vendredi 30 mai 2014

souffle le vent

Après la pluie de sable, aujourd'hui le vent souffla. Presque tempétueux. En rafales.
Journée de pause.
On est descendues à la ville balnéaire voisine.
Touristique à souhait.
Un peu trop.
Je me suis sentie comme une montagnarde qui revient en ville après 3 mois passés au milieu des pâturages.
Hors cadre.
D'ailleurs on n'est pas réellement des touristes typiques vu qu'on est ici pour bosser et pas pour se dorer au soleil.
On sait qu'on est dans une station touristique lorsqu'on s'étonne que vous sachiez dire "bonjour" et "merci" dans la langue locale.
Et lorsque les menus sont traduits en au moins 4 langues différentes. 
Tellement que vous n'arrivez pas à savoir où regarder pour savoir quels plats sont servis.
Et lorsqu'on vous parle en allemand, alors que vous, vous vous obstinez à répondre en anglais ou dans la langue locale.
Et lorsque vous croisez plus de touristes que de locaux et qu'il manque un peu d'authenticité.
Et lorsqu'il y a une forte proportion de chaire pâle brûlée par le soleil, et une quantité non négligeable de moustiques.
C'est à ce moment qu'on a envie d'y retourner, là-bas, là-haut, dans les montagnes, au milieu du vrombissement des abeilles, de l'odeur des troupeaux mêlé à celui des herbes sauvages, du son des cloches, des fleurs qui sentent la carcasse, sous les grands arbres, à croiser les bergers et apiculteurs locaux qui s'étonnent et rient de voir deux jeunes paumées au milieu de nulle part.  

Kali nikta

pluie de sable

Ici il pleut du sable, parfois.
Du sable qui vient d'Afrique.
Tout là-bas au sud.
Du sable qui colle à tout, orange.
Y'en a une belle petite couche.
Les gens n'aiment pas, je les comprend.
Ca se met partout et il faut tout nettoyer après.
Mais en tant que pseudo-touriste, je suis heureuse d'avoir vécu ma première pluie de sable.
Ce n'est pas si fréquent parait-il.
Et puis bon, notre voiture poussièreuse-ocre-routes-non-goudronnées est à présent poussiéreuse-ocre-routes-non-goudronnées-recouverte-de-sable-orange-collé.
Camouflage parfait.

Sur une autre note, après le manque d'électricité on a eu droit à l'invasion de moustiques pendant la nuit.
Au point où ils nous rentraient dans les trous de nez.
Et l'anti-moustique ne les attirait que plus.
Alors on s'est offertes une chasse à 2h du matin.
On en a tués pas moins de 12.
Et il en restait en tous cas deux.
Satanés moustiques.
Sinon le petit-déj fut copieux et généreux à souhait.
Assez pour effacer les menaces nocturnes.
Mais pas les démangeaisons. 


jeudi 29 mai 2014

arc-en-ciel

Il y a une semaine.
Dans le plateau entouré de montagnes.
Le ciel s'est assombri.
Déjà toute l'après-midi il faisait lourd.
Puis les gouttes sont tombées.
Fraiches.
Eparses.
Ephémères.
Mais juste assez pour qu'on le voie.
L'arc multicolore qui s'étendait au dessus des sommets.
Ils n'arrêteront jamais de me sembler magiques.
Ici comme là-bas.

Seules

Seules... dans un hotel... sans électricité... sans autres hôtes, sans gérant. Sans courant. Tavernes fermées. Qui ouvre hors saison dans un patelin paumé?
Marche jusqu'à l'hôtel voisin pour leur demander s'ils connaissent le gérant du notre. Non. Après quelques péripéties épiques dans l'hôtel (dont une discussion en franglais-germanico-grec et une traduction des explications de la gérante aux nouveaux arrivés belges), nous ressortons et croisons un voisin qui rentre chez lui, protégé par un immense chien qui aboie, nous arrivant au visage (maison surélevée, gros chien) et montre ses crocs à 30 cm de mon nez. Voisin qui arrive à atteindre le gérant, qui déboule 10 min plus tard, très gêné.
Et la lumière fut. 

Journée avec les collègues locaux, ce qui implique un voyage en pick-up local (yeah, c'est trop bien) en haut d'la montagne, de prendre en route un autostoppeur hors du commun, qui je l'espère ressortira vivant de la montagne, de la pluie (!!!!) (assez rare pour être noté), de l'alcool fort local à 14h sur un estomac vide, ce qui a conduit à un tourné-boulé fantastique dans ma tête et une sieste coincée dans le 4x4 pendant tout le trajet du retour (oui, je ne tiens pas l'alcool, d'autant plus sur un ventre vide) et un état léthargique pour le restant de l'après-midi (non, je n'ai pas conduit aujourd'hui).

Notre voiture qui a passé du rouge au rouge-parsemé-de-fruits-de-muriers-gluants, au rouge-ocre-routes-non-goudronnées, est à présent rouge-ocre-lavé-par-la-pluie. Fantastique. Heureusement que le liquide pour vitres existe, parce que sinon on verrait rien par les vitres.

Parait qu'il ne faut pas dire qu'on est toutes seules dans notre auberge. Parait que "des" mecs pourraient venir nous faire chier. Parait aussi qu'on a passé la semaine dans la montagne, seules, à croiser des bergers dans leurs 4x4 et à se faire relooker de haut en bas. Parait qu'il nous est rien arrivé. Alors ce n'est pas la menace peu probable qu'un mec du patelin sache qu'on se trouve seules dans une des multiples chambres de l'auberge qui va nous effrayer. Il parait que non.

Kali nikta


 

mercredi 28 mai 2014

Quelle est cette odeur...

... qui embaume l'air?...
 l'odeur sucré de la carcasse morte, se décomposant sous les rayons du soleil?
Portée par le vent...
Sentie à travers la montagne.

Non, ce n'est pas encore une dépouille de mouton.

Cette fois-ci c'est une plante, qui pour attirer les pollinisateurs, laisse sortir une splendide odeur de cadavre.

Plante spectaculaire qui plus est.

Magnifique.

Splendide.

Incroyable.

Ahurissant.

On commence à bien se fondre dans le décor, après 7 jours de terrain et autant de jours à porter les mêmes habits... La poussière est notre amie.

Pensées depuis le Sud.

mardi 27 mai 2014

Route et repas

J'ai plus conduit cette dernière semaine que durant toute l'année précédente, voire même les deux années précédentes.
Attention, j'ai même conduit en ville. LA Ville. Celle où les scooters te dépassent à gauche, à droite, où les voitures roulent en pseudo double file, mais où la voie de droite sert aussi de parking en double file, et d'arrêts inopinés pour discuter avec le passant reconnu soudainement. La ville où les piétons traversent au rouge et où les stops sont des cédez le passage et où tout le monde s'enfiche. La ville. Après la montagne. Pour trouver de quoi manger. Affamées étions nous. Crades de 7 jours de montagne et une nuit de douche froide. Affamées au point de tout dévorer en 15 minutes et de recommander.
Puis, après la ville, ce fut la ville la nuit. Pour en ressortir, quitter les touristes et leurs dos cramoisis pour retrouver les plateaux entre mer et montagne, à mi chemin de nos destinations. Quitter cet air de vacances. Nous n'y sommes pas encore. Dans quelques jours. Peut-être.
Saoule je me sens. Non, pas de cet alcool fort qu'on nous sert après les repas et que je n'ai pas goûté ce soir, mais de la route et de la nuit. Saoule, mais enivrée car j'y suis parvenue. Je nous ai conduits à bon port. A travers la ville. A travers les virages des plateaux. La nuit.

Kali nixta

vendredi 23 mai 2014

Alors qu'en été tout est sec...

...et n'est que roche, terre, arbres et ciel bleu, au printemps le sol est vert et multicolore, parsemé de dizaines de petites fleurs plus rikiki les unes que les autres, étranges et splendides. Cachées dans tous les recoins, tentant d'échapper aux crocs féroces des brouteurs, tentant de se reproduire avant d'avoir été digérées.
L'air vrombit du son de milliers d'abeilles volant d'une fleur à l'autre, d'un buisson au suivant avant de retourner à leur ruche. Une autoroute à abeilles...

mardi 20 mai 2014

Hirondelles

Les montagnes, en arrière fond. Hautes, impressionnantes. Imprenables. Quelques plaques de neige dans les combes. Il a encore neigé il y a peu.
L'eau derrière nos dos. Calme. Le vent ne souffle pas depuis le nord aujourd'hui.
L'odeur de ce lieu. indescriptible. Pourtant que je ne retrouve nul part ailleurs.
Les maisons colorées serrées autour du port. Anciennes. Resistantes pourtant, survivant aux grondements de la terre. La tour de l'ancienne mosquée. La tour de la grande église.
En ce mois de mai, la ville somnole encore. Elle n'est pas encore étouffée sous la chaleur estivale, ni assiégée de visiteurs. C'est agréable de s'y promener.
Et les hirondelles voltigent de partout. Il y en a beaucoup. On les voit, on les entend. On suit des yeux leurs ballets fous sous le ciel bleu. Je n'avais jamais vu qu'il y en avait autant ici...

vendredi 16 mai 2014

Remontées

... d'égouts...

Moui. Avec l'odeur et les matières étranges brunes foncées dont on préfère ne même pas imaginer la provenance. Dans la douche. Au milieu de la nuit. Avec odeur tenace et appétissante à souhait pour m'accueillir les yeux encore embués de sommeil au réveil.
Allez savoir pourquoi. Probablement lié aux inondations d'il y a 3 semaines.
Pourtant le drain n'est pas bouché, l'eau s'écoule normalement. M'enfin... La semaine prochaine une entreprise devrait venir vérifier les canalisations du château, alors tout devrait rentrer dans l'ordre.
Tant que je ne retrouve pas un rat pataugeant dans ma cuvette de wc ou une inondation de matières fécales sur le sol de l'appartement, je gère à peu près.

Que vous raconter d'autre?
Dans la capitale helvétique, les étudiants universitaires n'applaudissent pas à la fin des présentations. Non, ils ont cette habitude étrange de taper directement sur la table avec leur poing fermé. Je me fais surprendre à chaque fois et je ne peux pas m'empêcher de trouver cela assez barbare...
Ce soir il faisait 7°C... il faisait parfois 7°C en janvier cette année... étrange temps... Mais... c'est la fin des Saintes-Glaces, le chaud (et le beau?!) peut faire son retour, les tomates quitter leur nurserie (i.e. ma table à manger) et rejoindre les jardins royaux. L'avantage de ce froid et cette pluie incessante depuis 3 semaines maintenant (oui, j'ai compté, et oui il y a eu 1-2 jours sans pluie, mais tous les autres ont été arrosés, avec 5 épisodes de grêle) c'est que les pollens de graminées se retrouvent cloués au sol. Grounding. hahaha. Les graminées sont grounded (grounded qui veut aussi dire "être puni" en anglais)...
Mon voisin de château observe le pont levis depuis ses mâchicoulis privés.  Il n'y a rien de plus formidable que se sentir observer en traversant le pont-levis et de lever les yeux et de voir son visage derrière les rideaux... ou dans l'ouverture du mâchicoulis. Bon, tant qu'il me verse pas de poix bouillante dessus, je peux difficilement me plaindre.

Bref. Toujours rien de passionnant à vouloir partager ici pour le moment. Cela viendra, ne vous inquiétez pas, je ne vends pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué.

Bonne période post-glaciaire les cocos! 

lundi 12 mai 2014

Elle est là!

Vu que je n'ai rien de particulièrement excitant que je souhaite partager avec vous dans ma vie aujourd'hui (ma vie n'est pas in-intéressante, mais je ne partage pas tout ici) je peux vous annoncer que la nouvelle machine à laver la lessive est arrivée!
Depuis que l'ancienne a rendu l'âme il y a 2.5 semaines de cela en se noyant, la nouvelle est enfin arrivée il y a quelques jours (même qu'il a tellement plu dimanche qu'on a tous cru qu'elle allait aussi mourir noyée avant même d'avoir pu être inaugurée... ce fut limite, mais ce ne fut pas).
Aaaah, quel bien-être de laver 3 semaines de slips et de pantalons et linges et autres habits.
Vu que mon tiers de jour de lessive était ce soir, j'ai pu tester la machine. Y'avait même une soirée "machine à laver" aujourd'hui, sur le même style des soirées "tupperware" avec représentante officielle qui montrait comment fonctionnait la machine... mais j'y suis pas allée... parce que j'suis flemmarde et que j'étais encore au boulot.
La new machine est encore plus sophistiquée que l'ancienne (alors qu'elle l'était déjà vachement sophistiquée), au point où j'comprend pas les différentes options proposées (les termes techniques me sont inconnus), y'a des zillions de programmes spéciaux que je ne maitrise pas du tout. J'attends que quelqu'un nous imprime la feuille de "comment fonctionne la machine" pour étudier le tout. Je pourrais aussi juste appuyer sur divers boutons et voir ce qu'il se passe, mais bon, je n'ai pas osé tout détraquer. Parce que avant y'avait des petits signes à côté des boutons pour savoir à quoi ils servaient. Maintenant y'a plein de boutons sans petits signes. Même que y'a un bouton "information" et un bouton "langue". Il se pourrait même que la machine pèse le linge... mais je ne suis pas certaine parce que je n'ai pas compris lorsqu'elle me donnait un spectre de poids. huhu.
Au moins j'ai réussi à faire un programme basique et à ouvrir la machine à la fin et à faire qu'elle me rendre mon dépôt d'argent (chose non-négligeable). Et attention! la sophistication va jusqu'au point où l'intérieur de la machine est éclairé brièvement lorsqu'on ouvre la porte. Incroyable non? Plus de risques d'oublier une chaussette esseulée dans la pénombre caverneuse de la machine. Le linge se retrouve sous les feux des projecteurs. Ca fait un peu V.I.P. oh yeah. ^^ Elle sent le neuf, elle a une texture de nouveauté.

Passionnant n'est-ce pas? 

samedi 10 mai 2014

Bois

Aujourd'hui, j'ai fait une escapade à la montagne pour aider ma Tante à défaire et reconstruire le tas de bois derrière le chalet de montagne. Tas de bois qui menaçait de s'écrouler.
Du coup on l'a défait pour le reconstruire plus fort encore. :D
C'était très sympathique à faire, et à passer ces moments avec ma tante, et au final c'était plus motivant de refaire le tas que de le défaire. :D
C'était ma première fois à empiler du bois, et je crois qu'on s'en est bien sorties... du moins je suis fière de notre tas, et j'espère qu'il tiendra longtemps. :) C'est tout un art l'empilage des morceaux de bois, pour que le tas tienne, et pour éviter qu'il ne se tasse et se déforme sur la durée et qu'après il s'écroule.
On a mangé un bon repas (grillades au feu de bois, miam, miam, miam), et on a même eu le temps de faire une petite sieste, dans la quiétude de la montage.
Puis je suis rentrée en transports publics jusqu'à chez moi, avec l'exclusivité de prendre le car postal entre le village de montagne et la gare la plus proche en VIP (i.e. sans autres passagers ^^), et pouvoir observer toutes les petites plantes qui poussaient dans les talus le long du chemin de part ma position surélevée sans vomir (exploit certain quand on connait mes expériences de jeunesse avec les routes de montagne).
Puis j'ai pris le train doré pour 2-3 arrêts, train ancien, historique, avec bancs en bois, boiseries, décor splendide et petites lampes sur les tables, et contrôleurs sympathiques à souhait et tout et tout. Puis un autre train qui longeait la vallée, à côté du château à fromage, et ensuite dans la ville la plus aérienne du pays, j'ai repris un bus qui m'a conduit directement au pied de mon royaume.
Chouette journée ce fut.

j'ai oublié de prendre une photo de notre tas de bois magnifique,
alors je vous mets une photo d'un tas photographié le week-end passé. 
Arg, et maintenant je vois que ma souris d'ordinateur rend l'âme et ne fonctionne qu'une fois sur trois. paix à son âme. 

lundi 5 mai 2014

Tonte

La multitude de plantes qui poussaient dans le "gazon" devant chez moi a été tondu, deuxième fois d'la saison déjà. Adieu pâquerettes, trèfles, cardamines, ajuga et trucs encore indéterminés qui s'apprêtaient à fleurir.
Z'allez me dire qu'ils vont repousser. Certes, certes.

Maaaaaiiiiiiiisssss... C'est dommage. Je suis sûre qu'il pourrait y avoir pas mal d'espèces fortement intéressantes si on leur laissait le temps de se développer.

Pendant que je ruminais de sombres pensées contre le concierge (qui fait très bien son travail), je m'imaginais avec 2 mètres de prairie fleurie devant chez moi, des papillons et de gros bourdons et des fleurs partout, une petite ode à la biodiversité.
Après j'ai même été jusqu'à me dire que je pourrais appeler la gérance pour leur proposer mon idée de pré fleuri non fauché, mais étant donné que je suis seule dans mon enthousiasme anti-tondeuse et que je n'ai pas le courage de lancer le sujet ni d'en discuter avec TOUS les voisins, je patiente d'avoir mon gazon personnel (que je n'aurai peut-être jamais) pour le transformer en prairie fleurie (et c'est là la source de l'inaction).
Cependant j'ai quand même semé des graines pour avoir une prairie fleurie en pot, et je n'ai pas arraché les plantes apparues spontanément dans mes autres pots (tels que le bouton d'or splendide qui fait 2x la taille du bébé pommier qui était l'hôte premier du pot, ou les petits Poa qui poussent au pied de mon saule).

Peut-être qu'un jour il y aura des prés fleuris au pied de tous les immeubles du pays...

En attendant je vais tenter de faire sortir les deux mouches qui ont trouvé refuge chez moi et qui voletent autour de ma tête et de ma lampe de bureau.

Vogue et vogue et vogue...

Oui, oui, l'arche de Noé vogue toujours vers des terres inconnues.

D'ailleurs, elles ont fait comment pour survivre les plantes si toute la terre était submergée? Et il a fait comment le 1er olivier (ou je sais pas quoi) pour respirer et survivre sous l'eau et garder toutes ses feufeuilles pour qu'une blanche colombe vienne en cueillir une et la rapporter à Noé?
Moi je dis, les écrivains de la bible, z'ont loupé l'épisode "les plantes non aquatiques ne survivront pas à une inondation extrême". Z'auraient du cultiver un potager sur le pont du bâteau moi je dis! M'enfin bref.

Toujours est-il que 10 jours post-déluge local, le soleil est enfin revenu (yeaaah!!!!) après 8 jours de pluie quasi continue. aaaah, que ca fait du bien. J'ai enfin pu ressortir mes plants de tomate qui se gorgent de soleil et j'espère que petit à petit le niveau d'eau des sous-pots baissera (j'ai même un développement d'algues bien vertes dans l'un d'eux, allez savoir pourquoi). :D

Nos caves sont encore mouillées. Hélas. Z'ont mis des pseudo ventilateurs, mais après les premiers jours de séchage fantastiquement merveilleux, à présent ce qui est encore humide l'est encore, et vu que ma catacombe personnelle se situe dans un des recoins les plus sombres et les moins aérés du sous-sol et que 2 des catacombes voisines à la mienne n'ont pas été touchées par leurs proprios et que l'une d'elle est pleine à craquer de matériaux absorbants (matelas et autres objets bien pompant), ben cela a véritablement de la peine à sécher...

Je viens de faire une lessive sommaire, à la force de mes mains/bras vu que feu la machine à laver est toujours en panne depuis le déluge (le réparateur est passé, mais vu que il a coché sur sa feuille de réparation "constat" et "avisé la gérance", je suppose que feu la machine attend d'être remplacée) et que je venais à manquer de sous-vêtements, de pantalons sortables et de pulls sortables, c'était indispensable.
ah, et de chaussettes. haaaaaaaa!!! Les chaussettes, déjà que je mets 3 jours de suite la même paire (oui je l'avoue, et non mes pieds ne puent pas, sauf si je mets mes escarpins de montagne).

Bref.

Sinon je vous mets quelques photos de ma sortie autour de la ville qui est historiquement parlant la grande soeur de la capitale helvète.

Les aubépines sont en fleurs. 

immenses orties. :D

Passage d'une commune à une autre. 


C'est bien raide, mais moi je descendais. :D
La ville des ponts... l'est belle, non?



samedi 3 mai 2014

Entendu dans le bus

Pendant que je rentrais en bus stellaire, ce soir, et que le chauffeur antipathique prenait les rebords de rond-points, roulait avec une désinvolture marquée, fermait la porte aux nez des jeunes et fronçait bien trop les sourcils, ainsi que durant ma réflexion sur le fait que je devais être la plus vieille personne du bus stellaire et que je me demandais si c'était parce que 1) les gens de mon âge ou plus âgés ne prennent pas le bus stellaire mais se déplacent en voiture ou 2) parce que seuls les jeunes doivent rentrer en même temps que Cendrillon au bercail?
Bref, pendant tout cela, j'écoutais sans vraiment le vouloir la conversation des jeunes demoiselles assises derrière moi pendant qu'elles machouillaient leurs chips piquantes.

Voici un extrait de ce qui a attiré mon attention:

- tu te sens mieux depuis la semaine passée? Tu ne vomis plus?
- oui...
- on a cru que tu étais enceinte...
- ... non. Mes parents se sont divorcés.
- oh...
- et j'ai l'impression que c'est de ma faute...
- mais non, ne dis pas ça, ce n'est pas de ta faute! (et suite du dialogue de la copine qui tente de rassurer sa pote et qui lui dit que ce n'est en aucun cas sa faute, que si cela devait arriver, cela serait arrivé, qu'elle ait été là ou non).

un peu plus tard:
- tu devrais essayer de sortir une fois sans boire.
- je ne sais pas si je peux y arriver.
- allez, le week-end prochain tu essaies. Si tu peux pas sortir sans boire c'est que tu as un problème.
- je ne sais pas si je veux pas ou peux pas. Et puis ce n'est pas cool lorsqu'on boit pas. Y'a rien d'amusant.
etc. etc.

Alors là je dis putain l'adolescence en pleine gueule et le mal être et tout et tout. Wow.

C'est intriguant parce que perso je n'ai absolument pas vécu mon adolescence de cette manière.
Boire ça me faisait plus peur qu'autre chose, et cela n'a jamais été mon truc de boire, je n'ai jamais vu l'intérêt de se saouler la gueule, et puis bon, je ne supporte pas l'alcool non plus alors c'est vite vu.
Et puis cette histoire de se sentir responsable du divorce de ses parents. Arrrfff, mais qui, hein, QUI lui a mis ça dans la tête? Mes parents se sont divorcés aussi lorsque j'étais ado, mais je n'ai jamais eu cette pensée, je n'ai aucun souvenir que cela m'ait même effleuré l'esprit. Rien. Jamais je n'aurai pensé que je pouvais être responsable de leur séparation, au contraire, j'ai été un produit de leur union.

Je souhaite à cette jeune demoiselle de se sortir de son cercle infernal, parce que sinon elle sera mal barre.