vendredi 30 novembre 2012

ça m'agace!

Avec un titre pareil, je vous vois venir de loin! Vous devez penser "qu'est-ce qu'elle a celle-là à râler encore?". Ben non, pour une fois ce n'est pas moi qui râle. Le titre n'est même pas de moi!

C'est le titre d'un livre que j'ai découvert aujourd'hui! Et il est juste génial! C'est un recueil de petits textes de 1-2 pages, avec de jolis mini dessins au début et à la fin de chaque texte, sur les choses qui agacent l'auteur. Et il est juste extra. Je l'ai lu d'une traite, paf, et le relirai encore pour sourire de temps à autre.

Je vous en fais partager ici un extrait:

"Le papier de la fleuriste

Pourquoi, chez certains fleuristes, les bouquets sont emballés avec du papier sur lequel il y a déjà des fleurs dessinées?
Pour qu'on sache ce qu'il y a dedans?
Pour faire comme le boucher qui emballe son bifteck dans du papier sur lequel on a dessiné un boeuf?
Ou alors pour faire plus joli?
Quand je veux des fleurs, je les choisis moi-même. Les fleurs imprimées sur le papier, je ne les aurais pas choisies, je ne les aime pas. Elles sont moches. En plus, elles m'empêchent de voir les vraies fleurs.
S'il y a déjà des fleurs sur votre papier d'emballage, ce n'est peut-être pas la peine d'en ajouter des fraîches à l'intérieur. 

Vendez seulement le papier."

Tiré de Ca m'agace!, Jean-Louis Fournier, illustré par Jean Mineraud, Ed. Anne Carrière, 2012. p. 55-56.

Fantastiques ces petits textes, juste fantastiques.

Demain, c'est le 1er décembre, on entre dans la période des calendriers de l'avent. Pour faire le grand décompte jusqu'à Noël, je publierai tous les jours (hum... on verra) un article sur qqch de particulier que j'ai vu ou expérimenté ce jour là. :)



mardi 27 novembre 2012

Aujourd'hui, j'ai appris...

Aujourd'hui, j'ai appris que cela me prenait 10 minutes en courant pour arriver d'un point x à y qui me prendrait 9min en bus (sans embouteillages) + min. 2 min à pied. Ouaip. Les transports publics dans ma ville d'étude sont des ESCARGOTS. Sans parler des heures où il y a des embouteillages et où les dits transports publics se retrouvent coincés en plein milieu pendant 20 min (d'où le fait que j'ai du courir). Soit dit en passant, j'ai réussi à arriver pile à temps pour prendre mon train. Transpirante, haletante, tremblotante, mais j'y suis parvenue (yeaaah!!!). 

Aujourd'hui j'ai appris que cela pouvait mettre 8 minutes pour que le bus fasse le tour de la place devant la gare de la ville où je dors. Un parcours qui doit faire max. 200m. ... 
Aujourd'hui j'ai mis 30min pour rentrer chez moi depuis la gare, et à pied j'en mettrai seulement 5 de plus. ... 

Aujourd'hui je me demande pourquoi il y a plein de citadins qui se déplacent en voiture dans leur propre ville, et me dis que s'ils prenaient le temps de prendre les transports publics, cela allégerait passablement le trafic urbain, et engendrerait une quantité bien moindre de pollution dégueulasse.

Aujourd'hui je me suis dit que cela devait être la journée nationale des embouteillages. 


Aujourd'hui, je n'ai rien appris d'autre (sauf du grec ce soir) et je m'ennuie. 

Et demain, qu'est-ce que je vais apprendre?

?

p.s. avez-vous déjà remarqué que le point d'interrogation ressemblait à une oreille avec une boucle d'oreille? 



lundi 26 novembre 2012

C comme cernes et carottes

Mon quotidien est parsemé de cernes et de carottes, indissociables  même... observez:

Cerne n.m. (du latin circinus, cercle). (notez, c'est masculin, pas féminin!)

1. Cercle bleuâtre autour des yeux, ou autour d'une plaie, d'une contusion, etc.

2. botanique: Couche concentrique d'accroissement annuel, visible sur la coupe transversale d'un tronc d'arbre (le nombre des cernes donne l'âge de l'arbre) synonyme: cercle annuel.

3. Contour épais, accusé dans un dessin, une peinture.

4. Tache en anneau; auréole.



Carotte n.f. (du latin carota, et du grec, vu qu'en grec carotte c'est soit καρότο ou  δαύκιο, comme dans Daucus carota, le nom vernaculaire des carottes... eh eh eh. z'ont rien inventé)

1. Plante bisannuelle cultivée pour sa racine pivotante qui est comestible (Genre Daucus; famille des ombellifères).

2. Racine de la carotte que l'on consomme crue ou cuite.

  • Suisse: carotte rouge = betterave rouge
  • Familier: les carottes sont cuites: le dénouement le plus souvent fâcheux ou fatal est proche, inéluctable
  • La carotte et le bâton: l'alternance de promesses et de menaces
3. Feuille de tabac à chiquer roulée en forme de carotte - Enseigne des bureaux de tabac, évoquant la forme d'une carotte à chiquer. 

4. Echantillon cylindrique de terrain prélevé en profondeur au moyen d'un carottier. 

5. (rajouté par Laf) Echantillon cylindrique de bois prélevé dans un tronc au moyen d'une tarière. 




Ce qui nous amène à la définition suivante:

Tarière n.f. (du gaulois!!!)

1. Grande vrille manuelle ou mécanique pour percer des trous dans le bois. (donc termite humaine quoi!)

2.  entomologie: organe allongé, situé à l'extrémité de l'abdomen des femelles de certains insectes et permettant le dépôt des oeufs dans le sol, dans les végétaux, etc. Synonyme: oviposituer, oviscapte.


c.q.f.d. 

Bibliographie: le petit larousse illustré, edition 2001 (oui, il date bien, hein!).


p.s. un petit lien pour de la musique grecque moderne qui me tourne dans la tête: http://www.youtube.com/watch?v=uKf3C_mM-AQ&feature=related

dimanche 25 novembre 2012

des sourcils et du four

Depuis hier, je fais subir à mon sourcil gauche un entrainement intensif. Je pense très fort aux muscles du dit sourcil, en tentant de les faire se soulever sans entrainer en même temps les muscles du sourcil droit. Ce qui pour l'instant s'est conclu en maux d'oeil gauche plus qu'autre chose. Parce que j'ai décidé de tenter d'apprendre à soulever mon sourcil gauche et que le gauche. Le droit, j'arrive déjà à le soulever sans le gauche, depuis longtemps, sans faire d'efforts particuliers. Mais le contraire n'est pas encore acquis. ... 


Le sourcil droit en extension maximale - à l'ouest de l'île, Septembre 2012 (faisait froid). 

Ensuite quant à la deuxième partie du titre. Le four. Et les courbatures. ... 
Hier, j'ai tenté pour la Nième fois de dévisser feue l'ampoule du four pour aller la rapporter en magasin et en prendre une nouvelle éclairante (parce que observer la cuisson des choses à la lampe frontale ca fait très aventurier, mais à la longue c'est lassant, et il y a toujours le risque d'oublier que le four est enclenché). N'arrivant (toujours) pas à dévisser la dite ampoule, je me suis dit que peut-être en retirant la plaque qui est contre le plafond du four, j'arriverais peut-être à mieux voir ce qu'il se passait et que peut-être il y avait une astuce super secrète et ingenieuse pour dévisser la lampe du four qu'une fois la plaque retirée. Alors je me suis mise à l'action et ai commencé par dévisser les plaques de côté (qu'il faut dévisser pour pouvoir retirer celle du dessus). Après, j'ai tiré à moitié vers moi celle du dessus qui a fait un bruit horrible d'ongles sur un tableau vert (vu que les tableaux sont verts et pas noirs, il faut bien l'avouer) et ai continué de tenter de dévisser l'ampoule qui ne bougeait pas. Enfin, si, elle bougeait d'un demi centimètre à gauche et d'un demi centimètre à droite, mais pas plus. En plus pour faire le mouvement de dévissage de l'ampoule il me fallait faire une torsion très peu agréable du poignet et donc je n'avais aucune force du tout. Bref. Au bout d'un temps certain et très court, j'ai abandonné et me suis remise à reconstituer le four. Hop, la plaque du haut remise en place dans un crissement de tableau vert, et hop les plaques de côté remises (à l'endroit!) et revissées puis quelque coups dans la plaque du haut et de côté, quelques revissages et le tout remis à l'original, l'ampoule toujours là et ne fonctionnant toujours plus. Bref. 
J'avais donc passé au moins 30min assise sur mes genoux sur le carrelage de la cuisine. J'avais les jambes un peu tremblotantes en me relevant et je me suis dit que c'était probablement lié au fait que j'avais bossé tout le matin débout au marché et que je venais de passer 30min sur les genoux, avec la circulation à moitié coupée lié au poids de la partie supérieure de mes jambes sur la partie inférieure lorsque je suis assise trop longtemps sur les genoux. ... Re bref.
Ce matin, en me réveillant je constate que j'ai des courbatures le long des muscles internes des cuisses et sur les fesses. 
Probablement dues aux contractions que j'ai fait pour ne pas tomber tête la première dans le four hier.
Qui l'eut cru, avoir des courbatures grâce à un four?
haha. :)

Joyeux début de semaine!

mercredi 21 novembre 2012

το αυγό - une histoire d'oeufs

Je ne sais pas comment c'est pour vous, mais pour moi, le pluriel de l'oeuf c'est les oeufs, prononcés comme le singulier, mais en m'imaginant un s à la fin. un oeuf, des oeufs. De prononcer oeufs "eux", cela me donne des frissons...
Enfin, depuis que je suis vendeuse de légumes au marché, j'ai commencé à dire "une boite d'oeufs" en disant "eux", parce que c'est quand même plus correct n'est-ce pas, et que les gens me regardaient bizarrement lorsque je leur disais "vous aimeriez  6 oeufS?"... haha. Cependant, j'ai remarqué que certains clients disent aussi des oeufS au lieu de "eux". :)
Aujourd'hui, nos oeufs (à prononcer "oeuf" et pas "eux" pour tout le reste du message) étaient vendus à un prix un peu plus bas que d'habitude, parce que le fermier a changé de poules et que les nouvelles poules sont encore jeunes et font de petits oeufs. Ils sont choux ces petits oeufs, et très bons, comme les grands d'ailleurs. Certains de nos clients nous disent que ce sont les meilleurs oeufs de la région.
Peut-être!
En tous les cas les poules sont heureuses et vivent au grand air (d'ailleurs c'est écrit en petit sur la boite "poules heureuses",  et je trouve trop chouette qu'ils aient écrit cela). Ce qu'on ne sait pas dans l'histoire c'est où sont passées les poules qui étaient là avant les jeunettes. Sont elles parties à la retraite? Ont elles été vendues à des particuliers? Ont elles fini en tant que poulet rôti (car bien qu'un poulet soit masculin, c'est en général bien UNE poule qui est rôtie)... Mystère.
En tous les cas, certaines de ces jeunes poulettes ont de l'avenir en tant qu'artistes... Future PicassA (féminin de Picasso!)? Un autographe s'il vous plait? ou une plumette!? :)

Création de Picassa la poule artiste
(oeuf échangé avec une cliente qui ne voulait pas d'un oeuf artistique)


Pour clore le sujet, oeuf se dit en grec το αυγό (neutre), et à Maurice, ils rôtissent également les oeufs!

p.s. les punaises ont été éradiquées ce matin (théoriquement), espérons qu'elles n'aient pas migré ailleurs....

dimanche 18 novembre 2012

Chez ma Maman

Depuis ce midi, je passe 2.5 jours chez ma maman (pendant qu'elle est en vacances ailleurs, mais ce n'est pas la raison pour laquelle je profite de sa maison, j'en profiterai aussi si elle était là!).
Elle est venue me chercher à la gare (parce que sinon je devais marcher 30min avec un sac à dos très lourd sur le dos).
Nous avons mangé ensemble à midi (chez moi, je mange souvent toute seule), elle a préparé un repas tout simple, mais bon. C'est (presque) toujours bon les repas faits par une maman, peu importe leur complexité. Nous avons discuté. Elle m'a écouté raconter des choses diverses.
Ensuite, elle est allée préparer sa valise pendant que je somnolais repue sur le canapé du salon, une peau de mouton tellement agréable sur moi. Elle est venue me réveiller juste avant de partir, avec une caresse de main de maman sur la joue suivi d'un bec. Une main et un bec de maman c'est tellement doux, rassurant, agréable...

Ma maman n'habite plus au même endroit que où nous habitions lorsque je vivais encore à la maison, du coup je ne suis pas vraiment attachée à son lieu de vie. Cependant, la région où elle habite est tellement belle et calme, je m'y sens bien, je peux venir là pour me ressourcer. Derrière son logement, il y a une grande colline et la forêt. Il y a des renards qui glapissent la nuit. On y entend les oiseaux le matin et les étoiles sont visibles la nuit. Il n'y a pas de feux de circulation qui se reflètent sur le mur au dessus du lit. Il n'y a pas de voisins qui rentrent à 3h du matin en sonnant à la sonnette 50 fois. Il n'y a pas de grande route à 10m à côté, ni d'odeurs de pots d'échappement des embouteillages quotidiens le matin au réveil. Lorsque qu'on ouvre les stores le matin chez ma maman, on peut voir la forêt, les arbres qui sont croquants et orangés ces jours, prendre une bouffée d'air frais. Sourire aux chats du voisin qui miaulent le bonjour.
Cette après-midi, je suis allée faire un tour en vélo sous la lumière dorée d'automne. J'ai contourné la colline et me suis approchée de l'orée du bois. J'ai découvert des arbres tout moussus. Un chêne gigantesque avec des feuilles croustillantes. D'autres arbres dont les feuilles virevoltaient et tapissaient l'herbe d'une myriade de couleurs. Le soleil disparaissait derrière la colline et formait un espèce d'arc en ciel et d'halo lumineux. J'ai vu un héron, des milans, entendu un geai. Il y avait un champ de maïs orange vif, entouré de gousses séchées pâles. Je peux continuer mon chemin pendant des kilomètres sans croiser une voiture. Je peux monter me perdre sur la colline, embrasser tous les arbres moussus, danser avec les feuilles, observer des petites plantes, écouter les oiseaux, sans croiser d'humain, sans sentir une odeur de voiture ou une fumée de cigarette. C'est tout cela qui me manque cruellement dans mon chez moi urbain.

J'ai de la chance d'être la fille d'une maman avec des mains de maman si douces et aimantes. J'ai de la chance d'avoir une maman comme elle. J'ai de la chance qu'elle vive dans un endroit si magique et de pouvoir en profiter.

Voilà pourquoi j'aime aller en visite chez ma maman. 

vendredi 16 novembre 2012

Don't let the bedbugs bite...

Depuis environ 2 mois, ma colocataire a développé des boutons rouges sur son corps. Elle a d'abord pensé que c'était le stress, mais cela ne passait pas et elle est allée consulter un médecin qui a pensé que c'était une bactérie et lui a prescrit des antibiotiques pour 2 semaines (!), au bout d'une semaine elle remarquait que cela ne changeait rien, voire même cela avait empiré ses symptômes et elle ne supportait pas trop bien l'antibiotique. Le médecin l'a envoyé chez une allergologue qui lui a prescrit un antihistaminique et qui lui a fait des tests d'allergies (qui sont encore en cours). Elle a remarqué que même en prenant la dose maximale du médicament, cela ne changeait rien, cela faisait juste gratter un peu moins ses boutons.
Il y a 2 semaines, elle est allée acheter des affaires pour sa chambre et a re-organisé les objets dans sa pièce, et du même fait a changé son lit de place, très légèrement. Le jour d'après, elle avait moins de boutons, mais ils sont revenus à la charge le surlendemain. Elle a aussi constaté que le matin elle semblait toujours en avoir plus que le soir d'avant. Hier soir, elle a écrasé un insecte dans son lit, qui avait du SANG. Elle a aussi remarqué qu'il y avait de petites traces de sang sur ses draps, par-ci, par-là, des trainées. Elle a trouvé cela bizarre et est allée voir sur internet quels insectes buvaient du sang. Et là, elle a trouvé la cause à ses boutons, et aux tâches de sang. Le verdict est tombé.
Nous avons une invasion de PUNAISES DE LIT.
ouaip.
(vous êtes protégé derrière votre écran, ne vous inquiétez pas, par contre, si j'étais vous, je ne m'inviterais pas à passer une nuit dans votre demeure).
Je ne savais même pas que cela existait. Bien sûr, j'ai déjà entendu la phrase si connue pour les anglophones de "sleep tight and don't let the bedbugs bite", mais je ne savais pas ce qu'était un bedbug ou une punaise de lit. Je n'avais d'ailleurs jamais entendu le terme "punaise de lit". Un bedbug, je me disais que c'était peut-être un acarien ou un cafard. Mais non, c'est bien une vraie petite bestiole. suceur de sang humain qui plus est.
Comment s'en débarrasser? Difficilement. Répandre de l'insecticide super nocif dans tout l'appartement et s'intoxiquer? Ou appeler un spécialiste? Probablement que tout l'immeuble en est infesté. Peut-être même que les sales bêtes viennent depuis un autre appartement où les gens ont insecticidé, et hop, les bêtes sont passées dans les murs, dans les trous jusqu'à chez nous. Fort probable.
C'est le week-end, notre gérance est fermée (parce que avant d'encaisser les qq centaines de francs qu'il faudra payer pour nous débarrasser des bêtes, on aimerait voir si la gérance va s'en occuper... on peut toujours essayer, on ne perd rien), on téléphonera lundi pour AGIR efficacement.
Parait que c'est un phénomène URBAIN en croissance nette depuis quelques années. Il y a par exemple tout un immeuble à Genève qui a été infesté. Parait que beaucoup d'hôtels en sont envahis (oh oui, ca donne envie de dormir dans un hôtel, n'est-ce pas?) et que les gens en ramènent du coup dans leurs bagages et dans leur lit. Parait qu'il y en a aussi parfois dans les transports publics, les cinémas, les magasins d'habits (oh, un nouveau pull, transportons joyeusement notre colonie de punaises avec nous). Parait même qu'on peut en avoir dans nos habits et les transmettre par contact humain (plus personne ne me touchera pendant les prochaines années? plus de bise, plus rien. à moi la place dans le train...).
Pour l'instant nos petits hôtes semblent cantonnés à un coin de la chambre de ma colocataire (là où il y a un trou dans le coin du mur, trou qui passe derrière les trucs en bois qu'il y a au bas du mur et dans le plancher (aka on voit qu'il y a du VIDE sous le plancher)... peut-être qu'elles rodent à l'abri de tout regard...).
Avant de prendre des mesures hyper drastiques (lavage de TOUTES nos affaires lavable à min. 60°C, congeler le reste des affaires pendant qq jours (--> où trouver un congélateur assez grand?), ou utiliser un pesticide ultra nocif, on demandera l'avis d'un spécialiste.
En attendant lundi, on est allées jeter le sommier aux déchets (car infesté d'oeufs, burk), ma colocataire a aspiré toute sa chambre, on ira jeter le sac de l'aspirateur, et on a mis du scotch double face à des endroits stratégiques de sa chambre. On verra si nos chers hôtes y resteront englués. Pour ma part, mes pieds de lits sont entourés de scotch double face (au cas où le lit serait pris d'assaut par des bébêtes grimpeuses).
Affaire à suivre... j'espère que tout se terminera bien et qu'on ne va pas devoir se gratter trop longtemps, ni retirer et désinfecter TOUT le plancher et l'espace en dessous.
A signaler en passant que nous avons aussi parfois des cafards.

Vive la vie en ville...

samedi 10 novembre 2012

Eating colors

Today, because my day unfolded totally differently than planned and that i needed to be creative, i made this:





The pasta are 100% homemade. I had forgotten how making pasta is so easy and tastes so good... and with a lot of swiss cheese on top it's even better, miam, miam!


vendredi 2 novembre 2012

My love of trees

Today started out as a regular Friday.
I got up as usual, to take the train to the city where I study. The train was a bit late, the tram line had an accident on it, and the buses were loaded with anxious people.
I went to class for a while, learned nothing, then went to eat with a friend at her home (in the same city) and pet her cat. We chatted and ate, and i saw she had some kaki fruit, that i so dearly love. She told me that the local grocery store had lots of them. 
On my way back from her place, i passed by the local grocery store and went in, to get a supply of kaki fruits. On my way in, i noticed the flower section of the store. I was attracted to it in some way, but i thought "i'll go have a look on my way out". I bought my kaki fruits and some other stuff (chocolate!!! that i think i lost somewhere on the way back home), paid and started to leave the store. 
That's when the flower section caught my attention again. I can't say what caught my attention, but i felt the urge to go see the flowers and plants. I don't often buy flowers in this grocery shop (rather on the farmers' market), because flowers are expensive and in this shop usually come from the other side of the world (or the Netherlands where they are grown in polluting glasshouses). Also, i already have a lot of plants in my room, some of them getting quite big, thus i didn't really want to buy an indoor plant or anything. I started randomly looking at things, and the first thing i looked at was the bonzai section. I didn't intentionally look at the bonzais, they were just the first thing to look at. And that's when i saw him. 

His leaves where just the right shape. The branches had the particular form of his cousins when they are grazed (or in this case trimmed by a bonzaï person). 

My tree !

(or his caucasian equivalent)

In between of all the bonzais, here he was! 
I felt this explosion of excitement in my stomach. 
Although my tree (or his caucasian cousin since my greek tree is protected) is known to make good bonzais and is often used as such, it was the first time i actually saw one with my own eyes. I looked at the price tag. 35.- ... 
I hesitated. 
I mean 35.- for a small plant is quite expensive, especially since not all plants survive, and i didn't know if my little tree had been in the shop, not in very good light for a while or not, and besides, in a few years maybe i could actually make my own bonzai from real samples (i.e. free and of known provenance). He was already loosing a few leaves, but also had some fresh green vivid baby leaves. I looked at some other plants in the shop, but no... i just couldn't concentrate. Everything was grey and kitsch and not attracting me. I went back to my tree. Smiled at him. Touched his leaves. Looked at the second tag around his little trunk, and saw that it was written the name (genus, not species name) of my tree. I got even more excited, and thought "come on, do it, acquire him. Maybe you won't ever find another one like him". 
So i picked him up, with trembling hands (yes, really!), and walked him over to the counter, slipping half of the water he had in the underplate thingy on my shoes on the way. 

I asked the lady there if he was difficult to take care of. She told me no, he only needed some water, not too much, and a lot of light. I asked her if it was ok if i put him near a window where it wasn't that warm. She said no, that he needed it to not be too cold. I asked if 15°C was too cold, and she said yes. But in my stomach, i knew that he would fit perfectly on my window sill, and that the reduced temperature (17-18°C) in that place would not bother him at all, after all he's not a tropical tree and although he, himself may have never spent a day of winter outside, his wild cousins grow outside and loose their leaves in the winter. I also knew that he wouldn't like it if the heater was on too strong, so the window sill was going to be just perfect. 
She wrapped him up in a plastic sheet and gave him to me. 

I took him in my arms, and walked out of the store with a big smile on my face, my eyes probably sparkling and my tree held tightly against my chest. I walked with him in my arms to the nearest tram station and took the tram with him on my lap. My shoulders ached from the weight of the 2 bags i was carrying, but i didn't really care. I was smiling at him on my lap, and, although it may sound a bit kitsch to say this, i loved him straight away and was loving him even more. I travelled through the city with him carefully carrying him from one tram to another. He attracted a few looks from the people i passed by. I was finding it very amusing to carry a miniature tree across town. 

We arrived together at the train station and waited for the train. I put him down on a wall, but there were gushes of wind so i held him tight on the wall, for fear of him falling down and crashing 5m below. We took the train together. I slept part of the way, and when i woke up, he was still there (obviously). I picked him up again, and got off the train (and that's when the chocolate disappeared). I walked through the bounded train station, carefully avoiding people running to catch their trains and got on the bus with him. It took a while for us to come home as the traffic was totally jammed. 

I carried him home, up the stairs and onto the kitchen table. I took his plastic wrapping off and brought him to my room, still smiling to myself and to him. I made room for him on the window sill and put him there. He fitted perfectly in the decor besides my orchid plant. 

Now, as i am writing this, the excitement i feel is still here. I have in my room a bonzai of my tree (or his Caucasian equivalent)!!! Even if it isn't my greek species, he still looks very much alike and it is so very very palpitating and cool. I hope he'll grow and flourish and become a big bonzai. I think i will let him grow a bit more than the size he currently has.
I have a living part of the thing i have been studying for the past (almost) 3 years in my home. Each day i can wake up and go look at him and talk to him and be reminded how very beautiful he is and how his leaves have this beautiful form and... 

That's when you say "isn't she overreacting? It's only a tree". Yes, but trees are quite particular things, and i've always loved them...

Happy November from my Tree and me. 

p.s. no photo for now, there isn't enough light tonight.