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jeudi 18 février 2016
samedi 19 septembre 2015
Resourceful
Petit titre en anglais car resourceful sonne bien mieux que "rempli de ressources".
Anyways, je partage avec vous mon rêve de la nuit?
Tout d'abord une petite mise en contexte:
Hier soir j'ai été manger avec mon amie Bydi (coucou si tu me lis?!!!) et on a parlé avenirs professionnels et du fait qu'on a un peu l'impression d'avoir fait 15 million années d'études pour au final ne pas avoir de "vraie" profession.
Cependant Bydi m'a expliqué qu'en réalité on avait beaucoup, beaucoup de compétences auxquelles moi, personnellement, je ne pense jamais (e.g. capacités de synthèse, rédactionnelles, linguistiques, le fait de mener à terme un projet, etc. etc. etc. et je ne me souviens plus du quart de la moitié des compétences qu'elle m'a cité).
Maintenant pour le rêve:
J'ai rêvé que j'avais un entretien d'embauche pour un new job, et qu'après avoir serré deux fois (allez savoir...) la main de la dizaine de personnes présentes autour de la table ronde (oui, dans ma tête les entretiens se font devant l'intégralité du groupe de travail et autour d'une table ronde) la première question qui me fut posée fut la suivante:
"quels logiciels savez-vous utiliser sur l'ordinateur?".
Ma première réponse fut "R" (mon grand ami). Puis je me suis creusée la tête (dans mon rêve donc) pour savoir quel(s) autre(s) logiciel(s) je connaissais. Je ne voulais pas dire seulement "excel", car beaucoup de gens savent utiliser excel aujourd'hui et que je savais que cela ne serait pas suffisant pour obtenir le poste. Et puis j'ai réalisé (dans mon rêve toujours) que je savais utiliser une poignée de logiciels spécifiques à ma branche que les gens hors-domaine ne connaissent pas, et donc que j'avais au bout du compte quand même des atouts certains.
Bref. Ensuite mon rêve a divagué en entretien qui peu à peu s'est modifié en repas de groupe (spaghettis si mes souvenirs sont exacts).
Toujours est-il que je me suis réveillée ce matin en me sentant revalorisée.
J'ai de la valeur!
Et bien que mes compétences soient si spécifiques qu'il me sera très difficile de trouver un poste qui me permette de les utiliser spécifiquement (si vous entendez parler d'un poste vacant en détective de cernes d'arbres et/ou investigatrice en plantes (surtout grecques), pensez à moi), je sais faire quelque chose!
Yay.
Ensuite j'ai changé de rêve et j'ai de nouveau rêvé de mes chers arbres. Ca devient presque une constante ça. Cette nuit ils faisaient partie de bosquets d'arbres prenant la forme de noisetiers sur fond de pâturages gras à vaches.
Et pour conclure (vu qu'on parle de compétences), je viens de passer 2 heures (!!!) à écrire un mail en grec (plusieurs paragraphes entiers) à un de mes collègues, pour lui raconter ma vie (passionnante of course) et lui poser quelques questions pour le travail. Et j'en suis très fière de mon mail en grec.
Oui, j'ai de la valeur et je suis resourceful. :)
Anyways, je partage avec vous mon rêve de la nuit?
Tout d'abord une petite mise en contexte:
Hier soir j'ai été manger avec mon amie Bydi (coucou si tu me lis?!!!) et on a parlé avenirs professionnels et du fait qu'on a un peu l'impression d'avoir fait 15 million années d'études pour au final ne pas avoir de "vraie" profession.
Cependant Bydi m'a expliqué qu'en réalité on avait beaucoup, beaucoup de compétences auxquelles moi, personnellement, je ne pense jamais (e.g. capacités de synthèse, rédactionnelles, linguistiques, le fait de mener à terme un projet, etc. etc. etc. et je ne me souviens plus du quart de la moitié des compétences qu'elle m'a cité).
Maintenant pour le rêve:
J'ai rêvé que j'avais un entretien d'embauche pour un new job, et qu'après avoir serré deux fois (allez savoir...) la main de la dizaine de personnes présentes autour de la table ronde (oui, dans ma tête les entretiens se font devant l'intégralité du groupe de travail et autour d'une table ronde) la première question qui me fut posée fut la suivante:
"quels logiciels savez-vous utiliser sur l'ordinateur?".
Ma première réponse fut "R" (mon grand ami). Puis je me suis creusée la tête (dans mon rêve donc) pour savoir quel(s) autre(s) logiciel(s) je connaissais. Je ne voulais pas dire seulement "excel", car beaucoup de gens savent utiliser excel aujourd'hui et que je savais que cela ne serait pas suffisant pour obtenir le poste. Et puis j'ai réalisé (dans mon rêve toujours) que je savais utiliser une poignée de logiciels spécifiques à ma branche que les gens hors-domaine ne connaissent pas, et donc que j'avais au bout du compte quand même des atouts certains.
Bref. Ensuite mon rêve a divagué en entretien qui peu à peu s'est modifié en repas de groupe (spaghettis si mes souvenirs sont exacts).
Toujours est-il que je me suis réveillée ce matin en me sentant revalorisée.
J'ai de la valeur!
Et bien que mes compétences soient si spécifiques qu'il me sera très difficile de trouver un poste qui me permette de les utiliser spécifiquement (si vous entendez parler d'un poste vacant en détective de cernes d'arbres et/ou investigatrice en plantes (surtout grecques), pensez à moi), je sais faire quelque chose!
Yay.
Ensuite j'ai changé de rêve et j'ai de nouveau rêvé de mes chers arbres. Ca devient presque une constante ça. Cette nuit ils faisaient partie de bosquets d'arbres prenant la forme de noisetiers sur fond de pâturages gras à vaches.
Et pour conclure (vu qu'on parle de compétences), je viens de passer 2 heures (!!!) à écrire un mail en grec (plusieurs paragraphes entiers) à un de mes collègues, pour lui raconter ma vie (passionnante of course) et lui poser quelques questions pour le travail. Et j'en suis très fière de mon mail en grec.
Oui, j'ai de la valeur et je suis resourceful. :)
samedi 8 août 2015
Force
Il y a un an, les arbres ont été rasés.
Préventivement.
Cela avait un lien avec ce parasite, qui pourrait décimer les forêts du pays.
Alors ils ont haché menu tous ces géants.
Ils les ont réduit en poussière.
Le monde a perdu un peu de sa couleur et de sa structure ce jour là.
L'hiver, gris et blanc s'est installé.
Les souches se sont faites couvrir de neige, de gel, de soleil et de vent.
Le printemps est revenu, comme toujours.
Et puis autour de certaines de ces souches, de jeunes pousses ont étiré leurs feuilles vertes tendres vers le ciel.
La tondeuse leur est passée dessus; mais cela n'a fait que multiplier par 5 le nombre de tiges, et accroitre leur vigueur.
Puis leurs feuillage s'est flétri sous l'effet du désherbant.
Mais ces arbres ne peuvent pas être tués.
A plusieurs mètres de la souche la plus proche, il s'est passé quelque chose d'étrange.
Le goudron s'est fissuré.
Lentement.
Mais de plus en plus, jour après jour.
Cela a fait comme un cône de volcan qui se forme; mais en beaucoup plus vite.
La partie centrale s'est soulevée, laissant voir le noir profond du gouffre tiède.
Il y a 4 jours, des enfants ont fini par enlever les morceaux brisés qui recouvraient le centre du cratère.
Dessous, il y avait des dizaines de pousses jaunes, et tout autant de feuilles toutes pâles.
La fissure s'est agrandie au fur et à mesure que les tiges ont émergé du trou béant.
La croissance des pousses était presque visible à l'oeil nu.
Jour après jour l'on pouvait constater les différences; quelques cm d'acquis pendant la nuit, une nouvelle feuille déployée...
Aujourd'hui, 4 jours après leur éclosion, elles mesurent déjà la hauteur d'une main.
C'est fou la force que peut avoir un arbre...
Préventivement.
Cela avait un lien avec ce parasite, qui pourrait décimer les forêts du pays.
Alors ils ont haché menu tous ces géants.
Ils les ont réduit en poussière.
Le monde a perdu un peu de sa couleur et de sa structure ce jour là.
L'hiver, gris et blanc s'est installé.
Les souches se sont faites couvrir de neige, de gel, de soleil et de vent.
Le printemps est revenu, comme toujours.
Et puis autour de certaines de ces souches, de jeunes pousses ont étiré leurs feuilles vertes tendres vers le ciel.
La tondeuse leur est passée dessus; mais cela n'a fait que multiplier par 5 le nombre de tiges, et accroitre leur vigueur.
Puis leurs feuillage s'est flétri sous l'effet du désherbant.
Mais ces arbres ne peuvent pas être tués.
A plusieurs mètres de la souche la plus proche, il s'est passé quelque chose d'étrange.
Le goudron s'est fissuré.
Lentement.
Mais de plus en plus, jour après jour.
Cela a fait comme un cône de volcan qui se forme; mais en beaucoup plus vite.
La partie centrale s'est soulevée, laissant voir le noir profond du gouffre tiède.
Il y a 4 jours, des enfants ont fini par enlever les morceaux brisés qui recouvraient le centre du cratère.
Dessous, il y avait des dizaines de pousses jaunes, et tout autant de feuilles toutes pâles.
La fissure s'est agrandie au fur et à mesure que les tiges ont émergé du trou béant.
La croissance des pousses était presque visible à l'oeil nu.
Jour après jour l'on pouvait constater les différences; quelques cm d'acquis pendant la nuit, une nouvelle feuille déployée...
Aujourd'hui, 4 jours après leur éclosion, elles mesurent déjà la hauteur d'une main.
C'est fou la force que peut avoir un arbre...
jeudi 26 mars 2015
Changeons le ventilo... ou pas
Ces derniers jours, j'avais contacté le service technique de mon travail pour leur signaler que le ventilateur de mon ordi faisait un charmant "tic tic tic" constant lorsqu'il fonctionnait. Ca fait un moment qu'il fait ça, mais bon, on finit par ne plus trop l'entendre, juste par en être rappelé lorsqu'un visiteur entre dans son bureau et s'interpelle devant le bruit. Et puis vu que j'aurai bientôt une voisine de bureau je me suis dit, autant régler le problème pour ne pas qu'elle devienne folle.
Le monsieur de l'informatique m'écrit un petit email pour me dire de lui téléphoner lorsque l'ordi refait du bruit. Ce matin of course je l'allume, pas de bruit. Il lui a fallu un bon bout de temps pour se mettre à tic tiquer. Mais bon, il tic tiquait bien fort lorsque le monsieur de l'informatique est arrivé. Et a même fait écouter le bruit à son collègue au téléphone pour qu'il entende bien. Et puis il a dit qu'il repasserait avec le dit collègue lorsqu'il aurait un nouveau ventilateur pour mon ordi.
Il s'est avéré qu'ils en avaient encore un tout neuf en stock, donc ils sont arrivés cet après-midi (heureusement après que j'ai eu fini mes tentatives de déblockage de touches de clavier en les retirant pour les nettoyer selon la technique de ma collègue (qui n'est pas la technique officielle et que je ne réutiliserai pas)... ce qui m'a pris plus de 1h pour remettre correctement deux touches en place) avec le nouveau ventilateur, alors que mon cher ventilateur venait d'arrêter de faire du bruit. Ils ont ouvert et démonté tout mon ordinateur ont dévissé, installé, revissé le nouveau ventilateur, l'ont rebranché, et paf, il faisait encore plus de bruit que l'ancien. krééékréékrééé... Merci fournisseur d'ordis de livrer des ventilos defectueux neufs. ^^ Le monsieur informaticien a bien pesté.
Donc ils ont tout démonté à nouveau pour me remettre mon ancien ventilo et repasseront quand ils auront reçu un autre ventilo (en espérant que celui-là fonctionne).
ahlala.
Ce soir mon frère (unique du nom) est venu manger chez moi. C'était fort sympathique et ça m'a fait trop plaisir de passer ce petit moment avec lui. :) J'me suis bien amusée lorsqu'il est reparti à lui dire aurevoir depuis le parking où il était arrêté puis lorsqu'il est parti par la route, à courir par le raccourci piétonnier pour pouvoir lui re faire un signe lorsqu'il débouchait sur la grosse rue. Et j'y suis parvenue, j'ai déboulé essoufflée pile lorsqu'il est passé. Yay! Petite joie du quotidien.
Et l'immense amandier du jardin de mon boulot est encore resplendissant, bien qu'il ait perdu quelques pétales avec la pluie. Autre petite joie du quotidien.
Sur cette belle image d'amandier immaculé, je vous laisse car je vais tailler mes poils à divers endroits de mon corps car demain je vais nager avec ma coupine (comprenez remuer de l'eau pendant quelques dizaines minutes jusqu'à ce que 1) j'ai froid, 2) j'ai de l'urticaire ou 3) (peu probable) je sois fatiguée) (krékrékré, ca contraste avec l'amandier immaculé tout ça).
Le monsieur de l'informatique m'écrit un petit email pour me dire de lui téléphoner lorsque l'ordi refait du bruit. Ce matin of course je l'allume, pas de bruit. Il lui a fallu un bon bout de temps pour se mettre à tic tiquer. Mais bon, il tic tiquait bien fort lorsque le monsieur de l'informatique est arrivé. Et a même fait écouter le bruit à son collègue au téléphone pour qu'il entende bien. Et puis il a dit qu'il repasserait avec le dit collègue lorsqu'il aurait un nouveau ventilateur pour mon ordi.
Il s'est avéré qu'ils en avaient encore un tout neuf en stock, donc ils sont arrivés cet après-midi (heureusement après que j'ai eu fini mes tentatives de déblockage de touches de clavier en les retirant pour les nettoyer selon la technique de ma collègue (qui n'est pas la technique officielle et que je ne réutiliserai pas)... ce qui m'a pris plus de 1h pour remettre correctement deux touches en place) avec le nouveau ventilateur, alors que mon cher ventilateur venait d'arrêter de faire du bruit. Ils ont ouvert et démonté tout mon ordinateur ont dévissé, installé, revissé le nouveau ventilateur, l'ont rebranché, et paf, il faisait encore plus de bruit que l'ancien. krééékréékrééé... Merci fournisseur d'ordis de livrer des ventilos defectueux neufs. ^^ Le monsieur informaticien a bien pesté.
Donc ils ont tout démonté à nouveau pour me remettre mon ancien ventilo et repasseront quand ils auront reçu un autre ventilo (en espérant que celui-là fonctionne).
ahlala.
Ce soir mon frère (unique du nom) est venu manger chez moi. C'était fort sympathique et ça m'a fait trop plaisir de passer ce petit moment avec lui. :) J'me suis bien amusée lorsqu'il est reparti à lui dire aurevoir depuis le parking où il était arrêté puis lorsqu'il est parti par la route, à courir par le raccourci piétonnier pour pouvoir lui re faire un signe lorsqu'il débouchait sur la grosse rue. Et j'y suis parvenue, j'ai déboulé essoufflée pile lorsqu'il est passé. Yay! Petite joie du quotidien.
Et l'immense amandier du jardin de mon boulot est encore resplendissant, bien qu'il ait perdu quelques pétales avec la pluie. Autre petite joie du quotidien.
Sur cette belle image d'amandier immaculé, je vous laisse car je vais tailler mes poils à divers endroits de mon corps car demain je vais nager avec ma coupine (comprenez remuer de l'eau pendant quelques dizaines minutes jusqu'à ce que 1) j'ai froid, 2) j'ai de l'urticaire ou 3) (peu probable) je sois fatiguée) (krékrékré, ca contraste avec l'amandier immaculé tout ça).
mercredi 24 décembre 2014
Une page se tourne
Voilà, voilà.
Il m'en aura fallu du temps pour laisser murir ce projet auquel j'ai consacré de nombreuses heures depuis un peu plus de deux ans.
Ce fut ardu et pénible, parfois, surtout vers la fin.
Mais hier, l'ultime journée, fut belle.
Le soleil était présent.
Ma famille et amis aussi, en pensées ou physiquement.
Le stress est parti graduellement, et j'ai pu présenter tout ce que je voulais montrer, et aussi bien répondre à toutes les questions qui m'ont été posées.
Hier, j'ai tracé le point final sur une page d'un chapitre de ma vie.
Hier, j'ai soutenu mon mémoire.
Hier j'étais encore étudiante.
Aujourd'hui je suis toujours moi-même.
Joyeuses fêtes de fin d'années à vous tous, et bonnes vacances :)
Il m'en aura fallu du temps pour laisser murir ce projet auquel j'ai consacré de nombreuses heures depuis un peu plus de deux ans.
Ce fut ardu et pénible, parfois, surtout vers la fin.
Mais hier, l'ultime journée, fut belle.
Le soleil était présent.
Ma famille et amis aussi, en pensées ou physiquement.
Le stress est parti graduellement, et j'ai pu présenter tout ce que je voulais montrer, et aussi bien répondre à toutes les questions qui m'ont été posées.
Hier, j'ai tracé le point final sur une page d'un chapitre de ma vie.
Hier, j'ai soutenu mon mémoire.
Hier j'étais encore étudiante.
Aujourd'hui je suis toujours moi-même.
Joyeuses fêtes de fin d'années à vous tous, et bonnes vacances :)
mercredi 3 septembre 2014
La chute des géants
On s'y attendait depuis quelques semaines.
D'abord il y a eu la missive de la commune et la séance d'information pour nous avertir qu'un deuxième foyer d'infestation avait été découvert, juste là, sur la grande route toute proche et que des mesures allaient être prises à titre préventif pour endiguer l'épidémie.
Ensuite il y a eu les manifestations visibles, se rapprochant petit à petit de mon chez-moi.
Un trou béant dans une haie.
Une maison découverte, sortie de son écrin de verdure. Un tas de bois et de branches de 3m de haut.
Des souches (ou devrais-je dire moignons?) et de la sciure, seuls témoins d'une grandeur passée.
Et puis lundi, de grosses croix roses sont apparues sur les géants de mon quartier.
Signant leur arrêt de mort.
Cela n'était plus qu'une question d'heures.
De jours tout au mieux.
Ce matin, j'ai été réveillée par le ronronnement macabre de la tronçonneuse.
Par le bruit du bois qui craque et se fend.
Un, deux, trois, quatre, cinq, six, etc. tous se sont inclinés.
Sans résistance aucune.
Un simple coup d'épée et ces géants ont disparu.
Je ne suis pas encore sortie voir l'ampleur des dégâts.
Voir les trous dans le paysage, comme autant de dents qui manquent à un sourire éclatant.
Le paysage qui perd de sa tridimensionnalité.
Voir le tas de cadavres entassés, pêle-mêle.
Alors que je vous écris ceci, j'ai entendu le craquement sinistre d'un géant de plus.
Et le cri de victoire de son assaillant en le voyant tomber.
Il n'a pas pu résister mais il est tombé bruyamment.
Le bruit des armes résonne entre les murs en béton.
Certes, on les sacrifie pour éviter un mal bien plus grave.
On pourra les canoniser de manière post-hume.
Leur donner une médaille pour leur courage et pour services rendus à la nation entière.
Le son des armes s'est apaisé un instant.
Les assaillants doivent se reposer.
Reprendre des forces.
Il n'y aura pas d'armistice avant que leur tâche soit accomplie.
Avant que toutes leurs victimes soient couchées.
On ne tue pas les hommes pour endiguer ou prévenir une épidémie.
Non.
Tout au plus on les déplace, on les isole.
Mais on n'hésite pas à tuer les géants verts.
Ca y est.
Le ballet macabre des tronçonneuses reprend.
Et mon coeur saigne.
D'abord il y a eu la missive de la commune et la séance d'information pour nous avertir qu'un deuxième foyer d'infestation avait été découvert, juste là, sur la grande route toute proche et que des mesures allaient être prises à titre préventif pour endiguer l'épidémie.
Ensuite il y a eu les manifestations visibles, se rapprochant petit à petit de mon chez-moi.
Un trou béant dans une haie.
Une maison découverte, sortie de son écrin de verdure. Un tas de bois et de branches de 3m de haut.
Des souches (ou devrais-je dire moignons?) et de la sciure, seuls témoins d'une grandeur passée.
Et puis lundi, de grosses croix roses sont apparues sur les géants de mon quartier.
Signant leur arrêt de mort.
Cela n'était plus qu'une question d'heures.
De jours tout au mieux.
Ce matin, j'ai été réveillée par le ronronnement macabre de la tronçonneuse.
Par le bruit du bois qui craque et se fend.
Un, deux, trois, quatre, cinq, six, etc. tous se sont inclinés.
Sans résistance aucune.
Un simple coup d'épée et ces géants ont disparu.
Je ne suis pas encore sortie voir l'ampleur des dégâts.
Voir les trous dans le paysage, comme autant de dents qui manquent à un sourire éclatant.
Le paysage qui perd de sa tridimensionnalité.
Voir le tas de cadavres entassés, pêle-mêle.
Alors que je vous écris ceci, j'ai entendu le craquement sinistre d'un géant de plus.
Et le cri de victoire de son assaillant en le voyant tomber.
Il n'a pas pu résister mais il est tombé bruyamment.
Le bruit des armes résonne entre les murs en béton.
Certes, on les sacrifie pour éviter un mal bien plus grave.
On pourra les canoniser de manière post-hume.
Leur donner une médaille pour leur courage et pour services rendus à la nation entière.
Le son des armes s'est apaisé un instant.
Les assaillants doivent se reposer.
Reprendre des forces.
Il n'y aura pas d'armistice avant que leur tâche soit accomplie.
Avant que toutes leurs victimes soient couchées.
On ne tue pas les hommes pour endiguer ou prévenir une épidémie.
Non.
Tout au plus on les déplace, on les isole.
Mais on n'hésite pas à tuer les géants verts.
Ca y est.
Le ballet macabre des tronçonneuses reprend.
Et mon coeur saigne.
mercredi 16 juillet 2014
Aide de terrain
Ces derniers jours, j'ai quitté ma région péri-urbaine et mes soucis de fin de mémoire - travail et co. Pour aider des amis dans leur travail (i.e. forer des arbres pour étudier l'activité des avalanches) dans un canton montagneux du pays.
Etre dehors toute la journée, à 1800m d'altitude, dans les forêts de conifères aux sous-bois pleines de myrtilles (en devenir) et landes à rhododendrons et herbes hautes... dans les paysages somptueux, tout là haut en dehors des sentiers battus avec de chouettes potes, ça fait du bieeeeennnn et ressemble à ceci:
Etre dehors toute la journée, à 1800m d'altitude, dans les forêts de conifères aux sous-bois pleines de myrtilles (en devenir) et landes à rhododendrons et herbes hautes... dans les paysages somptueux, tout là haut en dehors des sentiers battus avec de chouettes potes, ça fait du bieeeeennnn et ressemble à ceci:
| Une des innombrables orchidées croisées dans les prés |
| Geranium qui ressortait entre les herbes humides |
| Des forêts d'épicéas et de mélèze entrecoupés de prairies pleines de fleurettes, de landes à rhododendrons et des espèces de marécages en pente. |
| Et un deuxième, splendide. |
Non représenté: les chants des potes qui forent des arbres, les fous-rires, les pauses choco au milieu des herbes hautes, les positions épiques pour forer les arbres, les fourmis qui défendent leurs fourmillières en projetant de l'acide formique loin à la ronde, les glissades, l'état des feuilles de terrain post-pluie, l'odeur des chaussures qui restent mouillées jour après jour.
Ce fut très très chouette :)
dimanche 22 juin 2014
L'ancêtre de la forêt
Aujourd'hui, excursion au centre-sud du pays. J'accompagnais un collègue voir une plaque de commémoration d'avalanche très meurtrière dans un village il y a un peu moins de 300 ans, et après on est allés manger au restaurant (grâce auquel j'ai eu mal au ventre toute l'après-midi... je vous épargne les détails), puis sommes allés à la recherche du plus vieil Larix (mélèze) vivant d'helvétie (à ce qu'il parait)... ou au moins un des plus vieux.
Spectaculaire l'arbre. Gigantesque. Déjà il poussait au milieu d'une forêt de gros Larix (et quelques Picea), mais lui, il était encore plus gros, et creux, avec de gros trous béants là où il avait du avoir des branches par le passé. Il a un âge estimé entre 600-1000 ans, pour les plus pessimistes et optimistes... Il a connu le moyen-âge lui, voire probablement même la création de l'helvétie. :D
Tous les événements qui ont du se dérouler dans la plaine devant lui... et il n'a pas été balayé par la mega avalanche qui a tué plus de 80 personnes au 18ème siècle.
waaahhhh.
Puis nous sommes redescendus de notre versant, à travers prés fleuris, et avons croisé pleeein de petites fleurs et sommes arrivés à la gare en même temps que les gouttes de pluie.
Fabuleuse journée. :)
Spectaculaire l'arbre. Gigantesque. Déjà il poussait au milieu d'une forêt de gros Larix (et quelques Picea), mais lui, il était encore plus gros, et creux, avec de gros trous béants là où il avait du avoir des branches par le passé. Il a un âge estimé entre 600-1000 ans, pour les plus pessimistes et optimistes... Il a connu le moyen-âge lui, voire probablement même la création de l'helvétie. :D
Tous les événements qui ont du se dérouler dans la plaine devant lui... et il n'a pas été balayé par la mega avalanche qui a tué plus de 80 personnes au 18ème siècle.
waaahhhh.
Puis nous sommes redescendus de notre versant, à travers prés fleuris, et avons croisé pleeein de petites fleurs et sommes arrivés à la gare en même temps que les gouttes de pluie.
Fabuleuse journée. :)
| Pendante que le collègue photographie la plaque commémorative, je photographie les lupins |
| Mousse, lichen et bois - Mélèze ancêtre |
| Dans le tronc (il y'avait trop de lumière, je n'ai pas réussi à avoir une bonne photo) |
| L'arbre en entier - et un visiteur dans le tronc (vous le voyez?) |
| Petites beautés dans les prés |
| Les briza sont des graminées fines et élégantes |
lundi 16 juin 2014
Histoire d'arbre
Il était une fois, une bataille, gagnée pour les uns, perdue pour les autres. Deux soldats (ou était-ce un seul?), rapportant du champ de bataille un rameau d'arbre et courant rapporter la nouvelle de leur victoire au chef-lieu, arrivèrent épuisés, mais ayant délivré leur message, ils moururent (ou pas?) et furent enterrés sur la place devant l'hôtel de ville. L'on planta sur leur tombe le rameau d'arbre qui prit racine et devint au fil du temps un arbre gigantesque...
Ou telle fut la version un peu romancée des faits.
Cela ressemble bien à Marathon et la Grèce, mais ce fait se produisit véritablement en terres helvètes (point commun entre les grecs et les helvètes? :D ) il y a un peu plus de 500 ans.
En réalité, l'arbre avait été planté au moins 6 ans avant la bataille, mais la course des soldats est elle véridique. Peut-être même qu'ils apportèrent avec eux un rameau d'arbre.
Cet arbre vécut jusqu'en 1985, et atteignit et dépassa les 500 ans. Il ne supporta pas de se trouver au milieu de la chaussée, qui quelques années avant sa fin, fut réhaussée, étouffant progressivement ses racines, et fut également percuté par un automobiliste saoule.
Toujours est-il que peu de temps avant sa mort, l'on parvint (enfin!) à obtenir des boutures à partir de ses rameaux (l'arbre étant un hybride, et donc probablement sterile, on ne pouvait pas utiliser ses graines).
Ainsi, lorsqu'il finit par mourir, on put replanter un bébé clone, toujours devant l'hôtel de Ville, mais un peu plus loin, en dehors de la circulation.
D'autres bébés clones furent distribués à travers le pays, en divers lieux. Le lieu de la bataille en reçut même un exemplaire. Pour certains d'entre eux, on enterra une bouteille sous leurs racines. Bouteille renfermant la date, et les signatures de toutes les personnes présentes ce jour là. L'un s'en alla même jusqu'au Vatican (!).
Aujourd'hui, j'ai écouté raconter l'histoire de l'arbre mère sous le feuillage du clone, qui, entre temps est devenu un magnifique arbre.
S'il n'y avait pas eu de circulation sur la route toute proche, on aurait pu entendre bourdonner les centaines d'abeilles qui butinaient les innombrables fleurs.
Et l'odeur de toutes ces fleurs, douce, portée par le vent...
Magique.
Ou telle fut la version un peu romancée des faits.
Cela ressemble bien à Marathon et la Grèce, mais ce fait se produisit véritablement en terres helvètes (point commun entre les grecs et les helvètes? :D ) il y a un peu plus de 500 ans.
En réalité, l'arbre avait été planté au moins 6 ans avant la bataille, mais la course des soldats est elle véridique. Peut-être même qu'ils apportèrent avec eux un rameau d'arbre.
Cet arbre vécut jusqu'en 1985, et atteignit et dépassa les 500 ans. Il ne supporta pas de se trouver au milieu de la chaussée, qui quelques années avant sa fin, fut réhaussée, étouffant progressivement ses racines, et fut également percuté par un automobiliste saoule.
Toujours est-il que peu de temps avant sa mort, l'on parvint (enfin!) à obtenir des boutures à partir de ses rameaux (l'arbre étant un hybride, et donc probablement sterile, on ne pouvait pas utiliser ses graines).
Ainsi, lorsqu'il finit par mourir, on put replanter un bébé clone, toujours devant l'hôtel de Ville, mais un peu plus loin, en dehors de la circulation.
D'autres bébés clones furent distribués à travers le pays, en divers lieux. Le lieu de la bataille en reçut même un exemplaire. Pour certains d'entre eux, on enterra une bouteille sous leurs racines. Bouteille renfermant la date, et les signatures de toutes les personnes présentes ce jour là. L'un s'en alla même jusqu'au Vatican (!).
Aujourd'hui, j'ai écouté raconter l'histoire de l'arbre mère sous le feuillage du clone, qui, entre temps est devenu un magnifique arbre.
S'il n'y avait pas eu de circulation sur la route toute proche, on aurait pu entendre bourdonner les centaines d'abeilles qui butinaient les innombrables fleurs.
Et l'odeur de toutes ces fleurs, douce, portée par le vent...
Magique.
mercredi 9 avril 2014
Prunus à gogo...
Voici venu le temps des ... Prunus!
Eh oui. eh oui. En voici trois, qui sont actuellement en fleurs.
Eh oui. eh oui. En voici trois, qui sont actuellement en fleurs.
| Prunus domestica - Prunier |
| Capturé en plein vol! et z'avez vu les cerises toutes séchées dont il ne reste plus que la tige et le noyeau? :D |
| J'ai rangé ma chambre (exploit) du coup il s'est mis à neiger... ou pas... |
Fin.
mardi 8 avril 2014
Odeurs de saules bis et autres palpitations d'arbres
Hier, en attendant que mes chères plaques de cuisinière se réparent par magie (ou que quelqu'un d'inconnu et de non déterminé m'appelle pour venir les réparer) je suis partie me balader (vous le savez déjà vu que j'ai déjà écrit un post hier).
En voulant traverser le ruisseau du coin (à gué!), j'ai senti une odeur... presque indétectable... comme une odeur de jasmin, en moins entêtant.
J'ai entendu le bourdonnement de plusieurs abeilles.
J'ai levé les yeux.
Devant moi un saule. Encore un. Un autre. Pas le même. Avec des chatons bien moins attrayants, mais à l'odeur encore plus enivrante.
Puis j'ai découvert avec stupeur que les premières feuilles des hêtres adolescents (les grands arbres n'en ont pas encore hein) s'était déroulées et développées en feuilles vertes tendres, douces et poilues (les feuilles de hêtre font pas comme les humains: ils commencent leur vie avec des feuilles poilues au bord et perdent leur barbe à l'âge adulte).
Eeeet, la découverte de la semaine au niveau arbres (outre mon saule odorant) fut ça:
Z'avez vu déjà comme on les repère de loin? Ils ressortent dans la lisière encore toute nue. Je n'étais pas sûre à 100% si c'était vraiment bien ce que je pensais que c'était, et je ne serai sûre véritablement que dans les semaines à venir lorsqu'ils mettront des feuilles, mais je crois fortement et avec une certitude quasi absolue que ce sont des fleurs d'érable. D'Acer platanoides pour être plus précis même. Magnifiques. Sans odeur perceptible par nous, eux (oui j'ai collé mon nez dessus). Z'ont 5 pétales, 8 étamines. On peut les compter sur la photo. :)
En voulant traverser le ruisseau du coin (à gué!), j'ai senti une odeur... presque indétectable... comme une odeur de jasmin, en moins entêtant.
J'ai entendu le bourdonnement de plusieurs abeilles.
J'ai levé les yeux.
Devant moi un saule. Encore un. Un autre. Pas le même. Avec des chatons bien moins attrayants, mais à l'odeur encore plus enivrante.
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| C'est flou, mais c'est mon nouvel ami le saule à l'odeur de jasmin pas entêtant avec une abeille floue en prime. |
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| jeunes feuilles de Fagus sylvatica |
Eeeet, la découverte de la semaine au niveau arbres (outre mon saule odorant) fut ça:
Z'avez vu déjà comme on les repère de loin? Ils ressortent dans la lisière encore toute nue. Je n'étais pas sûre à 100% si c'était vraiment bien ce que je pensais que c'était, et je ne serai sûre véritablement que dans les semaines à venir lorsqu'ils mettront des feuilles, mais je crois fortement et avec une certitude quasi absolue que ce sont des fleurs d'érable. D'Acer platanoides pour être plus précis même. Magnifiques. Sans odeur perceptible par nous, eux (oui j'ai collé mon nez dessus). Z'ont 5 pétales, 8 étamines. On peut les compter sur la photo. :)
| Acer platanoides en pleine floraison avec une abeille en cours de travail. |
dimanche 6 avril 2014
Ca y est!
Les cerisiers se mettent à fleurir! Les cerisiers sauvages et les cultivés!
Les arbres deviennent de gigantesques boules blanches.
mardi passé, par la fenêtre du train, j'en ai vu un grand déjà tout blanc et j'ai eu peur d'avoir raté la floraison de l'antique cerisier qui se trouve sur mon chemin secret.
Alors j'y suis allée un soir, au coucher du soleil et je les ai vus. Les premières fleurs sur le cerisier antique. A peine plus qu'une dizaine.
Affaire à suivre!
Les arbres deviennent de gigantesques boules blanches.
mardi passé, par la fenêtre du train, j'en ai vu un grand déjà tout blanc et j'ai eu peur d'avoir raté la floraison de l'antique cerisier qui se trouve sur mon chemin secret.
Alors j'y suis allée un soir, au coucher du soleil et je les ai vus. Les premières fleurs sur le cerisier antique. A peine plus qu'une dizaine.
Affaire à suivre!
samedi 22 mars 2014
Chatons bis
Je ne m'en lasse pas ce printemps.
Ils sont beaux. Ils sont doux. Ils sentent bon (allez-y, mettez votre nez dessus, c'est délicat comme parfum), les abeilles s'en régalent... et ils ressortent bien dans la forêt vu que tous les autres arbres sont encore dénués de feuilles ou de fleurs. :)
Ils sont beaux. Ils sont doux. Ils sentent bon (allez-y, mettez votre nez dessus, c'est délicat comme parfum), les abeilles s'en régalent... et ils ressortent bien dans la forêt vu que tous les autres arbres sont encore dénués de feuilles ou de fleurs. :)
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| petite boule douce et odorante |
vendredi 21 mars 2014
Beauté des sous-bois
psssst! Est-ce que l'un d'entre vous sait quelle est cette petite plante? (indice: c'est une espèce très, très, très fréquente sur le Plateau helvète. Même que si vous ne savez pas la reconnaitre sous sa forme adulte, alors vous êtes soit 1) pas un helvète du Plateau, 2) ignare et/ou non intéressé par les plantes (ici elle est encore tout bébé et pas du tout ressemblante à sa forme définitive, alors c'est un peu un piège mesquin...)).
jeudi 20 février 2014
Les contraires s'attirent aussi...
Lorsque + et + font + mais que - et - font aussi +, comment savoir si l'on se retrouve dans une situation de + et + = + ou de - et - = + lorsqu'on ne connait que le résultat?...
Voici le dilemme qui a occupé une partie de ma journée... outre le fait d'essayer de faire comprendre à mes collègues ma perplexité et mon "mais ça joue pas de faire seulement + et + = +, il manque quelque chose".
On verra demain si le problème se dissipera tout seul ou non.
Voici le dilemme qui a occupé une partie de ma journée... outre le fait d'essayer de faire comprendre à mes collègues ma perplexité et mon "mais ça joue pas de faire seulement + et + = +, il manque quelque chose".
On verra demain si le problème se dissipera tout seul ou non.
lundi 16 décembre 2013
arbre de Noël bis
Cet après-midi: shooting photo pour la carte de Noël que j'enverrai à mon groupe de travail. J'avais envie de leur offrir un petit quelque chose pour Noël, mais n'avais aucune inspiration d'objet matériel, et au final, avec une pote, on a eu l'idée sublime de décorer un individu des arbres qu'on étudie, de le prendre en photo avec nous à ses côtés et d'envoyer le tout intégré dans un petit email de Noël.
Alors je vous présente notre Arbre de Noël.
Cet arbre vous séduira par ses centaines de petites branches sur lesquelles vous pourrez accrocher des centaines de décorations. Facile à entretenir, et sans aiguilles qui tombent et se dispersent partout, ce végétal vous séduira également grâce à sa capacité à être recyclé en tant qu'arbre de Pâques (2 en 1).
eh oui... eh oui. Ce fut palpitant. N'empêche que je trouve qu'on a eu une idée fantastique...
Et puis, il y avait des beautés curieuses congelées dans les alentours...
Alors je vous présente notre Arbre de Noël.
Cet arbre vous séduira par ses centaines de petites branches sur lesquelles vous pourrez accrocher des centaines de décorations. Facile à entretenir, et sans aiguilles qui tombent et se dispersent partout, ce végétal vous séduira également grâce à sa capacité à être recyclé en tant qu'arbre de Pâques (2 en 1).
eh oui... eh oui. Ce fut palpitant. N'empêche que je trouve qu'on a eu une idée fantastique...
Et puis, il y avait des beautés curieuses congelées dans les alentours...
| Fruit d'une moraceae géante (pensez: mûre du murier (l'arbre) jaune de la taille d'un gros pamplemousse) |
dimanche 1 décembre 2013
lundi 4 novembre 2013
Activités d'un week-end automnal
Mon week-end a débuté dans ma citadelle au milieu des prés verts, à acheter des légumes tout frais au marché et ensuite à ramener 40l de terre + des pots (trop moches) en bus jusqu'à mon humble demeure et à planter des bulbes de tulipes, mini jonquilles et anémones, en prévision du printemps (qui sera fleuri... du moins sur mon humble terrasse) (note: la prochaine fois j'irai acheter des pots plus gros et beaux et ferai au moins 5 trajets en bus pour les rapporter tous).
Puis je me suis téléportée en moins de 2h dans la ville toute moche et grise (et puante) du bout du lac (désolé Monsieur, mais tu sais très bien ce que je pense de ta ville) pour participer à une soirée déguisée avec le Monsieur. Pendant la téléportation (et pendant que Monsieur somnolait la bouche ouverte) , j'ai eu le temps de coudre de beaux rubans verts sur ma cape elfique d'adolescente obsédée du SDA (Cara, ca te rappelle des souvenirs tout ça?) (si vous ne savez pas ce que signifie SDA, essayez plutôt LOTR... et sinon bah... bref...) noire-nuit-sans-lune.
Arrivée dans la ville surpeuplée (où j'ai eu envie de faire le tourniquet pour que les gens s'écartent de mon passage et me laissent au moins 1m70 de diamètre autour de moi), nous nous sommes rendus dans un magasin de déguisements pour acheter des masques pour compléter notre déguisement super pourri génial.
Bien entendu, étant dans une ville surpeuplée, le magasin lui même était surpeuplé et on a du patienter un petit moment devant le magasin (dans un nuage de fumée de clope).
Ayant trouvé des masques qui nous convenait plus ou moins, nous avons pu rentrer chez Monsieur pour squatter le fer à repasser archaïque de sa mère et repasser ma cape (qui n'avait plus été portée depuis 4 ans), et la chemise de Monsieur (qui l'a repassée lui-même) (applaudissements) (saviez-vous que je ne possède pas de fer à repasser?).
Bref.
Puis on a mis un temps fou à tenter de faire un noeud papillon avec le reste de mon ruban vert autour de la gorge de Monsieur, et on est toujours parvenu jusqu'à la dernière étape, mais n'avons toujours pas compris comment réaliser la dernière étape (gnaaaaaaaaarrrgg).
Monsieur s'est donc retrouvé avec un simple noeud autour du cou... qui lui allait cependant à merveille, et nous nous sommes téléportés à travers la nuit noire vers la demeure hantée.
Nous avions pris avec nous Crisp, mon gardien citrouille d'halloween (paix à ton âme) qui a passé le restant de la soirée à se faire léchouiller de partout par des limaces et à éclairer les marches de la dite maison et qui probablement a fini ses jours sur le tas de compost (paix à ton âme) (soit dit en passant il aurait subi le même sort ici, mais avec beaucoup plus de délicatesse et de tact).
| Crisp, feu mon gardien de terrasse |
La soirée fut intrigante et se termina (pour nous du moins) à discuter de grammaire anglaise palpitante et ensuite de se désintégrer sous la pluie battante dans l'air frais et pollué de la cité.
Bref bis.
(vous voulez savoir en quoi on s'était déguisés? eh bien... en rien... enfin si... mais en rien quand même. parce qu'on avait pas d'idée et peu de temps (et pas envie de dépenser des millions pour un costume kitsch)... alors Monsieur était tout en noir, avec masque et noeud vert, et moi j'étais en jupe, collants verts, cape noire avec ruban vert et masque... et on a fait deviner aux autres pendant toute la soirée en quoi on était habillés.. eh eh eh. Sont devenus gaga, eh eh eh, on a trop réussi notre coup).
Le lendemain fut une journée de flemme totale, avec rattrapage de sommeil de tous les jours de la semaine, mais fut quand même ponctué d'une sortie pour profiter des rares rayons de soleil qui pointaient entre les nuages (et entre les immeubles moches). Pour rester dans le thème du début du mois de Novembre, nous sommes allés visiter le cimetière voisin de chez Monsieur (à noter qu'à l'époque ce cimetière servait à enterrer les pestiférés... aujourd'hui c'est un cimetière de gens très riches et importants avec plein de gros arbres et des tombes pas si vieilles (vu que y'a plus de trace des pestiférés), mais pas non plus trop récentes.
| De la couleur parmi la noirceur de la mort... |
mardi 29 octobre 2013
détective des arbres
Je vous ai déjà dit que j'étais une sorte de détective d'événements ayant influencé la vie des arbres?
Si si, je suis une détective en herbe, pas encore diplômée, mais sur la voie de l'être, tôt ou tard (plutôt tard que tôt vu le rythme auquel cela avance).
Mes indices à moi sont l'épaisseur des cernes annuels des arbres, ainsi que leur aspect. Grâce à cela, et à quelques autres informations relevées sur le terrain, je peux vous dire que tel ou tel événement a eu lieu en telle ou telle année et a influencé de telle manière tel ou tel arbre.
Je peux vous dire le moment du crime, ainsi que l'arme du crime.
Dingue, non?
Même que je peux (potentiellement) faire ressurgir des crimes dont on ne soupçonnait pas l'existence... voire même prédire l'arrivée de certains événements futurs...
C'est un métier plutôt passionnant, mais minutieux, et pour lequel il faut une bonne dose de patience et d'amour des arbres.
Allez, j'y retourne...
Si si, je suis une détective en herbe, pas encore diplômée, mais sur la voie de l'être, tôt ou tard (plutôt tard que tôt vu le rythme auquel cela avance).
Mes indices à moi sont l'épaisseur des cernes annuels des arbres, ainsi que leur aspect. Grâce à cela, et à quelques autres informations relevées sur le terrain, je peux vous dire que tel ou tel événement a eu lieu en telle ou telle année et a influencé de telle manière tel ou tel arbre.
Je peux vous dire le moment du crime, ainsi que l'arme du crime.
Dingue, non?
Même que je peux (potentiellement) faire ressurgir des crimes dont on ne soupçonnait pas l'existence... voire même prédire l'arrivée de certains événements futurs...
C'est un métier plutôt passionnant, mais minutieux, et pour lequel il faut une bonne dose de patience et d'amour des arbres.
Allez, j'y retourne...
vendredi 4 octobre 2013
L'ainé
Sur mon île grecque, j'ai eu l'honneur de pouvoir toucher et admirer le (soi-disant) plus vieil olivier du monde. Situé à Vouves, il aurait entre 2000-4000 ans selon les estimations (difficile à estimer l'âge d'un olivier, on ne peut pas juste compter ses cernes, car y poussent de manière bizarre et tortueuse, et qu'en plus celui-ci est totalement creux à l'intérieur). C'est une variété particulière nommée "mastoeidis" qui a été greffée sur un olivier sauvage (c'est souvent comme ça). Il est particulier parce que son tronc est hyper tordu et entortillé, si l'on reste assez longtemps à l'observer, on y voit apparaitre des formes diverses.
Une branche de cet arbre a été remise sous forme de couronne d'olivier au vainqueur du marathon lors des Jeux Olympiques à Athènes en 2004 (la classe, hein!). :D
Lorsque nous sommes arrivés pour le voir, ses branchages dansaient au vent. C'était très beau.
| L'olivier |
Après une photo d'ensemble, je me suis faufilée au centre de l'arbre. Etre "dans" un arbre est particulier. C'était assez magique je dois dire. J'entendais son bois grincer sous l'effet du vent.
| Depuis l'intérieur, un sourire... |
Et puis j'ai pris quinze mille photos de son tronc, des tortillons qui s'y trouvaient...
![]() |
| détails de l'écorce |
Aux alentours, il y a aussi une taverne et un petit musée sur la culture des oliviers et les anciens outils utilisés pour faire de l'huile ou ramasser des olives. L'objet le plus intéressant était un espèce de rouleau compresseur muni de pointes qui ramassait les olives tombées à terre en les piquant, puis lorsqu'elles heurtaient un espèce de peigne tombaient dans une espèce de ramassoire. Ingénieux et trop la classe.
J'y retournerai probablement un jour... ou j'irai à la recherche des autres oliviers monumentaux de l'île (y sont répertoriés).
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