Affichage des articles dont le libellé est gens. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est gens. Afficher tous les articles

mardi 16 décembre 2014

La ville au bout du lac

Aujourd'hui j'ai été précisément 2h dans la Grande Ville du bout du lac, tout à l'ouest.
Celle où j'ai fait 2 ans (qui se sont transformées en 3.5 ans) d'études qui m'ont fait royalement chier du début jusqu'au jour présent.
Presque 4h de trajets pour 2h de séjour.
Il n'y a pas de cohérence dans cette constatation.
J'ai bien amorti mon abo de train.
Vive mon abo.
Et j'ai profité pour bien travailler, les écouteurs dans les oreilles.
Déjà le train était bondé entre la ville d'avant et la Grande Ville.
Une dame à fort embonpoint s'est assise à côté de moi, ce qui fait que tout mouvement de ma part se transformait en coup de coudes involontaires.
Aujourd'hui ça m'a saoulé.
Je n'ai plus l'habitude d'être une sardine dans un train.
Ensuite un type s'est fait voler son porte-monnaie dans son manteau qu'il avait laissé accroché contre son siège alors qu'il s'était déplacé de siège. Qui a l'idée de voler un porte-monnaie dans un manteau, dans un train?
C'est pathétique le vol.
Puis la gare était bondée, of course, et les quais des trams également. Au point où j'ai du remonter tout le quai sur la route, pour constater que mon tram n'arriverait que dans 5 minutes, mais 5 minutes dans cette ville ne sont presque jamais 5 vraies minutes.
Alors j'ai eu le temps de marcher deux arrêts entiers et encore devoir attendre 4 minutes (ce qui montre qu'effectivement, il y a certains trajets qui sont beaucoup plus rapides à pied qu'en transports publics dans cette ville, réputée pour avoir les transports publics les plus lents du pays).
Et la cerise sur le gâteau c'est que les transports se ralentissaient entre eux. Lorsque 3 trams ou bus se suivent à la queue leu leu, forcément cela ne va pas vite.
Les gens sur les trottoirs bondés marchaient comme des escargots et l'air sentait la pollution urbaine.
Tout était gris. Je n'ai pas vu un morceau de verdure.
Et il y avait des gens partout.
Impossible de se retrouver tout seul.
Ensuite le tram était bien plein, of course, et je n'ai pas aimé être prise entre tous ces gens qui avaient l'air, tous, sans exception de tirer la tête et d'être gris et déprimés.
Mes mains collaient contre les barres pour se tenir et j'ai pensé à tous les gens qui avaient posé les mains avant moi sur ces barres vertes moches.
En plus quelqu'un a eu la merveilleuse idée de lâcher un pet dans cet espace confiné et surchauffé.
Merveille.
Au retour pareil, tram bondé, gens qui avaient l'air encore plus moroses et tristes.
Lenteur des transports.
Surchauffés.
Odeurs corporelles.
Slalom entre les badauds à la gare.
Comment j'ai pu faire ce même trajet 5 jours par semaine aux heures de pointe sans imploser?
Franchement je ne sais pas.
On fait avec, lorsqu'on ne peut pas faire autrement je pense.
Et on devient une once plus gris avec chaque jour qui passe.
Je ne vous dis pas comme j'ai été heureuse de rentrer dans ma petite ville de l'est.
L'air frais qui m'a accueilli à ma sortie du train.
Les quais non bondés.
Le magasin d'alimentation presque vide.
Le caissier qui vous regarde.
Le peu de trafic (au propre comme au figuré).
La rapidité des transports.
L'absence d'embouteillages.
La verdure - même psychologique (vu qu'il faisait nuit quand je suis arrivée).
Sans l'impression que toute personne est potentiellement un pic-pocket.
Les barres, rouges, dans le bus.

Je crois que je suis grande-villophobe.
Megapolophobe.
Et surtout de cette ville là.

(et oui, je ne suis absolument pas objective, mais j'ai détesté cette ville depuis le premier jour où j'y ai mis les pieds pour mes études, alors je ne peux pas y voir une seule qualité (même si elle en a surement... au moins un peu))


jeudi 11 décembre 2014

compréhension incomprise

L'autre soir, couchée sur mon tapis, je racontais à ma maman, au téléphone, comment il y aurait tellement moins d'incompréhension, et donc de conflits, entre les gens, s'il était possible d'exprimer nos pensées directement de pensée à pensée, au lieu de devoir vectoriser nos pensées par des paroles, qui sont ensuite transmises à autrui qui les intègre et les interprète...
Interprétation qui peut donc être bien différente de ce que l'initiant a voulu exprimer.
Les paroles sont tellement imparfaites pour exprimer les pensées à l'intérieur de soi-même.
Comment je mets en mots ce sentiment diffus à l'intérieur de mon ventre?
Est-ce que je peux je résumer en un seul mot? Par exemple "colère"? Non.
Parce que si je dis "colère", toi, celui à qui je parle, tu ne vas pas forcément avoir une notion de colère qui est exactement comme le sentiment à l'intérieur de mon ventre. Déjà que moi j'ai plusieurs types de colères en moi parfois.
On peut bien sûr nuancer: "je ressens une contraction non musculaire et non physique à l'intérieur du ventre, qui chauffe et qui remonte jusqu'à dans ma gorge et dans mes sourcils, un sentiment pas très positif, qui envahit aussi mes mains et les fait presque légèrement trembler (presque parce qu'en réalité non) et qui me fait penser des idées sombres dans ma tête. Un sentiment qui pourrait être traduit en mots par colère". Mais en fait, toi, tu ressens peut-être la colère différemment, peut-être pas dans ton ventre, et du coup, est-ce qu'on peut mettre le même mot pour un sentiment différent?
Là, je vous donne un exemple simplissime.
Mais comment transmettre des idées complexes, ou sentiments complexes par des paroles si limitées et qui seront potentiellement interprétées d'une autre manière que ce que vous avez voulu dire, par celui à qui vous les dites???
Quand je pense à ces histoires de pensées, je pense toujours à Harry Potter (les livres donc, pas les films), ou Dumbledore met ses pensées dans le je sais plus comment ça s'appelle, mais le truc qui capture ses souvenirs pr plus qu'ils soient dans sa tête, et ce truc, Harry plonge dedans et voit les souvenirs de Dumbledore. Ben voilà, c'est exactement de ça que je parle, sauf que ça ne serait pas seulement pour les souvenirs, mais pour toute expression à autrui de ce qu'on a dans la tête.
Imaginez toute l'incompréhension qui serait évitée entre les gens? Les frustrations, les sous-entendus non compris, les conflits, voire les guerres même????...

(et oui, je suis de nouveau en colère, mais pour d'autres raisons. et je ne suis pas sûre que le mot colère soit le bon mot pour exprimer ce que je ressens)

samedi 11 octobre 2014

Sur le pont...

Aujourd'hui grand jour pour La Ville Libre dans un canton pas trop loin de la capitale du pays.
Inauguration d'un tout nouveau pont.
Tout beau, très long et qui va résoudre tous les problèmes de trafic de la ville ou pas du tout en fait, mais du coup, à quoi cela leur a servi de construire un nouveau pont.
Avec ma soeurette on est allées se balader dessus, comme l'intégralité des habitants de la ville et du canton au moins.
La partie supérieure du pont


Rien que d'y aller fut épique.
Les transports publics étaient bondés.
Dans le sens de même au premier arrêt de la ligne de bus pas tout le monde a pu entrer dans le bus.
C'est bien, les gens ont profité de la carte journalière à 5.- qui leur permettait de voyager gratuitement dans tout le canton pour la journée... mais les lignes étaient véritablement saturées.
Toute la ville était saturée de gens.
Impressionnant.
Et les abords du pont... une vraie marée humaine.
Alors on s'est glissées dans la marée et on a suivi les vagues, fait des photos comme tout le monde et profité de marcher au milieu de la route comme tout le monde.
Admirer les immenses haubans du pont.
Et la vue sur la ville, nouvelle perspective.

La vue sur la ville.... et quelques autres de ses ponts


Je me réjouis de voir ce que ce pont va apporter à la ville.
Si ses problèmes récurrents de trafic vont s'améliorer... ou s'empirer... probablement un peu des deux... selon le quartier.

Ensuite, en rentrant, je me suis faite insultée dans un magasin d'alimentation par une dame parce que j'ai "sauté la queue" pour rejoindre ma soeur plus en aval dans la queue. Moui... surtout qu'on a payé nos 3 articles ensemble, donc le fait qu'on soit corporellement une personne ou deux n'a rien changé du tout. La dame nous a dépassé, pour marquer son point.
J'ai rien compris. Il y a des gens véritablement fermés d'esprit, coincés du cul et frustrés de la vie.
Fleurs africaines en vieille ville