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lundi 4 mai 2015

L'attente

Hier, ma pote Line est venue chez moi pour apprendre à utiliser la machine à coudre et s'essayer à ses premières créations vestimentaires made by herself.
Alors qu'elle ne transitait "que" depuis la grande ville voisine (qui tout de même est située de l'autre côté du röstigraben, et donc qu'elle doit passer outre la frontière linguistique) située à 21 minutes de train de ma ville, elle est arrivée 3h plus tard qu'initialement annoncé.
Elle s'est retrouvée bloquée non loin de la frontière, non pas lié aux gardes frontières (qui n'existent pas), mais à cause des intempéries régionales.
Son train s'est retrouvé bloqué au pied d'une falaise après être passé sur un (mini) éboulement de terrain et effectué un freinage d'urgence.
Quelle aventure!
Ainsi, j'ai appris que lorsqu'un train doit être évacué (et qu'il n'y a pas de raison urgente de jeter les passagers au dehors du train), les passagers ont l'interdiction de sortir sur les voies (raisons de sécurité et tout et tout). Ils attendent qu'un autre train se mette sur la 2ème voie et passent tous dans l'autre train par une petite passerelle.
Je ne peux m'empêcher d'avoir en tête l'image d'un abordage de navire de pirates.
Le niveau des lacs et cours d'eau ne cesse d'augmenter.
Ca me rappelle ma jeunesse tout ça, lorsqu'on vivait dans le Seeland (région de Suisse qui initialement était facilement inondable, mais depuis que les cours d'eau majeurs ont été canalisés / corrigés / canaux creusés / déviés, blabla c'est bien plus rare) et qu'on s'était retrouvé à plusieurs reprises avec les garages et/ou caves inondées à cause d'une montée du niveau du lac voisin par en dessous.



mardi 21 avril 2015

De langues et d'autres

Aujourd'hui, de manière impromptue, j'suis allée dans la capitale (dont la langue majoritaire n'est pas du tout le français, je précise pour la suite de l'histoire, c'est important) pour un verre avec une amie chère.
Au final on a bus un jus sur un banc dans un parc, en mangeant des macarons chimiques et bof bof.
C'était très chouette.
Il y avait les grandes montagnes blanches devant nous.
Le Palais derrière nous.
Le soleil dans les feuilles des marronnier et un espèce de Prunus rose en fleurs devant nous.
On a discuté longtemps sur notre banc.
Au début, le parc était plein de monde.
Un groupe d'adultes sont arrivés et se sont assis à une table, à environ 5m de nous.
Tous bien habillés.
Les femmes toutes voilées.
 Parlant une langue qui n'était pas du français.
Mon amie et moi discutons.
Le parc se vide petit à petit.
La température diminue tout autant et le brouhaha ambiant aussi.
Et nous discutons.
La nuit tombe, mais on voit toujours les montagnes blanches au lointain.
Nous discutons encore.
Il ne reste plus que nous et le groupe d'adultes.
Lorsque nous décidons de partir et que nous nous levons, plusieurs personnes du groupe nous regardent avec insistance.
Nous passons devant eux.
Un homme hausse la voix.
En français.
Alors qu'avant, je peux vous assurer, ils n'ont pas prononcé un seul mot en français...

S'fait rien. Z'ont pu se délecter de notre conversation.

Elle portait sur le sexe, les seins, les pratiques sexuelles, les sex-toys perdus dans des endroits peu probables, les relations extra-conjugales, les viols, les yogurts et les compotes de pommes, les matelas gonflables, les garçons, les mini jupes, les IST, les tiques, nos rêves, nos collègues et bien d'autres sujets passionnants.

Aujourd'hui de manière impromptue j'ai parlé de trucs très crus assise sur un banc, avec devant moi les montagnes blanches et dans mon dos un auditoire de femmes voilées et d'hommes bien habillés.  

dimanche 14 septembre 2014

Petites merveilles d'un dimanche

Aujourd'hui j'ai vécu...

Les odeurs délicieuses embaumant mon château des tartes aux fruits pour la fête locale de la fin des moissons...

Le soleil, chaud sur mon visage, et le vent frais, annonciateur de la fin de l'été...

Un coeur en pierres, entraperçu sur le site de la gravière, à côté de l'immense tas de cailloux...

Deux petites têtes courant dans le train, le papa qui les suit et leur dit de l'attendre. Deux prénoms entendus à la volée et qui mis ensemble me font remarquer que je les connais ces deux là...  sans les avoir jamais rencontrés... par faire-parts de naissance, envoyés à ma maman...

Une après-midi très très chouette avec une famille d'amis tous chous, dans une vallée lointaine et verte....

Un mini bonhomme tout joufflu qui fait des mini sourires de charmeur et son grand frère, vif et espiègle...

Un retour en train, assoupie dans les rayons du soleil qui se couche...

Les étudiants qui reviennent tous, tirant une valise à roulette, remplis d'espoirs et prêts à démarrer un nouveau semestre...

Deux amis croisés dans la rue, avec un cousin visiteur, aux dents de vampire...

Le goût de la moutarde dans mon repas du soir... et du sirop au sureau...

Une journée toute douce et belle.