Aujourd'hui, excursion dans les montagnes alentours, pour voir mon arbre. Rien de très neuf là-dedans, j'avais déjà visité tous les sites qu'on a vu, alors que les gens avec qui j'étais ne les avais pas tous vus (eh oui).
J'avais rendez-vous à 9h à l'institut. Du coup j'ai repris le bus encore une fois ce matin, un peu plus tôt. Aujourd'hui, il faisait frais. Il y avait même des nuages dans le ciel, des petits moutons apportant de la fraicheur bienvenue.
A l'arrêt de bus, des gens m'ont demandé si le bus allait bien vers la prochaine ville. J'ai dit oui. Haaa, dingue. J'suis là depuis 4 jours et je peux déjà répondre aux questions concernant le bus. eh eh eh. C'était des arabes, qui allaient probablement (je pense) travailler au port de la ville voisine.
J'ai réussi à ne pas manquer mon arrêt, et suis arrivée avec 7 minutes d'avance. Y'avait encore personne sur place, alors j'ai attendu. On est partis un peu plus tard que prévu, mais quand même assez ponctuellement.
Par contre, pour monter dans la montagne, on a fait un megalos détour, parce que la route pour la montagne est en travaux (agrandissements, je m'épancherai là-dessus plus loin) et qu'ils voulaient pas passer par là. Ca nous a pris tellement de temps pour arriver. J'ai réussi à garder mon repas bien au fond de mon ventre, mais j'étais pas mécontente d'arriver au bout.
La voiture était épique aussi. Une vieille jeep très vieille. Sans direction assistée, amortisseurs inexistants. J'étais derrière, il n'y avait ni ceinture des sécurité, ni appuie-tête. J'ai survécu.
Sur le chemin, on a dépassé des camionnettes chargées lourdement de tomates ou de melons.
Puis un gros camion avec des dizaines de bottes de foin.
Dans un village, il y avait eu ce week-end la fête de l'orange (la région produit des oranges), et ils avaient créés une espèce de boule gigantesque faite uniquement d'oranges.
On est passés à côté d'oliviers dodus, tortueux et surement très vieux.
Et puis, dans un recoin de la route, à l'ombre, dans un endroit humide, j'ai pu voir une fougère rare et protégée.
Arrivés dans la montagne, on est allés sur les chemins caillouteux que j'ai parcouru à pied l'année passée. C'était très secouant à l'arrière du 4x4.
On a retrouvé les forestiers de hier, + le forestier local. Ca se voyait qu'il était de la région. Il avait une bonne tête et était capable de marcher et s'orienter dans la montagne. :) Tout le monde était très sympa, tout en parlant quasi pas d'anglais. A nouveau, j'ai regretté de ne pas pouvoir parler en grec.
On a vu des arbres à un endroit. Et ils m'ont demandé quel âge je pensais que les arbres avaient. Aucune idée moi... erf.
Du coup j'ai tenté tant bien que mal de faire comprendre qu'il y avait un autre arbre brûlé, que j'avais vu l'année passée. Le forestier local m'a dit "non, il n'y en a pas". et moi "oui". et cela a continué comme ça jusqu'à ce que je leur dise que je pourrais leur montrer. Ils me croyaient pas. L'helvète qui connait mieux qu'eux quel arbre a brûlé. Erf. Je leur ai montré. Et à ce moment là, on a semé une partie du groupe. Parce que certains n'ont pas l'habitude de marcher en montagne (les grecs sont peu sportifs, style vraiment peu sportifs).
Puis on est partis à l'assaut d'un groupe d'arbres où il y a les plus gros arbres. On a de nouveau semé la moitié du groupe. En plus ils ne sont pas capables de s'orienter dans la montagne. J'ai suivi le forestier, sans problèmes. C'était agréable de grimper un peu. Mais je suis contente qu'ils aient voulu grimper jusque là pour voir les arbres. Arrivés en haut, on a attendu le reste du groupe. En arrivant, une fille a dit "elle est où l'helvète?" et puis un truc du style "purée, elle sait marcher". Moui. Après il m'ont dit "en Helvétie, il y a de hautes montagnes? avec de la neige? très joli?!". Certes, mais cela n'explique pas le fait que je puisse m'orienter et grimper dans la montagne. Je suis super lente et pas en forme pourtant.
Bref.
Après on est redescendus. Arrivés à un endroit, il y avait un cercle en pierres. Je me suis toujours demandée ce qu'était ce cercle au milieu de nul part. Alors j'ai demandé. Et ils ont tenté de m'expliquer. A ce que j'ai compris, on y battait le seigle (ou autre céréale cultivée dans les montagnes). On marchait dessus pour séparer les grains des tiges, puis par un procédé que je n'ai pas vraiment compris (peut-être un drap?) ils soulevaient le tout en l'air et les tiges s'envolaient, emportées par le vent, alors que les grains restaient au fond du truc. Très ingénieux. Surtout que le cercle avait été construit sur une crête. ... Il y a d'autres cercles comme celui-là, un peu partout à travers les montagnes. Pas forcément à des endroits très ventés. Je suis contente d'avoir appris ce que c'était. :)
Puis, j'ai découvert que mes chaussures ont vraiment les semelles bien trop lisses pour marcher en montagne. Je me suis cassée la gueule deux fois à la suite parce que mes pieds avaient glissés. Foutues semelles. --> dès mon retour j'irai m'acheter une nouvelle paire.
C'est à ce moment que j'ai renoué un contact très rapproché avec mon amie la Berberis et ses épines pointues. Et vlam, dans le doigt l'épine. Juste au niveau du pli d'une phalange. Ca faisait tellement mal. Toute l'épine est entrée, i.e. plus de 1 cm d'épine pointue à souhait. aaaaaaaaaaah. Ca faisait tellement mal. J'ai essayé de l'enlever, mais je n'arrivais pas à la refaire sortir. Personne n'avait de pince, et je n'avais pas pensé à prendre ma trousse de terrain (qui a justement une pince pour de tels cas).
J'ai donc souffert en silence, avec un doigt enflé et rouge pendant plus de 3h. Jusqu'à ce que de retour à l'hôtel, je trouve ma pince à épiler qui pour une raison encore inconnue était dans ma trousse de toilette (surtout que je suis une grande fan de l'épilation, poil par poil à la pince). Je me suis donc assise sur la cuvette des toilettes et j'ai commencé à me charcuter. L'épine est venue assez rapidement, une fois que j'avais entaillé la peau autour pour avoir une bonne prise. Mais purée ce que cela a fait mal pour la ressortir. Je l'ai eue en entier! Victoire sur l'épine. Après j'ai retiré les autres morceaux qui s'étaient logés dans ma paume, mais moins profondément.
Le réflexe helvète lorsqu'on tombe c'est de mettre les mains en avant pour amortir. Par contre, sur cette île, il faudrait mettre n'importe quelle partie couverte en avant, surtout pas les mains ou un morceau de peau. Ou porter des gants (c'est ce qu'on avait l'année passée), ou simplement ne pas tomber. ^^
Anyways. Avant de redescendre de la montagne, on est allés boire un verre et manger un truc dans un des hôtels de la région. On a mangé des gros morceaux de fromage entourés d'un miel trop bon et pas trop liquide (j'aime pas lorsqu'il est tout liquide), puis des espèces de crêpes fourrées au fromage frais et recouverts de miel. Un vrai délice (même si selon mes collègues ce n'était pas très bon aux standards locaux). Miam. J'avais tellement faim (c'était déjà 13h30). On a aussi bu l'incontournable raki. Sur mon ventre vide cela a eu un effet rapide. Erf.
Puis on a repris la voiture pour redescendre. Cette fois on a pris la route qui est en train d'être refaite. Ce qui a permis à mes collègues de me parler pendant la moitié du chemin d'abord du fait qu'en Grèce les gens faisaient n'importe quoi au niveau des routes, quitte à détruire des plantes rares (style mon arbre... ils ont tué des gros individus qui étaient auparavant en bordure de route... tellement triste...), à détruire la montagne (ils creusent la route dans la montagne et cela met des années pour que la végétation s'installe sur les "new" falaises (alors qu'avant c'était juste une pente de montagne) (en plus, selon l'inclinaison des couches géologiques, ils ont des gros problèmes après d'éboulement et de mouvements de terrain), et il faut bien qu'ils mettent les cailloux qu'ils ont creusé à qqpart. Alors ils les mettent sur les pentes, entre les boucles des épingles à cheveux, là où auparavant il y avait des arbres de la forêt environnante). C'est moche et maintenant la route de montagne va être une autoroute presque. Cela perd tout son charme. Sérieux. Ca va être tellement moche et grand et pourri. Fuck. A un endroit, il y avait une falaise (naturelle), avec plein de plantes rares, et c'était une zone assez humide. Ben non. rayé de la carte.
Mes collègues, qui travaillent dans la protection de l'environnement sont furieux. On voit que c'est un combat perdu d'avance. Les constructeurs de routes sont potes avec le gouvernement. Alors que peut-on faire? Rien. Ensuite on a parlé de la situation en Grèce, du taux de chômage effarant, notamment chez les jeunes (50% de sans-emplois). Comment tu peux te réjouir de ton avenir si après des années d'études, tu sais qu'il y a 1 chance sur 2 que tu te retrouves à la rue? Les grecs ne pensent plus à l'avenir, parce qu'ils n'ont pas d'avenir. Ils vivent au jour le jour, sans penser aux mesures drastiques que le gouvernement leur imposera encore une nouvelle fois. Aux coupes de salaires. Après les diminutions de moitié des salaires, ils refont la même chose, et refont la même chose. Lorsque tu gagnes moins que 600 euros par mois, comment tu fais pour vivre?
Il y a une chose que personne n'entend par chez nous en Helvétie. C'est que les grecs ne sont pas forcément tous corrompus ou inaptes à gérer leurs finances et co. Non. Il y a aussi une bonne part de leurs problèmes qui ont été crées par l'Allemagne notamment. Par exemple, ils étaient obligés d'acheter leurs sous-marins à l'Allemagne. Pourquoi? Parce que c'était comme ça. Des arrangements entre gens corrompus. C'était pas forcément les meilleurs sous-marins, ni les moins chers. Du coup l'Allemagne leur prend de l'argent et s'enrichit sur leur dos. Et les gens au pouvoir en Allemagne en sont plus que conscients. c'est un peu le problème de plein de pays européens. J'avais déjà entendu ça l'année passée, de la bouche d'autres grecs.
Alors, pour l'instant, ils ne voient pas d'avenir, et je remarque bien, que pour eux, cela est difficile de ne pas devenir amers. De continuer à travailler, malgré le fait qu'ils gagnent trois fois rien.
Alors voilà. En conclusion, je vais vous inciter à passer vos vacances, pour le prochain siècle, en Grèce, en privilégiant les petits bleds, petits restos, petits magasins, pour aider certaines personnes à vivre, et pour que le pays ait au moins un peu de revenu touristique (il y a tellement moins de touristes qu'il y a qq années, pourtant c'est aujourd'hui qu'il faut aller en Grèce, car tout y est moins cher, mais les gens sont tellement charmants).
Fin.
J'avais rendez-vous à 9h à l'institut. Du coup j'ai repris le bus encore une fois ce matin, un peu plus tôt. Aujourd'hui, il faisait frais. Il y avait même des nuages dans le ciel, des petits moutons apportant de la fraicheur bienvenue.
A l'arrêt de bus, des gens m'ont demandé si le bus allait bien vers la prochaine ville. J'ai dit oui. Haaa, dingue. J'suis là depuis 4 jours et je peux déjà répondre aux questions concernant le bus. eh eh eh. C'était des arabes, qui allaient probablement (je pense) travailler au port de la ville voisine.
J'ai réussi à ne pas manquer mon arrêt, et suis arrivée avec 7 minutes d'avance. Y'avait encore personne sur place, alors j'ai attendu. On est partis un peu plus tard que prévu, mais quand même assez ponctuellement.
Par contre, pour monter dans la montagne, on a fait un megalos détour, parce que la route pour la montagne est en travaux (agrandissements, je m'épancherai là-dessus plus loin) et qu'ils voulaient pas passer par là. Ca nous a pris tellement de temps pour arriver. J'ai réussi à garder mon repas bien au fond de mon ventre, mais j'étais pas mécontente d'arriver au bout.
La voiture était épique aussi. Une vieille jeep très vieille. Sans direction assistée, amortisseurs inexistants. J'étais derrière, il n'y avait ni ceinture des sécurité, ni appuie-tête. J'ai survécu.
Sur le chemin, on a dépassé des camionnettes chargées lourdement de tomates ou de melons.
Puis un gros camion avec des dizaines de bottes de foin.
Dans un village, il y avait eu ce week-end la fête de l'orange (la région produit des oranges), et ils avaient créés une espèce de boule gigantesque faite uniquement d'oranges.
On est passés à côté d'oliviers dodus, tortueux et surement très vieux.
Et puis, dans un recoin de la route, à l'ombre, dans un endroit humide, j'ai pu voir une fougère rare et protégée.
Arrivés dans la montagne, on est allés sur les chemins caillouteux que j'ai parcouru à pied l'année passée. C'était très secouant à l'arrière du 4x4.
On a retrouvé les forestiers de hier, + le forestier local. Ca se voyait qu'il était de la région. Il avait une bonne tête et était capable de marcher et s'orienter dans la montagne. :) Tout le monde était très sympa, tout en parlant quasi pas d'anglais. A nouveau, j'ai regretté de ne pas pouvoir parler en grec.
On a vu des arbres à un endroit. Et ils m'ont demandé quel âge je pensais que les arbres avaient. Aucune idée moi... erf.
| Immortel, l'arbre brûlé remet des feuilles entre ses racines gigantesques... dingue. |
Puis on est allés à un autre endroit, toujours en 4x4, et là, le choc. Il y avait des bulldozer et des machines à casser les cailloux en plein milieu de nul part. Ils sont en train de construire des espèces de barrages pour tenter d'éviter que la rivière ne s'érode totalement dans la plaine en hiver. Plutôt pas mal. Mais tout était transformé depuis l'année passée.
Et puis on a croisé un arbre brulé. Ca avait été un Arbre très grand. Réduit en miettes. Pour quoi? Par qui? Semblerait qu'il y ait un berger un peu fou, qui croit que le diable habite ces arbres. Moui... bien sûr.Du coup j'ai tenté tant bien que mal de faire comprendre qu'il y avait un autre arbre brûlé, que j'avais vu l'année passée. Le forestier local m'a dit "non, il n'y en a pas". et moi "oui". et cela a continué comme ça jusqu'à ce que je leur dise que je pourrais leur montrer. Ils me croyaient pas. L'helvète qui connait mieux qu'eux quel arbre a brûlé. Erf. Je leur ai montré. Et à ce moment là, on a semé une partie du groupe. Parce que certains n'ont pas l'habitude de marcher en montagne (les grecs sont peu sportifs, style vraiment peu sportifs).
| Bac à gravier immense... Ca change de last year. |
Bref.
Après on est redescendus. Arrivés à un endroit, il y avait un cercle en pierres. Je me suis toujours demandée ce qu'était ce cercle au milieu de nul part. Alors j'ai demandé. Et ils ont tenté de m'expliquer. A ce que j'ai compris, on y battait le seigle (ou autre céréale cultivée dans les montagnes). On marchait dessus pour séparer les grains des tiges, puis par un procédé que je n'ai pas vraiment compris (peut-être un drap?) ils soulevaient le tout en l'air et les tiges s'envolaient, emportées par le vent, alors que les grains restaient au fond du truc. Très ingénieux. Surtout que le cercle avait été construit sur une crête. ... Il y a d'autres cercles comme celui-là, un peu partout à travers les montagnes. Pas forcément à des endroits très ventés. Je suis contente d'avoir appris ce que c'était. :)
Puis, j'ai découvert que mes chaussures ont vraiment les semelles bien trop lisses pour marcher en montagne. Je me suis cassée la gueule deux fois à la suite parce que mes pieds avaient glissés. Foutues semelles. --> dès mon retour j'irai m'acheter une nouvelle paire.
C'est à ce moment que j'ai renoué un contact très rapproché avec mon amie la Berberis et ses épines pointues. Et vlam, dans le doigt l'épine. Juste au niveau du pli d'une phalange. Ca faisait tellement mal. Toute l'épine est entrée, i.e. plus de 1 cm d'épine pointue à souhait. aaaaaaaaaaah. Ca faisait tellement mal. J'ai essayé de l'enlever, mais je n'arrivais pas à la refaire sortir. Personne n'avait de pince, et je n'avais pas pensé à prendre ma trousse de terrain (qui a justement une pince pour de tels cas).
J'ai donc souffert en silence, avec un doigt enflé et rouge pendant plus de 3h. Jusqu'à ce que de retour à l'hôtel, je trouve ma pince à épiler qui pour une raison encore inconnue était dans ma trousse de toilette (surtout que je suis une grande fan de l'épilation, poil par poil à la pince). Je me suis donc assise sur la cuvette des toilettes et j'ai commencé à me charcuter. L'épine est venue assez rapidement, une fois que j'avais entaillé la peau autour pour avoir une bonne prise. Mais purée ce que cela a fait mal pour la ressortir. Je l'ai eue en entier! Victoire sur l'épine. Après j'ai retiré les autres morceaux qui s'étaient logés dans ma paume, mais moins profondément.
Le réflexe helvète lorsqu'on tombe c'est de mettre les mains en avant pour amortir. Par contre, sur cette île, il faudrait mettre n'importe quelle partie couverte en avant, surtout pas les mains ou un morceau de peau. Ou porter des gants (c'est ce qu'on avait l'année passée), ou simplement ne pas tomber. ^^
Anyways. Avant de redescendre de la montagne, on est allés boire un verre et manger un truc dans un des hôtels de la région. On a mangé des gros morceaux de fromage entourés d'un miel trop bon et pas trop liquide (j'aime pas lorsqu'il est tout liquide), puis des espèces de crêpes fourrées au fromage frais et recouverts de miel. Un vrai délice (même si selon mes collègues ce n'était pas très bon aux standards locaux). Miam. J'avais tellement faim (c'était déjà 13h30). On a aussi bu l'incontournable raki. Sur mon ventre vide cela a eu un effet rapide. Erf.
Puis on a repris la voiture pour redescendre. Cette fois on a pris la route qui est en train d'être refaite. Ce qui a permis à mes collègues de me parler pendant la moitié du chemin d'abord du fait qu'en Grèce les gens faisaient n'importe quoi au niveau des routes, quitte à détruire des plantes rares (style mon arbre... ils ont tué des gros individus qui étaient auparavant en bordure de route... tellement triste...), à détruire la montagne (ils creusent la route dans la montagne et cela met des années pour que la végétation s'installe sur les "new" falaises (alors qu'avant c'était juste une pente de montagne) (en plus, selon l'inclinaison des couches géologiques, ils ont des gros problèmes après d'éboulement et de mouvements de terrain), et il faut bien qu'ils mettent les cailloux qu'ils ont creusé à qqpart. Alors ils les mettent sur les pentes, entre les boucles des épingles à cheveux, là où auparavant il y avait des arbres de la forêt environnante). C'est moche et maintenant la route de montagne va être une autoroute presque. Cela perd tout son charme. Sérieux. Ca va être tellement moche et grand et pourri. Fuck. A un endroit, il y avait une falaise (naturelle), avec plein de plantes rares, et c'était une zone assez humide. Ben non. rayé de la carte.
Mes collègues, qui travaillent dans la protection de l'environnement sont furieux. On voit que c'est un combat perdu d'avance. Les constructeurs de routes sont potes avec le gouvernement. Alors que peut-on faire? Rien. Ensuite on a parlé de la situation en Grèce, du taux de chômage effarant, notamment chez les jeunes (50% de sans-emplois). Comment tu peux te réjouir de ton avenir si après des années d'études, tu sais qu'il y a 1 chance sur 2 que tu te retrouves à la rue? Les grecs ne pensent plus à l'avenir, parce qu'ils n'ont pas d'avenir. Ils vivent au jour le jour, sans penser aux mesures drastiques que le gouvernement leur imposera encore une nouvelle fois. Aux coupes de salaires. Après les diminutions de moitié des salaires, ils refont la même chose, et refont la même chose. Lorsque tu gagnes moins que 600 euros par mois, comment tu fais pour vivre?
Il y a une chose que personne n'entend par chez nous en Helvétie. C'est que les grecs ne sont pas forcément tous corrompus ou inaptes à gérer leurs finances et co. Non. Il y a aussi une bonne part de leurs problèmes qui ont été crées par l'Allemagne notamment. Par exemple, ils étaient obligés d'acheter leurs sous-marins à l'Allemagne. Pourquoi? Parce que c'était comme ça. Des arrangements entre gens corrompus. C'était pas forcément les meilleurs sous-marins, ni les moins chers. Du coup l'Allemagne leur prend de l'argent et s'enrichit sur leur dos. Et les gens au pouvoir en Allemagne en sont plus que conscients. c'est un peu le problème de plein de pays européens. J'avais déjà entendu ça l'année passée, de la bouche d'autres grecs.
Alors, pour l'instant, ils ne voient pas d'avenir, et je remarque bien, que pour eux, cela est difficile de ne pas devenir amers. De continuer à travailler, malgré le fait qu'ils gagnent trois fois rien.
Alors voilà. En conclusion, je vais vous inciter à passer vos vacances, pour le prochain siècle, en Grèce, en privilégiant les petits bleds, petits restos, petits magasins, pour aider certaines personnes à vivre, et pour que le pays ait au moins un peu de revenu touristique (il y a tellement moins de touristes qu'il y a qq années, pourtant c'est aujourd'hui qu'il faut aller en Grèce, car tout y est moins cher, mais les gens sont tellement charmants).
Fin.
![]() |
| Encore un coucher de soleil |
