dimanche 29 novembre 2015

Dans le train

Monologue entendu hier tandis qu'on traversait la frontière linguistique/röstigraben (de la part d'une bout du lac-iste qui parlait assez fort pour que la moitié du wagon suive son discours): 

"On est où ici?... X? (ma ville donc)... C'est joli. Mais paumé. Un peu comme le Valais (canton montagnard)... Les loyers doivent aussi y être bas... pas comme en Suisse... euh... à Ville du bout du lac". 

Je riais bien. 

La miss qui considère que Sa ville est LA Suisse. Non mais... Sors un peu de ton enclave isolée et découvre le reste du pays, un peu, au moins. Au niveau géographique, c'est ta ville à toi qui est paumée...  


lundi 23 novembre 2015

Périple dans les bois et sous les flocons

Hier la neige s'est invitée chez moi et ma journée fut ainsi:







Les contrastes étaient somptueux et sauvages. La rivière avait même mangé le chemin.
J'étais partie pour faire seulement le tour du lac, 1h de marche... au final j'ai marché 4h, 12km et me suis perdue en route (enfin pas vraiment, mais disons que j'ai raté la bifurcation pour le village et du coup j'ai fait une grande boucle pour retrouver le village et j'ai marché quelques km supplémentaires (ca m'apprendra de ne pas avoir pris de carte mit mir et de ne pas avoir planifié mon itinéraire)).
J'étais congelée lorsque j'ai enfin posé mes pieds chez moi, les chaussures et habits détrempés, autant à cause de la neige (mouillée) que de la transpiration.
Et puis je sentais la laine mouillée. Quelle merveilleuse odeur. :)

Bonne semaine à vous tous!


lundi 16 novembre 2015

de la vache

Vous savez, lorsque vous revenez de promenade et que vous rapportez avec vous l'odeur de purin de vache?
Oui, parce que bon, vous vous baladez, à travers forêts et prairies, et puis vous rentrez par le chemin qui traverse 2 grands champs. L'un étant actuellement occupé par un troupeau de jeunes vaches (cet été c'était du maïs si mes souvenirs sont exacts), l'autre étant simplement vert. 
Vous faites 15 photos des vaches qui sont curieuses et qui viennent vous lécher la main, et certes, il y a cette odeur tenace de purin qui traine dans l'air, mais bon, on est à la campagne, et c'est normal, non?
Mais l'odeur est vraiment tenace et puissante. 
Vous continuez à longer tout le pré à vaches, et vous regardez tout de même si vous ne voyez pas de traces de purin fraichement épandu sous vos pieds (mais bon, quelle idée aussi d'en épandre sur le chemin, non?) ou dans le champ vert d'à côté. 
Mais il semble ne rien y avoir. Non, non. 
Parce que le tracteur était bien caché, derrière la petite butte, tout là-bas au loin, dans le vent, oui, tout là-bas, de là où souffle le vent. 
Bref. 
Vous terminez votre balade, en prenant 15 mille photos de petites plantes, et repérez enfin le tracteur qui épand le purin (bien caché donc), et vous ne pensez plus à rien car à cet instant précis vous avez déjà dépassé le tracteur et hop, plus d'odeur. 
Ce n'est qu'une fois arrivé chez vous que vous constatez que l'odeur de purin vous a suivi. 
Normal, non? Tout le village doit sentir le purin, non?
Oui, mais non, pas vraiment, d'autant plus que le vent souffle dans l'autre direction. 
Vous finissez par renifler vos bras, vos jambes, vos habits, vos cheveux. 
Et c'est là, oui, là, que vous constatez que vous avez du vous faire asperger de microparticules de purin et qu'au final vous-même sentez le purin. 
Huhu. 
La campagne c'est merveilleux (et je ne suis pas ironique lorsque j'écris ceci). 

Une petite vache qui elle aussi se trouve en plein vent de purin

lundi 9 novembre 2015

les surprises des courriers

Vous savez, lorsque vous rentrez de voyage, et que votre voisin vient vous donner la petite pile de courrier qu'il a gentiment relevé pour vous pendant votre absence, et que c'est lorsque vous ouvrez les premières enveloppes que bam, la réalité du quotidien vous retombe dessus?
Oui, parce que déjà:
1) j'ai reçu une invitation pour ma remise de diplôme qui aura lieu dans 3 jours, et à laquelle il fallait répondre jusqu'à il y a 5 jours (qui envoie les invitations pour les remises de diplômes moins de 2 semaines avant la dite date avec seulement 1.5 semaine de temps de réponse? hein?) (outre le fait que j'ai déjà mon diplôme dans ma bibliothèque depuis presque une année).
2) la gérance de l'immeuble nous a envoyé à tous un joli petit courrier demandant de mettre nos noms sur nos vélos avant vendredi passé, sans quoi tous les autres vélos sans noms seraient débarassés. Gnnnnn??!!!!! (what the fuck? c'est pas comme si le local à vélo était plein; il y a 6 vélos dedans pour 30m2).  Bon, control effectué, mon vélo est toujours dans le local et je lui ai collé une grande étiquette rose avec mon nom, au cas où le contrôleur de vélos serait aveugle.
3)  n'oublions pas les quelques factures toujours présentes.
4) et les votations... qui ont eu lieu... hier... (moui, last minute les envois des enveloppes pour voter, very last minute donc).
Vous devez donc vous demander combien de temps je suis partie?
Malgré cette impression tenace d'être partie des milliers d'années, non, ce fut seulement 2 petites semaines.
Ce soir je dis f**k au retour à la réalité du quotidien.
(ne mentionnons pas que le frigo est vide).

dimanche 8 novembre 2015

le chat de l'ombre - l'ombre du chat

Le village était situé sur les contreforts de la montagne. La route principale le traversait de part en part. Il y avait aussi la place du village, avec une fontaine et l'éternel platane. Des ruelles blanches remplies de marches montaient depuis la route principale. Un vrai labyrinthe. De vieilles maisons et d'autres plus récentes, agrippées sur les flancs de la montagne. Des ruines. Des jardins. Beaucoup de fenêtres sombres.
Quelques unes éclairées. Des parcelles de vies. Une vieille grand-mère habillée de noir, assise dans un grand fauteuil devant la TV. L'odeur des plantes dans les jardins et dans les pots le long du chemin.
Des chats partout.
Et puis les étoiles, par milliers, entraperçues entre les branches des oliviers là-haut, en dehors du village.
La voie lactée, blanche dans le ciel profond, et cette nuit sans lune.
et puis l'ombre du chat qui nous accompagnait dans notre balade.
Une ombre étirée, des pattes très longues, une queue interminable et un corps très fin.
L'image même du chat - félin.
Elle était belle cette ombre étirée, sous le ciel étoilé, dans le dédale des ruelles du village.