samedi 28 février 2015

Devinette

Saurez-vous trouver...

Ce que je cuisais...



Et à quel arbre appartient cette écorce si belle?


mercredi 25 février 2015

άνοιξη

Le printemps en grec se prononce aniksi (oui, oi = i) (ne me demandez pas comment dire l'automne, c'est un mot terriblement impossible à retenir qui commence par un f suivi du son th (comme le mot "that" en anglais))
Je vous écris printemps en grec juste pour varier un peu. Un peu de plurilinguisme ca réveille.
La suite sera en français avec des bribes de latin et d'anglais.
Rien que ça. ^^
Le printemps le 25 février 2015 ici se manifeste par la première Primula acaulis (primevère; pas cultivée) qui fleurit, la première Anemone nemorosa à fleur (une seule) dans les bois, les sentiers qui sont boueux et la terre qui redevient molle, les Arum (peut-être) qui pointent le bout de leurs verts rameaux à travers la terre, le soleil radieux qui fait fondre la neige, le jour qui perdure par après 17h (non, parce que je ne sais pas vous, mais moi ça me fait un bien fouuuuuuuu qu'il fasse jour encore à 17h). Je ne vous parle même pas des Galanthus nivalis qui se sont fait recouvrir de neige ce week-end, ni des Eranthis hyemalis présents dans les jardins.
Je vous raconte très brièvement les aventures que j'ai vécu pour parvenir à voir la première Anemone en fleur et les restes de mon bonhomme de neige du dimanche (oui, parce que j'ai été en refaire un car il a re-neigé, dans un pré, avec une vue splendide sur les montagnes du sud), qui impliquaient une descente raide gelée jusqu'aux berges du ruisseau sans tomber dedans, de passer à guet le dit ruisseau en posant stratégiquement son pied sur la dernière pierre peu stable et remonter une longue et raide pente boueuse, avoir sa jambe qui disparait jusqu'au dessus du genou dans une congère, revenir avec une trace de boue sur le haut de la cuisse (qui a dit que me me tartinait de boue? (chut, et j'ai pensé à me faire une peinture de guerrier en boue sur le visage, mais je n'ai pas osé)), observer d'immenses traces de pas de chien dans la neige, tellement grands qu'ils ne ne pouvaient appartenir qu'à Cerbère (le gardien de l'enfer) et constater qu'aucun pas récent d'humain ne suivaient les traces du chien géant; scruter l'horizon à la recherche d'une ombre tapie, jusqu'à constater que les dits humains avaient du marcher non pas sur la congère (comme le chien géant et moi-même) mais sur le bord du champ qui n'était plus enneigé (d'où l'absence de traces), remarcher dans mes traces de pas de dimanche (oui ce sont bien les miennes car il y avait seulement une trace sur la gauche de ce chemin de campagne (donc large de 2m au moins) et moi j'avais marché bien à droite dans la neige fraiche), refaire le même détour pour aller observer l'eau suintante dans un champ qui fait fondre plus rapidement la neige et constater que là par contre quelqu'un d'autre est venu voir ce qu'il se passait également, rester en stupeur devant l'état de destruction de la fôret post-forestiers, et avoir la furtive pensée de voler leur petit panneau "attention coupe de bois", humer l'odeur de feuillus fraichement coupés, etc. etc.
L'hiver n'est pas encore fini, le groundhog avait annoncé encore 6 semaines d'hiver après avoir vu son ombre (ou pas vu son ombre?, je ne sais jamais) en février (ou quand est-ce Groundhog day?), mais on s'en approche.
Anyways, je vous laisse, en coup de vent, comme cette journée printanière précoce.

p.s. pour ceux qui se demandent ski se passe avec mon coeur, j'suis allée retirer les électrodes hier aprem; et à présent j'attends que le cardiologue analyse 24h de battements sur 5 électrodes (ski nous fait avec une moyenne de 80 battements par minute (oui, mon coeur bat un peu vite et fort, mais pas pour vous ^^) 115'200 battements par électrode) (et par année on a donc une moyenne de 42'048'000 battements, au cas où demain vous croisiez un illustre inconnu dans la rue et qu'il vous demande combien de fois bat votre coeur sur une année, maintenant vous savez). 

lundi 23 février 2015

Kamikaze?

Depuis cet aprem, je me balade avec un petit boitier noir relié à 5 cables qui viennent se coller un peu partout sur mon torse.
On dirait que je me suis auto-piégée pour partir faire exploser des infidèles (et moi avec)...
Mais rassurez-vous, je n'ai aucune intention de me suicider et tuer qui que ce soit.
Je sors de chez le cardiologue, et porte un appareil qui mesure mon rythme cardiaque pendant 24h... pour voir si les troubles cardiaques que j'expérience depuis cet été sont liés à un problème de coeur ou si c'est plutôt lié au stress et à ma météo interne.
Toujours est-il que depuis 12 jours cela va nettement mieux. Les 2 semaines priori à ces 12 jours mon coeur faisait n'importe quoi et j'étais épuisée. Le soir lorsque je me couchais j'étais vidée. Profondément... Et je n'avais plus de souffle dès que je faisais un effort physique. Ce qui a fait que je suis allée consulter un médecin. Alors bon, je ne sais pas si ce test donnera quelque chose vu qu'il ne capturera pas un des pics de dérangements. Mais au moins cela permettra de voir si mon coeur bat correctement ou s'il faut s'inquiéter.
Affaire à suivre...

mercredi 18 février 2015

L'autre jour, chez ma mère, je suis allée sortir la caisse noire allongée qui est entreposée derrière un meuble.
Je l'ai posée solennellement sur le lit et j'ai défait les deux boucles et ouvert le couvercle.
Il était toujours là.
Posé sur un écrin bleu foncé, un chiffon jaune canari couvrant son corps.
Toujours la même odeur.
De résine enfermée et de bois, presque imperceptible.
Je l'ai effleuré du bout des doigts, le coeur remplit d'émotions.
Frôlant les cordes.
Attentive aux dissonances du temps.
Il était toujours là, toujours entier, mais négligé depuis deux ans.
J'ai eu l'impression que la laque s'écaillait par endroits.
Une corde avait changé de couleur et était détendue.
Un son profond.
Beaucoup trop bas.
Il y avait des dépôts blancs inconnus à des endroits.
Mon coeur s'est serré.
D'émotion.
De souvenirs.
D'amour aussi.
Et de regrets de l'avoir laissé seul pendant deux ans.
Je tenais entre mes mains une partie de mon âme; de mon coeur.
J'ai du resserrer une pièce.
Le caoutchouc du repose-épaule avait durci et partait en lambeaux.
Le raccorder fut ardu parce que j'avais un peu perdu l'oreille.
Parce que je n'avais pas de point de comparaison.
Parce que cela faisait deux ans que je ne l'avais plus effleuré.
Et puis je me suis mise à jouer.
C'était difficile.
L'archet sautait.
Je ne savais plus le tenir correctement.
Bien doser la pression pour balayer les cordes.
J'ai joué des fausses notes.
De faux tons.
Et la corde du bas qui se détendait toute seule.
Je plaçais mes doigts de la mauvaise manière.
Le plat au lieu de la pointe.
Mais j'ai joué.
Longtemps.
Le temps a passé si vite.
J'avais oublié beaucoup.
J'étais rouillée.
Il était rouillé.
Et nous étions froids.
On s'était oubliés, l'un et l'autre.
Je ne le connaissais plus et lui non plus.
Mais c'est un peu comme le vélo, ça ne s'oublie pas complètement.
Le bout de mes doigts a viré au violet.
Ils étaient devenus trop douillets.
Et j'ai continué.
Les choses se sont améliorées lorsque j'ai recommencé à jouer un certain type de musique, plus dansant.
Mon archet a recommencé a glisser au lieu de sauter.
Les mouvements se sont faits plus amples.
Les sons plus clairs.
Et puis tout s'est arrêté brusquement.
Parce que c'était l'heure de partir.
Je l'ai déposé dans sa boite.
Fait sonner une dernière fois ses cordes avant de le border de son chiffon jaune canari.
Je me suis promise de revenir bientôt.
Continuer.
Faire résonner mes tripes.
Retrouver cette parcelle de moi-même qui y était enfermée.
J'ai fermé les boucles.
Reposé derrière le meuble ce petit morceau de mon coeur.
Mon violon.



dimanche 15 février 2015

confettis

En terres catholiques, la période du carnaval a commencé. Déguisements, parades, beuveries, masques et confettis.

Ce matin, j'ai même retrouvé l'herbe devant chez moi parsemé de confettis... de jambon... ah, mes chers voisins qui sont complètement dans l'esprit festif du moment...



vendredi 13 février 2015

mardi 10 février 2015

News du dehors du devant

Au cas où vous vous demandiez ce qui lui était advenu, 14 jours après il est toujours debout.
Un peu fondu, un peu biscornu mais toujours là. 
C'est fou comme son expression faciale change! 
(z'avez vu ce soleil radieux que nous avions hier aprem?)


lundi 9 février 2015

ça mousse

Les lundis soirs de 17h30 à 22h, sont mon créneau horaire pour la lessive. Seul tiers de jour de toute la semaine où j'ai officiellement le droit de laver tout ce que je souhaite laver.
Aujourd'hui, (il était 18h15) je réalise que c'est le moment où je peux laver mon linge sale (au propre et au figuré) et je prépare mes affaires, je sors ma panière, les produits, la carte à sous (les machines sont payantes ici) et je descends dans les catacombes du château.
Aujourd'hui cela sentait déjà la lessive dans les corridors (signe en général que qqun est en train de laver son linge sale).
Ca n'a pas manqué.
J'arrive dans la buanderie et l'unique machine (il n'y en a que une alors qu'il y a au moins 18 apparts et la place pour en mettre au moins 2 de plus) (6 jours * 3 créneaux) est occupée. Quelqu'un lave son linge sale à 95°C.
What the fuck?
Sérieusement?
En soi, ça me dérange pas si l'on empiète sur mon créneau pour autant qu'on me le dise (verbalement, par petit mot interposé, par pigeon voyageur, peu importe).
Mais là, qu'il n'y ait aucun mot, sauf du linge sale qui tourne pour encore 42 minutes à 95°C (qui lave son linge à 95°C de nos jours encore hein?) + une corbeille pleine de linge posée à côté ça a le don extrême de me saouler au plus haut point.
Bon.
Je vérifie qu'on est bien lundi et qu'il est bien passé 17h30 et je remonte toutes mes affaires, je trouve un morceau de papier sur lequel écrire, un stylo et j'écris un mot doux à l'intention du squatteur de machine en restant polie mais en insistant sur le fait que bon sang, c'est tout de même mon moment de gloire lessive et que ça serait gentil de venir sonner chez moi pour me prévenir quand ils auraient fini bon sang de bordel de poudre de lessive, et je vais le coller sur la machine qui souffle à 95°C.
J'irai faire le point vers 19h15, si personne n'est venu sonner chez moi entre temps.
Si personne n'est venu récolter sa lessive à temps, je devrai prendre la decision d'attendre ou de sortir moi-même le linge propre de la personne (chose qui en général agace fortement les gens, mais bon, en même temps y ont qu'à respecter la grille horaire)...
J'vous tiendrai au courant.
Au cas où ma vie passionnante du lundi soir vous intéresserait.

Edit: pour connaitre la fin de cette histoire passionnante: personne n'est venu sonner (outre 2 jeunes filles qui vendaient du gâteau avec une fraise hivernale bien rouge dessus), et j'ai pu sortir l'oreiller et la couverture d'un des voisins qui avait donc fini de tourner dans la machine... que j'ai posé sur la seule surface qui n'est pas du sol: la table sale de la buanderie. Ma fois, on assume. 
J'ai du nettoyer pendant 3 minutes tout le bac à poudre car ils avaient mis la poudre au mauvais endroit et elle n'était pas partie, s'étant toute agglutinée partout... 
J'leur ai re-écrit un mot pour exprimer mes pensées que j'ai scotché sur leurs affaires. J'ai pas eu de retour depuis et ne suis pas descendue à la buanderie voir s'ils avaient récupéré leurs affaires ou s'ils m'avaient répondu à mon mot...

samedi 7 février 2015

du nord et des luges

Aujourd'hui, je suis allée tout de l'autre côté de mon pays, tout au nord, de l'autre côté des bosses montagneuses (appelons les montagnes) du nord, visiter une amie.
Il y a eu du soleil (alors qu'une bonne partie du reste du pays était enfoui sous une grise grisaille).
J'ai même fait une sieste sur un tapis sous les rayons chauds du soleil.
Et pu essayer de jouer des notes sur un violoncelle. C'était beau, ce son bas et profond; le bois qui vibre entre mes bras, contre mon corps. Il en faut de la force dans le poignet pour pincer les cordes. C'est autre chose qu'un petit violon...
Merveille que sont les instruments de musique.
J'ai pris au total 8 transports différents pour aller et revenir; 5h de trajet.
Je suis passée dans une ville nommée Grenchen (qui a d'ailleurs 2 gares, mais peu importe). L'annonce dans le train était en 2 langues (bilinguisme oblige).
En français, ça a donné "Grrrenrren".
En allemand: "Grenchen".
Etrangement, l'annonce en français était bien raclée du fond de la gorge glaires qui remontent à cracher, alors que l'alémanique était fluide et douce comme la langue de nos voisins teutons.
Je n'ai pas compris le pourquoi du comment, mais j'ai bien ri.
Au retour, je suis passée par la capitale helvète, point tournant de la région.
Beaucoup de personnes revenaient de la montagne: des skieurs, snowboarders, marcheurs, raquetteurs. Mais également une forte proportion de lugeurs.
Pas de bobs, non.
Des luges en bois.
Ces belles luges comme celles que ma grand-mère avait dans son grenier. Celles qui ne servent à rien dans la poudreuse, mais qui sont merveilleuse sur une route enneigée ou une piste avec de la neige bien tassée.
J'dois dire que c'est une particularité supplémentaire de cette partie de mon pays; les lugeurs à luge en bois. On n'en voit pas autant plus à l'ouest. Par manque de neige, de pistes, d'envie? Par adoption des bobs en plastique plus poly-tout-ce-qu'-on veut-ant? Parce que les gens ne prennent pas le train avec? Peut-être est-ce également parce que la capitale offre une piste de luge quasiment in the city elle-même...
Bref. C'était beau à voir toutes ces luges en bois en balade.

Mes réflexions sont passionnantes...

Bon dimanche!

vendredi 6 février 2015

Autant en emporte le vent - Les évasions de Cara et Laf

Cela fait plusieurs jours que je me demande bien comment je vais vous illustrer cette évasion... Je n'ai pas eu mon appareil photo sur moi, les jours de vents, et je n'avais pas vraiment l'énergie de ressortir le soir, après le boulot, dans le froid et la nuit pour chasser le vent.

Alors, au lieu de l'illustrer par une "simple" photo, je vais vous illustrer le thème par des mots, et vous pourrez vous, l'imaginer dans votre tête. Au final ça revient presque à la même chose, non?

J'ai deux sujets à vous présenter.

Le tout premier, je l'ai déjà décrit ici. Les flocons d'ombre qui dansent sous les lampadaires, portés par une brise légère.

Le deuxième, hier.
Jour de bise.
Froide.
Nordique.
Ambiance polaire.
Il a floconné une bonne partie de la journée.
Le matin, j'ai marché le long d'une grande avenue.
La neige, légère, au sol, était soufflée par le vent polaire.
Soufflée à quelques centimètres du sol pour former un petit nuage tourbillonnant autour de mes chevilles.
Plus loin, le vent souffle la neige accumulée sur un toit.
Trainée de blanc étincelant dans le ciel.
On dirait du sucre glace qu'on souffle sur le dessus d'un gâteau.
Dans la forêt, les arbres s'entrechoquent entre eux.
Grand craquements gelés dans l'air froid.
La neige se retrouve soufflée aux endroits découverts et accumulée là où elle ne peut plus avancer.
De grandes congères épaisses.
Des dunes de neige, en fait.
Un desert blanc et frais.
Autant de flocons que le vent emporte dans sa course folle vers le sud; là où il fait plus chaud.

Edit: finalement j'ai réussi à faire des photos du vent. Même si ce ne sont pas les meilleures photos que j'ai pris de ma vie. En voici donc deux, alors que le vent retombait déjà, après avoir fortement soufflé plusieurs jours durant. 
En voici une d'un lac; on y voit l'eau onduler sous la bise qui vient du nord-est. Les roseaux ont les pieds gelés. 
La deuxième est aussi liée au vent du nord, à l'obstacle et aux vagues... de jolies stalactites bien éphémères.