutons. 
J'ai donc refait à neuf mon nounours. 
Il a une odeur de rien actuellement avec sa nouvelle peau. Cela va prendre un certain temps pour qu'il se ré-impregne de son odeur merveilleuse de nounours. Mais je suis satisfaite de lui. Et j'y ai reglissé un petit billet avec des buts pour le futur. Je ne vous le lirai pas. Non. Peut-être dans 10 ans. 

Voici quelques photos de l'avant et de l'après. Enjoy. :)

Voici à quoi le nounours ressemblait depuis presque 10 ans

La peau à droite avec le corps du nounours à gauche, et les anciennes couches toutes abimées dessous.

Des trous, des plis et du tissu pas assez grand (cette couche a été faite par ma
grand-mère paternelle, et je me souviens avoir été triste lorsque j'ai vu qu'elle n'avait
pas eu assez de tissu pour tout le dos. 

Détail des couches de dessous. Tout usé! Il y a au moins 3-4 couches là. Et des bras qui ont été recousu en place. Pauvre nounours qui a du un jour perdre ou presque ses bras. 

Et voici la nouvelle peau. Toute belle blanche! Il a l'air pas très symétrique, mais je
crois que son état est accentué par le tissu et le fait qu'il est très légèrement de travers.
Ce fut ardu de couper les tissus à la bonne taille partout. Je ne me souvenais pas de
cette particularité il y a 9 ans. 


vendredi 5 décembre 2014

Colère

Aujourd'hui, je suis en colère.
Contre qui?
Contre quoi?
Je ne sais pas très bien en fait.
Contre tout.
Contre rien.
Contre eux.
Contre vous.
Contre moi.
Je ne sais pas.
Un événement qui déclenche une avalanche de sentiments.
Ca bouillonne.
Ca sort.
En larmes.
En bouffées de chaleur.
Avec ce sentiment au fond de mon ventre.
Et cette envie d'exploser.
Imploser plutôt.
Un événement que j'imaginais autrement dans ma tête.
Des vacances attendues qui arriveront plus tard que prévu.
Comment s'organiser?
Comment puiser au plus profond encore un peu d'énergie, de motivation pour finir?
Pour aller jusqu'au bout?
Moi qui déteste et ai tant de peine à finir les choses.
En freinant avec les deux pieds.
Les mains accrochées aux montants de la porte.
En ayant envie de tout envoyer bouler.
Avec ce sentiment que depuis le début de cette aventure il y a plus de 3 ans cela aura été dur et ennuyeux.
Tellement, en comparaison avec ce qui était avant.
Que j'ai du ramer.
Encore et toujours.
Que cela aura été chiant, du premier jour jusqu'au dernier, malgré des passages périodiques plus affectionnés.
Des questions.
Qu'est-ce que cela m'a apporté?
Des compétences acquises.
Rares dans l'ensemble.
Beaucoup de temps perdu.
Beaucoup de matière déjà oubliée.
Inutile.
De l'air.
Beaucoup.
Pollué parfois.
Et au final, quoi? un bout de papier attestant de mes compétences?
Ah bon?
Pourquoi j'ai continué?
Pourquoi j'ai persisté?
Pourquoi j'irai jusqu'au bout?
Pourquoi est-ce que je continue dans cette voie si intellectuelle?
Alors que j'aurais envie de toucher. de modeler. de créer, avec mes mains. avec mes doigts.
De produire quelque chose de beau.
De palpable.
D'utile.
Mais qu'est-ce que je ferais d'autre?
Est-ce que je m'en lasserais aussi?
Des doutes.
Toujours.
Des hésitations.
De la fatigue.
Physique et mentale.
Encore.
Et un mot, hors contexte total, avec lequel je me suis réveillée ce matin: connivence.
Aujourd'hui je suis en colère.

mardi 2 décembre 2014

weed & parfum

Lorsque depuis 3 jours, vos jeunes voisins ont recommencé à fumer de la weed (aka refait leur stock?) de bas de gamme, qui sent le putois mort sur tout le palier et qui s'infiltre par sous votre porte, principalement le matin à 7h ou le soir à n'importe quelle heure, et que par dessus un imbécile (pas d'autre mot) de voisin décide que pour changer l'odeur du corridor il n'y a rien de mieux que d'asperger tout le palier de parfum bon marché qui pue (au lieu d'ouvrir la porte d'entrée 5 min pour aérer), qui lui aussi s'infiltre (le parfum, pas l'imbécile de voisin) par sous votre porte tout en se mêlant à la weed-putois mort, vous avez juste envie de vous taper la tête contre le mur.

Mais pourquoi???

Maintenant la question que je me pose est a) est-ce que je mets un petit panneau dans le corridor pour demander au voisin aspergeur de parfum de cesser ou b) est-ce que je mets un petit panneau/vais sonner chez pour demander aux weed-eux de b.1) s'acheter de la bonne weed qui pue pas le rat en décomposition, b.2) fumer sous leur fenêtre ouverte, b.3) aérer le corridor après avoir fumé?

L'autre solution serait d'isoler ma porte d'entrée au niveau olfactif. 

lundi 1 décembre 2014

De toutes les couleurs (Les évasions de Cara et Laf)

Ce week-end, je suis partie à la recherche du ciel bleu et d'un peu de couleur, au dessus de la couche de stratus / brouillard qui règne sur les basses altitudes par ici depuis plus d'une semaine maintenant.
On en a vu des couleurs...

... du blanc, scintillant, première neige de l'année, reflétant toutes les couleurs...





... du bleu roi (même si sur la photo les couleurs sont un peu différentes) des dernières gentianes (d'ailleurs étonnant d'en voir si tard)...


... du jaune et du rouge des dernières potentilles...


... du violet d'une centaurée si belle...

et à nouveau du bleu chez une autre centaurée à raz du sol...


... pour finir, après toutes les petites fleurs dans les pâturages, nous avons pris de la hauteur et nous en avons vu de toutes les couleurs... le sentier qui nous a mené au sommet de la montagne longeait la crête... déjà pour y parvenir nous avons du grimper le long d'un escarpement rocheux... Puis, la crête en elle-même, par endroits était très étroite, tellement qu'il y a quelques mètres que nous avons fait à quatre pattes, n'osant marcher debout à cause du vide et des à pics si présents des deux côtés. Pour redescendre on a pris un chemin bien plus bucolique.
Mais quel silence... Pas un seul bruit. Rien. Les vaches étant déjà redescendues en plaine il n'y avait aucun son des cloches qui normalement ponctue les hauts pâturages helvètes. Et puisque notre sentier était très peu fréquenté il n'y avait pas de bruit d'humains. Aucune route. Aucun avion à proximité. Rien. Magnifique.
Et la vue... la vue à elle seule valait (presque) les frayeurs de la montée (il ne manque que l'oeil de Sauron au loin, dans le Mordor)...

N'hésitez pas à poster un lien vers votre billet ici ou chez Cara si vous souhaitez participer aux évasions. Je suis curieuse de voir comment vous avez interprété ce thème.
Très joyeux mois de Décembre!