lundi 25 février 2013

pensées d'étudiante pendant les cours

Faire la liste de commis pour le repas avec les amis de ce soir: pâte, sauce tomate, mozzarella, olives, champignons, jambon, ananas fair trade (mur s'il y'a, sinon non), idée de dessert? euh... des fruits de saison? poires et kiwis de suisse? un paquet de biscuits ou chocolat? les deux!

Vite, tracer la courbe du PIB et de je ne sais plus quoi notée au tableau par le prof. 

Chercher un papier où coller la chiquelette qu'on a gardé durant 1h30 dans la bouche (et qui a toujours du goût, si, si!) (arôme de cannelle soit dit en passant). 

Etrangement je ne me suis pas encore endormie. Même pas une once de sommeil. Comparé à l'année passée c'est un progrès certain. Maintenant il reste à savoir si c'est parce que j'ai mon ordi sous les doigts (que je n'avais pas l'année passée) et donc je peux garder mon cerveau vif et actif ou si c'est parce que je dors plus la nuit?

Etrangement je n'ai pas eu ce sentiment horrible dans mon ventre qui dit "purée, je perds mon temps, qu'est-ce que je fais ici???". 

Compter le nombre d'étudiants qui restent sur le cheptel de départ (ca fait un peu mouton cheptel, non?). Sur la soixantaine, cela s'est réduit à moins de 30, et il y a des déserteurs supplémentaires de minute en minute. Heureusement qu'il ne reste que quelques minutes de cours. 

Se demander quel est le lien entre les notions d'économie qui nous sont présentées et l'environnement? Parce que au final je fais quand même des études en environnement et pas en économie à ce que je sache. C'est pas parce qu'ils commencent les deux par un E qu'il faut les mélanger. Certes, il y a de l'économie de l'environnement, mais juste là, cela n'a rien à voir. 

Se dire que purée de purée de petits pois, le prof explique quand même bien mal des notions qui pourtant pourraient être bien simples... et que purée (beaucoup de purée aujourd'hui) on va ramer à l'examen (imaginez un bâteau à râmes au milieu d'un lac tout plat, mais si grand qu'on ne voit pas les bords et qu'on ne sait pas de quel côté ramer (soit dit en passant vu que c'est un lac c'est égal puisqu'il y aura des bords de tous les côtés)) (oui, j'aime bien les parenthèses). Réaliser que bateau s'écrit sans le chapeau parce que sinon il coulerait. Oui, mais moi je dis que cette théorie elle est fausse parce que le toit sur le bateau le protège de la pluie, évite qu'il se remplit et évite donc qu'il ne coule. c.q.f.d. 
c.q.f.d. ? Non? souvenirs des cours de maths? Je vous laisse chercher la signification. 

Je divague un peu, non?

Rire jaune et silencieusement à la non aptitude du prof. 
Rire jaune stabilo parce que ce cours, je l'ai déjà suivi l'année passée, et que l'année passée c'était quand même bien plus clair que cette année (même si c'était déjà obscur, obscur). Moui, je perds du temps. Je sais, je sais. Mais j'ai choisi. 

Regarder son natel. Ecrire des mails (pratique, d'avoir l'ordi sous les doigts). 

Quand même prendre quelques notes, qui se résument en re-écrire sur son ordi les entêtes des slides du prof. Utile, non?

Je rame vers la gauche ou la droite? Peut-être que je pourrais ramer en rond? Si je rame assez fort je crée un tourbillon qui crée une tornade qui me propulse sur la rive? Non?

Avoir une musique qui tourne dans sa tête et se dire que ca serait quand même bien osé de sortir ses écouteurs pour l'écouter, mais qu'au final cela ne changerait pas grand chose à ma participation au cours vu que n'écoute pas de toute manière. 

Réaliser que sa bouteille d'eau est vide et que la gorge (qui lutte contre la grippe) pique fortement. Faire des petits lacs de salive dans sa bouche pour avaler d'un coup le tout pour tenter de rehumidifier la gorge (vous en apprenez des choses...). 

Se dire que le prof doit penser que je suis assidue, à tapoter sur mon clavier tout ce qu'il dit. Faux. Archi faux. 

Prendre les rames et ramer à gauche (parce que j'ai toujours mieux aimé la gauche que la droite. pas de rationnalité dans ma décision). 

Oui, et c'est déjà quoi l'externalité? ... 

Clore ce message et écouter un tantinet tout de même. 

de parmi le cheptel restant je vous salue... 


mercredi 20 février 2013

Quel est le point commun entre...

Quel est le point commun entre un avocat, de la cannelle et du laurier-sauce?

La photo n'a rien à voir avec la question ci dessus.
Mais qui peut deviner ce que sont ces rouleaux bruns?

mardi 19 février 2013

Saviez-vous que...

Flamboyant mauritien

Saviez-vous que le Flamboyant était un cousin du Petit Pois? et par la même occasion du Trèfle? Ils font tous partie de la famille des Fabaceae (ou légumineuses).

Oui, oui, parfaitement!

Fabaceae (trèfle???) sicilienne + sauterelle vert poison
  

dimanche 10 février 2013

L'hiver est bel et bien là. C'est beau. Le paysage est toujours tout blanc, tout lumineux. Nous avons officiellement 9cm de neige (il y a 2 jours, entre temps il a du reneiger 1 cm), et une population de bonhommes de neige semble être en migration dans nos contrées. 









jeudi 7 février 2013

Le matin de l'examen

Aujourd'hui j'ai eu un examen. 
Le dernier de la semaine, l'avant dernier de l'hiver, l'avant, avant, avant, avant, avant, avant dernier de ma vie universitaire (espérons le). 
Il était programmé à 8h30 dans la ville au bout du lac dans un coin de l'Helvétie. 
De ce fait, et pour être sûre d'arriver à temps voulu devant ma feuille vierge, j'ai du prendre le train dans le dernier quart de la sixième heure du jour. 
Hier soir, j'avais prévu le coup. 
Je suis allée au lit presque en même temps que mes petits voisins de l'étage inférieur. 
Le sommeil fut retardé un peu par l'arrivée explosive de ma 3ème colocataire, suite à quoi je me suis enfermée dans mon petit monde grâce à mes pamirs jaune-pétale-de-tournesol.
Je me suis réveillée autour de minuit, juste assez pour voir qu'il était "seulement" minuit, et avoir l'impression d'avoir déjà dormi des heures durant. 
Puis à 3h du matin je me suis réveillée et j'étais éveillée comme si j'avais dormi 10h d'affilée. 
Pas moyen de me rendormir. 
Par curiosité j'ai ouvert ma fenêtre et entre-bailli le volet. 
Tout était blanc. 
Les jardins, les toits, le ciel, l'air et même la route. 
C'était magique et beau et tout calme. 
Il y avait des traces sur la route de pneus, mais le chasse-neige n'avait pas passé depuis plusieurs heures. 
Probablement depuis qu'il avait recommencé à neigé. Et le sel ne faisait plus effet. 
Et puis j'ai commencé à me dire que s'il continuerait à neiger autant jusqu'au matin, cela serait intéressant pour me rendre à mon examen. 
Puis j'ai pensé à mon petit-déjeuner, préparé la veille qui attendait au frigo et qui serait froid, froid si je me mangeais directement sorti du frigo. 
Alors je me suis levée et suis allée le mettre sur la table de la cuisine, en observant au passage la beauté du décors alentours. 
Je n'ai pas eu besoin d'allumer de lumière pour m'orienter dans l'appartement. 
La neige renvoyait assez de lumière pour que cela soit clair. 
C'était beau, il n'y avait presque pas un bruit. 
Et puis je suis retournée me coucher. 
Pas moyen de m'endormir. 
J'étais éveillée, complétement. 
Et le temps a passé. 
J'ai pensé à plein de choses diverses, et j'ai même pensé que je pouvais réviser mon examen du matin encore une fois. 
Idée vite abandonnée par la tiédeur de mon duvet et l'atmosphère paisible de la neige. 
Et puis une fois après 4h30, je me suis rendormie. 
Je ne sais pas très bien quand, mais toujours est-il que à 5h10, lorsque mon réveil a sonné j'étais bien endormie. 
Et puis je ne savais plus très bien si j'avais rêvé de m'être réveillée cette nuit ou non, parce que j'ai rêvé qu'il y avait eu une coupure de courant et que tout était éteint dans les maisons du quartier et qu'il n'y avait pour seule lumière que la neige.
Durant les cinq minutes de répit entre deux sonneries de réveil, j'ai replongé, et ai rêvé que mon réveil sonnait et que j'appuyais dessus, tout cela pour m'apercevoir deux minutes après que je dormais encore lorsque mon réveil, le vrai dans la vraie vie a sonné.
Alors je me suis levée, toute fourbue du manque de sommeil et de l'envie intense de replonger sous mon duvet et d'y rester, examen ou non.
J'ai ouvert les volets. 
Le chasse-neige était passé. Au loin on entendait une fraiseuse. Les premiers bus circulaient. La magie s'était atténuée. 
Un peu. Mais pas complétement.
Je suis partie à six heures. J'ai passé à côté de l'église du quartier, sa sonnerie étouffée pour la nuit. Le mécanisme tapant 6 coups tout de même, mais sans tintement. 
J'ai marché dans la neige, poudreuse, épaisse, onctueuse. Le bas de mes pantalons se recouvrant d'une fine poudre blanche. 
J'ai traversé la route, trainée noire, humide et salée et ai un peu râlé contre le fait que le trottoir avait été déblayé. Fort heureusement seulement jusqu'au prochain bâtiment public. 
Ensuite je suis retombée dans la féerie. Les sons ouatés, les arbres ployant sous le poids de cette beauté blanche qui recouvrait tout de son manteau. 
C'était beau, c'était paisible et c'était clair. Il ne faisait pas si froid. La neige enveloppait aussi le froid.
Je suis descendue à pied jusqu'à la Grande Place de ma ville. 
Grande Place plate qui était en train d'être salée et déblayée. En grinçant un peu des dents à la quantité de sel épandu, et au fait que souvent dans ma ville pentue, le fait d'enlever la neige et de saler rend les pentes encore plus glissantes que de marcher dans la neige fraiche (d'accord, la neige fraiche à force d'être piétinée se transforme en glace, mais dans ce cas là, pourquoi ne pas utiliser des gravillons au lieu du sel?).
Je suis arrivée à la gare en avance. Personne n'avait de la neige comme moi sur ses pantalons. 
Je suis montée dans le train, mes flocons blancs se transformant en gouille à mes pieds, et j'ai dormi et rêvé, bien calée contre la fenêtre, emmitouflée dans mon manteau. 
En arrivant dans la ville au bout du lac, j'ai été surprise de voir qu'il faisait autant nuit. C'était très tôt, et il y manquait la neige.

mercredi 6 février 2013

Des sirènes, en Helvétie??!!

L'Helvétie est habitée par une forte population de sirènes. On en recense plus de 7800. Ici, les sirènes craignent l'eau et se retrouvent en général perchées sur le toit de bâtiments divers, avec une prédilection pour les bâtiments publics tels que les écoles et administrations communales, éparpillées à travers tout le pays. Les sirènes helvètes sont très territoriales. De ce fait on ne les rencontrera jamais groupées sur un même toit. Non, non, non.
Les sirènes helvètes ont la particularité d'être muettes. Sauf en cas d'événement d'importance majeure et grave. Elles furent plus causantes au début du 20ème siècle... mais c'était alors une bien sombre période. 
Il y a cependant un jour par année où elles chantent, toutes en unisson, pour rappeler au monde leur existence et peut-être pour s'assurer que leurs voisines sont toujours vivantes et n'ont pas empiété sur leur territoire. C'est toujours un mercredi en début d'après-midi. 
Le cri de la sirène n'est ni mélodieux, ni agréable à entendre. Le premier cri est toujours surprenant, car rares sont les helvètes qui se souviennent d'un an à l'autre de leur existence silencieuse, comme des gargouilles perchées au sommet d'une cathédrale. 
Leur chant est implorant, inquiétant et ne peut être ignoré. Il fait battre les coeurs un peu plus vite, et amène la tentation latente d'aller se réfugier à quelque part de sombre et d'impénétrable.  Il fait tendre l'oreille pour s'assurer que le cri ne s'éternise pas et se rassurer que c'est un mercredi après-midi, autour de la même période que l'année précédente. 

Les sirènes ont chanté cette après-midi. Parmi la tempête de neige et le brouillard leur cri a  résonné entre les bâtiments et s'est répandu de ville en village en hameau. Atmosphère particulière.  

lundi 4 février 2013

Diplômée versatile!

C'est avec grande surprise et un honneur immense que j'ai appris il y a quelques jours que j'avais reçu un award. 
Décerné par mon amie Cara qui vit sur une île de l'autre côté de l'équateur. 
Le Versatile blogger Award (applaudissements?!!!).

(ça existe ce chose?... semblerait que oui). Toujours est-il qu'il ne me suffit pas de remercier toutes les personnes qui ont soutenu mon dur labeur pour en arriver là (qui? quoi? que?), mais je dois faire un petit (long) discours et raconter 7 choses sur moi-même, puis transmettre l'award à trois autres personnes dignes de le recevoir. Alors allons-y. 


1. J'ai un frère jumeau. Je suis donc jumelle. Je trouve cela bizarre lorsque quelqu'un me dit "oooh, tu as un jumeau?!!! Ca fait quoi d'être jumelle?"... ben, euh, je ne sais pas... ça fait quoi de ne pas avoir de jumeau? Mais lorsque quelqu'un d'autre me dit qu'il/elle est jumeau/elle, je dis pareil "oooh, tu as un jumeau?!!!, trop cool" (par contre je ne demande pas quelle impression cela lui procure). L'autre jour mon papa me racontait que j'avais assisté à sa défense de thèse (je devais avoir moins de 1.5 ans), et il a dit "tu étais là", et pas "vous étiez là", et ça m'a fait tout bizarre, parce que forcément mon frère était aussi là. :)

2. Je suis en phase d'obtenir mon permis de conduire définitif(!). Après plusieurs années et un laborieux parcours et avoir eu 3 profs de conduite différents (j'ai changé du 1er au 2ème parce que je changeais de lieu de vie, du 2ème au 3ème parce que le 2ème était toujours en retard et que je ne me sentais pas en confiance, le 3ème fut le bon). Je déteste conduire et n'ai encore jamais (sauf une fois en été 2010) conduit seule. Mon regard est toujours attiré par une fleur dans un champ, un arbre étrange en lisière de forêt, le héron au milieu du pré, l'oiseau de proie sur son poteau en bordure de route... Et les flèches sur la route, les panneaux de signalisation, etc. ne sont pas placés aux endroits optimaux selon ma logique. Et je crois que je déteste par dessus tout les autoroutes, parce qu'on est "coincé" dessus avec pour toute possibilité d'aller de l'avant. Aussi, je crois que j'ai du conduire la majorité de mes kilomètres (en ne comptant pas les leçons de conduite) en Grèce et non en Helvétie. Je conduis très bien sur les routes de montagne, lorsqu'il faut aller tout lentement et que cela tourne. 

3. Je suis vendeuse de légumes bio sur le marché local. Et cela me plait. J'adore le contact avec les légumes (haha, j'ai pas écrit "contact avec les clients"), et de vendre des trucs colorés, vitaminés, trop bons (et bio et locaux en plus) aux gens. Me satisfait parfaitement. Depuis que j'ai mis les pieds sur un marché en tant que cliente toute jeune (il y a bien longtemps de cela), j'ai toujours rêvé d'être de l'autre côté du stand. D'être celle qui propose les légumes. Et  maintenant je réalise mon rêve. Cela me fait plaisir (bien que si vous alliez discuter avec ma colocataire, elle vous dira que je râle beaucoup (parfois) le vendredi soir de devoir me lever tôt, tôt le lendemain. Mais au final je suis heureuse après ma journée. Extenuée mais heureuse). 

4. J'étudie un arbre et suis en phase d'être employée à son service (et lorsque je dis "un arbre" ce n'est pas un exemplaire unique, mais bien une espèce d'arbre, et lorsque je dis "espèce" ce n'est pas un synonyme pour "truc", mais plutôt un synonyme de "famille"... et oui, on m'a déjà demandé plusieurs fois si j'étudiais un seul arbre). Il est rare, protégé, menacé et on a un projet pour le conserver/sauvegarder. Maintenant ne venez pas me demander "pourquoi tu t'acharnes à conserver celui-ci et pas un autre?". Parce que je ne saurai pas trop quoi vous répondre. Il y a plein de raisons (que je ne nommerai pas ici), et je pourrais aussi vous demander "pourquoi on a fait tant de foin pour protéger le panda?"... C'est pareil. Sauf que c'est un arbre. Et que personne ne le connait et que ce n'est pas l'emblème d'une grande organisation. Na. 

5. J'apprends le grec. Parce que c'est une langue tellement belle... les sons, les lettres, la signification des noms des villages... Et j'ai l'espoir d'un jour de retourner dans mes montagnes crétoises et de comprendre secrètement ce que les autochtones racontent lorsqu'on est de passage (et communiquer avec les gens bien sûr). Depuis cet été, j'ouvre toujours mes oreilles dans les transports publics en Helvétie pour entendre la langue des gens. Pour l'instant j'ai entendu 2 personnes parler en grec. C'était le même jour, mais pas les mêmes gens, ni au même endroit. J'écoute la radio crétoise, juste pour entendre parler les gens. Même s'ils passent en boucle les mêmes chansons modernes à la mode. 
Aussi, je suis à la recherche de la signification du nom commun (grec) de mon arbre. 
Par contre, lorsque je parle de plantes je parle en latin. Il n'est pas rare que je dise "ooooh, un Fagus sylvatica" au lieu de dire "oooh, un hêtre". Moui. Je suis donc polyglotte. 

6. J'ai un rêve (un peu morbide) de vivre jusqu'à atteindre 100 ans. De devenir toute vieille et pouvoir regarder derrière moi sur toutes les choses que j'ai accompli en étant satisfaite et heureuse. Vivre dans une maison avec une terrasse couverte, un jardin magnifique (mais cela ne sera plus moi qui m'en occuperai à cet âge là), des tout vieux arbres, des oiseaux partout. Un endroit tout calme mais vivant. Et plein de chats. Mon rêve serait de m'endormir paisiblement un soir d'été, heureuse et en paix avec moi-même et avec le monde.  

7. Je dors toujours avec mon nounours. Le même que j'avais lorsque j'étais toute petite. Enfin le   "même" parce que le vrai du vrai doit être en train de se biodégrader tout doucement sur les contre forts des montagnes rocheuses (à moins qu'il fasse partie des fondations d'une nouvelle maison dans un quartier résidentiel d'une ville en expansion). Heureusement que j'avais eu la bonne idée de tracer les contours de mon nounours lorsque j'étais toute petite et que ma maman a pu m'en fabriquer un neuf le jour même. Pas question à cette époque de dormir sans. Ce n'est pas un nounours style ours en peluche. C'est un truc tout plat, compact qui est un bon substitut d'oreiller lorsqu'il n'y en a pas et ressemble plus à un chat qu'à un ours (mais c'est un nounours). Lorsque j'étais petite ma grand-maman me faisait une fourre pour recouvrir mon nounours (l'ancien puis le substitut) d'une nouvelle peau (parce que ça s'use), surtout que je le frottais contre mon nez en suçant mon pouce. Mais ça, je ne le fais plus depuis qu'on m'a redressé les dents (parce que maintenant mes dents sont trop droites et ce n'est plus confortable d'avoir mon pouce dans ma bouche, et puis il a un goût bizarre). Bien qu'il partage encore mon lit, je n'en ai plus besoin pour m'endormir et peux m'en passer sans le regretter (d'ailleurs lorsque je voyage il est souvent dans mon sac mais n'en sort pas car j'ai peur de l'oublier entre les draps). Hier je me suis dit que cela serait temps de lui refaire une fourre (je vais choisir un beau tissu coloré). 

Maintenant arrivée au bout de mon discours (verre d'eau s'il vous plait) je dois annoncer les heureux lauréats du prochain prix. ... Cependant je dois dire que je suis bien embêtée. Bien que  je suive de nombreux et divers blogs, les seuls bloggeurs que je connaisse réellement et à qui je pourrais transmettre cet award l'ont déjà reçu. Moui, mon entourage n'est pas très blog. Alors pas de transmission. 
Pour compenser je vous mets une jolie image de mon nounours (ici accompagné par un woodsmen, fait justement avec une cupule de Fagus sylvatica et le fruit d'un Corylus avellana).


vendredi 1 février 2013

d'aujourd'hui (et un peu de hier)

le brouillard à couper au couteau - la couleur des oranges sanguines - les crêpes à la betterave blanche, chou plume, gruyère - le goût et l'odeur de la rose - la glace avec les morceaux de caramel qui fondent entre les dents - la musique qui donne envie de danser et tournoyer - les papillons dans le ventre - les fous-rires - la neige au loin sur les montagnes de l'île -  l'arbre sur le rebord de la fenêtre - le sel sur la joue - les grosses gouttes de pluie qui s'écrasent et rebondissent - mon imagination - le contact - les clochettes - dormir, encore et toujours - la sonnerie de mon téléphone - les nouveaux mots grecs - les montagnes blanches de neige fraiche - et les boules de plumes à poitrail rouge ...