Affichage des articles dont le libellé est école. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est école. Afficher tous les articles

mercredi 10 juillet 2013

Les sonneries du jour

Il y a une dizaine de minutes, j'entendis un bruit strident résonner à travers tout le bâtiment universitaire où j'étais. Une alarme sonnait, fort. Vite, il fallait partir et rapidement. J'ai pensé à mes données précieuses de mon travail de master et j'ai pris mon ordi portable et mon natel et je suis partie, le coeur battant un peu vite. Dans le corridor la sonnerie était insupportable. Perçante, criarde. Vite, vite je suis descendue les escaliers et me suis dirigée vers la sortie. 1-2 autres personnes quittaient également leurs bureaux et sortaient, hésitants du bâtiment. J'ai retrouvé un collegue. On ne savait pas trop où se diriger. Où était le point de rencontre lors d'évacuations? On a suivi la direction générale des quelques poignées de personnes qui s'en allaient.
Dehors, l'alarme était à peine perceptible, mais mes oreilles, elles sonnaient encore.
Chemin faisant, l'alarme s'est arrêtée et on est tous retournés dans le bâtiment.
Cela devait être un exercice.
Combien de personnes sont restées enfermées dans le bâtiment? Combien n'ont pas pris au sérieux l'alarme?
C'est quelque chose à ne jamais négliger, parce que un jour, peut-être cela ne sera pas un exercice. Et puis, il y a d'autres dangers que le feu, qui déclenchent les alarmes. Des fuites de gaz, etc. Alors ne pas voir ou sentir de fumée de signifie rien.
Je dois avoir ça dans le sang. Ce réflexe de me lever et partir, de ne pas hésiter. J'ai vécu mon enfance à un endroit où les maisons étaient en bois, où l'été était chaud et sec, où les feux sauvages, les feux de brousse ou de forêt étaient légion et où le risque d'incendie était toujours latent. Nous avions des exercices d'évacuation réguliers à l'école, tous les quelques mois. Et mine de rien, les réflexes restent, enfouis au plus profond de mon subconscient.
Contente que cela n'ait été qu'un exercice.

mardi 5 mars 2013

Pensées obscures et endormies du matin

Vous savez, lorsque vous attendez le tram dans votre ville d'étude et que forcément il y en a 4 qui passent dans l'autre sens et zéro dans votre sens. Et puis après vous restez coincés derrière le camion poubelle qui circule sur la voie des trams et s'arrête tous les trois mètres pour ramasser les déchets des citadins... Forcément. 
C'est une dérivation de la loi de Murphy je pense. J'ai toujours l'impression qu'il y a plus de trams dans le sens opposé à celui que je prends. Cependant je pense que je pense cela parce que je pense à cela que lorsqu'il y a effectivement plus de trams dans le sens contraire, et ne pense jamais cela lorsqu'il y a moins de tram dans l'autre sens parce que justement je ne pense pas à ça parce qu'il n'y a pas lieu d'y penser (vous suivez?). 

Toujours est-il qu'il faut que je me grave une note personnelle à l'intérieur de mon cerveau mou pour que les jours où je dois me lever avant 6h du matin, d'aller me coucher avant 23h. Et aussi éviter de sauter le petit déj en se disant qu'on pourra manger dans le train, weil 1) le trajet en bus est vomitif le ventre vide (ou alors éviter de prendre le bus, et donc se lever 15 minutes plus tôt pour partir plus tôt), 2) y'a trop de gens dans le train pour manger tranquillement, 3) éviter de penser qu'on aura le temps de manger en arrivant à la cafet de l'uni parce que forcément les trams trainent, trainent, traaaaiiinnnnent, 4) le train c'est fait pour prolonger la nuit, pas pour manger, 5) si vraiment on souhaite manger dans le train prendre des choses train-compatibles qui ne collent pas, ne coulent pas, qu'on peut poser en équilibre sur ses genoux et n'amènent pas des regards de dégoût des voisins d'en face (bon ca, à la limite on s'enfiche). Ouaip. L'expérience "je me lève à la dernière minute pour dormir 30 minutes de plus, petit déjeuner en route et prendre le bus" fut non-concluante. 
pas de tram mais un platane à l'horizon...


lundi 25 février 2013

pensées d'étudiante pendant les cours

Faire la liste de commis pour le repas avec les amis de ce soir: pâte, sauce tomate, mozzarella, olives, champignons, jambon, ananas fair trade (mur s'il y'a, sinon non), idée de dessert? euh... des fruits de saison? poires et kiwis de suisse? un paquet de biscuits ou chocolat? les deux!

Vite, tracer la courbe du PIB et de je ne sais plus quoi notée au tableau par le prof. 

Chercher un papier où coller la chiquelette qu'on a gardé durant 1h30 dans la bouche (et qui a toujours du goût, si, si!) (arôme de cannelle soit dit en passant). 

Etrangement je ne me suis pas encore endormie. Même pas une once de sommeil. Comparé à l'année passée c'est un progrès certain. Maintenant il reste à savoir si c'est parce que j'ai mon ordi sous les doigts (que je n'avais pas l'année passée) et donc je peux garder mon cerveau vif et actif ou si c'est parce que je dors plus la nuit?

Etrangement je n'ai pas eu ce sentiment horrible dans mon ventre qui dit "purée, je perds mon temps, qu'est-ce que je fais ici???". 

Compter le nombre d'étudiants qui restent sur le cheptel de départ (ca fait un peu mouton cheptel, non?). Sur la soixantaine, cela s'est réduit à moins de 30, et il y a des déserteurs supplémentaires de minute en minute. Heureusement qu'il ne reste que quelques minutes de cours. 

Se demander quel est le lien entre les notions d'économie qui nous sont présentées et l'environnement? Parce que au final je fais quand même des études en environnement et pas en économie à ce que je sache. C'est pas parce qu'ils commencent les deux par un E qu'il faut les mélanger. Certes, il y a de l'économie de l'environnement, mais juste là, cela n'a rien à voir. 

Se dire que purée de purée de petits pois, le prof explique quand même bien mal des notions qui pourtant pourraient être bien simples... et que purée (beaucoup de purée aujourd'hui) on va ramer à l'examen (imaginez un bâteau à râmes au milieu d'un lac tout plat, mais si grand qu'on ne voit pas les bords et qu'on ne sait pas de quel côté ramer (soit dit en passant vu que c'est un lac c'est égal puisqu'il y aura des bords de tous les côtés)) (oui, j'aime bien les parenthèses). Réaliser que bateau s'écrit sans le chapeau parce que sinon il coulerait. Oui, mais moi je dis que cette théorie elle est fausse parce que le toit sur le bateau le protège de la pluie, évite qu'il se remplit et évite donc qu'il ne coule. c.q.f.d. 
c.q.f.d. ? Non? souvenirs des cours de maths? Je vous laisse chercher la signification. 

Je divague un peu, non?

Rire jaune et silencieusement à la non aptitude du prof. 
Rire jaune stabilo parce que ce cours, je l'ai déjà suivi l'année passée, et que l'année passée c'était quand même bien plus clair que cette année (même si c'était déjà obscur, obscur). Moui, je perds du temps. Je sais, je sais. Mais j'ai choisi. 

Regarder son natel. Ecrire des mails (pratique, d'avoir l'ordi sous les doigts). 

Quand même prendre quelques notes, qui se résument en re-écrire sur son ordi les entêtes des slides du prof. Utile, non?

Je rame vers la gauche ou la droite? Peut-être que je pourrais ramer en rond? Si je rame assez fort je crée un tourbillon qui crée une tornade qui me propulse sur la rive? Non?

Avoir une musique qui tourne dans sa tête et se dire que ca serait quand même bien osé de sortir ses écouteurs pour l'écouter, mais qu'au final cela ne changerait pas grand chose à ma participation au cours vu que n'écoute pas de toute manière. 

Réaliser que sa bouteille d'eau est vide et que la gorge (qui lutte contre la grippe) pique fortement. Faire des petits lacs de salive dans sa bouche pour avaler d'un coup le tout pour tenter de rehumidifier la gorge (vous en apprenez des choses...). 

Se dire que le prof doit penser que je suis assidue, à tapoter sur mon clavier tout ce qu'il dit. Faux. Archi faux. 

Prendre les rames et ramer à gauche (parce que j'ai toujours mieux aimé la gauche que la droite. pas de rationnalité dans ma décision). 

Oui, et c'est déjà quoi l'externalité? ... 

Clore ce message et écouter un tantinet tout de même. 

de parmi le cheptel restant je vous salue...