vendredi 28 novembre 2014

Pluie

Il a plu, en 3 mois, cet automne, dans la partie de l'Helvétie qui se trouve de l'autre côté des grandes montagnes blanches, autant qu'il pleut en une année dans les montagnes de mon île grecque.
Il a plu, en 3 mois de l'autre côté des montagnes presque autant qu'il pleut en une année dans certaines régions de notre royaume.

Alors, va-t-il neiger tout autant cet hiver? Parce que je me dis, si en 3 mois il peut tomber plus de 1000mm de précipitations, en plaine, alors il pourrait très possiblement neiger tout autant... en plaine (je peux toujours espérer) --> mon rêve de tonnes de neige se réalisera-t-il cet hiver?


jeudi 27 novembre 2014

l'enveloppe

Je trouve un plaisir certain à, après avoir rédigé une lettre manuscrite, sceller l'enveloppe, la retourner pour retrouver le recto sur le dessus et l'aplatir des deux mains afin que l'air qui s'y est retrouvé enfermé en sorte.
Aujourd'hui c'était une lettre officielle et donc pas très plaisante a écrire.
Cependant la sensation d'aplanir la lettre et sentir l'air qui s'en réchappe reste pareille.
Cela fait partie des petites joies que la vie m'apporte, de temps à autre.
A présent, il ne me reste plus qu'à la porter jusqu'à une grosse boite jaune, en ayant l'impression de descendre de la montagne après un hiver entier passé hors de la ville (ce que j'ai l'impression de faire même sans habiter à la montagne) et en révolutionnant les codes de la mode automne-hiver 2014.
J'ai un de ces styles aujourd'hui... Cela implique porter des chaussures de marche (qui sentent le purin parce que j'ai marché dans du purin l'autre jour) avec des guêtres de jambes et une jupe...
Ma vie est passionnante. 

lundi 24 novembre 2014

Les évasions du mois

Chers lecteurs, chères lectrices, voici à nouveau le dernier lundi du mois, soit le moment des évasions de Cara et Laf, notre rendez-vous photo mensuel.

Ce mois-ci, notre thème est:

 "de toutes les couleurs"


Je vous donne rendez-vous dès lundi prochain pour les photos!

D'ici là, bonne fin du mois de Novembre.


sur le crâne

Il y a quelques jours, alors que je me rendais d'un point A à un point B, à pied, le long d'une route villageoise, j'ai été dépassée par une famille de cyclistes. Un papa suivi de deux jeunes enfants qui zigzagaient un peu sur leurs vélos de grands et une maman. Aucun n'avait un casque (ce qui m'a plutôt étonné d'ailleurs, je me suis faite la réflexion sur le moment).
Plus loin, alors que j'étais dans le village, j'ai été a nouveau dépassée par un cycliste qui roulait à allure soutenue.
Quelques secondes plus tard, et une centaine de mètres plus loin, j'ai entendu un cri et j'ai vu le cycliste faire un vol plané par dessus son guidon pendant qu'une boule blanche et beige se tordait sous ses roues, puis filait à toute vitesse se cacher sous une voiture...
Collision chat - cycliste.
Mouais.
Vérification faite (et assistance portée), le cycliste s'en est plutôt bien sorti. Aux premiers constats il était vivant et conscient, a pu se relever, a juré contre le chat (ce qui est bon signe toujours), n'avait rien de cassé dans son corps.
Par contre, sa visière de casque et ses lunettes étaient démolies et l'une de ses joues complètement éraflée.
Je vous dis, s'il n'avait pas eu son casque, je ne sais pas dans quel état il serait aujourd'hui. Il se serait peut-être fracassé le crâne sur le goudron. Et si ça avait été un des gosses sans casque?... Brrrrr.
Encore un exemple de pourquoi il est essentiel de porter un casque en vélo. On ne peut pas voir tout arriver. Un chat qui décide de filer depuis sous une voiture juste au moment où vous arrivez, ça ne se prévoit pas, ça ne s'anticipe pas. Et alors qu'une voiture avec sa tonne de ferraille réduira peut-être en pâté le chat, le vélo avec ses dizaines de kilos + votre propre poids + une roue toute fine n'a aucune chance. Et votre tête non plus.



Vous savez que...

... Vous vivez dans un château mono-pièce

  • lorsque l'intégralité de votre humble demeure sent l'orange moisissante ET le truc oublié au fond du frigo trop longtemps qui à présent croupi au fond de la poubelle
  • et que vous trouvez des stratégies étonnantes pour limiter le dégagement d'odeur puribonde de votre poubelle (comme installer des machicoulis, éviter d'oublier des aliments au fond du frigo (soit moins gaspiller), apporter tous les quelques jours les pelures d'agrumes dans un petit paquet avec soi à son travail (parce que là au moins ils ont une benne à compost, pas comme chez soi, les ingrats), enfermer sa poubelle dans la salle de bain (aka la seule pièce isolée), enfermer sa poubelle dans une boite en plastique dans la salle de bain (cas extrême), éviter de manger des aliments dont les restes pueront (soit poisson, os de poulet), ou en manger stratégiquement les jours où la poubelle est pleine afin de pouvoir la sortir directement après, etc. etc.


... Vous avez des sacs poubelles payants lorsque le contenu de votre poubelle embaume votre appartement, mais que quand même, vous attendez qu'il soit plein à craquer avant de décider de l'apporter dans la benne à ordures (parce que bon, déjà que vous avez la taille de sacs la plus petite qui existe, même si à chaque fois la vendeuse de sacs vous regarde d'un air étonné lorsque vous refusez ses sacs de taille moyenne).

... vous apprenez des mots nouveaux en grec lorsque vous vous rendez compte que la rose (i.e. la fleur) se dit τριαντάφυλλο, soit "trente feuilles" et que vous vous demandez bien pourquoi quelqu'un l'a nommé d'un nom autant barbare. Vous vous rendez compte aussi qu'en grec, aucune fille ne s'appellera τριαντάφυλλο, parce que ce n'est pas un très joli prénom pour une fille, déjà que c'est neutre et pas féminin. 

jeudi 20 novembre 2014

La force de l'eau

Sur mon île méditerranéenne, si forte en contrastes, l'eau, et son apparition, est également contrastante.
En été, il peut ne pas y avoir une seule goutte de pluie pendant 5 mois, et la très grande majorité des précipitations tombe pendant les mois d'hiver.
La veille de mon arrivée sur l'île, il y a eu de très fortes précipitations... si fortes que dans les montagnes à l'ouest, il y a eu un épisode de flash-flood.
On a eu la chance de voir l'après-flood peu de jours après.
C'est là où on se rend compte de la force de l'eau.
Voyez plutôt:

Après avoir vu des cailloux encombrant toute une portion de la toute nouvelle route à côté d'une falaise (chose pas si étrange dans ces lointaines contrées où les routes sont construites un peu n'importe comment, sans trop prendre en compte la géologie locale), nous avons pu voir le torrent qui est sorti de sol lit et a encombré la route, et encore, je suppose que quelqu'un est venu déblayer une portion de la route déjà.

Puis de veritables tranchés, creusés au milieu de nulle part, mettant à nu l'enchevêtrement de racines d'arbres. 


Pour vous montrer à quel point cela a creusé le sol (là ma collègue est sur une route non goudronnée, sur un substrat plus ou moins d'accumulation d'éboulis ou matériel meuble).


La plaine alluviale du torrent à sec, qui se met à fonctionner seulement lors d'événements extrêmes, comme celui que nous avons vu.  Les flancs érodés.


Certains ont plus de chance...



que d'autres :(



Nouveau petit barrage à sédiments, qui fonctionne... au moins partiellement... (cela n'a pas empêché le 2ème barrage situé en aval de se faire entièrement détruire... et c'est là où on se demande pourquoi autant d'argent est investi dans des édifices dont on ne sait pas trop à quoi ils servent)









Et une vue depuis l'aval. Remarquez comme la base de l'édifice est déjà en train de se faire complètement éroder. Il ne fera pas long feu non plus...


Et pour finir, je vous mets deux photos d'avant-après (ou plutôt après-avant) pour vous montrer les différences temporelles. 
La première a été prise cette année, après le flash-flood et après la construction de leurs ouvrages de rétention de sédiments. Le lit de la rivière est complétement remobilisé, depuis l'endroit où j'ai pris la photo (sur le bord de la route qui devrait traverser le lit) il y a une falaise, nouvellement formée d'environ 1.5m (qu'on ne voit pas sur la photo). Et là, encore, on ne voit pas que par endroits, l'eau a creusé et remobilisé les sédiments sur plus de 2-3m de hauteur!


Et voici à quoi ressemblait le lieu il y a 2 ans (et avant qu'ils mettent leurs ouvrages de rétention). Plat et paisible. 


mercredi 12 novembre 2014

Questions - réponses

J'ai vu une série de questions sur plusieurs blogs que je lis régulièrement, et je me suis dit que ça serait marrant d'y répondre.

Alors voici:

1. Est-ce que ça t'arrive de porter des chaussettes trouées et de te dire que tu t'en fous parce que personne n'est au courant? Si oui, tu troues tes chaussettes plutôt au niveau du pouce ou du talon (ou ailleurs!)?

Oui, je porte des chaussettes trouées. Souvent en fait. Parce que j'ai tendance à mettre toujours les mêmes paires (et plusieurs jours de suite, ce qui ne me pose absolument pas de problème). Je me suis jamais dit "je m'en fous, personne n'est au courant". Cela ne m'a jamais effleuré l'esprit. J'ai plusieurs sortes de trous. les trous de frottement au niveau du talon (derrière) et d'usure (dessous) et les trous au niveau du gros orteil... surtout sur mes chaussettes de marche, z'allez savoir pourquoi. Ah, et en parlant de mes chaussettes de marche, elles ont un trou au niveau de la cheville, aucune idée comment il est apparu là. peut-être une branchette qui s'y est croché?

2. Quels sont tes prénoms, les deux ou trois? En es-tu contente? Pourquoi tu t'appelles comme tu t'appelles? 
Je m'appelle Laf. Ca rime avec "to laugh" en anglais. Ce n'est pas du tout la raison pour laquelle je m'appelle ainsi. Sinon j'ai aussi deux prénoms plutôt dorés, mais cela ne vous regarde pas trop. Je n'aime pas trop mon 2ème prénom parce qu'il a une terminaison assez fréquente, qu'ont beaucoup de filles francophones, et je n'aime pas trop. Ah, et comme je l'ai déjà écrit un jour sur ce blog, la plupart des gens non-francophones pensent que mon prénom est masculin, ce que je n'affectionne pas particulièrement. Hélas.

3. Raconte-nous un détail précis de ton rêve de vie pour le futur?
Atteindre 100 ans.

4. Elle est comment ta culotte pref' de pref'?
Je ne porte pas de culotte. (eh oui, z'allez pas vous imaginer n'importe quoi hein maintenant).

5. Qu'est-ce que tu adores dans ta vie (à part tes amis et ta famille)? Que voudrais-tu au contraire, y améliorer?
mmmmhhhh... les petits détails du quotidien, minuscules mais qui rendent la vie belle.

ce que j'aimerais y améliorer? ma relation avec mon papa, et ma confiance en moi.

6. Que veux-tu comme cadeau pour Noël?
De la neige et un prince barbu.

7. Quel âge as-tu le sentiment d'avoir?
Mmmmh... ça dépend pour quoi et dans quelle situation.

8. Dans quel lieu as-tu aperçu pour la première fois la personne dont tu es amoureuse? 
Je suis amoureuse de personne en ce moment. Pourquoi cette question qui part du principe que tout le monde est amoureux de quelqu'un? tsss.

9. Tu es plutôt thé, café ou chocolat au p'tit déj'? (ou autre chose!)
Tisane pour toujours. Je n'aime pas le goût du café, mais l'odeur si. Si je bois un chocolat chaud au petit déj je peux me recoucher direct tellement mon estomac va ramer pour le digérer.
Je préfère une bonne tisane bien goûtue, ou du thé vert au thé noir, en général. D'ailleurs, le thé noir sur mon estomac vide a le même effet qu'un voyage en bateau sur mer mouvementée.

10. Montre nous la photo de tes dernières vacances qui te fait le plus rêver. 
 Mouaif. vu que je n'ai pas eu de vacances depuis bientôt un an (même si là j'ai 3.5 jours de congé), j'ai un peu la flemme de farfouiller dans mes photos pour trouver THE photo. Mais j'étais sur une île paradisiaque lors de mes dernières vacances. ça, ça fait déjà rêver.

11. Quel blog aimerais-tu voir renaître de ses cendres?
mmmmh... les blogs que je suis sont tous en activité plus ou moins régulière.


Ces questions furent étranges. Pas les plus inspirantes du monde.
The end.

Ma vie est passionnante

mardi 11 novembre 2014

Cyclamens

Petites beautés vues pendant une journée libre, au temps très changeant.










J'ai passé 15 jours en Méditerranée, tout au sud de l'Europe.
Encore une fois pour mon travail, et cette fois-ci fut peut-être la plus intense de toutes.
Pas forcément la plus belle, parce que je n'étais pas dehors dans la montagne tous les jours, et que j'avais beaucoup de responsabilités et ai fini le voyage épuisée.
Mais comme à chaque voyage, j'ai vécu une foison d'aventures et de rencontres.
C'était la première fois que je venais en Octobre-Novembre; avant l'hiver, après l'été, et les paysages étaient spectaculaires.
L'automne en Méditerranée c'est comme un deuxième printemps... tout redevient vert vif. Les sols, couverts d'herbes sèches en été se drapent de vert printanier en automne. De nombreux bulbeux ou annuelles apparaissent et fleurissent.
Les contrastes étaient magnifiques.

Doline - Fin Juillet 2010 

Doline - début Novembre 2014


Plateau - Fin Septembre 2013
Plateau - Début Novembre 2014



lundi 3 novembre 2014

glagla

Ces jours, je dors avec de grosses chaussettes en laine (pour pas congeler sur place dès que je pose un orteil sur le sol si je dois me lever pour faire pipi la nuit), des collants thermiques, un pull thermique et un pull à capuchon avec le capuchon, un drap, un duvet très fin et un duvet plus gros.
Et dès que je sors un morceau de chaire hors de mon havre de chaleur. J'ai froid.
Pourtant, je ne réside pas dans une contrée nordique, bien au contraire...  ici, il faisait encore 30°C il y a quelques semaines...
Quel paradoxe!