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mardi 11 août 2015

Katze - aventure aux sources de l'Helvétie part I

Sphinx faisant la garde au beau milieu d'un centre commercial dans un petit patelin du centre de la Suisse. Petite merveille sur coussinets. <3


samedi 16 mai 2015

Intensité

J'vous ai jamais écrit la suite de l'histoire commencée dans mon post précédent parce que tout s'est enchainé et que je n'ai pas eu le temps de me consacrer à rédiger un post.
Je suis rentrée de voyage et vais passer les 12 prochaines heures à dormir et digérer ce voyage intense.
Il n'y a pas d'autre mot je crois, intense résume l'intégralité du voyage.
L'intensité.
Mais vous savez quoi?
Ce voyage je l'ai vécu pleinement, depuis la première seconde jusqu'à l'instant où j'ai posé le pied dans mon appartement ce matin.
Et je ne regrette pas que cela soit déjà fini; que le temps soit passé si rapidement. Non.
Je suis heureuse d'avoir vécu cette expérience dans son intégralité et d'en avoir profité pleinement.
En attendant d'avoir digéré et de pouvoir mettre en mots mes expériences et sensations, je vous laisse sur cette photo: l'Etna en éruption (qui a bien failli nous coincer sur l'île au retour).
Pour ajouter un peu à la grandeur du phénomène, quelques heures après que cette photo ait été prise, j'ai vu tour à tour deux étoiles filantes sur fond de volcan, senti la chaleur de ses entrailles, respiré ses poussières et entendu ses vrombissements.

vendredi 8 mai 2015

Lorsque les chemins qui mènent à Rome sont obstrués

L'autre matin, alors qu'on devait prendre l'avion pour la Sicile, via Rome, car c'est bien connu, tous les chemins mènent/partent de Rome, of course, eh ben on n'a pas pu s'y rendre. 
Ouip. 
Je vous mets le contexte: 16 étudiants + 4 accompagnants depuis la Suisse + 3 collaborateurs des 4 coins du globe + 2 siciliens déjà sur place - soit 23 personnes qui voyagent le même jour (+ 2 déjà sur place donc), dans les starting blocs pour un voyage d'étude. 
Le matin même, alors que le soleil venait de se lever (il se lève tôt pardi!), et alors que j'avais de vague suspicions non confirmées que notre vol pourrait être annulé, j'ai eu l'envie subite de consulter le statut du dit vol sur internet. 
Bien m'en prit car à 6h33 j'ai pu lire en rouge sur fond vert, que le vol était annulé. 
Bam, in the face. 
Petite montée d'adrénaline matinale et de "je fais quoi? je fais quoi? je suis la seule qui sait, je fais quoi?". 
Alors je m'habille (j'étais encore en pyjama), je me brosse les cheveux et je prépare mon petit déj, et seulement à ce moment j'écris l'sms fatidique à mon chef (qui aurait pu penser à une blague matinale de très mauvais goût): l'avion est annulé...
Bon, pas grand chose à faire sauf se rendre à l'aéroport retrouver les troupes et tenter (vainement) d'atteindre par téléphone le bureau de la compagnie aérienne qui n'ouvre, entendons-nous bien, seulement à 9h00 et qui a un numéro de téléphone qui coûte au moins 0.50.- /min (arnaque). 
Je retrouve une partie des troupes à la gare, ainsi que mon chef qui est bien stressé lui et qui fonce à travers la foule sur le quai. 
Pendant le voyage j'appelle régulièrement la ligne de la compagnie aérienne pour finalement attendre en vain en ligne, et puis lorsqu'enfin j'arrive à atteindre une ligne qui ne soit pas en attente, que le téléphone sonne dans le vide puis finit par être décroché et raccroché dans le même mouvement. plus de 15.- dans le vide. vlam. 
J'appelle également un collègue italien qui lui tente de contacter la compagnie depuis l'Italie, qui eux, ont un service d'appel qui fonctionne 24h/24. Il n'a pas plus de succès. 
Et puis le début de la délivrance, lorsque quelques minutes après l'ouverture de leur échoppe, l'agence de voyage par laquelle j'étais passée pour réserver mes billets m'appelle pour me dire qu'ils s'occupent de la situation. 
Ils nous proposent un vol 2 jours après seulement. Impossible pour nous, perdre 2 jours entiers du voyage d'étude et tout, c'est trop. Alors je lui dis qu'il peut nous morceler sur plusieurs vols tant qu'on peut tous être le jour même en Sicile. 
Malheureusement cela fut impossible car les vols pour Rome étaient trop restreints et déjà remplis. Puis ils proposent un vol le lendemain de notre départ initial, directement vers la Sicile, sans escale à Rome, tous frais compris. 
On choisit cette solution. Ce n'est pas idéal, mais c'est le mieux qu'on peut avoir dans la situation actuelle (et c'est très bien déjà je trouve). 
Alors on renvoie tout le monde chez soi. Un aller-retour vers l'aéroport pour pas grand chose. 
J'appelle quinze fois mes collègues siciliens, pour leur expliquer, puis lorsqu'ils rebondissent et proposent un changement de programme, avec changement de deux nuits d'hotels. La flexibilité du Sud pour ça, c'est merveilleux. Puis j'ai contact avec un de mes collaborateurs internationaux qui est coincé dans une grande ville, sans correspondance pour Rome, lui non plus. Il n'a pas de vol pour le lendemain. Zut. Et puis il me rappelle plus tard, pour me dire que finalement il a une place qui s'est libérée, quelqu'un qui a annulé son voyage. Il saute sur l'occasion, il a sa place. Il arrive 2 heures avant nous sur place. 
Et puis les deux autres collègues internationaux, dont l'un vient de l'autre bout du monde. Littéralement. Plus difficiles à les contacter. On parvient enfin à en contacter un. Il prendra une chambre d'hotel cette nuit dans la ville aéroportuaire, pour éviter à mes collègues siciliens de devoir faire 7h de route pour aller le chercher. On n'a pas eu de news sur le moment de la dernière collègue internationale, on ne saura que plus tard ce qui lui est advenu...

(la suite prochainement)

mercredi 25 février 2015

άνοιξη

Le printemps en grec se prononce aniksi (oui, oi = i) (ne me demandez pas comment dire l'automne, c'est un mot terriblement impossible à retenir qui commence par un f suivi du son th (comme le mot "that" en anglais))
Je vous écris printemps en grec juste pour varier un peu. Un peu de plurilinguisme ca réveille.
La suite sera en français avec des bribes de latin et d'anglais.
Rien que ça. ^^
Le printemps le 25 février 2015 ici se manifeste par la première Primula acaulis (primevère; pas cultivée) qui fleurit, la première Anemone nemorosa à fleur (une seule) dans les bois, les sentiers qui sont boueux et la terre qui redevient molle, les Arum (peut-être) qui pointent le bout de leurs verts rameaux à travers la terre, le soleil radieux qui fait fondre la neige, le jour qui perdure par après 17h (non, parce que je ne sais pas vous, mais moi ça me fait un bien fouuuuuuuu qu'il fasse jour encore à 17h). Je ne vous parle même pas des Galanthus nivalis qui se sont fait recouvrir de neige ce week-end, ni des Eranthis hyemalis présents dans les jardins.
Je vous raconte très brièvement les aventures que j'ai vécu pour parvenir à voir la première Anemone en fleur et les restes de mon bonhomme de neige du dimanche (oui, parce que j'ai été en refaire un car il a re-neigé, dans un pré, avec une vue splendide sur les montagnes du sud), qui impliquaient une descente raide gelée jusqu'aux berges du ruisseau sans tomber dedans, de passer à guet le dit ruisseau en posant stratégiquement son pied sur la dernière pierre peu stable et remonter une longue et raide pente boueuse, avoir sa jambe qui disparait jusqu'au dessus du genou dans une congère, revenir avec une trace de boue sur le haut de la cuisse (qui a dit que me me tartinait de boue? (chut, et j'ai pensé à me faire une peinture de guerrier en boue sur le visage, mais je n'ai pas osé)), observer d'immenses traces de pas de chien dans la neige, tellement grands qu'ils ne ne pouvaient appartenir qu'à Cerbère (le gardien de l'enfer) et constater qu'aucun pas récent d'humain ne suivaient les traces du chien géant; scruter l'horizon à la recherche d'une ombre tapie, jusqu'à constater que les dits humains avaient du marcher non pas sur la congère (comme le chien géant et moi-même) mais sur le bord du champ qui n'était plus enneigé (d'où l'absence de traces), remarcher dans mes traces de pas de dimanche (oui ce sont bien les miennes car il y avait seulement une trace sur la gauche de ce chemin de campagne (donc large de 2m au moins) et moi j'avais marché bien à droite dans la neige fraiche), refaire le même détour pour aller observer l'eau suintante dans un champ qui fait fondre plus rapidement la neige et constater que là par contre quelqu'un d'autre est venu voir ce qu'il se passait également, rester en stupeur devant l'état de destruction de la fôret post-forestiers, et avoir la furtive pensée de voler leur petit panneau "attention coupe de bois", humer l'odeur de feuillus fraichement coupés, etc. etc.
L'hiver n'est pas encore fini, le groundhog avait annoncé encore 6 semaines d'hiver après avoir vu son ombre (ou pas vu son ombre?, je ne sais jamais) en février (ou quand est-ce Groundhog day?), mais on s'en approche.
Anyways, je vous laisse, en coup de vent, comme cette journée printanière précoce.

p.s. pour ceux qui se demandent ski se passe avec mon coeur, j'suis allée retirer les électrodes hier aprem; et à présent j'attends que le cardiologue analyse 24h de battements sur 5 électrodes (ski nous fait avec une moyenne de 80 battements par minute (oui, mon coeur bat un peu vite et fort, mais pas pour vous ^^) 115'200 battements par électrode) (et par année on a donc une moyenne de 42'048'000 battements, au cas où demain vous croisiez un illustre inconnu dans la rue et qu'il vous demande combien de fois bat votre coeur sur une année, maintenant vous savez). 

lundi 18 août 2014

Histoire de jupes

Les jupes et moi c'est une histoire d'amour et de haine.
J'adorais les robes/jupes lorsque j'étais petite... c'était super confortable et les pantalons avaient tendance à irriter la peau de mes cuisses par frottement. Jusqu'au jour où je faisais du toboggan à l'école et qu'on s'amusait à se passer entre les jambes avant de se lancer sur le toboggan et qu'un type m'a dit en passant sous mes jambes "haaa... je vois ta petite culotte". Erm... (j'avais moins de 6 ans hein). Et la fois où on était invités chez des gens avec des enfants de mon âge et que le petit garçon aussi s'était moqué d'avoir vu ma petite culotte sous ma robe, et que j'avais du lui donner un coup de pied dans le thorax pour qu'il arrête de m'embêter (pervers).
Et avec ça, la réalisation que les jupes/robes ce n'est absolument pas pratique si l'on veut jouer sans que tout le monde finisse par voir ses sous-vêtements.
Alors après ça je n'ai plus jamais remis de robe/jupe (sauf sous emploi de la force ou à des occasions spéciales comme Noël, mais je me sentais toujours très mal à l'aise) pendant une bonne douzaine d'années. Même que pour résoudre mon problème de pantalons qui frottent et qui irritent ma peau, j'ai porté pendant un temps un short en coton tout fini moulant sous mes pantalons (et je vous parle pas de l'épisode bretelles de ma vie... c'était trop bien les bretelles).
Anyways.

Aujourd'hui, j'ai à nouveau un assortiment de jupes et de robes, mais je dois avouer que pour moi, les jupes c'est franchement pas le truc le plus pratique au monde (sauf si tu veux faire des choses avec quelqu'un sans totalement vouloir te déshabiller). Ca a l'avantage superbe de ne pas serrer le bas ventre comme la plupart des pantalons, mais sinon c'est vraiment pas pratique. Sérieusement. Tu fais du vélo, déjà juste pour monter sur le vélo tu dois faire un lever de la jambe sublime. Puis la jupe remonte haut pendant que tu pédales. Ou s'envole si tu as du vent de face. Y'a l'option collants opaques qui marche assez bien pour éviter que les gens voient trop de détails.
En hiver tu gèles des jambes. N'allez pas me dire qu'il existe des collants assez chauds pour se protéger des températures glaciales. Nan. J'ai testé, mais ça ne marche pas. Même avec des guêtres en laine bien épaisse, y'a toujours au moins les genoux qui gêlent et qui font mal ensuite. Les jupes (pas les jupes qui t'arrivent à la cheville) ça a été inventé pour les femmes d'intérieur qui restent assises bien droites sur leur chaise toute la journée, ne se baissent jamais, ne sortent pas par temps froid).
Puis je ne sais pas si cela n'arrive que à moi, mais quasi systématiquement, j'ai ma jupe qui remonte le long des cuisses, par devant lorsque je marche, et reste groupée tout en haut de mes cuisses, ce qui fait que je dois toujours, toutes les 51 emjambées environ, la secouer un peu et tirer pour qu'elle redescende. ggaaaaaah...
Ah, et je ne parle pas des jours ventus. Qui met une jupe les jours de vent? sérieusement? surtout une jupe qui a une bonne prise au vent et qui se soulève facilement?
Et s'asseoir en tailleur, on oublie, se baisser pour ramasser quelque chose, faut le faire stratégiquement, vraiment, c'est trop chiant.
Tu t'assieds dans le train, tu es obligé de rester bien droite, les jambes serrées sinon la personne en face se rince les yeux.
Et le dernier épisode en date, c'est la jupe doublée, avec un jupon opaque et par dessus un 2ème tissu bien transparent, mais qui est protégé par le jupon opaque... hem... sauf quand tu portes 3 sacs et que par la force de la friction, le jupon s'amuse à remonter le long de tes cuisses, mais pour une fois il remonte assez haut pour que tu te retrouves à faire des commissions un samedi après-midi de foule, en jupe, avec des collants, certes, mais en jupe transparente avec un gros ramassi de tissu opaque à mi-hanche... jusqu'au rayon chocolat où tout à coup tu vois que quelque chose ne joue pas et que tu sois obligée d'aller rechercher le jupon par en dessous pour le retirer vers sa place originelle. hem.
hem.
hem.
(c'est donc pour ça que certaines personnes me regardaient étrangement. Z'auriez pas pu me dire quelque chose hein?).
Je crois que du coup je suis repartie pour quelques années anti-jupes (ou au moins quelques mois).
Je vais investir dans des shorts confortables à mettre avec des collants colorés. C'est à la mode après tout, non?





mardi 18 février 2014

A la recherche de l'or blanc

L'or blanc... quel terme étrange. De l'or qui fond dès qu'on le tient un peu trop fort contre soi. De l'or qui mouille, qui se transforme, qui se liquéfie. Qui se boit. Qui tue. Qui réjouit. Qui fait partie du paysage du pays. Qui ne vaut rien, en soi. Et pourtant tout. De l'or qui constitue les grandes glaces, là haut, au coeur des montagnes, de l'or en château. Un château d'eau solide...

Nous sommes allés à sa recherche ce week-end, avec deux amis. Nous l'avons trouvé, là-haut, bien loin pour cette saison hivernale, mais bien là, encore une fois. Nous l'avons foulé, chamboulé, transporté, pillé, mangé, secoué pour notre plus grand plaisir.
12km, 1400m de dénivelé, de la beauté blanche et grise et verte foncée. Une course folle à la fin pour prendre le bus.

Ce que c'est beau l'or blanc...




pssst. crédits photos: présidente de la TRS

mercredi 4 décembre 2013

how to ditch work...

En ce 4ème jour de décembre, encore un titre en anglais. Tout simplement parce que le concept que je tentais de mettre en mots, m'est venu en anglais (intéressant, non?...).

Ditch, qui veut aussi dire "fossé" signifie ici "courber" mon travail.

Qu'ai-je donc fait?

Disons qu'il faisait cent mille fois trop beau hier pour rester enfermé à travailler, et que j'aurais été très frustrée si j'avais fini ma journée assise dans mon labo (qui en plus est orienté au nord, i.e. il n'y a JAMAIS un rayon de soleil en hiver).

Disons que l'élément déclencheur fut ma soeurette qui m'a demandé si je n'avais pas envie d'aller me balader avec elle, au soleil, dans la neige, à la campagne, pendant qu'elle ditchait ses propres cours.

Mon hésitation fut de courte durée, et je n'ai aucun regret(s) d'avoir ditché mon boulot pour aller passer toute l'après-midi au milieu de la nature, du soleil, de la neige, avec de l'air tout frais et pur, et une vue spectaculaire sur les Alpes. Ce fut splendide!
Thuya givré
Acrobaties enneigées

Panorama





mercredi 16 octobre 2013

Vroum, vroum... ou plutôt "pédale, pédale"

Aujourd'hui j'ai décidé de remettre en état mon moyen de locomotion personnel (vélo). Celui qui trainait à la cave depuis 2 ans et qui n'a jamais été ressorti par flemme depuis que j'habitais dans une grande ville bien pentue et qu'il y avait trop de voies à croiser et trop de trafic pour moi (et qu'en plus j'ai l'abo des transports publics qui est déjà sur-rentabilisé au bout de 3 mois environ). Celui que j'ai utilisé quotidiennement pendant 4 ans avant de déménager dans la grande ville.
J'ai regonflé les pneus avec une micro pompe à la force de mes bras, j'ai huilé la chaine, resserré les freins, et vérifié qu'ils fonctionnaient bien.
Puis cette après-midi, je me suis lancée. J'ai pris mon casque, les trucs pour pas que le pantalon touche la chaine, les lampes, mon sac à dos et hop... Et j'ai bien failli rebrousser chemin au bout de 3 mètres. Parce que purée de purée, j'avais oublié que ce vélo ci m'écrabouillait profusément les parties intimes tellement je dois être penchée en avant sur la selle pour toucher le guidon (oui, le vélo est probablement trop grand, mais le vendeur qui me l'a vendu m'a dit que le modèle plus petit était trop petit pour moi). Et en plus, j'avais perdu l'habitude d'être autant penchée en avant sur un vélo (celui que j'ai utilisé chez ma maman ces dernières années est un bon vélo de filles, avec le guidon adaptable et où je peux pédaler presque assise tout droit (c'est nul pour les méga montées, mais c'est tellement agréable pour mon fessier et mon ventre)).
Bref. J'ai persévéré, et j'ai pris un peu des détours pour ne pas me retrouver directement sur la grande route à fort trafic, pour avoir un peu le temps de me réhabituer au vélo.
Environ 20 minutes plus tard, je suis arrivée à l'uni, suante, avec l'entrejambe bien aplati et une envie prononcée de vomir, plus des mega tensions dans la nuque et les épaules d'être autant penchée en avant tout en ayant un sac bien lourd sur le dos.
Ne me demandez pas comment j'ai fait pour pédaler pendant 4 ans sur un vélo autant non-adapté pour moi... (ni comment mon entre-jambe a survécu à ce massacre).
Toujours est-il que le dit vélo est relégué à la cave (pour le Monsieur lorsqu'il viendra me rendre visite, qui lui, a des jambes et un torse plus longs) et je vais ce week-end chercher le vélo confortable qui est chez ma maman et le rapporter en train jusqu'à chez moi.

... je dois encore survivre au trajet du retour ce soir... :) 

vendredi 4 octobre 2013

L'ainé

Sur mon île grecque, j'ai eu l'honneur de pouvoir toucher et admirer le (soi-disant) plus vieil olivier du monde. Situé à Vouves, il aurait entre 2000-4000 ans selon les estimations (difficile à estimer l'âge d'un olivier, on ne peut pas juste compter ses cernes, car y poussent de manière bizarre et tortueuse, et qu'en plus celui-ci est totalement creux à l'intérieur). C'est une variété particulière nommée "mastoeidis" qui a été greffée sur un olivier sauvage (c'est souvent comme ça). Il est particulier parce que son tronc est hyper tordu et entortillé, si l'on reste assez longtemps à l'observer, on y voit apparaitre des formes diverses. 
Une branche de cet arbre a été remise sous forme de couronne d'olivier au vainqueur du marathon lors des Jeux Olympiques à Athènes en 2004 (la classe, hein!). :D
Lorsque nous sommes arrivés pour le voir, ses branchages dansaient au vent. C'était très beau. 


L'olivier

Après une photo d'ensemble, je me suis faufilée au centre de l'arbre. Etre "dans" un arbre est particulier. C'était assez magique je dois dire. J'entendais son bois grincer sous l'effet du vent. 


Depuis l'intérieur, un sourire...

Et puis j'ai pris quinze mille photos de son tronc, des tortillons qui s'y trouvaient... 

détails de l'écorce
Aux alentours, il y a aussi une taverne et un petit musée sur la culture des oliviers et les anciens outils utilisés pour faire de l'huile ou ramasser des olives. L'objet le plus intéressant était un espèce de rouleau compresseur muni de pointes qui ramassait les olives tombées à terre en les piquant, puis lorsqu'elles heurtaient un espèce de peigne tombaient dans une espèce de ramassoire. Ingénieux et trop la classe. 
J'y retournerai probablement un jour... ou j'irai à la recherche des autres oliviers monumentaux de l'île (y sont répertoriés). 

jeudi 3 octobre 2013

appena potete, tornate indietro

Pendant mon voyage (la partie "boulot du voyage), nous avions une voiture (aux roues pourries) et avions parcouru pas mal de distances pour apercevoir des arbres et autres joyaux de la nature. Pour mieux nous retrouver (surtout en ville), mes collègues avaient pris un gps avec eux. Etant italiens, ils avaient configuré le gps en italien.
Puisque nous ne suivions pas toujours les indications à la lettre de la dame (qui est dans le gps, tout le monde sait que y'a une dame (ou un monsieur) dans chaque gps), parfois s'énervait un peu et répétait à la suite "appena potete, tornate indietro", ce qui signifie "faites demi-tour dès que possible". Moui, mais non.
Maintenant pour l'aspect bucolique du gps: parfois, la dame avait la splendide idée de nous faire prendre des raccourcis pour aller "plus vite". Une fois, on s'est retrouvés sur une mini route (goudronnée), une autre fois on a carrément commencé à entreprendre une ascension raide, caillouteuse et franchement pas du tout carrossable (même en 4x4). On a finalement du faire demi-tour dans un endroit pas possible du tout et revenir en arrière. Foutue dame du gps. Une autre fois, elle a voulu nous faire prendre un chemin non goudronné qui menait nul part (oh, ben zut, la route se termine... quel dommage).
Nous avions aussi un gps pendant la partie "vacances" de mon voyage, et on a aussi expérimenté les mêmes incohérences. Les routes non-goudronnées, les micro routes qui n'en sont pas, les sens-interdits où elle veut qu'on s'engage (donc à contre-sens...), et le mieux reste la route qui était barrée par des gros rochers (donc une route qui n'est pas pour les voitures) au milieu de la montagne. Oui.
Comme quoi, les gps sont parfois très utiles en ville, mais qu'à la montagne, franchement, rien ne vaut une carte routière bien détaillée.
Fin. 

vendredi 27 septembre 2013

Le chant du coq

Je suis retournée dans l'hôtel. L'hôtel où l'année passée je m'étais fait draguée visiblement et ouvertement (bien que à l'abri des yeux du patron) par le serveur.
C'est une histoire étrange avec ce serveur. Pensez plus de 35 ans, 1m90, long, bidon, à moitié chauve, chainette en or, voiture bleu électrique pimpée et regard de prédateur.
Cela fait 4 ans que je passe par cet hôtel pendant que je bosse sur mes arbres. Le patron et le staff (en général) sont très sympa et le lieu est juste splendide. La 1ère année, j'étais avec 2 mecs, mes collègues, on partageait une chambre. Je me souviens leur avoir dit "purée, mais pourquoi il me fait toujours des clins d'oeil ce mec?". Et on en avait rit. Beaucoup.
J'y suis retournée plusieurs fois depuis. Et l'année passée, lorsque j'y étais avec ma collègue, il s'est passé des choses perplexantes avec ce serveur. Jamais assez claires pour que je le dénonce ou quoi que ce soit...
Une voiture bleue qui roule très lentement le long de la route que je venais d'emprunter seule (je n'y étais plus sur la dite route, j'avais grimpé la montagne et j'observais le monde depuis en haut. Cachée de la route, mais avec une vue imprenable sur les environs, les montagnes, les arbres, les oiseaux et le trafic)... Voiture bleue qui ressemblait étrangement à la sienne... mais j'étais perchée, la voiture était en bas, et je n'étais pas sûre... Mais il ne doit pas y avoir 2 voitures bleues métalliques dans les montagnes, non?
Les regards aussi. Encore et toujours. On a fini par en jouer, avec ma collègue. A en rire au final. Parce que c'était tellement visible pour nous du moins et qu'il ne regardait que moi, pas elle, ni aucune des autres femmes.
Et puis le regard lorsqu'on a annoncé qu'on quittait l'hôtel. Le regard persistant, soutenu, sombre. Le regard qui fait rougir et met mal à l'aise.
Et les paroles lorsqu'on est parties "see you next year..." et le regard soutenu, pesant, par après.

Cette année, je suis retournée dans la région, d'abord avec mon équipe de collègues, les helvètes et co. et les helléniques, pour parler d'arbres, et on s'est arrêtés dans le restau en face de l'hôtel. Bien sûr il m'a repéré. Parmi le groupe de 15 gens qu'on était, de l'autre côté de la route et du parking, je le voyais qui m'observait à chaque fois qu'il passait sur sa terrasse. Il s'arrêtait avec son plateau et regardait dans notre direction avec un petit sourire en coin. J'avais une vue plongeante mais discrète, je le voyais bien qui observait. Lorsqu'on est parti, en passant devant l'hôtel, il était dans l'encadrement d'une des portes. J'ai croisé son regard. Sombre.
Et puis le jour d'après, on est allé dans cet hôtel pour y dormir. J'étais entourée de 3 collègues, hommes, tous ayant la quarantaine au moins. Je leur avais énoncé la situation et leur avais dit que je n'étais pas à l'aise. Ils ont été chouettes. Protecteurs. J'ai même changé de numéro de chambre avec l'un d'eux pour que personne d'autre que nous ne sache dans quelle chambre je dormais, au cas où...
Je n'ai pas vraiment observé le serveur ce soir là. On était plongé dans nos discussions sur les plantes. Peut-être qu'il m'a observé, je ne sais pas. Un de mes collègues m'a dit "j'ai vu comme il te regarde...". Et puis est venu le moment d'aller se coucher. Le serveur qui nous lance un tonitruant "Kali nixta". Je ne l'ai pas regardé, mais j'ai entendu dans ses paroles les sous-entendus probables.
Je n'étais pas très tranquille ce soir là. J'ai même barricadé ma porte (oui, je sais, j'suis un peu extrême, mais voilà quoi). Et puis une petite demi heure plus tard, j'entends des sifflements dehors, en bas de nos fenêtres. Le sifflement pour appeler quelqu'un. Se répétant. S'arrêtant et reprenant quelques minutes plus tard.
...
Je ne peux pas être sûre. Mais tous les autres touristes étaient allés se coucher, on avait été les derniers à monter dormir...

Alors voilà. Le coq a chanté. Je ne peux qu'espérer que son cri se transformera en chant du cygne et que la prochaine fois que j'apparaitrai là bas (vu que ca risque de se reproduire parce que mes arbres poussent dans le coin, que c'est un hôtel fantastique (mis à part cette histoire mit le serveur) et que c'est un de mes coins préférés de l'île) il me considérera comme n'importe quelle autre touriste alpha.
Fin.

lundi 9 septembre 2013

26

0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26...

26. 

Ca y est, j'ai officiellement quitté le stade "quart de siècle", pour entrer dans le 2ème quart (intéressant comme pensée, cela fait tout à coup très vieux de se dire qu'on est dans le 2ème quart). 
Pour fêter l'occasion, je suis partie me balader avec Monsieur N dans les Préalpes fribourgeoises. Aaah, mais quel bonheur de revoir ces verts prés. J'avais oublié que les prés pouvaient être autant verts en Helvètie, vu que mes yeux se sont habitués depuis 2 ans aux sombres couleurs du bitume citadin. Le vert vif partout, partout, partout. Cela rend joyeux. Et puis les milans dans le ciel. Leur ombre et le jeu d'essayer de les repérer sans se crâmer les yeux avec le soleil. Le soleil qui fut omniprésent pour ma journée d'anniversaire. Bleu ciel et vert pré gras. Clochettes de vaches, vrombissement des mouches et diverses choses volantes et cri du milan. Odeur de foin frais et bouse de vache. Menu splendide pour une 26ème journée d'anniversaire. 
Au programme: passer du lac très sombre (en grec cela serait mavro limni, ou un truc du genre), grimper sur un chemin très raide, mais très raide, gambader dans les pâturages pour retomber de l'autre côté de la frontière linguistique (et donc enjamber les Röstis dans leur Graben) et finir la journée dans les bains thermaux. 
J'ai eu l'impression d'être une citadine pure en grimpant la raide montée du départ. Aucune forme physique. Rien. arf, arf, arf. Ce qui m'a motivé à me fixer au moins 1 sortie de rando par mois (notez qu'au moins ce mois de septembre j'en aurai plus qu'une vu que je repars tantôt dans les montagnes de mon île grecque). 
Mousses en pleine "fructification" sur un talus, herbe verte, asteraceae jaune ,
poteau à vache, ciel bleu et soleil. 

On arrive (presque) en haut de la dernière montée et on s'arrête pour boire un Apfelschörle (z'avaient pas du jus de pomme pur) dans un alpage. 

Et là, j'ai fait la citadine pure souche, parce que mon natel a sonné. Au milieu de nul part. Au beau milieu de la belle nature. Erf. Mais, mais, mais. Ce fut un cadeau d'anni inattendu. 
Une gérance immobilière, qui me proposait un appartement (sous condition de changement de garant et que le nouveau garant remplisse les conditions x y z) (suite sur ce sujet dans un autre post). 
Et puis la grimpée reprit (bien que moins raide), et on a vu un immense érable trop beau (photo), et des petites fleurs, de grosses vaches, des mousses trop belles, etc. On a pu tester des systèmes bien divers de passage des barrières à vache. Cela allait du tourniquet habituel ou de la barrière électrique qu'on ouvre avec une poignée (cas normaux) aux souches d'arbres ou cailloux posés des deux côtés pour pouvoir passer, aux espèces d'échelles pour grimper et redescende de l'autre côté... Franchement, y pourraient donner un thème à leur balade: "découverte de la diversité des barrières pour franchir les clôtures". On en a passé plus d'une dizaine et aucune n'était exactement pareille. niark, niark, niark. Je dois avouer que mes préférés sont les espèces de labyrinthes en bois trop étroits pour les vaches, parce qu'elles demandent le moins d'effort (pas besoin de soulever la jambe pour passer de l'autre côté). (oui, j'avoue, je suis flemmarde). 
On a continué jusqu'à presque tomber de faim (pour ma part), c'était déjà passé 13h lorsqu'on s'est arrêtés pour manger, devant une petite chapelle toute choue avec une mega vue sur tout la vallée alentours. Après une petite détermination rapide de fleurette on a fait la sieste à l'ombre d'un tilleul et on a repris notre route. C'est peu après que mes pieds ont commencé à me faire mal (j'avais des new chaussures, et elles sont un tantinet dur), et ce fut un peu ardu d'arriver à notre destination. Mais nous y sommes parvenus, et nous avons été récompensés par des bains thermaux quasi vides (fallait être fou pour aller se plonger dans l'eau chaude alors qu'il faisait 29°C dehors) (oui... j'avoue, c'était presque trop chaud). Mais c'était chouette, et tout le devant de mes pieds ont pelé dans l'eau (charmant... je sais), et mes jambes se sont détendues. Et puis c'était chouette avec Monsieur N et au final on est restés quasiment 2h plongés dans l'eau... jusqu'à ce que nos doigts soient tous fripés. 
Puis on est allés s'acheter un truc à manger dans un magasin et on s'est posés dans un pré pour observer le coucher du soleil derrière la montagne et manger en attendant le bus. Ensuite on a eu droit à un 2ème coucher de soleil, bien plus orangé que le précédent lorsque le bus est arrivé de l'autre côté de la montagne et on est rentrés à la maison. 
Ce fut chouette et cela m'a fait tellement de bien.
gigantesque érable!



jeudi 29 août 2013

en squat ...

... chez l'avgo, qui est partie en vacances. Quelques jours - interrompus de retour dans ma coloc - de chez-soi emprunté. Pas de colocataire qui revient à l'improviste. 20 min de train seulement pour me rendre au travail demain matin. Un chat au coin de l'immeuble. Pas d'odeurs étranges des voisins du rez qui remontent jour et nuit vers mes fenêtres entrouvertes. Pas de bruit de voiture à moins de 10m de sa fenêtre. Un avion de temps à autre. Au matin il n'y aura pas d'odeur degueu des bouchons de pendulaires mobilisés.
Je profite en ce moment de son fauteuil, les pieds surélevés sur une chaise. Avant, j'ai soupé, en tête à tête avec un petit palmier.
L'avgo ferait des gros yeux en ce moment, parce que je n'ai pas encore rangé le coin cuisine, que mon sac et son contenu sont éparpillés au milieu de la pièce et que 2 chaises sont tirées et pas exactement à leur place. Mais chut. Tout sera remis en place (j'espère, parce que l'avgo a une mémoire d'éléphant) avant son retour.
L'avgo est en vacances au loin. Et moi, je suis en micro vacances chez l'avgo. Et bien que la raison primordiale de mon squat soit purement utilitaire à la base (l'avgo cherchait quelqu'un pour relever le courrier et arroser les plantes et patati et patata), j'en profite pleinement :)
Merciiiiii!
L'avgo se reconnaitra lorsqu'elle rentrera :)

p.s. avgo (en grec: αυγο signifie oeuf).


mercredi 7 août 2013

La 3ème ville de l'île

Aujourd'hui, visite de la 3ème ville (en population) de l'île (celle où je dors étant la 2ème plus grande). J'y suis allée en bus 1h de route sur une route bosselée, qui donne mal au ventre (au retour j'ai dormi presque tout le trajet, mon estomac a apprécié). C'était pratique, la gare routière se situe dans la rue de mon hôtel. J'suis partie 15 minutes avant l'heure du bus, et encore, j'aurai pu partir plus tard. eh eh eh.
6.20€ un aller.
Une chose intéressante à relever sur le service de bus inter-urbain ici, c'est qu'ils font office de transporteurs de colis. Tout ce qui est lourd y passe. D'envoyer des colis par la poste coûte trop cher, et est probablement moins rapide. Il suffit d'amener son colis à l'arrêt de bus, de payer un montant x, d'y inscrire le nom du destinataire et l'adresse de destination, et hop, voilà le colis parti pour un tour en bus. Les colis sont réceptionnés au terminus (ou récupérés directement dans la soute du bus par le destinataire si la destination n'est pas le terminus) et stockés jusqu'à ce que la personne concernée vienne le rechercher. Tout le monde fait ça, et personne ne vole les colis d'autrui à ce que je constate. C'est pas mal comme concept je trouve.
Anyways, une heure de bus. Au départ de la ville, le bus était à moitié plein. Il s'est arrêté dans un bled mega touristique de bord de mer, et paf, d'un coup il s'est empli complètement. Du coup, il n'y avait plus de place pour les personnes aux arrêts suivants, alors le contrôleur a appelé un deuxième bus. Cela fonctionne comme cela ici. Lorsqu'il n'y a plus de place, hop, on appelle un 2ème bus. Par contre, je ne sais pas combien de temps cela a pris pour que le 2ème bus arrive.
Je suis arrivée saine et sauve (i.e. avec tout le contenu de mon estomac à sa place) à la 3ème ville de l'île.
Sauterelle étrange sur la forteresse

Première étape la forteresse construite sur le front de mer (pour se protéger contre l'invasion de l'empire Ottoman au 17ème siècle je crois). Immense masse beige.
Visite gratuite pour les étudiants (tralala). Il y faisait une cuite terrible. La vue y est magnifique, et il y a une mosquée (vide) à voir (sans son minaret, dont il ne reste que le socle), ainsi que diveres autres ruines et une collection de canons qui rouillent au soleil, et de boulets de canon. Et puis, pour les botanistes et amateurs de petites plantes, il y a plein de petites plantes étranges qui poussent partout. Sur les ruines, sur les murailles, sur le sol. Il n'y a pas de moutons ou de chèvres là, alors il y a profusion de choses à voir. Au printemps cela doit être encore mieux. Là c'était un peu sec, mais j'ai tout de même pu photographier 6-7 espèces différentes de plantes. :D et une espèce de sauterelle qui ressemblait à un brin de paille, trop marrante. :D
Lorsque les botanistes visitent les forteresses
ils vont coller leur nez contre toutes les petites
touffes vertes qui poussent contre les murs...
Puis je suis allée me poser dans un coin de courant d'air ombragé par des pins, jusqu'à ce qu'une famille d'hollandais vienne se poser juste à côté de moi en parlant fort (Val, tu te souviens de l'histoire du ski?).
Et puis, j'ai été effarée par la quantité de touristes russes (qui probablement viennent des stations balnéaires le long de la côte).
J'ai également pu sentir mon estomac se nouer en observant les cloques sur les épaules d'une dame ainsi que les jambes très roses de sa fille. Non, mais sérieux les gens, faut vous protéger la moindre du soleil quoi... vous êtes totalement inconscients, putain!
Ensuite j'ai fait un passage aux toilettes. Rien d'exceptionnel, sauf que cela me permet de vous raconter une anecdote sur les toilettes grecques: il faut oublier le verrou. Il n'y en a quasiment jamais. Ah, et le pq ne se jette pas dans la cuvette, mais dans la poubelle omniprésente située à côté des toilettes.
Concombre-bombe. Concombre qui explose lorsqu'on
le touche (moyen de propager les graines). Par contre
il a un goût degueulasse. Mais c'est bien amusant.
Puis je suis sortie de la forteresse pour entrer au musée archéo situé juste vis-à-vis. Moui. 2€ pour 1 salle de trouvailles. Pas très spectaculaire. Cela vaut juste le coup pour les espèces de sarcophages trop beaux dans lesquels certaines personnes étaient enterrées (je sais plus quand, peut-être au temps des minoens?). Comme d'hab, il fait plus chaud dans le musée que dehors.
Je me suis ensuite enfoncée dans les petites ruelles de la vieille ville, et je dois dire qu'à ce moment là, déjà, j'ai trouvé que la vieille ville avait plus de charme que la ville où je dors. Il y a des différences notables entre les deux, mais niveau ambiance de la vieille ville, c'était plus sympa là-bas (par contre, niveau front de mer/port vénitien, la ville où je dors surpasse le tout).
Anyways, j'ai suivi mon plan pour aller voir l'autre musée que je voulais absolument voir: le musée des arts traditionnels (et je sais plus quoi). Dans mon guide, les "incontournables" étaient la forteresse et le musée archéo. Mais perso, je mettrai la forteresse et le musée des arts traditionnels.
Je vous avais raconté que j'avais visité celui de ma ville il y a qq jours et que c'était tout petit, mais plein de choses. Eh bien, celui d'aujourd'hui était 1000x mieux. C'était grand, spacieux, tout était très bien indiqué. Chaque objet a une étiquette avec une légende en anglais et en grec, et tous les métiers traditionnels sont représentés avec des vitrines qui recreent les échoppes, avec une multitude d'outils et ustensiles et vetements... coordonniers, tisserands, fabricant de couteaux, restaurateur, boulanger, vers à soie, potier, etc.. Le musée est sur 2 étages, et le 2ème étage était ahurissant. Dans la pièce principale, il y a un ancien métier à tisser, usé par l'usage, et puis des broderies et tapis et co. de toutes sortes partout partout. C'est tellement beau. Les tapis... ca donne envie d'avoir un tapis traditionnel chez soi. Et les robes... purée. Tout le travail minutieux pour faire les bordures des robes de fêtes... wow. et les coffres. Il y a plein de vieux coffres en bois, peints... des trucs tellement magnifiques, que j'aimerais en avoir un au pied de mon lit.
Arrivez-vous à deviner ce qu'indique
ce panneau?
Sérieux, j'ai passé tellement de temps dans ce musée. J'y étais toute seule pour la majeure partie de ma visite en plus. C'était fantastique. Et puis, dans un coin, il y avait une salle consacrée à la fabrication du pain de manière traditionnelle. Et là, j'ai compris ce que je vous racontais hier sur le cercle de pierre qui servait à séparer les grains des tiges. En gros, les céréales étaient apportées dans le cercle, et puis ensuite on posait un espèce de gros carré/rectangle de bois, avec des protubérances dessous, et qqun montait dessus (ou était assis sur une chaise dessus) pour faire du poids, et le tout était rattaché à un âne et tiré en cercle pour écraser les tiges  et séparer le grain des tiges. Ensuite, à l'aide d'une espèce de fourche en bois, à bouts non-pointus, le tout était jeté en l'air, et les tiges s'envolaient, le grain retombait au sol et tadam. :D Ensuite, les grains étaient moulus à la main (ou dans un moulin à âne ou à eau), et la farine servait pour faire des pains. Il y avait toutes sortes de pains. Ils créaient des oeuvres d'art de pain. Les pains pour les mariages par exemples étaient époustouflants. Décorés de petites feuilles et autres symboles en pâte. wow. Difficile à décrire comme ça, mais wow (en plus, en ressortant de là, je suis tombée par hasard sur une micro boulangerie toute vieille où ils vendaient de tels pains, et aussi des animaux en pâte. J'ai acheté un escargot en pâte).
Ensuite j'ai mangé dans un petit resto un peu trop touristique, un plat un peu trop cher, mais très bon. C'est de l'agneau cuit au four en papillote, avec des légumes de l'ail ( :D :D :D), une rondelle de tomate, le tout recouvert de feta fondue, et puis servi avec des frites (perso, j'aurai trouvé encore mieux si ca avait été des patates cuites à l'eau), mais c'était délicieux.
Après j'ai continué à me balader dans le dédale de ruelles et ai acheté 2-3 cadeaux avant de retourner prendre le bus. Je suis passée par le front de mer, i.e. le port vénitien, mais il est bondé de restaurants attrapes touristes, et du coup, le seul point négatif que j'ai trouvé à la ville c'est le côté mega touristique / bondé de restos du port (en comparaison avec la ville où je dors). ... cela gâche un peu le charme. Mais voilà quoi.
La ville était vraiment très chouette. J'ai vraiment aimé.
Au retour: bus bondé et type qui prend trop de place sur son siège. J'ai dormi les 3/4 du trajet. Mais j'ai quand même vu un vendeur de pastèques, 0.22€/kg. Pas mal, non? Pastèque régionale en plus... j'ai hâte d'être au petit déj demain pour remanger de la pastèque.
Ce soir, pas de coucher de soleil, je l'ai raté parce que j'avais un peu de boulot à faire (écrire des emails) et c'était trop tard lorsque j'ai eu fini. Tant pis. J'avais aussi un peu la flemme de ressortir. J'ai juste envie de dormir, dormir, dormir. haha. C'est terrible.
J'ai écrit un email à mon contact grec, pour voir si je pouvais le voir, donc peut-être que je referai une excursion de 1h30 en bus pour aller lui rendre visite. Perso, j'espère ne pas devoir aller le voir, parce que c'est loin, et que je n'ai pas grand-chose à lui dire, mais j'ai mis les chances de mon côté, pour pas qu'on me reproche de ne pas l'avoir contacté.
Voilà, voilà. Sur ce, j'vais aller manger du concombre, sentir mes pieds qui sentent les pieds qui ont transpiré toute la journée, lire mon livre et puis retourner dormir.
Demain je vais flâner en ville à nouveau, peut-être aller au parc municipal pour changer un peu, ou voir ce qu'il me reste à voir. J'ai trouvé une boutique de poteries. Il y a des saladiers juste splendides. J'ai envie d'en ramener 15... Mais c'est un peu gros et fragile... Peut-être que je me rabattrai sur les tasses... ou alors je reviendrai en septembre, en prévoyant de la place dans la valise... (avis au concerné!). En fin d'après-midi, j'ai envie d'essayer d'aller à la plage locale. Sauf si mon contact grec m'a contacté d'ici là et que j'irai lui rendre visite.
Encore/plus que 2 jours. Je me réjouis de rentrer. Je dois dire que je préfères de loin la montagne de mon île grecque, surtout en été... ou alors les petites villages côtiers peu touristiques. Là, d'être en ville, au même endroit tout le temps, cela commence à être lassant.
Kali nixta!
Petit cadeau trop choupi. :D



mardi 6 août 2013

l'épine et le fou

Aujourd'hui, excursion dans les montagnes alentours, pour voir mon arbre. Rien de très neuf là-dedans, j'avais déjà visité tous les sites qu'on a vu, alors que les gens avec qui j'étais ne les avais pas tous vus (eh oui).
J'avais rendez-vous à 9h à l'institut. Du coup j'ai repris le bus encore une fois ce matin, un peu plus tôt. Aujourd'hui, il faisait frais. Il y avait même des nuages dans le ciel, des petits moutons apportant de la fraicheur bienvenue.
A l'arrêt de bus, des gens m'ont demandé si le bus allait bien vers la prochaine ville. J'ai dit oui. Haaa, dingue. J'suis là depuis 4 jours et je peux déjà répondre aux questions concernant le bus. eh eh eh. C'était des arabes, qui allaient probablement (je pense) travailler au port de la ville voisine.
J'ai réussi à ne pas manquer mon arrêt, et suis arrivée avec 7 minutes d'avance. Y'avait encore personne sur place, alors j'ai attendu. On est partis un peu plus tard que prévu, mais quand même assez ponctuellement.
Par contre, pour monter dans la montagne, on a fait un megalos détour, parce que la route pour la montagne est en travaux (agrandissements, je m'épancherai là-dessus plus loin) et qu'ils voulaient pas passer par là. Ca nous a pris tellement de temps pour arriver. J'ai réussi à garder mon repas bien au fond de mon ventre, mais j'étais pas mécontente d'arriver au bout.
La voiture était épique aussi. Une vieille jeep très vieille. Sans direction assistée, amortisseurs inexistants. J'étais derrière, il n'y avait ni ceinture des sécurité, ni appuie-tête. J'ai survécu.
Sur le chemin, on a dépassé des camionnettes chargées lourdement de tomates ou de melons.
Puis un gros camion avec des dizaines de bottes de foin.
Dans un village, il y avait eu ce week-end la fête de l'orange (la région produit des oranges), et ils avaient créés une espèce de boule gigantesque faite uniquement d'oranges.
On est passés à côté d'oliviers dodus, tortueux et surement très vieux.
Et puis, dans un recoin de la route, à l'ombre, dans un endroit humide, j'ai pu voir une fougère rare et protégée.
Arrivés dans la montagne, on est allés sur les chemins caillouteux que j'ai parcouru à pied l'année passée. C'était très secouant à l'arrière du 4x4.
On a retrouvé les forestiers de hier, + le forestier local. Ca se voyait qu'il était de la région. Il avait une bonne tête et était capable de marcher et s'orienter dans la montagne. :) Tout le monde était très sympa, tout en parlant quasi pas d'anglais. A nouveau, j'ai regretté de ne pas pouvoir parler en grec.
On a vu des arbres à un endroit. Et ils m'ont demandé quel âge je pensais que les arbres avaient. Aucune idée moi... erf.
Immortel, l'arbre brûlé remet des feuilles entre ses
racines gigantesques... dingue.
Puis on est allés à un autre endroit, toujours en 4x4, et là, le choc. Il y avait des bulldozer et des machines à casser les cailloux en plein milieu de nul part. Ils sont en train de construire des espèces de barrages pour tenter d'éviter que la rivière ne s'érode totalement dans la plaine en hiver. Plutôt pas mal. Mais tout était transformé depuis l'année passée.
Et puis on a croisé un arbre brulé. Ca avait été un Arbre très grand. Réduit en miettes. Pour quoi? Par qui? Semblerait qu'il y ait un berger un peu fou, qui croit que le diable habite ces arbres. Moui... bien sûr.
Du coup j'ai tenté tant bien que mal de faire comprendre qu'il y avait un autre arbre brûlé, que j'avais vu l'année passée. Le forestier local m'a dit "non, il n'y en a pas". et moi "oui". et cela a continué comme ça jusqu'à ce que je leur dise que je pourrais leur montrer. Ils me croyaient pas. L'helvète qui connait mieux qu'eux quel arbre a brûlé. Erf. Je leur ai montré. Et à ce moment là, on a semé une partie du groupe. Parce que certains n'ont pas l'habitude de marcher en montagne (les grecs sont peu sportifs, style vraiment peu sportifs).
Bac à gravier immense... Ca change de last year.
Puis on est partis à l'assaut d'un groupe d'arbres où il y a les plus gros arbres. On a de nouveau semé la moitié du groupe. En plus ils ne sont pas capables de s'orienter dans la montagne. J'ai suivi le forestier, sans problèmes. C'était agréable de grimper un peu. Mais je suis contente qu'ils aient voulu grimper jusque là pour voir les arbres. Arrivés en haut, on a attendu le reste du groupe. En arrivant, une fille a dit "elle est où l'helvète?" et puis un truc du style "purée, elle sait marcher". Moui. Après il m'ont dit "en Helvétie, il y a de hautes montagnes? avec de la neige? très joli?!". Certes, mais cela n'explique pas le fait que je puisse m'orienter et grimper dans la montagne. Je suis super lente et pas en forme pourtant.
Bref.
Après on est redescendus. Arrivés à un endroit, il y avait un cercle en pierres. Je me suis toujours demandée ce qu'était ce cercle au milieu de nul part. Alors j'ai demandé. Et ils ont tenté de m'expliquer. A ce que j'ai compris, on y battait le seigle (ou autre céréale cultivée dans les montagnes). On marchait dessus pour séparer les grains des tiges, puis par un procédé que je n'ai pas vraiment compris (peut-être un drap?) ils soulevaient le tout en l'air et les tiges s'envolaient, emportées par le vent, alors que les grains restaient au fond du truc. Très ingénieux. Surtout que le cercle avait été construit sur une crête. ... Il y a d'autres cercles comme celui-là, un peu partout à travers  les montagnes. Pas forcément à des endroits très ventés. Je suis contente d'avoir appris ce que c'était. :)
Puis, j'ai découvert que mes chaussures ont vraiment les semelles bien trop lisses pour marcher en montagne. Je me suis cassée la gueule deux fois à la suite parce que mes pieds avaient glissés. Foutues semelles. --> dès mon retour j'irai m'acheter une nouvelle paire.
C'est à ce moment que j'ai  renoué un contact très rapproché avec mon amie la Berberis et ses épines pointues. Et vlam, dans le doigt l'épine. Juste au niveau du pli d'une phalange. Ca faisait tellement mal. Toute l'épine est entrée, i.e. plus de 1 cm d'épine pointue à souhait. aaaaaaaaaaah. Ca faisait tellement mal. J'ai essayé de l'enlever, mais je n'arrivais pas à la refaire sortir. Personne n'avait de pince, et je n'avais pas pensé à prendre ma trousse de terrain (qui a justement une pince pour de tels cas).
J'ai donc souffert en silence, avec un doigt enflé et rouge pendant plus de 3h. Jusqu'à ce que de retour à l'hôtel, je trouve ma pince à épiler qui pour une raison encore inconnue était dans ma trousse de toilette (surtout que je suis une grande fan de l'épilation, poil par poil à la pince). Je me suis donc assise sur la cuvette des toilettes et j'ai commencé à me charcuter. L'épine est venue assez rapidement, une fois que j'avais entaillé la peau autour pour avoir une bonne prise. Mais purée ce que cela a fait mal pour la ressortir. Je l'ai eue en entier! Victoire sur l'épine. Après j'ai retiré les autres morceaux qui s'étaient logés dans ma paume, mais moins profondément.
Le réflexe helvète lorsqu'on tombe c'est de mettre les mains en avant pour amortir. Par contre, sur cette île, il faudrait mettre n'importe quelle partie couverte en avant, surtout pas les mains ou un morceau de peau. Ou porter des gants (c'est ce qu'on avait l'année passée), ou simplement ne pas tomber. ^^
Anyways. Avant de redescendre de la montagne, on est allés boire un verre et manger un truc dans un des hôtels de la région. On a mangé des gros morceaux de fromage entourés d'un miel trop bon et pas trop liquide (j'aime pas lorsqu'il est tout liquide), puis des espèces de crêpes fourrées au fromage frais et recouverts de miel. Un vrai délice (même si selon mes collègues ce n'était pas très bon aux standards locaux). Miam. J'avais tellement faim (c'était déjà 13h30). On a aussi bu l'incontournable raki. Sur mon ventre vide cela a eu un effet rapide. Erf.
Puis on a repris la voiture pour redescendre. Cette fois on a pris la route qui est en train d'être refaite. Ce qui a permis à mes collègues de me parler pendant la moitié du chemin d'abord du fait qu'en Grèce les gens faisaient n'importe quoi au niveau des routes, quitte à détruire des plantes rares (style mon arbre... ils ont tué des gros individus qui étaient auparavant en bordure de route... tellement triste...), à détruire la montagne (ils creusent la route dans la montagne et cela met des années pour que la végétation s'installe sur les "new" falaises (alors qu'avant c'était juste une pente de montagne) (en plus, selon l'inclinaison des couches géologiques, ils ont des gros problèmes après d'éboulement et de mouvements de terrain), et il faut bien qu'ils mettent les cailloux qu'ils ont creusé à qqpart. Alors ils les mettent sur les pentes, entre les boucles des épingles à cheveux, là où auparavant il y avait des arbres de la forêt environnante). C'est moche et maintenant la route de montagne va être une autoroute presque. Cela perd tout son charme. Sérieux. Ca va être tellement moche et grand et pourri. Fuck. A un endroit, il y avait une falaise (naturelle), avec plein de plantes rares, et c'était une zone assez humide. Ben non. rayé de la carte.
Mes collègues, qui travaillent dans la protection de l'environnement sont furieux. On voit que c'est un combat perdu d'avance. Les constructeurs de routes sont potes avec le gouvernement. Alors que peut-on faire? Rien. Ensuite on a parlé de la situation en Grèce, du taux de chômage effarant, notamment chez les jeunes (50% de sans-emplois). Comment tu peux te réjouir de ton avenir si après des années d'études, tu sais qu'il y a 1 chance sur 2 que tu te retrouves à la rue? Les grecs ne pensent plus à l'avenir, parce qu'ils n'ont pas d'avenir. Ils vivent au jour le jour, sans penser aux mesures drastiques que le gouvernement leur imposera encore une nouvelle fois. Aux coupes de salaires. Après les diminutions de moitié des salaires, ils refont la même chose, et refont la même chose. Lorsque tu gagnes moins que 600 euros par mois, comment tu fais pour vivre?
Il y a une chose que personne n'entend par chez nous en Helvétie. C'est que les grecs ne sont pas forcément tous corrompus ou inaptes à gérer leurs finances et co. Non. Il y a aussi une bonne part de leurs problèmes qui ont été crées par l'Allemagne notamment. Par exemple, ils étaient obligés d'acheter leurs sous-marins à l'Allemagne. Pourquoi? Parce que c'était comme ça. Des arrangements entre gens corrompus. C'était pas forcément les meilleurs sous-marins, ni les moins chers. Du coup l'Allemagne leur prend de l'argent et s'enrichit sur leur dos. Et les gens au pouvoir en Allemagne en sont plus que conscients. c'est un peu le problème de plein de pays européens. J'avais déjà entendu ça l'année passée, de la bouche d'autres grecs.
Alors, pour l'instant, ils ne voient pas d'avenir, et je remarque bien, que pour eux, cela est difficile de ne pas devenir amers. De continuer à travailler, malgré le fait qu'ils gagnent trois fois rien.
Alors voilà. En conclusion, je vais vous inciter à passer vos vacances, pour le prochain siècle, en Grèce, en privilégiant les petits bleds, petits restos, petits magasins, pour aider certaines personnes à vivre, et pour que le pays ait au moins un peu de revenu touristique (il y a tellement moins de touristes qu'il y a qq années, pourtant c'est aujourd'hui qu'il faut aller en Grèce, car tout y est moins cher, mais les gens sont tellement charmants).
 Fin.


Encore un coucher de soleil





Les gouttes de sueur qui glissent sur la peau

Pas de post hier. Pas envie. Alors j'en écris deux aujourd'hui. J'ai réussi à prendre le bus (et à acheter un billet, bien que je crois que j'ai pris un billet qui était trop cher par rapport à où j'allais (mais bon, lorsque le billet coûte 1.10 € ou 1.50€, la différence n'est pas énorme). Ce n'était pas clair leurs machines à billet. Tu cliques sur le bouton "anglais" et ca te met "vous voulez le billet alpha ou le billet beta?" euh.... ben, je sais pas justement... c'est quoi la différence de zone? erf. Au kiosque qui était juste à côté (ici les kiosques vendent de TOUT) la dame ne savait pas si mon arrêt était dans la zone B ou A, alors pour être sûre, j'ai pris la zone B.
J'ai demandé au chauffeur de m'indiquer où sortir, mais au final, les arrêts étaient aussi annoncés sur un panneau lumineux (mais c'était un peu foireux, parce que pas tous les arrêts étaient annoncés). D'ailleurs, dans le bus du retour, le panneau lumineux n'a annoncé que 1 arrêt, et le restant des arrêts c'était une bande orale, mais on entendait rien du tout (mais bon, j'allais jusqu'au terminus).
Au moment où j'entrais dans le bus, j'étais déjà dégoulinante de sueur. Il faisait tellement chaud ce jour là, et pourtant, il faisait moins chaud (plus de vent) que les jours d'avant.
Je suis sortie du bus, et là, j'ai du traverser la route principale, à la gen'vois style (i.e. en courant entre les voitures). Parvenue de l'autre côté de la route, j'ai suivi les panneaux indicateurs pour l'institut où je devais me rendre. J'ai longé une route secondaire, à l'ombre de conifers dont le nom m'échappe tout à coup. J'ai eu l'impression que la température était descendue de 5°C. C'était tellement agréable. Sur place, j'ai croisé des jeunes qui m'ont indiqué à peu près où je devais aller dans l'institut. J'ai croisé par hasard la dame avec qui j'avais rendez-vous et bref, bref, bref.
Mon rendez-vous s'est déroulé assez bien. Cependant je vois que je suis inexpérimentée totale quant à l'organisation de workshops ou des discussions qu'on a eu. Je sais vraiment rien. Mais voilà, j'apprends.
A midi (ou plutôt à 13h30, vu qu'ils ne mangent pas ici avant au moins 13h) j'ai été invitée à manger de la salade grecque, du fromage local trop bon et des espèces de petits trucs allongés ayant un fond d'aubergine en tranche fine, de la viande hachée au milieu et ensuite recouvert d'une fine couche de purée de pdt gratiné. Ca s'appelle "petite chaussure" en grec. Je n'avais jamais mangé ca auparavant. C'était délicieux. Miam.
Les personnes avec qui j'étais ont été choquées d'apprendre que je ne buvais pas de café (eh oui... eh oui).
Bref. J'ai aussi rencontré des forestiers ce jour là. très sympathiques, même si leur anglais est très limité. Ca me fait regretter de ne pas pouvoir au moins comprendre le grec un tantinet mieux, parce que cela aiderait tellement les choses. Ma fois...
En milieu d'après-midi j'ai repris le bus en sens inverse pour m'écrouler sur mon lit et faire une super longue sieste. J'avais eu la vague idée d'aller à la plage, mais pas le courage de ressortir sous la fournaise ambiante.
Je suis allée voir le coucher du soleil, 4ème du nom. C'était beau.
Puis j'ai revu mes break-dancers. C'était encore plus impressionnant ce soir.
J'ai hésité à me poser dans un restaurant pour manger un morceau, mais il y avait tellement de gens partout, je n'avais pas le courage de m'attabler toute seule. Alors j'ai pris un fast-food grec à l'emporter, i.e. des frites, brochette de viande, tzatziki, rondelle de tomate et salade. Pas mal pour du fast-food, non?
J'ai mangé le tout devant la TV de l'hôtel, à regarder un documentaire en grec sur les lacs d'eau douce (temporaires) de l'île. C'était très intéressant, parce que je connais un des lacs, mais ne l'ai vu que à l'état de mare quasi à sec en été (en hiver ca devient un vrai lac, avec reflet des montagnes enneigées dedans et tout et tout).
Fin.
C'est magnifique...

dimanche 4 août 2013

Le jour de la mikro conversation

deuxième jour!
Qui a commencé (terminé) par la fin de mon 1er livre de 500 pages, tôt dans le matin (style vers 1h30) avec 28°C dans la chambre. hum hum. Je me suis (forcée à me) lever à 8h30 tout de même. J'ai remangé mon petit déj au buffet fourni, avec comme entrée un gros morceau de karpouzi (pastèque) et un oeuf cuit dur.
Ensuite je me suis enduite de crème de la tête aux pieds (ou presque) et je suis sortie en ville avec des feuilles à lire pour mon rdv de demain. Je me suis posée dans le square pas loin de mon hôtel et j'ai lu 2-3 documents. J'entendais des trucs tomber dans l'arbre derrière moi. C'était des pistaches. :D
Ensuite j'ai continué vers le centre ville avec l'intention de trouver le musée des traditions de mon île et un éventail pas trop kitsch. Je les ai pas trouvé tout de suite, alors j'ai été me re-poser dans un parc pour écrire des cartes postales et continuer à lire mes documents. Le matin, la ville est vide de touristes. C'est impressionnant. Comme si personne ne sortait avant 11h du matin.
2 pépés revenaient de la baignade sur le front de mer. Je ne sais pas comment ils s'y sont baignés car tout le front est parsemé de cailloux coupants et de vagues et il faut marcher sur les cailloux coupants et glissants sur une 20aine de mètres avant d'arriver dans la mer, mais ils avaient l'air de faire ça souvent.
Il faisait frais, à l'ombre avec le vent venant du large. C'était agréable.
Un monsieur balayait les déchets alentours avec un balai et une ramassoire faite d'un demi gros bidon en plastique attaché à un morceau de bois.
Il s'est approché de moi et m'a parlé. C'est ainsi que j'ai tenu ma toute 1ère conversation en grec!
Lui: "bonjour"
Moi: "bonjour!".
lui: "tu vas bien?"
moi: "oui" (merde, on dit comment "et vous"?)
lui "de où viens-tu?"
moi: "d'Hélvétie"
lui: aaah... Hélvétie..."
lui: "tu es ici pour les bains / la mer? (ou qqch du genre, je n'ai pas trop compris, mais il y avait le mot se baigner et la mer)
moi: euh... ? oui.
lui: je suis albanais.
moi: euh??? quoi?
lui: albanais
moi: ah... albanais?!
lui: oui!
moi! oui.
fin.

Oui, oui, c'est une conversation de niveau basique de chez basique, mais tout de même, tout de même. Je comprends des choses, c'est dingue!

Délabrement
Ensuite j'ai trainassé en ville. Je commençais déjà à avoir faim (parce que j'avais seulement mangé 1 tranche de pain, 1 morceau de pastèque et un oeuf).
J'ai refait la rue du musée invisible et l'ai raté à nouveau. Ensuite je me suis mise en chasse des ruines de l'ancienne cité antique bâtie sous la ville actuelle, et je l'ai raté. Mais j'ai vu des échopes (fermées, on est dimanche) de vendeurs de couteaux traditionnels (j'irai peut-être m'en acheter un) et des maisons en ruines avec des fenêtres en losange tellement la maison s'était affaissée.
Ensuite je suis remontée la rue du musée invisible et je suis allée dans une librairie et ai trouvé LA carte que je cherche depuis 1 an (la carte routière au 1:100'000ème) du côté est de l'île. Il n'en restait que 1 seule. Je l'ai vite achetée et puis j'ai redescendu la rue du musée invisible et je l'ai trouvé. Faut le chercher. Il y a un panneau parmi les zillions de panneaux de la rue, et après il faut entrer dans une cour et monter des escaliers tous raides et tortueux et on arrive dans une pièce toute sombre avec une vieille bonne femme toute vieille qui parle en grec au téléphone. Deux euros plus tard, je peux admirer à tout loisir (étant la seule visiteuse) plein de trucs traditionnels de l'île.
Il y a de tout. Des livres pour enfants, des anciennes photos, des habits, le lit nuptial, des tonnes de tapis trop beaux faits de laine, des tapisseries, des ustensiles de cuisine, des assiettes, verres, bols et co., des ustensiles agricoles, des clochettes, des katsouna, des trucs pour nettoyer la laine, un métier à tisser, etc. etc. Tout cela entassé dans 2-3 pièces d'une minuscule maison, sur 2 étages avec des escaliers très très raides avec des explications très très éparses en anglais et un peu plus en grec.
Perso je trouve que 2 euros c'est un peu cher pour la taille de la chose, mais bon, il faut bien financer l'entreprise... mais d'entrer là-dedans cela vaut vraiment, vraiment la peine. C'était comme changer de siècle. J'aurais bien voulu savoir à quoi servaient tous les outils que je voyais. Et la maison, en elle-même est traditionnelle. C'était vraiment très chouette. J'étais contente d'être la seule visiteuse à ce moment là, parce que d'entendre d'autres gens parler aurait cassé un peu l'ambiance.

Et puis après être ressortie du four (il fait en général plus chaud dans les batiments ici que dehors), je suis retournée à la chasse à l'éventail, et je l'ai trouvé!!! Depuis le temps que j'en cherche un. Hier, j'en avais vu, mais ils étaient kitschs au possible avec écrit dessus le nom de l'ile et représentant les trucs les plus frappants à visiter sur l'île, avec encore tout un bord en dentelle trop moche.
Le mien est en bois, avec des petites fleurs dessinées dessus. C'est pas hyper joli, mais ce n'est pas hyper moche non plus, et aaaaaaaaaah, purée, quel bien-être de se ventiler avec.
Après j'ai rôdé un peu en chasse à un restaurant potentiel, i.e. jusqu'à ce que mon instinct me dise "celui-là", et j'ai acheté des cartes postales et puis je suis allée manger mon 2ème repas toute seule. J'avais tellement envie d'essayer toute la carte. Mais je n'ai pris qu'un seul plat, parce que sinon j'aurais explosé.
Aujourd'hui j'ai goûté du boureki. sorte de gratin de patates, fromage de chèvre, menthe et courette. Il n'était pas fait à la manière dont j'ai l'habitude (j'en mangeais des tonnes l'année passée, mais toujours au même endroit), ici il avait une croute supérieure et inférieure de pâte croustillante au fromage, mias c'était tellement bon. :D J'ai eu droit à de la pastèque comme dessert. Mes voisins, eux, ont eu en plus du raki... Semblerait qu'on ne donne pas de raki à une fille seule. Dommage, mais tant mieux pour mon foie.

Les break-dancers en pleine action. Le truc flou en
avant plan est un danseur en pleine action... Plus rapide
que l'éclair. haha. 
Anyways, après 2-3 détours, je suis rentrée à l'hôtel pour faire la sieste et revoir ce que j'ai à dire demain.
C'est un peu difficile de me concentrer et de me dire que je suis là pour travailler...

Maintenant je vais ressortir voir mon 3ème coucher de soleil en 3 soirs et flâner un peu sur les quais.

Kali spera


Troisième coucher de soleil. 



samedi 3 août 2013

Le jour où j'ai compris ce qu'on me demandait

Aujourd'hui, grand jour des premières expériences.
Cela a commencé par dormir toute seule dans un hôtel, puis aller prendre le petit-déjeuner toute seule. La salle était pleine de grecs de 50-65 ans environ. Je me suis installée à une petite table et j'ai attaqué le buffet. Je dois dire que pour la région, c'était pas mal du tout. Traditionnel tout en étant varié (j'ai eu pire dans cette ville... mais c'était en hiver, en pleine saison morte avec: croissants emballés de plastique, confiture et thé, point barre). Anyways, ici c'était charcuterie, fromage en tranche, pastèque, tomate, melon, beurre et co., yogurt, lait, 2 jus, 3 sortes de thé, dont du thé vert (1ère pour l'île, en général j'ai toujours eu du thé noir degueulasse ou alors parfois, en insistant, le délicieux thé des montagnes fait maison), du café, des oeufs cuits durs, des oeufs à la poele, des oeufs brouillés, 2 sortes de pains dont un complet (ca aussi c'est rare), des toasts, des biscottes, du nutella, confitures, miel régional, 2-3 sortes de céréales et diverses autres choses.
Pas mal du tout je dois dire. :)
Après je suis sortie dans la fournaise matinale.
Les montagnes, les vieux hangars du port et un minaret.
J'ai réalisé quelque chose que j'avais vaguement ressenti lors de mes derniers séjours, mais pas vraiment expérimenté parce que je passais le plus clair de mon temps dans les montagnes: les routes sont LISSES. Oui, lisses. elles glissent, et il n'y a plus de signalisation au sol tellement elles sont usées. Alors on glisse. Les trottoirs aussi sont glissants, parce que en général ils sont faits de dalles de pierre. Rajoutez à cela un peu d'eau et vous vous retrouvez sur une patinoire à tenter de garder la jambe gauche et la jambe droite de partir dans 2 sens opposés. héhé. J'avais déjà remarqué cette particularité des routes de mon île en montant dans les montagnes, parce que les pneus crissaient dans chaque virage. ... encore une raison pour ne pas aller trop vite.
Bref.
Je suis allée acheter une carte de la ville dans une papéterie et j'ai demandé à trouver un magasin vodafone pour (re)acheter une carte sim grecque. Après l'achat de ma carte sim je me suis plongée dans la vieille ville et suis tombée un peu par hasard, en suivant des touristes qui entraient dans un batiment, sur le musée d'archéologie. Pas très grand, mais intéressant.
Perso je trouve toujours que les musées archéo manquent d'explications pratiques. J'ai toujours envie de savoir à quoi servait ce bol ci, et celui-là, et ce que représentent les dessins dessus, etc.
Le musée est situé dans une ancienne église totalement vide, alors c'est assez intéressant.
J'ai demandé une entrée pour le musée et le type m'a dit "fititria?" et moi "quoi?" et lui: "eisai fititria? fititria!" et moi euh... aaahhh!!! Nai, nai! Oui, je suis étudiante. :D Purée, j'ai compris pour la 1ère fois ce que quelqu'un me demandait en grec! Une petite vague de palpitation interne m'a envahi. Le musée est gratuit pour les étudiants.
Ensuite j'ai parcouru la vieille ville, été voir le port, vu une expo d'art et une autre, fait quelques aller-retours en me faisant accoster par des gens qui organisent des croisières en mer pour voir les poissons. Moui, moui, mais déjà dans le port les vagues donnent le mal de mer, alors il n'est pas question que je mette les pieds sur une de ces choses.

Reflets du soleil couchant.
Puis je suis allée au musée navale, parce qu'il n'y a pas 15 mille musées. C'était chouette. Déjà le type à l'entrée il m'a posé plein de questions, d'où je venais, ce que je faisais, etc. etc. Je lui ai parlé de mon arbre, il m'a dit "ah, mon grand-père à une katsouna (baton de berger qui parfois est fait avec mon arbre)" et "ah, peut-être qu'on en a des arbres comme ca chez nous". L'habite à la montagne, ou du moins sa famille. Il se pourrait bien qu'ils en aient chez eux de mes arbres. L'est aussi étudiant, il fait un truc de géophysique avec les champs magnétiques terrestres, pour décrire le sous-sol géologique. On a pas pu parler beaucoup parce qu'après qqun l'a appelé au téléphone et il a du aller faire un truc.
Le musée était très instructif. Y'a plein de panneaux en grec et anglais. Et y'a une mega collection de coquillages dans une salle. Et puis y'a plein de choses datant de la bataille de l'ile en 1941.
Il y avait même une robe de mariée qui avait été faite avec les fils de soie des parachutes allemands. eh eh eh.
Il y a pas mal de touristes grecs en fait, j'ai réalisé. Vraiment, peut-être la moitié des touristes qui se baladent en ville sont grecs. Malgré la crise, certains arrivent à se payer des hôtels hors-prix et se faire des vacances. C'est assez intéressant.

Miam, miam, miam. 
Anyways, après je suis allée manger mon 1er repas seule au restaurant. Je suis entrée juste après une famille, et le serveur a cru que j'étais avec eux. C'était vraiment un endroit sympa. Une grande cour interne, rose, fraiche et joliment décorée. Y'avait pas beaucoup de gens. Juste la famille et moi au début. J'ai mangé une salade grecque (tomates, concombre, oignons rouges, feta) et des fava (pois jaunes réduits en purée avec de l'huile d'olive et des micro morceaux d'oignon). C'était trop bon. Mais les tomates étaient un peu trop acides, et le plat trop grand et j'en suis ressortie comme une baleine. haha.
En rentrant à l'hôtel, je me suis arrêtée pour acheter un disque de musique crétoise ancienne. Lyre et violon et chants!
Et aussi je suis passée dans l'agora (le marché) pour acheter 2-3 choses fraiches comme du tiri (fromage) et des fruits. Y'avait des poulets entiers et plein de poisson, et plein de trucs touristiques aussi.
Puis je suis allée à la chasse au bus, pour savoir d'où je devrai partir lundi matin. Heureusement que j'ai demandé, parce que les bus ne sont pas très bien indiqués par-ici. Parfois il y a des panneaux lumineux avec les numéros de bus et le temps avant le prochain, mais souvent ces panneaux ne marchent pas, alors...
J'ai trouvé mon bus, j'ai attendu d'en voir un arriver pour être sûre d'être au bon endroit et je suis rentrée faire une sieste gigantesque en attendant le soir.
Plantes poussant dans les lieux salés. 
Le soir venu, je suis ressortie voir le coucher du soleil depuis la jetée et faire des photos des reflets des bateaux dans l'eau. C'était magnifique. Un 2ème gros coucher du soleil bien rouge et orange et dodu. Tellement beau. Il n'y avait même pas si beaucoup de gens qui le regardaient.
En rentrant, j'ai vu un rat (eh oui, tout port doit avoir un rat au moins) et puis sur une place des breakdancers qui dansaient trop bien et qui avaient de beaux corps. Et puis à un autre endroit, il y avait un concert de chanteurs traditionnels. C'était joli, et j'ai commencé par me faire dévorer par des moustiques, alors je suis rentrée, et à présent je vais continuer à lire mon livre dans la fournaise de ma chambre.
Bonne nuit les cocos!


Avouez, c'est magnifique, non?