Le printemps en grec se prononce aniksi (oui, oi = i) (ne me demandez pas comment dire l'automne, c'est un mot terriblement impossible à retenir qui commence par un f suivi du son th (comme le mot "that" en anglais))
Je vous écris printemps en grec juste pour varier un peu. Un peu de plurilinguisme ca réveille.
La suite sera en français avec des bribes de latin et d'anglais.
Rien que ça. ^^
Le printemps le 25 février 2015 ici se manifeste par la première Primula acaulis (primevère; pas cultivée) qui fleurit, la première Anemone nemorosa à fleur (une seule) dans les bois, les sentiers qui sont boueux et la terre qui redevient molle, les Arum (peut-être) qui pointent le bout de leurs verts rameaux à travers la terre, le soleil radieux qui fait fondre la neige, le jour qui perdure par après 17h (non, parce que je ne sais pas vous, mais moi ça me fait un bien fouuuuuuuu qu'il fasse jour encore à 17h). Je ne vous parle même pas des Galanthus nivalis qui se sont fait recouvrir de neige ce week-end, ni des Eranthis hyemalis présents dans les jardins.
Je vous raconte très brièvement les aventures que j'ai vécu pour parvenir à voir la première Anemone en fleur et les restes de mon bonhomme de neige du dimanche (oui, parce que j'ai été en refaire un car il a re-neigé, dans un pré, avec une vue splendide sur les montagnes du sud), qui impliquaient une descente raide gelée jusqu'aux berges du ruisseau sans tomber dedans, de passer à guet le dit ruisseau en posant stratégiquement son pied sur la dernière pierre peu stable et remonter une longue et raide pente boueuse, avoir sa jambe qui disparait jusqu'au dessus du genou dans une congère, revenir avec une trace de boue sur le haut de la cuisse (qui a dit que me me tartinait de boue? (chut, et j'ai pensé à me faire une peinture de guerrier en boue sur le visage, mais je n'ai pas osé)), observer d'immenses traces de pas de chien dans la neige, tellement grands qu'ils ne ne pouvaient appartenir qu'à Cerbère (le gardien de l'enfer) et constater qu'aucun pas récent d'humain ne suivaient les traces du chien géant; scruter l'horizon à la recherche d'une ombre tapie, jusqu'à constater que les dits humains avaient du marcher non pas sur la congère (comme le chien géant et moi-même) mais sur le bord du champ qui n'était plus enneigé (d'où l'absence de traces), remarcher dans mes traces de pas de dimanche (oui ce sont bien les miennes car il y avait seulement une trace sur la gauche de ce chemin de campagne (donc large de 2m au moins) et moi j'avais marché bien à droite dans la neige fraiche), refaire le même détour pour aller observer l'eau suintante dans un champ qui fait fondre plus rapidement la neige et constater que là par contre quelqu'un d'autre est venu voir ce qu'il se passait également, rester en stupeur devant l'état de destruction de la fôret post-forestiers, et avoir la furtive pensée de voler leur petit panneau "attention coupe de bois", humer l'odeur de feuillus fraichement coupés, etc. etc.
L'hiver n'est pas encore fini, le groundhog avait annoncé encore 6 semaines d'hiver après avoir vu son ombre (ou pas vu son ombre?, je ne sais jamais) en février (ou quand est-ce Groundhog day?), mais on s'en approche.
Anyways, je vous laisse, en coup de vent, comme cette journée printanière précoce.
p.s. pour ceux qui se demandent ski se passe avec mon coeur, j'suis allée retirer les électrodes hier aprem; et à présent j'attends que le cardiologue analyse 24h de battements sur 5 électrodes (ski nous fait avec une moyenne de 80 battements par minute (oui, mon coeur bat un peu vite et fort, mais pas pour vous ^^) 115'200 battements par électrode) (et par année on a donc une moyenne de 42'048'000 battements, au cas où demain vous croisiez un illustre inconnu dans la rue et qu'il vous demande combien de fois bat votre coeur sur une année, maintenant vous savez).