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mardi 27 septembre 2016

De choses et d'autres



Aujourd'hui on a eu la sortie annuelle du travail. J'ai rejoint mes collègues après avoir pédale pendant 12 minutes, pris 4 trains différents et marché 30 minutes. Ca m'a permis de dormir 1h de plus ce matin, et en prime j'ai marché toute seule - pas longtemps hélas - dans un paysage somptueux. C'était beau. C'était frais. C'était humide et si vert. 

Je délaisse un peu mon blog en ce moment... 

Que se passe-t-il dans ma vie?

Je suis entrée dans ma dernière année de la 20aine. Et j'ai fêté ça en grande pompe (les transitions se fêtent aussi). J'ai eu 3 semaines de vacances géniales. Puis j'ai repris le travail et je bosse beaucoup, parce que j'ai des délais à tenir et de la matière à travailler. J'ai encore 3 voyages professionnels à l'étranger avant la fin de l'année. Ca m'a pris du temps (2 ans au moins...) mais j'ai enfin commencé à trouver un rythme. J'observe le monde autour de moi et donc j'aide les vieilles dames à entrer dans le bus lorsque personne ne semble les voir ainsi que les poussettes, je ramasse des casquettes perdues et des limes à ongles tombées (l'individualisme est maitre dans mon pays, ainsi que les yeux rivés aux smartphones et les écouteurs dans les oreilles). La semaine passée il y a eu des soucis de transports publics, et j'ai fait la moitié du tour du canton avec mon amie Cara pour parvenir au travail, avec plus de 1h15 de "retard". On a même tenté de faire du stop. Sans succès. Je me lève tous les jours à 5h45. Et bien que cela soit tôt, très tôt, je redécouvre la saveur qu'ont ces heures matinales. Lorsque le monde entier semble encore dormir. Avec l'arrivée de l'hiver (eh oui), même le soleil se lève plus tard que moi. Il y a tout juste un mois il se levait encore au moment où je parvenais à la gare pour prendre le train. Et le week-end, lorsque je dors jusqu'à 8h, j'ai l'impression d'avoir fait la grasse matinée. Je dévore tous les livres qui me tombent sous la main, en français, anglais, allemand et tentativement en grec. J'écoute la même chanson en boucle depuis 2 jours. J'aime mon petit village d'adoption, la tranquillité, les poules des voisins et cette proximité (sans empiéter sur les plates-bandes des autres) avec ma famille. Quelle merveille. Je savoure la vie je crois et j'ai retrouvé un peu de dynamisme qui s'était évaporé ces dernières années. 

mercredi 9 décembre 2015

Première...

Aujourd'hui j'ai rédigé mon premier contrat, pour mandater un collègue. Dingue non?
Huhu. Qui l'eut cru, qu'un jour je rédigerai un contrat?
Ca m'a pris la moitié de l'après-midi, et je me suis largement inspirée de contrats préalablement établis, mais je suis satisfaite du résultat et mon chef a rien trouvé à redire. Rien du tout.

Bonne soirée à vous!

samedi 19 septembre 2015

Resourceful

Petit titre en anglais car resourceful sonne bien mieux que "rempli de ressources".

Anyways, je partage avec vous mon rêve de la nuit?

Tout d'abord une petite mise en contexte:
Hier soir j'ai été manger avec mon amie Bydi (coucou si tu me lis?!!!) et on a parlé avenirs professionnels et du fait qu'on a un peu l'impression d'avoir fait 15 million années d'études pour au final ne pas avoir de "vraie" profession.
Cependant Bydi m'a expliqué qu'en réalité on avait beaucoup, beaucoup de compétences auxquelles moi, personnellement, je ne pense jamais (e.g. capacités de synthèse, rédactionnelles, linguistiques, le fait de mener à terme un projet, etc. etc. etc. et je ne me souviens plus du quart de la moitié des compétences qu'elle m'a cité).

Maintenant pour le rêve:

J'ai rêvé que j'avais un entretien d'embauche pour un new job, et qu'après avoir serré deux fois (allez savoir...) la main de la dizaine de personnes présentes autour de la table ronde (oui, dans ma tête les entretiens se font devant l'intégralité du groupe de travail et autour d'une table ronde) la première question qui me fut posée fut la suivante:
"quels logiciels savez-vous utiliser sur l'ordinateur?".

Ma première réponse fut "R" (mon grand ami). Puis je me suis creusée la tête (dans mon rêve donc) pour savoir quel(s) autre(s) logiciel(s) je connaissais. Je ne voulais pas dire seulement "excel", car beaucoup de gens savent utiliser excel aujourd'hui et que je savais que cela ne serait pas suffisant pour obtenir le poste. Et puis j'ai réalisé (dans mon rêve toujours) que je savais utiliser une poignée de logiciels spécifiques à ma branche que les gens hors-domaine ne connaissent pas, et donc que j'avais au bout du compte quand même des atouts certains.
Bref. Ensuite mon rêve a divagué en entretien qui peu à peu s'est modifié en repas de groupe (spaghettis si mes souvenirs sont exacts).
Toujours est-il que je me suis réveillée ce matin en me sentant revalorisée.
J'ai de la valeur!
Et bien que mes compétences soient si spécifiques qu'il me sera très difficile de trouver un poste qui me permette de les utiliser spécifiquement (si vous entendez parler d'un poste vacant en détective de cernes d'arbres et/ou investigatrice en plantes (surtout grecques), pensez à moi), je sais faire quelque chose!
Yay.

Ensuite j'ai changé de rêve et j'ai de nouveau rêvé de mes chers arbres. Ca devient presque une constante ça. Cette nuit ils faisaient partie de bosquets d'arbres prenant la forme de noisetiers sur fond de pâturages gras à vaches.

Et pour conclure (vu qu'on parle de compétences), je viens de passer 2 heures (!!!) à écrire un mail en grec (plusieurs paragraphes entiers) à un de mes collègues, pour lui raconter ma vie (passionnante of course) et lui poser quelques questions pour le travail. Et j'en suis très fière de mon mail en grec.

Oui, j'ai de la valeur et je suis resourceful. :)

lundi 25 mai 2015

karpouzi kai kerasi

Premières cerises dégustées debout sur le parking du supermarché et puis en roulant pour remonter dans la montagne.
Premières tranches de pastèques juteuses, goutues, dégustées assise sur un caillou surplombant la haute plaine avec le sourd vrombissement de l'autoroute à abeilles au dessus de ma tête.


samedi 23 mai 2015

sans dénouement

Le vrombissement des milliers d'abeilles qui emplit l'air de l'après-midi, augmentant en crescendo jusqu'à atteindre des sommets quasi insupportables. Pas au niveau de l'intensité du bruit, mais parce que ce vrombissement profond est comme une musique de film d'horreur ou de film à suspense, qui augmente, augmente, augmente, sans jamais qu'apparaisse le truc qui fait peur, ou sans dénouement final.

Le double d'espèces dans le premier plot, une orchidée dans ce plot, une autre aperçue dans le second plot. 58 espèces comptées aujourd'hui dont une vingtaine encore à déterminer et plusieurs totalement inconnues, sans fleurs, sans rien sauf des feuilles vertes ou des fruits secs.

On avance, lentement, mais on avance surement.

Bonne nuit depuis les montagnes, tout là bas au sud.

vendredi 22 mai 2015

deux filles...

Deux filles dans un micro 4x4, un coffre rempli de sacs et valises, de livres de détermination, de journaux et de presses à plantes... c'est le début d'une aventure...

mardi 19 mai 2015

Condensé d'un périple intense et magnifique

Jour 1: premier essai
on est restés en Suisse pour cause d'aéroport en flammes. On a tous eu droit à un aller-retour entre l'aéroport et chez nous, et j'ai passé une grande partie de la journée au téléphone avec diverses personnes.
J'vous mets pas de photos car je n'en ai aucune de ce jour là.

Jour 2: let's try again!
Deuxième tentative fructueuse cette fois-ci. Un vol direct pour l'île. On s'est retrouvés dans le même avion qu'un groupe de chercheurs en camp, venant de mon ancienne Université. Intéressante coincidence. On les a recroisés d'ailleurs sur le flanc d'un volcan sur une mini île au milieu de nul part. krékré.
On a fini par tous arriver à destination, et au final ceux qui venaient du plus loin (Chine) ont eu moins de problèmes que ceux qui venaient du plus proche (une autre île de la Méditerranée, avec un joli et très long détour par l'Allemagne... oui, tout est possible).
Premier repas: une foison de pizze; une première pour notre collègue chinois.
Premières visites, premières impressions, premier goût de ce que sera la semaine.
Arrivée dans notre premier gite rural, premier repas succulent dans un mini village où a grandi un de nos accompagnateurs.
Première observation des étoiles si belles dans le ciel noir. D'ailleurs ce fut l'endroit d'où on a pu les voir au mieux.
Nuit emplie de mille-pattes qui faisaient "cri-cri" contre les murs du gite.

Petites étoiles qui elles n'étaient pas dans le ciel

Jour 3: visite du cousin de mon arbre.
Nuit suffocante et mouvementée, avec réveil très matinal du à 2 étudiantes qui se sont levées plus de 1h avant l'heure du petit déj (ne me demandez pas pourquoi, après 30 min elles avaient déjà fini de se préparer... ouais...).
Longue marche dans la nature et rencontre avec les graminées locales (fuck you all). Découverte que la notion de sandwich sicilien ne correspond pas à la notion helvète: sandwich = pain + 1 morceau de fromage ou de jambon entre les tranches, et basta, rien de plus (burk).
Visite de l'arbre rare et de ses moultes tiques.
Gouttes de pluie et longue route pour aller dans un autre coin de l'île.
Découverte que notre chauffeur est très particulier et pas du tout sympathique et que son bus a de graves problèmes techniques (heureusement tout s'est relativement bien passé malgré tout).
Re observation des étoiles, qui cette fois-ci se voient un tantinet moins alors qu'on est encore plus au milieu de nul part.

L'Etna domine le paysage

Jour 4: des arbres des arbres et encore des arbres
Nuit paisible, j'ai eu une chambre pour moi toute seule (ce qui aussi m'a permis de ne pas réveiller mes collègues en me mouchant tout le temps - rhume des foins quand tu nous tiens...).
Visite matinale en petit comité d'un gigantesque chêne caché au bord d'un ruisseau.
L'air était frais, la lumière belle, c'était chouette.
Visite d'une forêt bien particulière et puis montée le long d'une montagne très très riche en plantes endémiques pour voir un sapin bien particulier (et oui j'ai résisté à en couper un exemplaire pour en faire un sapin de Noël... mais l'idée m'a traversé l'esprit). Beaucoup de plantes et des paysages magnifiques aujourd'hui. Une queue de lézard qui se tortille toute seule sur le sol.
Et puis à nouveau un relativement long trajet en bus, d'autant plus long que l'autoroute s'est effondrée à cause de mouvements de terrain... trajet qui passe toujours très vite parce que la compagnie est chouette et que les discussions sont intéressantes.
Arrivée dans une sympathique petite ville très jolie... on écoute un prêche dans la belle église locale, premiers gelati pour une grosse partie du groupe, visite des lavoirs superbes, photo de groupe et pieds dans la mer et dans le sable tiede sous les centaines d'hirondelles qui voltigent. On a presque vu le coucher du soleil. Presque.

Lumière du soir

Jour 5: de l'aube jusqu'à bien après le crépuscule
Réveil très matinal à 3h du matin (ou je ne sais plus quelle heure mais c'était très très tôt)... enfin, départ plus d'une heure après, mais les 2 miss avec qui je dormais ont mis leur réveil bien en avance pour se préparer pour finir par se réveiller seulement 20 min avant l'heure du départ alors que moi j'étais bien réveillée depuis des lustres et je faisais un bruit immense pour retrouver ma brosse à cheveux enfouie dans ma valise posée dans un endroit exigu. krékrékré. Traversée de la ville endormie avec toutes nos valises à roulettes comme un troupeau de boites de conserves retentissantes.
On a vu le lever du soleil magnifique. On a pris le bateau pour les îles éoliennes. 2h de ferry sur une mer paisible et presque personne à bord. On a pu se poser et travailler un tantinet et fermer les yeux quelques instants.
Arrivée à Lipari... on a pris possession de nos chambres dans une auberge superbe.
A nouveau le hasard a fait que je puisse avoir ma propre chambre. Je déguste, c'est un luxe.
Départ rapide pour une marche sur Lipari... alors que le programme initial aurait été après-midi libre. Kerf.
Mais c'était superbe. Paysages intéressants, chaleur étouffante, marche interminable dans des paysages très beaux,  fatigue physique persistante, mais la compagnie est chouette et la vie est belle.
Et malgré la fatigue, on a continué à rire jusque tard dans la nuit.
J'ai enfin dormi une nuit entière, d'une seule traite sans me réveiller et ai appris le lendemain que mes collègues étaient eux restés debout jusqu'à 2h du matin avec une relative gueule de bois pour certains.

De bien drôles créatures dans les figuiers de barbarie (non indigènes)
Jour 6: de mer et de monts

Départ pas trop matinal (et donc savouré et apprécié) pour Stromboli (lisez 1h30 de mini bateau). J'appréhendais énormément cette partie du voyage parce qu'en tant que bon helvète du milieu des montagnes mon pied marin est inexistant. Mais cela s'est mieux passé qu'anticipé. Certes je n'irai pas lire un livre sur le bateau, mais j'ai pu discuter de manière relativement aisée avec mes collègues sans avoir trop envie de vomir. Le retour fut encore mieux. Je peux même dire que je l'ai savouré. Ha! C'est une habitude à prendre dira-t-on.
On est montés sur le stromboli... magnifique. J'vous mets 2 photos pour vous montrer l'ampleur du phénomène.
Au retour on a croisé le groupe de chercheurs qui venaient de mon ancienne université... ainsi qu'un couple qui a leur odeur devaient avoir été le jour d'avant à Vulcano... krékré.
Petite pensée pour mon papa qui est lui allé dormir au sommet du Stromboli lorsqu'il était jeune!
Grandeur

Gigantesque
Jour 7: on remet ça.
Encore un volcan; Vulcano cette fois. Un départ matinal finalement retardé parce que le ferry est annulé (arf)... Ce qui au final nous a permis de manger encore une fois une granita (trop booon, miam, miam, miam) et visiter la splendide vieille ville de Lipari.
On est accueilli à Vulcano par son odeur particulière d'oeuf pourri sous un soleil de plomb de milieu de journée et très peu d'air frais. Autant vous dire que les 800m de montées furent plus qu'ardus. L'idée était de pic-niquer en haut (parmi les odeurs de soufre), au vent frais... J'y suis restée 3 minutes et suis redescendue directement. Il y faisait trop chaud, trop d'odeurs, trop de tout avec mes voies respiratoires déjà irritées par la poussière ambiante, le pollen et les particules dans l'air, et j'ai bien fait.
Autant la montée au Stromboli le jour d'avant devait être plus longue en effort et en km, autant elle m'a semblé tellement plaisante comparé à la montée sur le Vulcano.
Ensuite on est revenus sur le continent... avec la surprise de découvrir l'Etna en éruption et de profiter ce soir encore de pouvoir l'observer et le ressentir avec tous nos sens alors qu'on se trouvait à son pied (aka mon post de l'autre jour).

Cette photo illustre ma souffrance. De la poussière à ne plus en finir sous un soleil de plomb.
Jour 8: pourquoi changer? encore un volcan, on ne s'en lasse pas!
Pour notre dernier jour complet sur l'île on est montés sur l'Etna en faisant au moins 15 haltes pour observer diverses plantes rares ou diverses choses intéressantes... et avons aussi visité un gigantesque châtaignier (qui probablement est un amalgame de plusieurs gros et vieux châtaigniers, mais chut, ne gâchons pas la légende).
Et puis on est allés voir de plus près également la langue de lave qui se déversait dans la Vallée des boeufs... ce qui a impliqué grimper un coteau boisé sous un vent violent et de la poussière partout (soulevée par les pieds des gens devant ou derrière mais aussi lié au volcan). Ce fut ardu pour mes bronches et mon corps fatigué par le manque de sommeil des derniers jours.
La vue fut moins spectaculaire qu'anticipée... et finalement j'ai trouvé une vue beaucoup plus belle à 15m du bus alors que je m'isolais pour faire une pause pipi. (krékrékré).
Ce soir là on s'est retrouvés dispersés à travers Catania et sa chaleur étouffante et avons partagé notre dernier repas ensemble. La soirée est un peu floue dans ma tête parce que j'étais tellement fatiguée (parce que j'avais quand même observé les éruptions jusqu'à 1h30 du matin le jour même)... je sais seulement que je me suis couchée autour de minuit et que le réveil était programmé à 3h pour retourner à l'aéroport prendre notre avion... certains visiblement ont fait nuit blanche et se sont ramassés des légères cuites (génial pour le voyage en avion, je ne recommande pas!).

Langue de lave fumante et mon point de vue pour faire pipi...
Jour 9: aurevoir les amis
Alors voilà, on s'est retrouvé avant le lever du soleil à l'aéroport, avec une longue file d'attente alors que notre avion était retardé de presque 2h.
Nous avons dit aurevoir aux membres de notre groupe qui prenaient un autre vol que le notre ou qui restaient sur place, et notre grande congrégation helvètique s'est envolée cette fois-ci pour Rome... où nous avons du courir à travers l'aéroport pour rejoindre notre vol pour la Suisse. J'ai vu le terminal réduit en miettes par l'incendie de la semaine précédente... et puis j'ai dormi pendant une grosse partie du voyage, si bien qu'en arrivant en Suisse j'étais persuadée qu'on était toujours en Italie.

Et voilà, le voyage magnifique et intense est terminé et j'ai fini mon résumé.
Vous lirez ici seulement la partie racontable du récit.
Il y a tout le reste que je ne parviens pas à mettre en mots.
Ou qui est trop secret pour être exposé aux yeux de tous.

Joyeux été à vous tous!



samedi 16 mai 2015

Intensité

J'vous ai jamais écrit la suite de l'histoire commencée dans mon post précédent parce que tout s'est enchainé et que je n'ai pas eu le temps de me consacrer à rédiger un post.
Je suis rentrée de voyage et vais passer les 12 prochaines heures à dormir et digérer ce voyage intense.
Il n'y a pas d'autre mot je crois, intense résume l'intégralité du voyage.
L'intensité.
Mais vous savez quoi?
Ce voyage je l'ai vécu pleinement, depuis la première seconde jusqu'à l'instant où j'ai posé le pied dans mon appartement ce matin.
Et je ne regrette pas que cela soit déjà fini; que le temps soit passé si rapidement. Non.
Je suis heureuse d'avoir vécu cette expérience dans son intégralité et d'en avoir profité pleinement.
En attendant d'avoir digéré et de pouvoir mettre en mots mes expériences et sensations, je vous laisse sur cette photo: l'Etna en éruption (qui a bien failli nous coincer sur l'île au retour).
Pour ajouter un peu à la grandeur du phénomène, quelques heures après que cette photo ait été prise, j'ai vu tour à tour deux étoiles filantes sur fond de volcan, senti la chaleur de ses entrailles, respiré ses poussières et entendu ses vrombissements.

vendredi 8 mai 2015

Lorsque les chemins qui mènent à Rome sont obstrués

L'autre matin, alors qu'on devait prendre l'avion pour la Sicile, via Rome, car c'est bien connu, tous les chemins mènent/partent de Rome, of course, eh ben on n'a pas pu s'y rendre. 
Ouip. 
Je vous mets le contexte: 16 étudiants + 4 accompagnants depuis la Suisse + 3 collaborateurs des 4 coins du globe + 2 siciliens déjà sur place - soit 23 personnes qui voyagent le même jour (+ 2 déjà sur place donc), dans les starting blocs pour un voyage d'étude. 
Le matin même, alors que le soleil venait de se lever (il se lève tôt pardi!), et alors que j'avais de vague suspicions non confirmées que notre vol pourrait être annulé, j'ai eu l'envie subite de consulter le statut du dit vol sur internet. 
Bien m'en prit car à 6h33 j'ai pu lire en rouge sur fond vert, que le vol était annulé. 
Bam, in the face. 
Petite montée d'adrénaline matinale et de "je fais quoi? je fais quoi? je suis la seule qui sait, je fais quoi?". 
Alors je m'habille (j'étais encore en pyjama), je me brosse les cheveux et je prépare mon petit déj, et seulement à ce moment j'écris l'sms fatidique à mon chef (qui aurait pu penser à une blague matinale de très mauvais goût): l'avion est annulé...
Bon, pas grand chose à faire sauf se rendre à l'aéroport retrouver les troupes et tenter (vainement) d'atteindre par téléphone le bureau de la compagnie aérienne qui n'ouvre, entendons-nous bien, seulement à 9h00 et qui a un numéro de téléphone qui coûte au moins 0.50.- /min (arnaque). 
Je retrouve une partie des troupes à la gare, ainsi que mon chef qui est bien stressé lui et qui fonce à travers la foule sur le quai. 
Pendant le voyage j'appelle régulièrement la ligne de la compagnie aérienne pour finalement attendre en vain en ligne, et puis lorsqu'enfin j'arrive à atteindre une ligne qui ne soit pas en attente, que le téléphone sonne dans le vide puis finit par être décroché et raccroché dans le même mouvement. plus de 15.- dans le vide. vlam. 
J'appelle également un collègue italien qui lui tente de contacter la compagnie depuis l'Italie, qui eux, ont un service d'appel qui fonctionne 24h/24. Il n'a pas plus de succès. 
Et puis le début de la délivrance, lorsque quelques minutes après l'ouverture de leur échoppe, l'agence de voyage par laquelle j'étais passée pour réserver mes billets m'appelle pour me dire qu'ils s'occupent de la situation. 
Ils nous proposent un vol 2 jours après seulement. Impossible pour nous, perdre 2 jours entiers du voyage d'étude et tout, c'est trop. Alors je lui dis qu'il peut nous morceler sur plusieurs vols tant qu'on peut tous être le jour même en Sicile. 
Malheureusement cela fut impossible car les vols pour Rome étaient trop restreints et déjà remplis. Puis ils proposent un vol le lendemain de notre départ initial, directement vers la Sicile, sans escale à Rome, tous frais compris. 
On choisit cette solution. Ce n'est pas idéal, mais c'est le mieux qu'on peut avoir dans la situation actuelle (et c'est très bien déjà je trouve). 
Alors on renvoie tout le monde chez soi. Un aller-retour vers l'aéroport pour pas grand chose. 
J'appelle quinze fois mes collègues siciliens, pour leur expliquer, puis lorsqu'ils rebondissent et proposent un changement de programme, avec changement de deux nuits d'hotels. La flexibilité du Sud pour ça, c'est merveilleux. Puis j'ai contact avec un de mes collaborateurs internationaux qui est coincé dans une grande ville, sans correspondance pour Rome, lui non plus. Il n'a pas de vol pour le lendemain. Zut. Et puis il me rappelle plus tard, pour me dire que finalement il a une place qui s'est libérée, quelqu'un qui a annulé son voyage. Il saute sur l'occasion, il a sa place. Il arrive 2 heures avant nous sur place. 
Et puis les deux autres collègues internationaux, dont l'un vient de l'autre bout du monde. Littéralement. Plus difficiles à les contacter. On parvient enfin à en contacter un. Il prendra une chambre d'hotel cette nuit dans la ville aéroportuaire, pour éviter à mes collègues siciliens de devoir faire 7h de route pour aller le chercher. On n'a pas eu de news sur le moment de la dernière collègue internationale, on ne saura que plus tard ce qui lui est advenu...

(la suite prochainement)

jeudi 7 mai 2015

ils sont de retour!

Les martinets!
Fendant les cieux de leurs corps en arc sombre, leurs cris stridents entendus loin à la ronde!
C'est donc officieusement le printemps!



Sinon, je voulais vous raconter quelque chose mais je ne m'en souviens plus, alors voilà, voilà.


Joyeux printemps!

jeudi 26 mars 2015

Changeons le ventilo... ou pas

Ces derniers jours, j'avais contacté le service technique de mon travail pour leur signaler que le ventilateur de mon ordi faisait un charmant "tic tic tic" constant lorsqu'il fonctionnait. Ca fait un moment qu'il fait ça, mais bon, on finit par ne plus trop l'entendre, juste par en être rappelé lorsqu'un visiteur entre dans son bureau et s'interpelle devant le bruit. Et puis vu que j'aurai bientôt une voisine de bureau je me suis dit, autant régler le problème pour ne pas qu'elle devienne folle.
Le monsieur de l'informatique m'écrit un petit email pour me dire de lui téléphoner lorsque l'ordi refait du bruit. Ce matin of course je l'allume, pas de bruit. Il lui a fallu un bon bout de temps pour se mettre à tic tiquer. Mais bon, il tic tiquait bien fort lorsque le monsieur de l'informatique est arrivé. Et a même fait écouter le bruit à son collègue au téléphone pour qu'il entende bien. Et puis il a dit qu'il repasserait avec le dit collègue lorsqu'il aurait un nouveau ventilateur pour mon ordi.
Il s'est avéré qu'ils en avaient encore un tout neuf en stock, donc ils sont arrivés cet après-midi (heureusement après que j'ai eu fini mes tentatives de déblockage de touches de clavier en les retirant pour les nettoyer selon la technique de ma collègue (qui n'est pas la technique officielle et que je ne réutiliserai pas)... ce qui m'a pris plus de 1h pour remettre correctement deux touches en place) avec le nouveau ventilateur, alors que mon cher ventilateur venait d'arrêter de faire du bruit. Ils ont ouvert et démonté tout mon ordinateur ont dévissé, installé, revissé le nouveau ventilateur, l'ont rebranché, et paf, il faisait encore plus de bruit que l'ancien. krééékréékrééé... Merci fournisseur d'ordis de livrer des ventilos defectueux neufs. ^^ Le monsieur informaticien a bien pesté.
Donc ils ont tout démonté à nouveau pour me remettre mon ancien ventilo et repasseront quand ils auront reçu un autre ventilo (en espérant que celui-là fonctionne).
ahlala.
Ce soir mon frère (unique du nom) est venu manger chez moi. C'était fort sympathique et ça m'a fait trop plaisir de passer ce petit moment avec lui. :) J'me suis bien amusée lorsqu'il est reparti à lui dire aurevoir depuis le parking où il était arrêté puis lorsqu'il est parti par la route, à courir par le raccourci piétonnier pour pouvoir lui re faire un signe lorsqu'il débouchait sur la grosse rue. Et j'y suis parvenue, j'ai déboulé essoufflée pile lorsqu'il est passé. Yay! Petite joie du quotidien.
Et l'immense amandier du jardin de mon boulot est encore resplendissant, bien qu'il ait perdu quelques pétales avec la pluie. Autre petite joie du quotidien.
Sur cette belle image d'amandier immaculé, je vous laisse car je vais tailler mes poils à divers endroits de mon corps car demain je vais nager avec ma coupine (comprenez remuer de l'eau pendant quelques dizaines minutes jusqu'à ce que 1) j'ai froid, 2) j'ai de l'urticaire ou 3) (peu probable) je sois fatiguée) (krékrékré, ca contraste avec l'amandier immaculé tout ça). 

mardi 24 mars 2015

ce qui arrive lorsqu'on range trop bien

Aujourd'hui je cherche des feuilles que je n'ai pas utilisé depuis presque une année au travail. Je les cherche dans tous mes tiroirs, pas de feuilles.
Alors je me dis "bon, j'ai du les laisser à la maison", vu que je bosse parfois depuis chez moi et que j'ai un gros tas d'affaires qui attend d'être apporté au travail.
Je me mets une note sur mon natel pour bien penser à les chercher ce soir et les rapporter le lendemain au travail.
Rentrée chez moi, et rappelée par mon natel de la recherche à effectuer, je fouille dans tout mon tas d'affaires.
Krékrékré.
Pas de feuilles.
C'était prévisible.
A force de trop vouloir ranger ses affaires, j'avais bien trié mes feuilles et les avaient rangées dans un classeur sur mon étagère... à mon bureau.
Voilà ce qui arrive lorsqu'on a des élans de "je vais être ordré", on ne retrouve plus ses affaires.
Comme quoi je parviendrai toujours à retrouver une aiguille enterrée sous une pile de bordel, par contre je ne pourrai pas la trouver si je la range dans son étui à aiguilles.
La morale de cette histoire: ne pas trop ranger, être un peu bordelique et tout ira pour le mieux.
cqfd.

Ce soir, dans le bus, un homme un peu puant, un peu bizarre entre et vient se mettre à moins de 30cm de mon corps. Je me déplace pour m'éloigner, les contacts physiques avec les inconnus et moi ça fait deux. Il me suit des yeux et me demande "l'arrêt suivant c'est bien le magasin d'alimentation?"
Moi: "oui...".
Lui: "mais il est encore ouvert?"
Moi: "ah, mais ça, je ne sais pas, ça dépend de l'heure qu'il est là. Il est ouvert jusqu'à 19h".
Et pour une fois, j'ai bien aimé ma réponse. C'est un rien qui m'emballe hein, mais j'suis sortie du cadre. Un petit peu. et mon cerveau ne s'est pas figé en mode "je parle avec un inconnu, je ne peux plus réfléchir". ^^

Vous l'avez vu vous le printemps qui débarque à tour de bras partout?
Au travail il y a un gigantesque amandier très vieux en espalier contre la facade du bâtiment. Immense. Entièrement blanc de fleurs immaculées. Impossible de ne pas se sentir tout petit à côté. Il est beau cet arbre. Tellement beau. Cette beauté si fragile et éphémère.

Aujourd'hui j'ai écrit mon premier email en grec à un collègue. Bon, j'ai utilisé un peu beaucoup google translator car je n'avais pas mon dico et règles de grammaire sous la main (d'ailleurs google translator est bof bof hein, quand il vous traduit (d'anglais vers grec, n'essayez même pas en français, ca ne vaut pas le coup) "tu peux prendre" par "nous pouvons prendre" tu te dis "euhhmmmm??????"). Mais je l'ai fait.
Et après j'ai re-écrit le même mail en anglais avec des additions (que je ne savais pas formuler en grec). Ca m'a pris un paquet de temps pour écrire une dizaine de lignes. Mais c'était chouette. Mon vocabulaire est maigre et à améliorer.

Zut, je viens de me rendre compte que je ne suis pas allée imprimer le patron que j'avais choisi pour me faire une nouvelle robe. Zut, zut, zut...




vendredi 23 janvier 2015

Contrat(s)

Mon (mes) contrat(s) de travail est (sont) toute une histoire...
Outre le fait que je n'avais plus de contrat depuis fin novembre alors que j'étais certaine qu'il continuait jusqu'à la fin de l'année, mon nouveau contrat est entré en vigueur au 1er janvier.
Au moins en théorie.
Oui, parce que je ne l'ai reçu, a signer, seulement aujourd'hui, soit 23 jours après le début de mon réengagement...
3 semaines que je travaille, sans avoir même signé mon contrat.
Cet après-midi, j'ouvre la grosse enveloppe aux sigles de mon entreprise, je commence à lire mon contrat, et que vois-je?
Une erreur flagrante.
Selon mon nouveau contrat de travail, je ne serai employée que pendant un mois, jusqu'à fin janvier 2015, soit dans 8 jours... Alors qu'en réalité je suis employée jusqu'en fin janvier 2016.
What the heck????
Je passe voir mon chef, il me dit d'appeler le service du personnel.
Service du personnel qui bien sûr ne répond plus aux appels téléphoniques dès 11h30 tous les vendredis, mais pourquoi???
J'écris un email, et je patiente, un peu agacée, avec mon contrat qui attend d'être signé, ou détruit et remplacé par un nouveau aux dates plus correctes.
Sachant qu'on arrive à la fin du mois et que les paies sont versées lundi prochain, je pressens déjà que je ne recevrai mon salaire que de manière rétrograde... un mois en retard...

Gnnnn...

Pourquoi???
Comment???
C'est n'importe quoiiiiii...


jeudi 8 janvier 2015

rideaux en dentelle

Il y a deux jours, j'ai changé de bureau.
Aux fenêtres du nouveau, pendent des rideaux en dentelle kitsch, héritage d'un précédent occupant.
Je n'ai pas encore décidé si j'allais les enlever ou pas, parce que malgré leur kitschité, ils donnent un petit côté rétro à l'ensemble, couplé avec le tout gros vieux radiateur sculpté, la peinture du plafond qui part en lamelles, le manque d'isolation et l'ancienneté du bâtiment.

Affaire à suivre... 

mercredi 17 septembre 2014

I love mud

Hier c'était la journée de la sortie annuelle de groupe là où je travaille. Une occasion pour mieux connaitre ma vingtaine de collègues que je ne vois que rarement. 
Chaque année on va à un endroit différent, et cette année on est allés...

au moulin-huilerie de Sévery qui est une des rares huileries traditionnelles du pays qui tourne toute l'année. Ils font différentes huiles et produits dérivés et nous avons pu assister à la fabrication d'huile de noix traditionnelle qui dans sa forme traditionnelle n'est pas pressée à froid mais torréfiée et donc chauffée avant que les noix ne soient pressées. C'est impressionnant la quantité d'huile qui coule de noix écrasées. Vraiment impressionnant. Et nous avons pu goûter du "nillon" qui est ce qui reste une fois l'huile pressée des noix (donc c'est le résidu "non-huileux" des noix). Puis nous avons procédé à une dégustation d'huiles et produits dérivés. miam, miam, miam. L'endroit est magnifique aussi. 

Ensuite, l'après-midi nous sommes allés à bivouac dans les arbres, non pas dormir dans leurs charmants petits bivouacs mais découvrir leur jardin d'une manière un peu particulière: pieds nus. Je me réjouissais vraiment de cette partie de la journée et je n'ai pas été déçue. Ce fut magique et génial. On visite autrement un jardin lorsqu'on n'a plus ses chaussures aux pieds. Et c'est un jardin magnifique (même si là c'était la toute fin de saison et beaucoup de fleurs étaient déjà fanées). Beaucoup à toucher et à sentir et des anecdotes très intéressantes à écouter. Ma partie préférée fut de pouvoir marcher dans la boue... de la boue jusqu'aux genoux presque. C'était trop cool. Cette sensation de boue entre les orteils, le long des jambes, et puis le fourmillement lorsqu'elle sèche ensuite sur tes pieds. :D Même que j'ai refait 3 fois le parcours boue pour en profiter le plus possible. J'ai particulièrement aimé là où elle était profonde et bien visqueuse. (d'ailleurs j'en ai encore entre les orteils. héhé).  

Une très chouette journée :)

(et pas de photos parce que j'ai omis de prendre mon appareil photo mit mir). 

mercredi 16 juillet 2014

Aide de terrain

Ces derniers jours, j'ai quitté ma région péri-urbaine et mes soucis de fin de mémoire - travail et co. Pour aider des amis dans leur travail (i.e. forer des arbres pour étudier l'activité des avalanches) dans un canton montagneux du pays.
Etre dehors toute la journée, à 1800m d'altitude, dans les forêts de conifères aux sous-bois pleines de myrtilles (en devenir) et landes à rhododendrons et herbes hautes... dans les paysages somptueux, tout là haut en dehors des sentiers battus avec de chouettes potes, ça fait du bieeeeennnn et ressemble à ceci:
Une des innombrables orchidées croisées dans les prés

Geranium qui ressortait entre les herbes humides


Des forêts d'épicéas et de mélèze entrecoupés de prairies pleines de fleurettes, de
landes à rhododendrons et des espèces de marécages en pente. 



Arbre impacté par une avalanche... z'allez me dire "mais, l'avalanche elle ne peut pas
atteindre la cime de l'arbre". Certes. Mais le poids de la neige qui dévale la pente et impacte
la base de l'arbre amène des vibrations qui se propagent le long du tronc et qui s'intensifient
en montant, jusqu'au point où la vibration est telle que la cime de l'arbre se casse, pour
qu'ensuite les branches latérales qui avant poussaient plus ou moins horizontalement prennent
la place de la cime et se mettent à pousser verticalement (en très résumé). 
Et un deuxième, splendide.

Non représenté: les chants des potes qui forent des arbres, les fous-rires, les pauses choco au milieu des herbes hautes, les positions épiques pour forer les arbres, les fourmis qui défendent leurs fourmillières en projetant de l'acide formique loin à la ronde, les glissades, l'état des feuilles de terrain post-pluie, l'odeur des chaussures qui restent mouillées jour après jour.
Ce fut très très chouette :)