samedi 31 janvier 2015

flocons d'ombres

Ombres de flocons ou flocons d'ombres?

Vous avez déjà pu observer des flocons d'ombres? et des ombres de flocons?

J'ai fait cette découverte ce soir, tandis que je passais sous chaque réverbère sur mon chemin, que le sol était couvert de flocons tombés accumulés et que tout autant de flocons parsemaient encore le ciel.
Je n'y avais jamais prêté attention auparavant.
C'est beau des ombres de flocons. Des flocons d'ombres.
Ca danse comme un nuage de moucheron... mais en beaucoup plus joli.
Ca vaut la peine de voir ça, au moins une fois dans sa vie.

Ce soir, je suis rentrée à pied chez moi parmi les flocons d'ombres.

vendredi 30 janvier 2015

Bonhomme - le retour


Après être devenu borgne, ma bonnefemme est devenue aveugle, muette et sans odorat. Puis elle a perdu ses boutons de torse et son bras gauche et hier soir sous une pluie battante, je l'ai dévêtue de son chapeau et écharpe alors qu'elle s'amincissait et se rétrécissait à vue d'oeil.
Mais cette nuit il a reneigé. De la neige toute sèche, peu propice aux bonhommes de neige.
Cela a suffit cependant à colmater les trous et la rembourrer un peu.
Au final, ma bonnefemme est devenue un bonhomme, un peu carré, un peu difforme.
Je lui ai replanté le nez (voyez l'évolution de la carotte), son bras gauche, sa bouche et ses yeux. Remis ses boutons (dont un a disparu dans les tréfonds de je ne sais où), noué son écharpe (dans l'autre sens), et mis un autre chapeau, qui lui donne un air plus masculin.
Ce nouveau bonhomme est tout autant génial.
Quelle expression!




percée d'arbres enneigés

Blizzard

Le vent m'a réveillé cette nuit, trois heures après avoir été me coucher.
Puissant, violent. Faisant valdinguer les objets du monde extérieur.
Frappant contre mes fenêtres.
S'infiltrant sous la porte.
J'ai tenté de l'ignorer.
Je me suis rendormie.
Une heure plus tard je suis réveillée à nouveau.
Il souffle, fort. Puissant.
Il toque contre mes stores.
Je l'entends jouer avec les objets sur ma terrasse.
Et cette étrange clarté qui s'infiltre par mes fenêtres.
Il ne peut pas être seulement 4h du matin.
Alors je décide de sortir de sous mon duvet chaud et aller regarder ce qu'il se passe dans le monde extérieur.
J'ouvre ma fenêtre.
J'entrebâille les stores.
Le vent entre et s'enroule autour de moi.
Je reçois en pleine figure des centaines de particules de neige.
C'est le blizzard!
Quatre heures plus tôt, alors que je m'endormais, j'écoutais les innombrables gouttes de pluie tomber et rejoindre mon bonhomme de neige aminci.
Le monde est devenu clair.
Entièrement blanc.
Il y a de la poudre blanche partout.
Dans mes yeux, à travers les stores, dans le ciel, sur le sol, partout.
Les flocons volent à l'horizontale et dans n'importe quelle direction.
Peu importe, ils ne touchent pas terre.
Les arbres se plient, se froissent et grincent.
Le monde s'envole.
Et puis soudain, alors que j'observais le tout de par entre les cracs de mes stores, le vent s'est apaisé.
Les flocons ont repris une course plus verticale et le ciel est devenu plus sombre.
Le vent s'est tu.
Et là j'ai su, ce que cherchais à savoir cette nuit là et qui s'emmêlait dans mes rêves.
La puissance du vent. 

mercredi 28 janvier 2015

L'oeil gauche

Un petit post rien que pour vous dire que ma bonnefemme a survécu à sa première nuit, et qu'elle a même gagné en consistance (vu qu'il faisait -6°C ce matin au réveil, elle a bien gelé, et la neige est devenue toute coupante). Par contre cet aprem il devait faire au moins 10°C de plus, avec du soleil... et il semblerait que dès demain il pleuve alors je ne sais pas combien de temps elle restera entière à m'observer par la fenêtre.
Faits marquants du jour:
Elle a perdu son oeil gauche, que j'ai prestement remis dans son orbite.
Son bonnet est gelé à sa tête.
Son écharpe volete au vent et est également incrusté dans ses épaules.
Si elle survit entière sans trop fondre jusqu'au week-end, je lui redonnerai un new look et/ou lui rajouterai un bonhomme à cape et couronne pour lui tenir compagnie.

Ma vie est passionnante!

mardi 27 janvier 2015

Bonnefemme

Ce matin, j'ai été déçue de voir que la merveilleuse couche poudreuse de neige qui était tombée durant la nuit avait déjà à moitié fondue et était devenue toute sploutch-sploutchesque. Gnnnnnn... foutue remontée des températures et foutue pluie nocturne. 

Maiiiiis, l'avantage de ce changement de texture neigeuse fut qu'elle est devenue idéale pour construire rapidement et sans trop de peine des bonhommes et bonfemmes de neige (un peu moins mouillée aurait été encore mieux). 
Après en avoir construit un mini pendant ma pause de midi avec ma collègue, et sans gants, j'ai décidé que j'allais me lancer à domicile - gants inclus. Cela faisait plusieurs jours que j'attendais d'avoir une texture (et le temps) adequate pour faire un bonhomme, ce soir en rentrant et juste avant la tombée de la nuit j'ai façonné le pâté de neige devant ma terrasse (c'était trop beau pour la laisser sur le sol). 
Une grosse boule
Une boule moyenne
Une petite boule
Et le voisin qui est sorti voir ce que je faisais avec un grand sourire sur son visage. 
C'était fantastique de faire cette bonnefemme. 
Même si au final c'était très vite fait (comparé à lorsque j'étais petite) - en plus j'étais préparée. 
Trois cailloux pour la veste du corps. 
Une écharpe nouée autour du cou (d'ailleurs c'est en voulant la nouer que son nez est tombé pour la première fois)
Un bonnet en laine
Deux noix pour les yeux
Une carotte (dont au moins les ¾ sont dans son crâne, mais bon, j'arrivais pas à la faire tenir, même que j'ai du lui reformer le visage parce qu'il avait un trou béant)
Une demi-feuille de plantain d'un de mes pots de fleurs pour la bouche
Deux brindilles (ex tuteurs à plantes) pour les bras. 
Tadammmmmm. 

Et à présent, j'aurai une visiteuse qui me regarde tandis que je la regarde par la fenêtre. 
Reste plus qu'à espérer qu'il fasse froid et que les prévisions de pluie pour demain et jeudi tombent sous forme de neige. 







Les évasions de Cara et Laf, n°5

Un nouveau mois est passé depuis nos dernières évasions.

Le thème pour ce mois est "autant en emporte le vent", à interpréter comme vous le souhaitez. :)

On attend avec impatience vos évasions dès la semaine prochaine.

En attendant très belle semaine à vous, plein de neige, de froid et de beauté. 

Par ma fenêtre

Aujourd'hui, pendant que je regarde la neiger tomber, drue, et recouvrir le monde de sa blancheur, je pense à ceci:
Un flocon ce n'est pas grand chose.
même pas un millimètre d'épaisseur. 
Un flocon ne tient pas longtemps tout seul. 
Mais même si certains d'entre eux fondent, un flocon plus un autre et encore un autre et un troupeau d'autres flocons uniques, eux sont forts tous ensemble et peuvent transformer tout un paysage... 

lundi 26 janvier 2015

senteurs de ville

Cette après-midi, en sortant de mon cours de grec, et en rentrant chez moi en marchant sous les flocons qui tourbillonnaient dans l'air, j'ai perçu cette odeur, émanant d'une rue perpendiculaire du boulevard sur lequel j'avançais.
Une odeur sucrée, délicieuse.
A la prochaine rue perpendiculaire, l'odeur s'était renforcée et j'ai pu la décrire, clairement.
C'était l'odeur du gâteau d'anniversaire au chocolat entrain de cuire dans un four.
Ma ville entière sentait (secrètement) le gâteau au chocolat enfourné.
Plus ou moins fortement, selon l'orientation des rues.
Sur une rue perpendiculaire plus loin, j'ai retrouvé la même odeur.
Je l'ai respirée à pleins poumons (et quelques flocons de sucre glace) avant qu'elle ne redisparaisse.
Dans ma ville, il y a une fabrique de chocolats.
Aujourd'hui, le vent y dispersait les effluves.




dimanche 25 janvier 2015

Bruits de gare

En attendant à la gare de la capitale helvètique, tard dans la soirée, j'ai écouté les frémissements de cette grande artère, étrangement calme comparé aux heures de pointe.
Les éclats de voix qui disparaissent dans le brouhaha.
Le bruit des trains qui arrivent et font vibrer les rails - toukou toukou, toukou toukou.
Les grincements des freins.
La musique dansante d'un groupe de jeunes.
Les bipbip des portes qui se referment.
Le sifflement des cables électriques.
Les annonces.
Le bruit d'un convoi qui repart.
Les valises qu'on roule ou tire.
Les chants des supporters de hockey, rentrant du match.
Les bruits de pas.
Le son que font les roues des wagons sur les aiguillages.
Les flocons qui tombent en scintillant sous les lampadaires.
Ce sont les mêmes bruits que durant la journée. Mais ce soir, j'ai eu l'impression de les entendre tous, les uns après les autres.
Ces bruits de vie de gare.




vendredi 23 janvier 2015

Contrat(s)

Mon (mes) contrat(s) de travail est (sont) toute une histoire...
Outre le fait que je n'avais plus de contrat depuis fin novembre alors que j'étais certaine qu'il continuait jusqu'à la fin de l'année, mon nouveau contrat est entré en vigueur au 1er janvier.
Au moins en théorie.
Oui, parce que je ne l'ai reçu, a signer, seulement aujourd'hui, soit 23 jours après le début de mon réengagement...
3 semaines que je travaille, sans avoir même signé mon contrat.
Cet après-midi, j'ouvre la grosse enveloppe aux sigles de mon entreprise, je commence à lire mon contrat, et que vois-je?
Une erreur flagrante.
Selon mon nouveau contrat de travail, je ne serai employée que pendant un mois, jusqu'à fin janvier 2015, soit dans 8 jours... Alors qu'en réalité je suis employée jusqu'en fin janvier 2016.
What the heck????
Je passe voir mon chef, il me dit d'appeler le service du personnel.
Service du personnel qui bien sûr ne répond plus aux appels téléphoniques dès 11h30 tous les vendredis, mais pourquoi???
J'écris un email, et je patiente, un peu agacée, avec mon contrat qui attend d'être signé, ou détruit et remplacé par un nouveau aux dates plus correctes.
Sachant qu'on arrive à la fin du mois et que les paies sont versées lundi prochain, je pressens déjà que je ne recevrai mon salaire que de manière rétrograde... un mois en retard...

Gnnnn...

Pourquoi???
Comment???
C'est n'importe quoiiiiii...


mercredi 21 janvier 2015

Troupeau de vaches

Aujourd'hui, sur le quai de la gare de la capitale helvète, un troupeau de vaches passe bruyamment en faisant bien tinter leurs immenses cloches. Tout le monde se retourne sur leur passage.
...
Ah ben non.
Ce ne sont que des supporters de l'équipe helvète de ski prenant le train pour aller encourager leurs favoris à l'autre bout du pays (ou ailleurs).

erferferferferf.

Il n'y a que dans nos pays alpins qu'on voit ça. ^^ 

mardi 20 janvier 2015

10'000

A l'heure où ce billet sera posté, je viendrai d'entrer dans ma 10'000ème journée depuis que je suis née. 
Joyeux 10'000 jour de vie à moi!

lundi 19 janvier 2015

Petits détails du quotidien

Je vous écris ce billet en écoutant (de manière passive) l'émission TV qu'écoute mon voisin par au travers de la cloison. Emission de musique - accordéon pas spectaculaire et assez fort en bruit semblerait il. Pas de mon goût.
Je vous écris ce billet au fumet des lasagnes made by me qui finissent de brunir au four.
Je vous écris ce billet alors que le monde extérieur se pare de blancheur.
Voilà pour le contexte.

Aujourd'hui fut un lundi étrange.
Déjà, j'ai eu trop de la peine à émerger du lit et j'ai du me faire violence pour apparaitre au travail (et j'ai bien fait).
Ensuite j'ai failli me faire shooter par un imbécile d'automobiliste qui ne m'a pas vu alors que j'étais déjà au milieu de la route (et je dis vraiment le milieu de la route, parce que j'avais déjà traversé une voie entière de la route) sur le passage pour piétons et qui a du freiner comme un fou, et fait un beau dérapage. Heureusement que je me méfiais parce que je voyais bien qu'il allait trop vite et que je ne me suis pas jetée sous ses roues et attendais sagement sur mon 10cm de bande blanche au milieu de la route. Je savais plus trop quoi faire, lui faire un grand geste des bras ou vite traverser avant qu'il ne lui prenne l'envie de redémarrer trop vite. J'ai fait un mini haussement de bras de surprise et j'ai traversé vite avec le coeur qui battait à toute vitesse.
Puis, mon chef est venu dans mon bureau et m'a dit "on a des problèmes!".
Gnnn?????
Jamais bon ça, non?
Ben non.
Allez comprendre la logique la derrière, mais l'argent qui finance le projet pour lequel je travaille et qui provient de fonds helvètes à la base (je crois) va d'abord sur le compte d'une association anglaise (donc est transformé de CHF en pounds) puis nous revient, mais sous forme d'euros (z'allez savoir pourquoi, je n'ai pas compris), et donc est ensuite transformé en CHF again (ne me demandez pas où est la logique là derrière, je ne sais pas, et cela fait 1 ans que mon chef se bat pour qu'il n'y ait plus ces changements de devises intermédiaires qui nous font perdre des milliers de francs débilement chaque année). Ouais... et vu que le franc est si fort et puissant depuis la semaine passée, comparativement entre autres à l'euro, on a 20% de fonds en moins.
20%.
C'est beaucoup.
Donc on va se serrer la ceinture. Un peu. Beaucoup. C'est un peu nul, parce que ça va couper pas mal de choses au niveau scientifique.
M'enfin.
Comme maigre consolation, j'irai en vacances dans la zone euro; c'est avantageux pour nous en ce moment du coup.
Ensuite j'ai lu un magnifique article (pour le boulot) qui justifie d'autant plus les actions que nous faisons pour le projet pour lequel je travaille.
Puis, il a commencé à neiger.
Et entre temps, je suis aussi allée à mon cours de grec.
On a appris le subjonctif/conditionnel (visiblement c'est pareil, ou alors je n'ai pas trop compris).
Je peux à présent vous dire "pourrais-tu ranger ta chambre?" ou "j'aimerais du chocolat" ou "il faut que je parte en vacances".
Il a continué à neiger. De gros flocons tous jolis.
Puis, je suis rentrée et j'ai fait la lessive, dans la buanderie qui puait la crotte. Il m'a fallu pas mal de temps pour comprendre que c'était la boule de draps de lits entreposés dans un coin de la buanderie qui sentaient pareillement.
Ensuite mes voisins ont commencé à s'engueuler. Again. Mais cela a vite arrêté d'ailleurs. Remarque, ca faisait passablement de temps qu'ils n'avaient plus fait de bruit.
Visiblement quelqu'un (je ne sais pas qui, et probablement pas mon voisin d'à côté vu qu'il écoutait son accordéon à plein volume) a appelé la police, parce que lorsque je suis remontée de la buanderie puante, il y avait deux policiers qui parlaient avec mes voisins. Semblerait qu'il y ait eu non seulement une plainte pour bruit, mais également à cause des odeurs si tenaces de cannabis de basse qualité qui émanent régulièrement de chez eux (mes cocos, faites en sorte que l'odeur ne s'échappe pas de chez vous, bon sang!). Je crois qu'ils s'en sont tirés avec un avertissement, mais arf quoi.
Sont pas très cool les voisins, personne n'est allé sonner chez mes jeunes voisins pour leur dire quelque chose. Bon en même temps le type a une tête de "tu me cherches? tu veux que je te tape?", alors j'avoue que lorsqu'on a 70 ans, ça ne donne pas trop envie de s'y frotter. A 27 ans non plus d'ailleurs. Plus facile de se plaindre directement à la gérance, ou à la police. M'enfin...
Sur ces faits du lundi, je vous laisse.
Je vais aller déguster une part de lasagnes faites maison.

Bonne soirée les lecteurs/lectrices

vendredi 16 janvier 2015

Côtelette

Je vous ai déjà raconté l'épisode des morceaux de saucisse qui pleuvaient du balcon des voisins du dessus du ciel.
Aujourd'hui je vais vous raconter l'histoire des côtelettes... de porc.
L'autre jour, j'ai remarqué, aplati sur la terrasse de ma voisine de droite, une côtelette crue. Ou disons le reste de la côtelette, mais avec une belle part de viande dessus.
Une côtelette volante je suppose, qui avait fini, gravité oblige, par retomber sur la terrasse de ma voisine.
J'vous dis pas comme cela m'aurait fait enrager si elle avait atterri sur la mienne.
Fort heureusement pour moi, il semblerait que ma voisine du dessus ne fasse voltiger que les fleurs de pélargonium fanés, les miettes de pain et peut-être des bouts de saucisse.
La côtelette y a passé la nuit, éclaffé sur la terrasse.
J'ai même pu la montrer à une chère amie (coucou!) qui était venue me rendre visite (et s'étaler sur le tapis avec moi). Nous avons même pu discuter du fait que les chats ne peuvent pas manger les os de côtelette.
Et puis elle a disparu. La côtelette, hein. Pas l'amie.
Comme cela, subitement.
La nuit de toute vraisemblance.
Oui!
Vous le sentez venir, vous, le voleur de côtelette de porc crue là.
Il y a quelques jours déjà, je l'avais entendu rôder, vaguement au milieu de la nuit.
Un cri sauvage.
Je n'avais pas pu véritablement le nommer à ce moment là, était-il ailé ou à quatre pattes?
Et puis il y a quelques minutes, pendant que je patientais (longtemps) que les mises à jour de mon ordi se terminent (d'ailleurs elles ne sont pas terminées alors que j'écris ceci) et que j'avais ouvert grand ma fenêtre pour aérer, il est revenu.
Probablement attiré par une autre côtelette volante.
Croc.
Croc.
Croc.
Un bruit de rongeur, en fait.
Un bruit de dents contre un objet dur, mais qui se casse, s'émiette.
Croc.
Croc.
Il semble être juste devant ma fenêtre.
Alors je tâte.
Croc.
Je secoue les stores, mais le bruit continue.
Croc.
Croc.
Croc.
J'éteins les lumières et j'entrouvre les stores.
Croc.
Seulement les lamelles du haut.
Je me hisse sur la pointe des pieds et je regarde dehors.
Croc.
Tout d'abord je vois la haie, sombre, agrandie par l'ombre qu'elle projette.
Et puis le chat, noir et blanc, gros, qui rode le long de la haie, doucement, et puis repart.
Mais, ce n'est pas lui non plus qui fait ce bruit, qui continue.
Croc.
Et puis j'aperçois, enfin, à moitié caché dans l'ombre de la haie, au milieu du gazon, à moins de 3 mètres d'où je me tiens.
Il a la taille d'un gros chat.
Une couleur fauve qui se dissimule si bien dans le décor nocturne.
Je ne le vois pas très bien encore car il se tient de face, accroupi, enveloppé d'ombre.
Mais je sais qui il est ce croqueur d'os.
Le voilà déjà qui s'enfuit alors qu'une voiture s'approche.
Je le vois de profil.
Son long museau et sa longue queue.
Sa longue queue qui devrait être touffue.
Mais qui ne l'est pas.
Le renard, croqueur de côtelette. 

mercredi 14 janvier 2015

La dernière pierre

Aujourd'hui, j'ai mis du mortier à la dernière pierre qui manquait pour parachever ma scolarité.
La dernière pierre qui en l'occurrence est plusieurs objets et faits différents, et qui implique une coïncidence fortuite, mais belle.
C'est tout d'abord l'envoi, aujourd'hui, à mes collègues divers de mon mémoire sous sa forme finale, ainsi que l'enveloppe blanche que je viens de sceller et sur laquelle je viens d'appuyer pour en faire sortir l'air. Une enveloppe qui contient la version papier de mon mémoire et qui sera consignée au fin fond d'un tiroir poussiéreux, au milieu d'autres mémoires.
C'est ensuite ce petit billet jaune et blanc glissé dans ma boite aux lettres aujourd'hui, qui annonce une lettre à retirer à l'office postal dès demain. Au vu du lieu d'envoi, cela ne peut qu'être mon diplôme.
Quelle coïncidence que de recevoir mon diplôme le jour même où je consignerai mon travail.
C'est avec émotion que j'ai écrit une petite carte de remerciement et d'appréciation pour la secrétaire trop sympathique et choue qui m'a suivie et répondu à mes questionnements d'étudiant durant ces dernières années.
Et c'est avec une émotion plus forte encore que j'ai lissé sous ma main le pli de l'enveloppe pour la fermer et en faire sortir l'air.

Ce sont les petits détails comme ceux-ci qui émeuvent le plus.

Demain j'irai porter ma dernière pierre à la poste et je recevrai en retour l'édifice tout entier. 

vendredi 9 janvier 2015

L'or blanc

Alors que la neige fait défaut encore une fois dans mon pays, elle est tombée en abondance en Méditerranée, et aussi jusqu'en Syrie.
J'ai lu aux nouvelles, que hier, il n'y avait pas eu de morts dus aux conflits.
Premier jour depuis 3 ans.
3 ans.
Vous vous rendez compte?
Et tout cela à cause de la poudre blanche?
C'est étrange tout de même, ce qu'il se passe lorsque la neige tombe, dans des lieux inhabituels.
Il n'était pas écrit dans l'article s'il y avait eu des morts liés aux conditions météo.
S'il suffisait qu'il neige pour arrêter les conflits, je serai prête à donner toute la neige de mon pays.
Hélas, ce n'est pas si simple.
L'or blanc.

jeudi 8 janvier 2015

rideaux en dentelle

Il y a deux jours, j'ai changé de bureau.
Aux fenêtres du nouveau, pendent des rideaux en dentelle kitsch, héritage d'un précédent occupant.
Je n'ai pas encore décidé si j'allais les enlever ou pas, parce que malgré leur kitschité, ils donnent un petit côté rétro à l'ensemble, couplé avec le tout gros vieux radiateur sculpté, la peinture du plafond qui part en lamelles, le manque d'isolation et l'ancienneté du bâtiment.

Affaire à suivre... 

jeudi 1 janvier 2015

Breathtaking

La beauté du paysage était absolument breathtaking en ce premier jour de l'an (j'utilise le mot anglais parce que je trouve qu'il représente mieux le sentiment que j'ai devant ce paysage plutôt que l'expression "à couper le souffle").





Ce que vous ne voyez pas véritablement sur  la photo ci-dessus c'est la horde de gens qui se baladaient. "Mon" parcours était surpeuplé. Déjà que la fréquentation a fortement augmenté depuis qu'une partie du chemin est devenu balisé de flèches jaunes de sentier pédestre (ce qui n'est pas mal en soi, c'est un endroit magnifique, autant en faire profiter tout le monde mais c'est fou ce que cela a changé de rajouter des flèches jaunes le long du chemin préexistant... ). Tellement surpeuplé que j'en ai vite eu marre de dire "bonjour" à toutes les personnes croisées et que cela m'a un peu saoulé. Mais bon, z'ont bien raison de sortir s'aérer, eux aussi. 
Surtout que le paysage était magnifique avec cette neige, le soleil et la brume légère. 
J'ai aussi vu la lune qui venait de se lever, toute dodue et effacée. 
Et puis, de drôles de signes dans un champ. Vous arrivez à les lire? Cela doit donner mieux vu du ciel que depuis mes 1m68 et des poussières. Ils se sont bien amusés. Notez qu'à part les traces qui vont et repartent du zéro + les traces qui continuent tout droit vers le fond du champ (probablement qqun qui n'a même pas remarqué ce qui était écrit), il n'y a pas de traces de pas entre les différents chiffres. Joli! Il y avait d'autres choses écrites dans le champ, mais je n'étais pas positionnée de manière adéquate pour les lire. 
Je me demande combien de marcheurs sont passés à côté sans rien voir. 




Bonne année 2015 :)

Etoiles [Les évasions de Cara et Laf]

Etrangement, ce mois-ci, le thème ne m'inspirait pas du tout.
Pourtant les étoiles sont quasi omniprésentes ces jours-ci.
Alors voici mon interprétation du thème.
Je suis restée très sobre avec une toute petite étoile un peu froissée.