Affichage des articles dont le libellé est Grèce. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Grèce. Afficher tous les articles

dimanche 8 novembre 2015

le chat de l'ombre - l'ombre du chat

Le village était situé sur les contreforts de la montagne. La route principale le traversait de part en part. Il y avait aussi la place du village, avec une fontaine et l'éternel platane. Des ruelles blanches remplies de marches montaient depuis la route principale. Un vrai labyrinthe. De vieilles maisons et d'autres plus récentes, agrippées sur les flancs de la montagne. Des ruines. Des jardins. Beaucoup de fenêtres sombres.
Quelques unes éclairées. Des parcelles de vies. Une vieille grand-mère habillée de noir, assise dans un grand fauteuil devant la TV. L'odeur des plantes dans les jardins et dans les pots le long du chemin.
Des chats partout.
Et puis les étoiles, par milliers, entraperçues entre les branches des oliviers là-haut, en dehors du village.
La voie lactée, blanche dans le ciel profond, et cette nuit sans lune.
et puis l'ombre du chat qui nous accompagnait dans notre balade.
Une ombre étirée, des pattes très longues, une queue interminable et un corps très fin.
L'image même du chat - félin.
Elle était belle cette ombre étirée, sous le ciel étoilé, dans le dédale des ruelles du village.

mardi 26 mai 2015

Sourires, cigognes, orages

Aujourd'hui mon sourire lui a permis de me murmurer tout bas, alors que personne n'entendait qu'il aimait mon sourire.
Aujourd'hui j'aurais aimé ne pas sourire.
Aujourd'hui j'aurais aimé trouver les mots pour l'envoyer paitre au lieu de juste grimacer et secouer la tête.
Aujourd'hui j'aurais aimé qu'il ne soit pas autant tenace, borné et voyeur.
Ce soir j'ai décidé que j'allais transformer mon regard en arme et en muraille et que j'allais lui dire non, et lui dire, en grec, "den mporeis na pes auto se mena".
Ce soir j'espère que le vent qui souffle en furie dehors m'apporte beaucoup de courage et de résistance.

Aujourd'hui j'ai vu une cigogne qui pataugeait dans une mare parmi les moutons.

Aujourd'hui nous avons été pris dans un orage et avons couru jusqu'à la voiture sur un chemin très caillouteux avec nos lourds sacs sur le dos.

Ce soir le ciel était violet, orange et gris foncé, rempli de poussière rouge.

Maintenant le vent souffle et hurle sous les portes.

Demain est un autre jour, mais dès à présent je suis puissante, courageuse et j'ose affronter les hommes, qui qu'ils soient.


lundi 25 mai 2015

karpouzi kai kerasi

Premières cerises dégustées debout sur le parking du supermarché et puis en roulant pour remonter dans la montagne.
Premières tranches de pastèques juteuses, goutues, dégustées assise sur un caillou surplombant la haute plaine avec le sourd vrombissement de l'autoroute à abeilles au dessus de ma tête.


samedi 23 mai 2015

sans dénouement

Le vrombissement des milliers d'abeilles qui emplit l'air de l'après-midi, augmentant en crescendo jusqu'à atteindre des sommets quasi insupportables. Pas au niveau de l'intensité du bruit, mais parce que ce vrombissement profond est comme une musique de film d'horreur ou de film à suspense, qui augmente, augmente, augmente, sans jamais qu'apparaisse le truc qui fait peur, ou sans dénouement final.

Le double d'espèces dans le premier plot, une orchidée dans ce plot, une autre aperçue dans le second plot. 58 espèces comptées aujourd'hui dont une vingtaine encore à déterminer et plusieurs totalement inconnues, sans fleurs, sans rien sauf des feuilles vertes ou des fruits secs.

On avance, lentement, mais on avance surement.

Bonne nuit depuis les montagnes, tout là bas au sud.

vendredi 22 mai 2015

deux filles...

Deux filles dans un micro 4x4, un coffre rempli de sacs et valises, de livres de détermination, de journaux et de presses à plantes... c'est le début d'une aventure...

jeudi 20 novembre 2014

La force de l'eau

Sur mon île méditerranéenne, si forte en contrastes, l'eau, et son apparition, est également contrastante.
En été, il peut ne pas y avoir une seule goutte de pluie pendant 5 mois, et la très grande majorité des précipitations tombe pendant les mois d'hiver.
La veille de mon arrivée sur l'île, il y a eu de très fortes précipitations... si fortes que dans les montagnes à l'ouest, il y a eu un épisode de flash-flood.
On a eu la chance de voir l'après-flood peu de jours après.
C'est là où on se rend compte de la force de l'eau.
Voyez plutôt:

Après avoir vu des cailloux encombrant toute une portion de la toute nouvelle route à côté d'une falaise (chose pas si étrange dans ces lointaines contrées où les routes sont construites un peu n'importe comment, sans trop prendre en compte la géologie locale), nous avons pu voir le torrent qui est sorti de sol lit et a encombré la route, et encore, je suppose que quelqu'un est venu déblayer une portion de la route déjà.

Puis de veritables tranchés, creusés au milieu de nulle part, mettant à nu l'enchevêtrement de racines d'arbres. 


Pour vous montrer à quel point cela a creusé le sol (là ma collègue est sur une route non goudronnée, sur un substrat plus ou moins d'accumulation d'éboulis ou matériel meuble).


La plaine alluviale du torrent à sec, qui se met à fonctionner seulement lors d'événements extrêmes, comme celui que nous avons vu.  Les flancs érodés.


Certains ont plus de chance...



que d'autres :(



Nouveau petit barrage à sédiments, qui fonctionne... au moins partiellement... (cela n'a pas empêché le 2ème barrage situé en aval de se faire entièrement détruire... et c'est là où on se demande pourquoi autant d'argent est investi dans des édifices dont on ne sait pas trop à quoi ils servent)









Et une vue depuis l'aval. Remarquez comme la base de l'édifice est déjà en train de se faire complètement éroder. Il ne fera pas long feu non plus...


Et pour finir, je vous mets deux photos d'avant-après (ou plutôt après-avant) pour vous montrer les différences temporelles. 
La première a été prise cette année, après le flash-flood et après la construction de leurs ouvrages de rétention de sédiments. Le lit de la rivière est complétement remobilisé, depuis l'endroit où j'ai pris la photo (sur le bord de la route qui devrait traverser le lit) il y a une falaise, nouvellement formée d'environ 1.5m (qu'on ne voit pas sur la photo). Et là, encore, on ne voit pas que par endroits, l'eau a creusé et remobilisé les sédiments sur plus de 2-3m de hauteur!


Et voici à quoi ressemblait le lieu il y a 2 ans (et avant qu'ils mettent leurs ouvrages de rétention). Plat et paisible. 


mardi 11 novembre 2014

Cyclamens

Petites beautés vues pendant une journée libre, au temps très changeant.










J'ai passé 15 jours en Méditerranée, tout au sud de l'Europe.
Encore une fois pour mon travail, et cette fois-ci fut peut-être la plus intense de toutes.
Pas forcément la plus belle, parce que je n'étais pas dehors dans la montagne tous les jours, et que j'avais beaucoup de responsabilités et ai fini le voyage épuisée.
Mais comme à chaque voyage, j'ai vécu une foison d'aventures et de rencontres.
C'était la première fois que je venais en Octobre-Novembre; avant l'hiver, après l'été, et les paysages étaient spectaculaires.
L'automne en Méditerranée c'est comme un deuxième printemps... tout redevient vert vif. Les sols, couverts d'herbes sèches en été se drapent de vert printanier en automne. De nombreux bulbeux ou annuelles apparaissent et fleurissent.
Les contrastes étaient magnifiques.

Doline - Fin Juillet 2010 

Doline - début Novembre 2014


Plateau - Fin Septembre 2013
Plateau - Début Novembre 2014



lundi 25 novembre 2013

Fabienne et les hippopotames

Ce matin, en ouvrant mon courrier, j'ai découvert que mon opérateur internet m'avait rebaptisé Fabienne. Le nom de famille et adresse étaient corrects. Le prénom pas. Allez savoir où il est allé chercher "Fabienne" vu qu'il n'y a aucun rapport lointain ou proche avec mon propre prénom.

Aussi, en faisant des recherches pour notre projet dans les montagnes insulaires grecques, j'ai (re)découvert qu'il y avait des hippopotames de montagne, il y a fort longtemps. Après les dinos, mais avant que l'humain mette les pieds sur l'île en question.
Cela donne ceci:

Admirez mes talents de dessinatrice hors pair. J'avoue, je ne sais pas dessiner (sauf peut-être les plantes de falaise hors d'atteinte). 
Imaginez un hippo des montagnes... Ah, puis avant l'éléphant nain il semblerait qu'il y ait eu un mini mammouth. 
La classe non? 

vendredi 11 octobre 2013

La haut sur la colline...

...il y a l'Acropole. Monument ultra touristique de la capitale grecque. Nous avons eu le rare privilège de visiter le site sous entre les gouttes de pluie, avec un ciel tout gris et gonflé et pas trop de touristes.
Du coup on a pu prendre des photos de reflets de l'Acropole dans les flaques d'eau... Rare, non? Qui d'entre vous a une photo pareille? hein? ;) (ok, j'avoue, la flaque était trop petite pour prendre tout le monument, mais on le voit partiellement).

Photo rare, sans touriste (juste une main hélas)
Reflets, reflets...




et la ville blanche, tentaculaire, à perte de vue...





jeudi 10 octobre 2013

Chèvre

La chèvre est un animal très commun sur mon île grecque. Je dirais même qu'elle y est un peu trop fréquente et qu'elle nuit au sol et à la végétation (et à mon arbre)... mais cela est une autre histoire. 

En tous les cas elles sont drôles et amusantes à photographier... 

Je suis la gardienne de la chapelle
Rien ne nous arrêtera, on broutera jusqu'à la dernière feuille




Tu veux ma photo ou quoi? 

mercredi 9 octobre 2013

Sur la route...

... on voit parfois des choses étranges.

pan...
Les panneaux criblés de trous sont légions... il semblerait que cela soit un sport national, mais ce panneau ci était particulièrement bien amoché (et puis c'est écrit "ski resort" - station de ski... Je n'imagine pas du tout skier là en hiver (d'autant plus qu'il n'y a aucune installation quelle qui soit...) ... au moins y'a pas de risque de se ramasser un sapin en pleine tronche vu que y'a pas un arbre dans les parages).

Et puis parfois on voit ceci aussi au détour d'un virage... (notez que les panneaux de signalisation des virages ne sont pas systématiques) (ah, et c'était un dimanche).

Vendeur ambulant de produits et accessoires de nettoyage. 



mardi 8 octobre 2013

Je te reconnais, toi...

Pendant mon séjour de travail-vacances, sur mon île grecque, je suis retournée dans la ville où j'avais passé une semaine en Août (pour le boulot). Avec mes collègues et puis après avec Monsieur N.

Parfois dans les même restos... Alors forcément, j'ai eu droit à plusieurs "you have already come here before... but not with the same people". Moui... et de une, et de deux, et de trois.
Je deviens connue.
Faut croire que la miss qui mange toute seule dans la ville ultra touristique (ou presque personne ne mange seul, et surtout pas une jeune fille) ne passe pas inaperçue. D'autant plus qu'après elle réapparait avec 4 mecs ayant au moins 20 ans de plus qu'elle, puis de son chéri. Y'a de quoi se poser des questions, j'avoue, j'avoue.
Y'avait même un serveur qui s'est souvenu de ce que j'avais mangé... eh eh eh.
N'empêche que je commence à connaitre de bons restos dans le coin... d'autant plus qu'avec Monsieur N, on en a découvert un qui était un vrai régal (pensez: poulet aux figues).

Si jamais vous passez dans le coin, demandez-moi des conseils, je m'y connais mieux que mon guide touristique. héhé.


Je voulais vous mettre une photo d'un souper, mais il se
trouve que je n'en ai pas... alors je vous
présente un petit déj... devinez qui a mangé quoi... 

vendredi 4 octobre 2013

L'ainé

Sur mon île grecque, j'ai eu l'honneur de pouvoir toucher et admirer le (soi-disant) plus vieil olivier du monde. Situé à Vouves, il aurait entre 2000-4000 ans selon les estimations (difficile à estimer l'âge d'un olivier, on ne peut pas juste compter ses cernes, car y poussent de manière bizarre et tortueuse, et qu'en plus celui-ci est totalement creux à l'intérieur). C'est une variété particulière nommée "mastoeidis" qui a été greffée sur un olivier sauvage (c'est souvent comme ça). Il est particulier parce que son tronc est hyper tordu et entortillé, si l'on reste assez longtemps à l'observer, on y voit apparaitre des formes diverses. 
Une branche de cet arbre a été remise sous forme de couronne d'olivier au vainqueur du marathon lors des Jeux Olympiques à Athènes en 2004 (la classe, hein!). :D
Lorsque nous sommes arrivés pour le voir, ses branchages dansaient au vent. C'était très beau. 


L'olivier

Après une photo d'ensemble, je me suis faufilée au centre de l'arbre. Etre "dans" un arbre est particulier. C'était assez magique je dois dire. J'entendais son bois grincer sous l'effet du vent. 


Depuis l'intérieur, un sourire...

Et puis j'ai pris quinze mille photos de son tronc, des tortillons qui s'y trouvaient... 

détails de l'écorce
Aux alentours, il y a aussi une taverne et un petit musée sur la culture des oliviers et les anciens outils utilisés pour faire de l'huile ou ramasser des olives. L'objet le plus intéressant était un espèce de rouleau compresseur muni de pointes qui ramassait les olives tombées à terre en les piquant, puis lorsqu'elles heurtaient un espèce de peigne tombaient dans une espèce de ramassoire. Ingénieux et trop la classe. 
J'y retournerai probablement un jour... ou j'irai à la recherche des autres oliviers monumentaux de l'île (y sont répertoriés). 

jeudi 3 octobre 2013

appena potete, tornate indietro

Pendant mon voyage (la partie "boulot du voyage), nous avions une voiture (aux roues pourries) et avions parcouru pas mal de distances pour apercevoir des arbres et autres joyaux de la nature. Pour mieux nous retrouver (surtout en ville), mes collègues avaient pris un gps avec eux. Etant italiens, ils avaient configuré le gps en italien.
Puisque nous ne suivions pas toujours les indications à la lettre de la dame (qui est dans le gps, tout le monde sait que y'a une dame (ou un monsieur) dans chaque gps), parfois s'énervait un peu et répétait à la suite "appena potete, tornate indietro", ce qui signifie "faites demi-tour dès que possible". Moui, mais non.
Maintenant pour l'aspect bucolique du gps: parfois, la dame avait la splendide idée de nous faire prendre des raccourcis pour aller "plus vite". Une fois, on s'est retrouvés sur une mini route (goudronnée), une autre fois on a carrément commencé à entreprendre une ascension raide, caillouteuse et franchement pas du tout carrossable (même en 4x4). On a finalement du faire demi-tour dans un endroit pas possible du tout et revenir en arrière. Foutue dame du gps. Une autre fois, elle a voulu nous faire prendre un chemin non goudronné qui menait nul part (oh, ben zut, la route se termine... quel dommage).
Nous avions aussi un gps pendant la partie "vacances" de mon voyage, et on a aussi expérimenté les mêmes incohérences. Les routes non-goudronnées, les micro routes qui n'en sont pas, les sens-interdits où elle veut qu'on s'engage (donc à contre-sens...), et le mieux reste la route qui était barrée par des gros rochers (donc une route qui n'est pas pour les voitures) au milieu de la montagne. Oui.
Comme quoi, les gps sont parfois très utiles en ville, mais qu'à la montagne, franchement, rien ne vaut une carte routière bien détaillée.
Fin. 

mercredi 2 octobre 2013

Back in the airport (et divers détails)

De retour à l'aéroport de la capitale grecque. Le soleil s'est levé il y a  peu de temps, inondant la salle d'attente de rayons orangés.
Encore quelques heures d'attente, puis de vol, et de survol de toute l'Italie (ou la mer je pense plutôt), direction le nord, et l'ouest, un peu. Le survol des alpes, de tout près. Peut-être verra-t-on le Mont Blanc, si le ciel est dégagé et qu'on est assis du bon côté de l'avion (y fait quel temps en Helvétie?).
On est cuits. Pas au sens "enfourné" ou "brûlé de soleil", mais au sens fatigué.
Avant-hier soir on a quitté l'île grecque. Une pointe d'émotion tout de même. Il y a des aspects et endroits de l'île que j'aime. Nous avons rejoint le continent par voie lente, c'est à dire maritime.
J'aime prendre le ferry. C'est gros, dodu, lent, et confortable. Nous avions une cabine rien que pour nous, interne (donc sans fenêtre), avec lits, salle de bains. Avez-vous déjà pris une douche sur un bâteau? C'est une impression bizarre. Se doucher sur l'eau... Je pense que si un jour les avions venaient à avoir des douches, cela ferait autant bizarre (ou les trains).
Nous avons pu observer le départ du ferry, et le chargement des camions... ou plutôt de leur cargaisons. Les camions qui devaient se peser sur une immense balance à camions (!!!!), avant d'entrer dans le ferry. Puis marche arrière dans le ventre du bateau. De là, la partie frontale du camion (j'sais plus le mot, le truc qu'on peut décrocher, où y'a la cabine) repart, et laisse juste sa cargaison à bord. 2 étages plein de cargaisons et de véhicules. Ca c'est du transport maritime. Et puis nous sommes partis... quittés le port, quittés l'île, et nous sommes allés dormir.
Dormir sur un (gros) bateau dans la mer méditerranée... c'est chouette.
Au milieu de la nuit je me suis réveillée parce que le bateau montait et descendait en mouvements lents et amples. La mer devait être un tantinet mouvementée... J'ai eu la pensée furtive d'aller dehors voir ce qu'il en était, mais je me suis rendormie trop rapidement.
Puis je me suis réveillée à nouveau lorsque le bateau a commencé à vibrer (comme un tremblement de terre), indiquant qu'il faisait marche arrière et arrivait au port. C'était environ 6h30. Nous étions arrivés au Pirée, le port d'Athènes...
On a quitté le bateau peu après. Le sol était détrempé et il y avait de gros nuages gris dodus dans le ciel.
On a pris le bus gratuit qui rabattait les voyageurs des navires vers le départ du métro, pour nous rendre en plein centre ville d'Athènes.
Je dois dire que cette fois-ci, la ville m'a parue moche, grise, sale, puante et les gens fatigués et ternes... On voit la crise, partout. On la lit sur le visage des gens, sur les murs... sur les bâtiments. C'est écrit partout "à vendre" (aussi sur mon île). On a réussi à trouver notre hôtel (4 étoiles! z'avaient une promotion au tiers du prix normal), et avons déposés nos valises à l'entrée avant de repartir (avec nos vestes de pluie) à l'assaut de l'Acropole... Point culminant de la ville, à tous les niveaux.
L'était un tantinet assailli par des groupes de touristes, mais pas autant que cela doit l'être en été. Et puis il faisait humide mais frais. Parfait.
On a visité, fait des photos, et j'ai innové en prenant des reflets dans les flaques d'eau (qui a une photo d'un morceau de l'acropole vue dans une gouille d'eau?). On a admiré les chats archéologues, qui eux, ont le droit d'accès à toutes les pierres, et j'ai pu re-remarquer comme la ville s'étend à l'infini... Ville blanche, étendant ses tentacules à perte de vue. Ville blanche vue du haut... ville grise vue de dedans.
Puis nous avons enchainé avec le nouveau musée de l'Acropole, qui est un chef-d'oeuvre... Il en vaut la peine... Sauf qu'il faut éviter d'y aller en jupe parce qu'il y a un mega plancher transparent à l'étage supérieur et que les gens en dessous peuvent observer vos sous-vêtements depuis en bas... eh eh eh (bon, je pense que à part moi personne s'amuse à regarder en l'air plutôt que les oeuvres antiques, mais...).
Déjà en arrivant au musée on était cuits, et nos pattes étaient douloureuses. On est passés assez rapidement, et sommes repartis faire une sieste à l'hôtel.
Hôtel 4 étoiles qui a des problèmes d'isolation sonore vers l'extérieur... Fermer ou ouvrir les fenêtres ne changeait rien. But anyways, on s'enfiche.
Puis on est allés au musée d'archéo, en se perdant en route, et en se faisant raccompagner au bon endroit par un sympathique grec chimiste, qui parlait aussi allemand.
Ensuite pliage des affaires pour qu'elles entrent dans la valise (ou pas...erf...), et dodo, troublé et léger pour se réveiller à 5h00 pour prendre le métro vers l'aéroport.
Y'avait pas mal de gens dans le métro de 5h30... Assez étonnant de voir des grecs debout à des heures autant matinales, je me demande où ils se rendaient...
Fin.

samedi 28 septembre 2013

No, thank you, I have Chee'tos

Il était une fois, deux jeunes gens, partis en vacances sur une île grecque. Le premier jour de leurs vacances, pendant leurs emplettes pic-nic-iennes, Monsieur N découvrit des chips Chee'tos (oui, je sais, en vrai y'a pas d'apostrophe). Les dites chips se retrouvèrent dans leur cabas et furent rapidement mangées (parenthèse gustative grasse: les dites chips sont "à l'européenne", et ne peuvent concurrencer leurs cousines américaines originales). A l'intérieur du paquet se trouva un tatouage à coller sur la peau.
En deux ou trois mouvements, Monsieur N se retrouva affublé d'une patte de panthère noire sur le pectoral gauche. Puis le lendemain d'un poisson sur la joue inférieure gauche.
Les tatouages de Monsieur N ont une durée de vie bien supérieure aux miens. Mes fleurettes collées sur l'épaule et l'omoplate ont duré à peine plus de 24h. Ceux de Monsieur N, datent d'il y a 5 jours.
Avant-hier, avant de se lever à 5h15 pour prendre le bus pour monter dans la montagne et rejoindre la mer en ca. 14km, nous avons renouvellé notre stock de chips.
En rentrant à l'hôtel (pourri, qui sera décrit prochainement), nous sommes passés par le bord de mer où prospèrent les rabatteurs de restaurant. Le rabatteur, qui, la veille avait demandé à Monsieur N s'il était italien (non... mais cela m'a bien fait rire), nous demanda ce soir là si nous voulions manger quelque chose. Monsieur N répondit "No, thank you, I have Chee'tos", en faisant un grand sourire éclatant et en soulevant bien haut son paquet de chips. Eclats de rire garantis.
Ainsi, nos chips se sont baladées avec nous pendant 14+ km (le chocolat aussi, ainsi que du raisin et diverses autres victuailles).
:)

L'hôtel vis à vis du lampadaire

Pendant mes vacances post-travail sur l'île grecque, nous visitons plein d'endroits différents avec Monsieur N. Nous bougeons d'hôtel, et il n'y en a qu'un seul où nous restons plus qu'une nuit. Forcément, c'est aussi le plus... disons... euh... le moins bien du lot.
Petite pension familiale, perdu dans la vieille ville de la 2ème plus grande ville de l'île. Sur internet, presque que des commentaires positifs.
Nous y arrivons et sommes accueillis par une dame d'un certain âge qui nous offre à boire et un morceau d'écorce d'orange confite.
Les chambres sont à l'étage, en haut d'un escalier très raide et étroit. Nous montons nos bagages et découvrons notre demeure. Une petite chambre, avec à peine la place pour disposer les bagages, mini salle de bains, puzzles encadrés au mur (kitschs à souhait) et la cerise sur le gâteau: la fenêtre (car oui, il y a bien une fenêtre) qui donne sur le mur interne du bâtiment. Soit environ 50cm entre la fenêtre et le mur du bâtiment. Pas d'air, pas de ciel bleu. Rien. Bon. Nous en rions au départ. Nous ne remarquons pas le soleil qui cède place à la nuit. Puis, cette nuit là, nous avons du allumer la clim, parce qu'il n'y avait pas un souffle d'oxygène dans la pièce. Même avec la clim allumée nous étouffions. La nuit fut épique et mouvementée. Au matin, nous avons vite quitté la chambre, et avons demandé de changer de chambre.
La suivante avait 2 fenêtres donnant sur la rue. De l'air, du ciel bleu, la rumeur de la rue. Parfait. Ou presque... Parfait jusqu'à ce que la nuit tombe et que le lampadaire de la rue s'allume. Lampadaire qui se situe pile au même niveau que nos fenêtres. Les rideaux sont bleus clairs. Fins. Nous n'avons pas besoin d'allumer la lumière de la chambre le soir pour voir clair. Difficile à dormir. D'autant plus qu'il y a des espèces de vitrages en haut des murs de la pièce, qui donnent sur le corridor de l'hôtel, et sa lumière...
La 3ème nuit fut épique. Outre la lumière du lampadaire, il y a une touriste un peu folle qui s'est amusée à battre la porte de la pension d'en face, parce qu'elle était enfermée dehors, à 1h du matin. Touriste qui n'était pas jeune, ni saoule. Cela a duré un moment, et elle a bien réveillé toute la rue... Si sa pension est comme la nôtre, les hôtes ne dorment pas sur place, alors ses coups contre la porte ne servaient à rien...
Et puis au matin, il y avait deux suisses-allemands qui discutaient fort juste sous nos fenêtres, à 8h du matin...
Il y a des taches sur les draps, et tout l'hôtel sent le "cheap"... On est mal tombés...
On vient de passer notre dernière nuit ici. Bientôt on se lèvera pour aller petit déjeuner (hors de la pension) et revenir finaliser nos bagages et quitter ce lieu. J'ai hâte...

vendredi 27 septembre 2013

Le chant du coq

Je suis retournée dans l'hôtel. L'hôtel où l'année passée je m'étais fait draguée visiblement et ouvertement (bien que à l'abri des yeux du patron) par le serveur.
C'est une histoire étrange avec ce serveur. Pensez plus de 35 ans, 1m90, long, bidon, à moitié chauve, chainette en or, voiture bleu électrique pimpée et regard de prédateur.
Cela fait 4 ans que je passe par cet hôtel pendant que je bosse sur mes arbres. Le patron et le staff (en général) sont très sympa et le lieu est juste splendide. La 1ère année, j'étais avec 2 mecs, mes collègues, on partageait une chambre. Je me souviens leur avoir dit "purée, mais pourquoi il me fait toujours des clins d'oeil ce mec?". Et on en avait rit. Beaucoup.
J'y suis retournée plusieurs fois depuis. Et l'année passée, lorsque j'y étais avec ma collègue, il s'est passé des choses perplexantes avec ce serveur. Jamais assez claires pour que je le dénonce ou quoi que ce soit...
Une voiture bleue qui roule très lentement le long de la route que je venais d'emprunter seule (je n'y étais plus sur la dite route, j'avais grimpé la montagne et j'observais le monde depuis en haut. Cachée de la route, mais avec une vue imprenable sur les environs, les montagnes, les arbres, les oiseaux et le trafic)... Voiture bleue qui ressemblait étrangement à la sienne... mais j'étais perchée, la voiture était en bas, et je n'étais pas sûre... Mais il ne doit pas y avoir 2 voitures bleues métalliques dans les montagnes, non?
Les regards aussi. Encore et toujours. On a fini par en jouer, avec ma collègue. A en rire au final. Parce que c'était tellement visible pour nous du moins et qu'il ne regardait que moi, pas elle, ni aucune des autres femmes.
Et puis le regard lorsqu'on a annoncé qu'on quittait l'hôtel. Le regard persistant, soutenu, sombre. Le regard qui fait rougir et met mal à l'aise.
Et les paroles lorsqu'on est parties "see you next year..." et le regard soutenu, pesant, par après.

Cette année, je suis retournée dans la région, d'abord avec mon équipe de collègues, les helvètes et co. et les helléniques, pour parler d'arbres, et on s'est arrêtés dans le restau en face de l'hôtel. Bien sûr il m'a repéré. Parmi le groupe de 15 gens qu'on était, de l'autre côté de la route et du parking, je le voyais qui m'observait à chaque fois qu'il passait sur sa terrasse. Il s'arrêtait avec son plateau et regardait dans notre direction avec un petit sourire en coin. J'avais une vue plongeante mais discrète, je le voyais bien qui observait. Lorsqu'on est parti, en passant devant l'hôtel, il était dans l'encadrement d'une des portes. J'ai croisé son regard. Sombre.
Et puis le jour d'après, on est allé dans cet hôtel pour y dormir. J'étais entourée de 3 collègues, hommes, tous ayant la quarantaine au moins. Je leur avais énoncé la situation et leur avais dit que je n'étais pas à l'aise. Ils ont été chouettes. Protecteurs. J'ai même changé de numéro de chambre avec l'un d'eux pour que personne d'autre que nous ne sache dans quelle chambre je dormais, au cas où...
Je n'ai pas vraiment observé le serveur ce soir là. On était plongé dans nos discussions sur les plantes. Peut-être qu'il m'a observé, je ne sais pas. Un de mes collègues m'a dit "j'ai vu comme il te regarde...". Et puis est venu le moment d'aller se coucher. Le serveur qui nous lance un tonitruant "Kali nixta". Je ne l'ai pas regardé, mais j'ai entendu dans ses paroles les sous-entendus probables.
Je n'étais pas très tranquille ce soir là. J'ai même barricadé ma porte (oui, je sais, j'suis un peu extrême, mais voilà quoi). Et puis une petite demi heure plus tard, j'entends des sifflements dehors, en bas de nos fenêtres. Le sifflement pour appeler quelqu'un. Se répétant. S'arrêtant et reprenant quelques minutes plus tard.
...
Je ne peux pas être sûre. Mais tous les autres touristes étaient allés se coucher, on avait été les derniers à monter dormir...

Alors voilà. Le coq a chanté. Je ne peux qu'espérer que son cri se transformera en chant du cygne et que la prochaine fois que j'apparaitrai là bas (vu que ca risque de se reproduire parce que mes arbres poussent dans le coin, que c'est un hôtel fantastique (mis à part cette histoire mit le serveur) et que c'est un de mes coins préférés de l'île) il me considérera comme n'importe quelle autre touriste alpha.
Fin.

jeudi 26 septembre 2013

Ladies first, never....!!!!

Charmante petite phrase prononcée par le gardien du parc national (local) de mon île grecque, envers mon collègue de travail, lorsqu'il a émergé dernier de notre groupe de 4 chercheurs du dit parc, i.e. après moi, la seule fille (honte à lui, n'est-ce pas?...). Il faut tout de même préciser que pendant toute la montée menant à la sortie du parc, j'étais en queue de groupe, bien loin derrière mes 3 collègues, soufflant et pestant contre la montée (je n'aime pas monter), mais que le 3ème collègue m'a gracieusement attendu à quelques centaines de mètres de la sortie, et au final s'est arrêté pour observer (cueillir) une plante, et donc a émergé du parc quelques mètres derrière moi.
Lorsque je suis passée vers le gardien il m'a dit un truc du style "ah, c'est toi?... vous étiez pas 4? il est où le 4ème?". Lorsque mon collègue est passé, il lui dit d'une grosse voix d'homme bien mâle: "Ladies first? Never!!!!" (dans le sens "purée mec, tu t'es laissé devancer par une gonzesse? non, mais allô quoi? T'es pas un vrai mec ou quoi?").
Mouiiiii, le machisme est encore bien présent par là. 

pffff et double pffff.

Notez que du coup cette phrase est devenue culte pour le restant du voyage. Je ris. :)