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dimanche 10 novembre 2013

Occupations d'un dimanche venteux

Il semblerait qu'il commence à y avoir un trend... que mes dimanches deviennent racontables, et excitants! Que je fasse autre chose que "étudier pour un examen qui me sort par tous les orifices du corps" ou "glander à me morfondre sur mon sort derrière mon écran et trainer sur les réseaux sociaux déprimants et regarder des films abrutissants à la chaine" (oui, ca m'est arrivé). 
Aujourd'hui c'était pancakes, poulet au curry et tournée dans la capitale helvétique. Sauf que parce qu'on a fait un peu la grasse mat, on a zappé les pancakes, alors cela a donné: poulet au curry trop bon et capitale (+ caresse du chat qui adore entrer par ma terrasse dès que j'ouvre la porte). 
Dans la capitale, y'avait pleeeein de choses à voir (faudra y retourner). 
Mais, on n'a pas trop pris le temps de flâner, vu qu'on avait un but d'excursion: voir l'exposition sur Qin, l'empereur chinois et son armée de terre cuite au musée d'histoire de la ville. Cela faisait un moment que je voulais aller la voir (c'est pas tous les jours qu'on peut voir des guerriers chinois datant d'il y a perpète, en grandeur nature), et vu que l'expo se termine dans pile une semaine, ben on y est allés aujourd'hui avec Monsieur... Comme au moins la moitié de l'Helvétie
On est arrivés, et il y avait une mega queue rien que pour prendre les tickets. Mais cela avançait assez vite. En 15 minutes on a eu nos billets d'entrée. Après on a patienté 31 minutes pour entrer dans la partie "exposition" tant il y avait de gens (à l'accueil ils nous avaient prédit 30min d'attente... en toute précision suisse, ils avaient bien calculé). A ce moment là, on était encore pleins d'entrain et on riait des autres gens qui râlaient. 
J'avais un petit garçon derrière moi qui m'a pris pour un appuie-tête. Ca m'a fait rire. 
La miss devant moi m'a lancé un regard glacial lorsque mon sac à main à frôlé inopinément son postérieur rembourré à plusieurs reprises. 
Monsieur était à la bonne hauteur pour coller son nez contre la nuque du type devant lui. On a bien ri. 
Et puis, on est entrés... et la folie a commencé. Des zillions de gens qui regardaient des petites vitrines. Certains avec audioguide qui restaient scotchés des heures durant devant la mini vitrine à boucher toute la vue et qui râlaient lorsqu'on lisait à haute voix les explications des vitrines parce que Monsieur ou moi-même n'arrivions pas à lire en même temps les notices explicatives.
(petite parenthèse orthographique: on a dénombré 3 fautes parmi les pancartes traduites en français. eh oui, eh oui...). 
On a même eu droit à des francophones audioguidés qui se sont dit à eux-même "it is really annoying when they (donc nous) read out loud the explanations"... parce que forcément on comprend pas l'anglais. niark, niark, niark. Z'aviez qu'à pas vous coller à la vitrine avec votre audioguide... ca marche aussi 50cm plus loin et permet aux gens de pouvoir lire la notice sans peine. 
Puis, il y a eu La File. 
Celle qui prenait des heures pour aller voir de tout près les guerriers de terre cuite. 
On s'est mis en file et on a attendu un moment, patiemment, jusqu'à ce qu'on réalise qu'on n'avait pas besoin de faire la file pour voir les guerriers, que les gens en file faisaient la file pour pouvoir être collés à la barrière la plus proche des guerriers et qu'on pouvait s'incruster parmi la masse et que le fait de se faufiler à travers les gens permettait de les voir tout aussi bien (victoire!). 
En petite conclusion: pas mal l'expo, mais comme toujours, il n'y a pas assez d'explications (bon, on n'a pas pris d'audioguide non plus), et il y avait trop de gens pour vraiment apprécier la chose dans son intégralité. 

Puis, on a commencé à trembloter de faim (ca creuse d'être au milieu d'autant de gens tout le temps), alors on est allés manger un morceau de tarte sucrée pour moi, salée pour Monsieur, juste à côté du Palais Fédéral, en attendant 19h... et le spectacle son et lumière projeté sur notre cher palais. 
Alors ça, c'est un événement à ne pas manquer. C'était splendide et hyper bien fait. Je recommande!
Par contre, il faut avoir des notions avancées en Bärndütsch pour comprendre l'histoire... mais même si vous ne parlez pas un mot de dialecte régional, vous pourrez profiter du spectacle dans sa partie "lumière et musique". 
C'est tous les soirs à 19h et 20h30 jusqu'au 1er décembre si jamais. :D

Belle semaine!

lundi 4 novembre 2013

Activités d'un week-end automnal

Mon week-end a débuté dans ma citadelle au milieu des prés verts, à acheter des légumes tout frais au marché et ensuite à ramener 40l de terre + des pots (trop moches) en bus jusqu'à mon humble demeure et à planter des bulbes de tulipes, mini jonquilles et anémones, en prévision du printemps (qui sera fleuri... du moins sur mon humble terrasse) (note: la prochaine fois j'irai acheter des pots plus gros et beaux et ferai au moins 5 trajets en bus pour les rapporter tous). 
Puis je me suis téléportée en moins de 2h dans la ville toute moche et grise (et puante) du bout du lac (désolé Monsieur, mais tu sais très bien ce que je pense de ta ville) pour participer à une soirée déguisée avec le Monsieur. Pendant la téléportation (et pendant que Monsieur somnolait la bouche ouverte) , j'ai eu le temps de coudre de beaux rubans verts sur ma cape elfique d'adolescente obsédée du SDA (Cara, ca te rappelle des souvenirs tout ça?) (si vous ne savez pas ce que signifie SDA, essayez plutôt LOTR... et sinon bah... bref...) noire-nuit-sans-lune. 
Arrivée dans la ville surpeuplée (où j'ai eu envie de faire le tourniquet pour que les gens s'écartent de mon passage et me laissent au moins 1m70 de diamètre autour de moi), nous nous sommes rendus dans un magasin de déguisements pour acheter des masques pour compléter notre déguisement super pourri génial. 
Bien entendu, étant dans une ville surpeuplée, le magasin lui même était surpeuplé et on a du patienter un petit moment devant le magasin (dans un nuage de fumée de clope). 
Ayant trouvé des masques qui nous convenait plus ou moins, nous avons pu rentrer chez Monsieur pour squatter le fer à repasser archaïque de sa mère et repasser ma cape (qui n'avait plus été portée depuis 4 ans), et la chemise de Monsieur (qui l'a repassée lui-même) (applaudissements) (saviez-vous que je ne possède pas de fer à repasser?).
Bref. 
Puis on a mis un temps fou à tenter de faire un noeud papillon avec le reste de mon ruban vert autour de la gorge de Monsieur, et on est toujours parvenu jusqu'à la dernière étape, mais n'avons toujours pas compris comment réaliser la dernière étape (gnaaaaaaaaarrrgg). 
Monsieur s'est donc retrouvé avec un simple noeud autour du cou... qui lui allait cependant à merveille, et nous nous sommes téléportés à travers la nuit noire vers la demeure hantée. 
Nous avions pris avec nous Crisp, mon gardien citrouille d'halloween (paix à ton âme) qui a passé le restant de la soirée à se faire léchouiller de partout par des limaces et à éclairer les marches de la dite maison et qui probablement a fini ses jours sur le tas de compost (paix à ton âme) (soit dit en passant il aurait subi le même sort ici, mais avec beaucoup plus de délicatesse et de tact). 
Crisp, feu mon gardien de terrasse
La soirée fut intrigante et se termina (pour nous du moins) à discuter de grammaire anglaise palpitante et ensuite de se désintégrer sous la pluie battante dans l'air frais et pollué de la cité. 
Bref bis. 
(vous voulez savoir en quoi on s'était déguisés? eh bien... en rien... enfin si... mais en rien quand même. parce qu'on avait pas d'idée et peu de temps (et pas envie de dépenser des millions pour un costume kitsch)... alors Monsieur était tout en noir, avec masque et noeud vert, et moi j'étais en jupe, collants verts, cape noire avec ruban vert et masque... et on a fait deviner aux autres pendant toute la soirée en quoi on était habillés.. eh eh eh. Sont devenus gaga, eh eh eh, on a trop réussi notre coup).
Le lendemain fut une journée de flemme totale, avec rattrapage de sommeil de tous les jours de la semaine, mais fut quand même ponctué d'une sortie pour profiter des rares rayons de soleil qui pointaient entre les nuages (et entre les immeubles moches). Pour rester dans le thème du début du mois de Novembre, nous sommes allés visiter le cimetière voisin de chez Monsieur (à noter qu'à l'époque ce cimetière servait à enterrer les pestiférés... aujourd'hui c'est un cimetière de gens très riches et importants avec plein de gros arbres et des tombes pas si vieilles (vu que y'a plus de trace des pestiférés), mais pas non plus trop récentes. 

De la couleur parmi la noirceur de la mort...



mardi 8 octobre 2013

Je te reconnais, toi...

Pendant mon séjour de travail-vacances, sur mon île grecque, je suis retournée dans la ville où j'avais passé une semaine en Août (pour le boulot). Avec mes collègues et puis après avec Monsieur N.

Parfois dans les même restos... Alors forcément, j'ai eu droit à plusieurs "you have already come here before... but not with the same people". Moui... et de une, et de deux, et de trois.
Je deviens connue.
Faut croire que la miss qui mange toute seule dans la ville ultra touristique (ou presque personne ne mange seul, et surtout pas une jeune fille) ne passe pas inaperçue. D'autant plus qu'après elle réapparait avec 4 mecs ayant au moins 20 ans de plus qu'elle, puis de son chéri. Y'a de quoi se poser des questions, j'avoue, j'avoue.
Y'avait même un serveur qui s'est souvenu de ce que j'avais mangé... eh eh eh.
N'empêche que je commence à connaitre de bons restos dans le coin... d'autant plus qu'avec Monsieur N, on en a découvert un qui était un vrai régal (pensez: poulet aux figues).

Si jamais vous passez dans le coin, demandez-moi des conseils, je m'y connais mieux que mon guide touristique. héhé.


Je voulais vous mettre une photo d'un souper, mais il se
trouve que je n'en ai pas... alors je vous
présente un petit déj... devinez qui a mangé quoi... 

mercredi 2 octobre 2013

Back in the airport (et divers détails)

De retour à l'aéroport de la capitale grecque. Le soleil s'est levé il y a  peu de temps, inondant la salle d'attente de rayons orangés.
Encore quelques heures d'attente, puis de vol, et de survol de toute l'Italie (ou la mer je pense plutôt), direction le nord, et l'ouest, un peu. Le survol des alpes, de tout près. Peut-être verra-t-on le Mont Blanc, si le ciel est dégagé et qu'on est assis du bon côté de l'avion (y fait quel temps en Helvétie?).
On est cuits. Pas au sens "enfourné" ou "brûlé de soleil", mais au sens fatigué.
Avant-hier soir on a quitté l'île grecque. Une pointe d'émotion tout de même. Il y a des aspects et endroits de l'île que j'aime. Nous avons rejoint le continent par voie lente, c'est à dire maritime.
J'aime prendre le ferry. C'est gros, dodu, lent, et confortable. Nous avions une cabine rien que pour nous, interne (donc sans fenêtre), avec lits, salle de bains. Avez-vous déjà pris une douche sur un bâteau? C'est une impression bizarre. Se doucher sur l'eau... Je pense que si un jour les avions venaient à avoir des douches, cela ferait autant bizarre (ou les trains).
Nous avons pu observer le départ du ferry, et le chargement des camions... ou plutôt de leur cargaisons. Les camions qui devaient se peser sur une immense balance à camions (!!!!), avant d'entrer dans le ferry. Puis marche arrière dans le ventre du bateau. De là, la partie frontale du camion (j'sais plus le mot, le truc qu'on peut décrocher, où y'a la cabine) repart, et laisse juste sa cargaison à bord. 2 étages plein de cargaisons et de véhicules. Ca c'est du transport maritime. Et puis nous sommes partis... quittés le port, quittés l'île, et nous sommes allés dormir.
Dormir sur un (gros) bateau dans la mer méditerranée... c'est chouette.
Au milieu de la nuit je me suis réveillée parce que le bateau montait et descendait en mouvements lents et amples. La mer devait être un tantinet mouvementée... J'ai eu la pensée furtive d'aller dehors voir ce qu'il en était, mais je me suis rendormie trop rapidement.
Puis je me suis réveillée à nouveau lorsque le bateau a commencé à vibrer (comme un tremblement de terre), indiquant qu'il faisait marche arrière et arrivait au port. C'était environ 6h30. Nous étions arrivés au Pirée, le port d'Athènes...
On a quitté le bateau peu après. Le sol était détrempé et il y avait de gros nuages gris dodus dans le ciel.
On a pris le bus gratuit qui rabattait les voyageurs des navires vers le départ du métro, pour nous rendre en plein centre ville d'Athènes.
Je dois dire que cette fois-ci, la ville m'a parue moche, grise, sale, puante et les gens fatigués et ternes... On voit la crise, partout. On la lit sur le visage des gens, sur les murs... sur les bâtiments. C'est écrit partout "à vendre" (aussi sur mon île). On a réussi à trouver notre hôtel (4 étoiles! z'avaient une promotion au tiers du prix normal), et avons déposés nos valises à l'entrée avant de repartir (avec nos vestes de pluie) à l'assaut de l'Acropole... Point culminant de la ville, à tous les niveaux.
L'était un tantinet assailli par des groupes de touristes, mais pas autant que cela doit l'être en été. Et puis il faisait humide mais frais. Parfait.
On a visité, fait des photos, et j'ai innové en prenant des reflets dans les flaques d'eau (qui a une photo d'un morceau de l'acropole vue dans une gouille d'eau?). On a admiré les chats archéologues, qui eux, ont le droit d'accès à toutes les pierres, et j'ai pu re-remarquer comme la ville s'étend à l'infini... Ville blanche, étendant ses tentacules à perte de vue. Ville blanche vue du haut... ville grise vue de dedans.
Puis nous avons enchainé avec le nouveau musée de l'Acropole, qui est un chef-d'oeuvre... Il en vaut la peine... Sauf qu'il faut éviter d'y aller en jupe parce qu'il y a un mega plancher transparent à l'étage supérieur et que les gens en dessous peuvent observer vos sous-vêtements depuis en bas... eh eh eh (bon, je pense que à part moi personne s'amuse à regarder en l'air plutôt que les oeuvres antiques, mais...).
Déjà en arrivant au musée on était cuits, et nos pattes étaient douloureuses. On est passés assez rapidement, et sommes repartis faire une sieste à l'hôtel.
Hôtel 4 étoiles qui a des problèmes d'isolation sonore vers l'extérieur... Fermer ou ouvrir les fenêtres ne changeait rien. But anyways, on s'enfiche.
Puis on est allés au musée d'archéo, en se perdant en route, et en se faisant raccompagner au bon endroit par un sympathique grec chimiste, qui parlait aussi allemand.
Ensuite pliage des affaires pour qu'elles entrent dans la valise (ou pas...erf...), et dodo, troublé et léger pour se réveiller à 5h00 pour prendre le métro vers l'aéroport.
Y'avait pas mal de gens dans le métro de 5h30... Assez étonnant de voir des grecs debout à des heures autant matinales, je me demande où ils se rendaient...
Fin.

samedi 28 septembre 2013

No, thank you, I have Chee'tos

Il était une fois, deux jeunes gens, partis en vacances sur une île grecque. Le premier jour de leurs vacances, pendant leurs emplettes pic-nic-iennes, Monsieur N découvrit des chips Chee'tos (oui, je sais, en vrai y'a pas d'apostrophe). Les dites chips se retrouvèrent dans leur cabas et furent rapidement mangées (parenthèse gustative grasse: les dites chips sont "à l'européenne", et ne peuvent concurrencer leurs cousines américaines originales). A l'intérieur du paquet se trouva un tatouage à coller sur la peau.
En deux ou trois mouvements, Monsieur N se retrouva affublé d'une patte de panthère noire sur le pectoral gauche. Puis le lendemain d'un poisson sur la joue inférieure gauche.
Les tatouages de Monsieur N ont une durée de vie bien supérieure aux miens. Mes fleurettes collées sur l'épaule et l'omoplate ont duré à peine plus de 24h. Ceux de Monsieur N, datent d'il y a 5 jours.
Avant-hier, avant de se lever à 5h15 pour prendre le bus pour monter dans la montagne et rejoindre la mer en ca. 14km, nous avons renouvellé notre stock de chips.
En rentrant à l'hôtel (pourri, qui sera décrit prochainement), nous sommes passés par le bord de mer où prospèrent les rabatteurs de restaurant. Le rabatteur, qui, la veille avait demandé à Monsieur N s'il était italien (non... mais cela m'a bien fait rire), nous demanda ce soir là si nous voulions manger quelque chose. Monsieur N répondit "No, thank you, I have Chee'tos", en faisant un grand sourire éclatant et en soulevant bien haut son paquet de chips. Eclats de rire garantis.
Ainsi, nos chips se sont baladées avec nous pendant 14+ km (le chocolat aussi, ainsi que du raisin et diverses autres victuailles).
:)

lundi 9 septembre 2013

26

0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26...

26. 

Ca y est, j'ai officiellement quitté le stade "quart de siècle", pour entrer dans le 2ème quart (intéressant comme pensée, cela fait tout à coup très vieux de se dire qu'on est dans le 2ème quart). 
Pour fêter l'occasion, je suis partie me balader avec Monsieur N dans les Préalpes fribourgeoises. Aaah, mais quel bonheur de revoir ces verts prés. J'avais oublié que les prés pouvaient être autant verts en Helvètie, vu que mes yeux se sont habitués depuis 2 ans aux sombres couleurs du bitume citadin. Le vert vif partout, partout, partout. Cela rend joyeux. Et puis les milans dans le ciel. Leur ombre et le jeu d'essayer de les repérer sans se crâmer les yeux avec le soleil. Le soleil qui fut omniprésent pour ma journée d'anniversaire. Bleu ciel et vert pré gras. Clochettes de vaches, vrombissement des mouches et diverses choses volantes et cri du milan. Odeur de foin frais et bouse de vache. Menu splendide pour une 26ème journée d'anniversaire. 
Au programme: passer du lac très sombre (en grec cela serait mavro limni, ou un truc du genre), grimper sur un chemin très raide, mais très raide, gambader dans les pâturages pour retomber de l'autre côté de la frontière linguistique (et donc enjamber les Röstis dans leur Graben) et finir la journée dans les bains thermaux. 
J'ai eu l'impression d'être une citadine pure en grimpant la raide montée du départ. Aucune forme physique. Rien. arf, arf, arf. Ce qui m'a motivé à me fixer au moins 1 sortie de rando par mois (notez qu'au moins ce mois de septembre j'en aurai plus qu'une vu que je repars tantôt dans les montagnes de mon île grecque). 
Mousses en pleine "fructification" sur un talus, herbe verte, asteraceae jaune ,
poteau à vache, ciel bleu et soleil. 

On arrive (presque) en haut de la dernière montée et on s'arrête pour boire un Apfelschörle (z'avaient pas du jus de pomme pur) dans un alpage. 

Et là, j'ai fait la citadine pure souche, parce que mon natel a sonné. Au milieu de nul part. Au beau milieu de la belle nature. Erf. Mais, mais, mais. Ce fut un cadeau d'anni inattendu. 
Une gérance immobilière, qui me proposait un appartement (sous condition de changement de garant et que le nouveau garant remplisse les conditions x y z) (suite sur ce sujet dans un autre post). 
Et puis la grimpée reprit (bien que moins raide), et on a vu un immense érable trop beau (photo), et des petites fleurs, de grosses vaches, des mousses trop belles, etc. On a pu tester des systèmes bien divers de passage des barrières à vache. Cela allait du tourniquet habituel ou de la barrière électrique qu'on ouvre avec une poignée (cas normaux) aux souches d'arbres ou cailloux posés des deux côtés pour pouvoir passer, aux espèces d'échelles pour grimper et redescende de l'autre côté... Franchement, y pourraient donner un thème à leur balade: "découverte de la diversité des barrières pour franchir les clôtures". On en a passé plus d'une dizaine et aucune n'était exactement pareille. niark, niark, niark. Je dois avouer que mes préférés sont les espèces de labyrinthes en bois trop étroits pour les vaches, parce qu'elles demandent le moins d'effort (pas besoin de soulever la jambe pour passer de l'autre côté). (oui, j'avoue, je suis flemmarde). 
On a continué jusqu'à presque tomber de faim (pour ma part), c'était déjà passé 13h lorsqu'on s'est arrêtés pour manger, devant une petite chapelle toute choue avec une mega vue sur tout la vallée alentours. Après une petite détermination rapide de fleurette on a fait la sieste à l'ombre d'un tilleul et on a repris notre route. C'est peu après que mes pieds ont commencé à me faire mal (j'avais des new chaussures, et elles sont un tantinet dur), et ce fut un peu ardu d'arriver à notre destination. Mais nous y sommes parvenus, et nous avons été récompensés par des bains thermaux quasi vides (fallait être fou pour aller se plonger dans l'eau chaude alors qu'il faisait 29°C dehors) (oui... j'avoue, c'était presque trop chaud). Mais c'était chouette, et tout le devant de mes pieds ont pelé dans l'eau (charmant... je sais), et mes jambes se sont détendues. Et puis c'était chouette avec Monsieur N et au final on est restés quasiment 2h plongés dans l'eau... jusqu'à ce que nos doigts soient tous fripés. 
Puis on est allés s'acheter un truc à manger dans un magasin et on s'est posés dans un pré pour observer le coucher du soleil derrière la montagne et manger en attendant le bus. Ensuite on a eu droit à un 2ème coucher de soleil, bien plus orangé que le précédent lorsque le bus est arrivé de l'autre côté de la montagne et on est rentrés à la maison. 
Ce fut chouette et cela m'a fait tellement de bien.
gigantesque érable!