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mardi 21 juillet 2015

En attendant le soleil

Les tzitzikis m'ont réveillé ce matin, avant l'aube.
Commençant à chanter toutes en même temps.
Des vagues entières de cigales, un bruit qui roule, repart, revient, s'intensifie.
Je suis sortie m'asseoir sur la plage.
Il n'y avait personne d'autre que nous.
Le sable était froid sous mes orteils.
La mer était belle, encore une fois.
J'ai attendu, attendu, attendu.
C'était beaucoup trop tôt.
J'ai frissonné dans mon pyjama.
Un pêcheur est parti au large dans sa petite barque, se découpant sur le relief vallonné d'ombres chinoises.
Et puis les premiers rayons ont frôlé l'île au large.
Les sommets des montagnes se sont illuminés.
Tout d'abord une grosse tache orange sur le flanc, qui s'est étiré et a englobé toute la montagne.
Le cap s'est embrasé aussi, et enfin, la plage s'est illuminée.
La lumière était d'argent.
Le soleil déjà chaud.
Ce que c'est merveilleusement beau un lever de soleil. 

samedi 18 juillet 2015

sweet dreams

Nouvelle fourre d'oreiller, made by me. 
Chaque nuit je rêve de cet endroit. 


mardi 19 mai 2015

Condensé d'un périple intense et magnifique

Jour 1: premier essai
on est restés en Suisse pour cause d'aéroport en flammes. On a tous eu droit à un aller-retour entre l'aéroport et chez nous, et j'ai passé une grande partie de la journée au téléphone avec diverses personnes.
J'vous mets pas de photos car je n'en ai aucune de ce jour là.

Jour 2: let's try again!
Deuxième tentative fructueuse cette fois-ci. Un vol direct pour l'île. On s'est retrouvés dans le même avion qu'un groupe de chercheurs en camp, venant de mon ancienne Université. Intéressante coincidence. On les a recroisés d'ailleurs sur le flanc d'un volcan sur une mini île au milieu de nul part. krékré.
On a fini par tous arriver à destination, et au final ceux qui venaient du plus loin (Chine) ont eu moins de problèmes que ceux qui venaient du plus proche (une autre île de la Méditerranée, avec un joli et très long détour par l'Allemagne... oui, tout est possible).
Premier repas: une foison de pizze; une première pour notre collègue chinois.
Premières visites, premières impressions, premier goût de ce que sera la semaine.
Arrivée dans notre premier gite rural, premier repas succulent dans un mini village où a grandi un de nos accompagnateurs.
Première observation des étoiles si belles dans le ciel noir. D'ailleurs ce fut l'endroit d'où on a pu les voir au mieux.
Nuit emplie de mille-pattes qui faisaient "cri-cri" contre les murs du gite.

Petites étoiles qui elles n'étaient pas dans le ciel

Jour 3: visite du cousin de mon arbre.
Nuit suffocante et mouvementée, avec réveil très matinal du à 2 étudiantes qui se sont levées plus de 1h avant l'heure du petit déj (ne me demandez pas pourquoi, après 30 min elles avaient déjà fini de se préparer... ouais...).
Longue marche dans la nature et rencontre avec les graminées locales (fuck you all). Découverte que la notion de sandwich sicilien ne correspond pas à la notion helvète: sandwich = pain + 1 morceau de fromage ou de jambon entre les tranches, et basta, rien de plus (burk).
Visite de l'arbre rare et de ses moultes tiques.
Gouttes de pluie et longue route pour aller dans un autre coin de l'île.
Découverte que notre chauffeur est très particulier et pas du tout sympathique et que son bus a de graves problèmes techniques (heureusement tout s'est relativement bien passé malgré tout).
Re observation des étoiles, qui cette fois-ci se voient un tantinet moins alors qu'on est encore plus au milieu de nul part.

L'Etna domine le paysage

Jour 4: des arbres des arbres et encore des arbres
Nuit paisible, j'ai eu une chambre pour moi toute seule (ce qui aussi m'a permis de ne pas réveiller mes collègues en me mouchant tout le temps - rhume des foins quand tu nous tiens...).
Visite matinale en petit comité d'un gigantesque chêne caché au bord d'un ruisseau.
L'air était frais, la lumière belle, c'était chouette.
Visite d'une forêt bien particulière et puis montée le long d'une montagne très très riche en plantes endémiques pour voir un sapin bien particulier (et oui j'ai résisté à en couper un exemplaire pour en faire un sapin de Noël... mais l'idée m'a traversé l'esprit). Beaucoup de plantes et des paysages magnifiques aujourd'hui. Une queue de lézard qui se tortille toute seule sur le sol.
Et puis à nouveau un relativement long trajet en bus, d'autant plus long que l'autoroute s'est effondrée à cause de mouvements de terrain... trajet qui passe toujours très vite parce que la compagnie est chouette et que les discussions sont intéressantes.
Arrivée dans une sympathique petite ville très jolie... on écoute un prêche dans la belle église locale, premiers gelati pour une grosse partie du groupe, visite des lavoirs superbes, photo de groupe et pieds dans la mer et dans le sable tiede sous les centaines d'hirondelles qui voltigent. On a presque vu le coucher du soleil. Presque.

Lumière du soir

Jour 5: de l'aube jusqu'à bien après le crépuscule
Réveil très matinal à 3h du matin (ou je ne sais plus quelle heure mais c'était très très tôt)... enfin, départ plus d'une heure après, mais les 2 miss avec qui je dormais ont mis leur réveil bien en avance pour se préparer pour finir par se réveiller seulement 20 min avant l'heure du départ alors que moi j'étais bien réveillée depuis des lustres et je faisais un bruit immense pour retrouver ma brosse à cheveux enfouie dans ma valise posée dans un endroit exigu. krékrékré. Traversée de la ville endormie avec toutes nos valises à roulettes comme un troupeau de boites de conserves retentissantes.
On a vu le lever du soleil magnifique. On a pris le bateau pour les îles éoliennes. 2h de ferry sur une mer paisible et presque personne à bord. On a pu se poser et travailler un tantinet et fermer les yeux quelques instants.
Arrivée à Lipari... on a pris possession de nos chambres dans une auberge superbe.
A nouveau le hasard a fait que je puisse avoir ma propre chambre. Je déguste, c'est un luxe.
Départ rapide pour une marche sur Lipari... alors que le programme initial aurait été après-midi libre. Kerf.
Mais c'était superbe. Paysages intéressants, chaleur étouffante, marche interminable dans des paysages très beaux,  fatigue physique persistante, mais la compagnie est chouette et la vie est belle.
Et malgré la fatigue, on a continué à rire jusque tard dans la nuit.
J'ai enfin dormi une nuit entière, d'une seule traite sans me réveiller et ai appris le lendemain que mes collègues étaient eux restés debout jusqu'à 2h du matin avec une relative gueule de bois pour certains.

De bien drôles créatures dans les figuiers de barbarie (non indigènes)
Jour 6: de mer et de monts

Départ pas trop matinal (et donc savouré et apprécié) pour Stromboli (lisez 1h30 de mini bateau). J'appréhendais énormément cette partie du voyage parce qu'en tant que bon helvète du milieu des montagnes mon pied marin est inexistant. Mais cela s'est mieux passé qu'anticipé. Certes je n'irai pas lire un livre sur le bateau, mais j'ai pu discuter de manière relativement aisée avec mes collègues sans avoir trop envie de vomir. Le retour fut encore mieux. Je peux même dire que je l'ai savouré. Ha! C'est une habitude à prendre dira-t-on.
On est montés sur le stromboli... magnifique. J'vous mets 2 photos pour vous montrer l'ampleur du phénomène.
Au retour on a croisé le groupe de chercheurs qui venaient de mon ancienne université... ainsi qu'un couple qui a leur odeur devaient avoir été le jour d'avant à Vulcano... krékré.
Petite pensée pour mon papa qui est lui allé dormir au sommet du Stromboli lorsqu'il était jeune!
Grandeur

Gigantesque
Jour 7: on remet ça.
Encore un volcan; Vulcano cette fois. Un départ matinal finalement retardé parce que le ferry est annulé (arf)... Ce qui au final nous a permis de manger encore une fois une granita (trop booon, miam, miam, miam) et visiter la splendide vieille ville de Lipari.
On est accueilli à Vulcano par son odeur particulière d'oeuf pourri sous un soleil de plomb de milieu de journée et très peu d'air frais. Autant vous dire que les 800m de montées furent plus qu'ardus. L'idée était de pic-niquer en haut (parmi les odeurs de soufre), au vent frais... J'y suis restée 3 minutes et suis redescendue directement. Il y faisait trop chaud, trop d'odeurs, trop de tout avec mes voies respiratoires déjà irritées par la poussière ambiante, le pollen et les particules dans l'air, et j'ai bien fait.
Autant la montée au Stromboli le jour d'avant devait être plus longue en effort et en km, autant elle m'a semblé tellement plaisante comparé à la montée sur le Vulcano.
Ensuite on est revenus sur le continent... avec la surprise de découvrir l'Etna en éruption et de profiter ce soir encore de pouvoir l'observer et le ressentir avec tous nos sens alors qu'on se trouvait à son pied (aka mon post de l'autre jour).

Cette photo illustre ma souffrance. De la poussière à ne plus en finir sous un soleil de plomb.
Jour 8: pourquoi changer? encore un volcan, on ne s'en lasse pas!
Pour notre dernier jour complet sur l'île on est montés sur l'Etna en faisant au moins 15 haltes pour observer diverses plantes rares ou diverses choses intéressantes... et avons aussi visité un gigantesque châtaignier (qui probablement est un amalgame de plusieurs gros et vieux châtaigniers, mais chut, ne gâchons pas la légende).
Et puis on est allés voir de plus près également la langue de lave qui se déversait dans la Vallée des boeufs... ce qui a impliqué grimper un coteau boisé sous un vent violent et de la poussière partout (soulevée par les pieds des gens devant ou derrière mais aussi lié au volcan). Ce fut ardu pour mes bronches et mon corps fatigué par le manque de sommeil des derniers jours.
La vue fut moins spectaculaire qu'anticipée... et finalement j'ai trouvé une vue beaucoup plus belle à 15m du bus alors que je m'isolais pour faire une pause pipi. (krékrékré).
Ce soir là on s'est retrouvés dispersés à travers Catania et sa chaleur étouffante et avons partagé notre dernier repas ensemble. La soirée est un peu floue dans ma tête parce que j'étais tellement fatiguée (parce que j'avais quand même observé les éruptions jusqu'à 1h30 du matin le jour même)... je sais seulement que je me suis couchée autour de minuit et que le réveil était programmé à 3h pour retourner à l'aéroport prendre notre avion... certains visiblement ont fait nuit blanche et se sont ramassés des légères cuites (génial pour le voyage en avion, je ne recommande pas!).

Langue de lave fumante et mon point de vue pour faire pipi...
Jour 9: aurevoir les amis
Alors voilà, on s'est retrouvé avant le lever du soleil à l'aéroport, avec une longue file d'attente alors que notre avion était retardé de presque 2h.
Nous avons dit aurevoir aux membres de notre groupe qui prenaient un autre vol que le notre ou qui restaient sur place, et notre grande congrégation helvètique s'est envolée cette fois-ci pour Rome... où nous avons du courir à travers l'aéroport pour rejoindre notre vol pour la Suisse. J'ai vu le terminal réduit en miettes par l'incendie de la semaine précédente... et puis j'ai dormi pendant une grosse partie du voyage, si bien qu'en arrivant en Suisse j'étais persuadée qu'on était toujours en Italie.

Et voilà, le voyage magnifique et intense est terminé et j'ai fini mon résumé.
Vous lirez ici seulement la partie racontable du récit.
Il y a tout le reste que je ne parviens pas à mettre en mots.
Ou qui est trop secret pour être exposé aux yeux de tous.

Joyeux été à vous tous!



Dans le feu de l'action

L'autre jour je vous ai laissé sur une photo de volcan en éruption.
Aujourd'hui j'y reviens pour vous montrer que le lendemain on s'en est approché encore plus...
Ces trainées noires de la ciel sont des retombées de cendres. Oui, oui. on était autant proche que ça (j'dois dire que ce fut le seul instant où j'ai vaguement douté de notre sécurité relative, d'autant plus que le vent nous soufflait l'air terriblement chaud du volcan dans la nuque). On n'est pas restés là longtemps. On a également fait une bataille de boules de neige (impossible d'y resister) et j'ai découvert les batailles de pives. C'est génial, pourquoi je n'ai pas connu ça plus tôt?
Mais avec ce post, je vous montre le dernier jour de notre expédition, il manque tous les jours précédents. Alors je vais encore vous concocter un petit message avec un micro résumé de chaque jour et une photo par jour.

Etudiants et collègues dans la tourmente

samedi 16 mai 2015

Intensité

J'vous ai jamais écrit la suite de l'histoire commencée dans mon post précédent parce que tout s'est enchainé et que je n'ai pas eu le temps de me consacrer à rédiger un post.
Je suis rentrée de voyage et vais passer les 12 prochaines heures à dormir et digérer ce voyage intense.
Il n'y a pas d'autre mot je crois, intense résume l'intégralité du voyage.
L'intensité.
Mais vous savez quoi?
Ce voyage je l'ai vécu pleinement, depuis la première seconde jusqu'à l'instant où j'ai posé le pied dans mon appartement ce matin.
Et je ne regrette pas que cela soit déjà fini; que le temps soit passé si rapidement. Non.
Je suis heureuse d'avoir vécu cette expérience dans son intégralité et d'en avoir profité pleinement.
En attendant d'avoir digéré et de pouvoir mettre en mots mes expériences et sensations, je vous laisse sur cette photo: l'Etna en éruption (qui a bien failli nous coincer sur l'île au retour).
Pour ajouter un peu à la grandeur du phénomène, quelques heures après que cette photo ait été prise, j'ai vu tour à tour deux étoiles filantes sur fond de volcan, senti la chaleur de ses entrailles, respiré ses poussières et entendu ses vrombissements.

lundi 3 février 2014

Question de taille

Par chez nous, les fougères sont de petites plantes en général (quoi que la fougère aigle peut atteindre plus de 2m de hauteur dans certains cas)... cependant, sous les tropiques, on retrouve par endroit des fougères arborescentes. Sisi. Des arbres fougères. Parait qu'à l'époque des dinos elles étaient légion, avec les prêles et les lycopodes géantes (imaginez un prêle de la taille d'un épicéa et vous y êtes... eh oui...) (d'ailleurs faut remercier les lycopodes pour une bonne partie de nos dépôts de charbon). Même qu'elles étaient là bien avant les conifères et les plantes à fleurs, même si ces deux dernières les ont ensuite vaincues et sont devenues bien plus répandues que les fougères. 
Toujours est-il que j'ai eu l'honneur d'en voir de vraies, dans la nature. Sur l'île du sud. 
Allez savoir comment j'ai fait pour les rater la première fois que j'étais venue.  



fronde se dépliant

fougère dans toute sa splendeur (Merci Mme l'échelle)
 pour la comparaison de taille

Une allée de fougères arborescentes
(oui, elles ont été plantées...)

et même une forêt! :D

En parlant de fougères, et de plantes en général, je suis allée au ciné ce soir avec ma moman et son prince, et nous avons vu Minuscule, la vallée des fourmis perdues. Je vous le conseille grandement. C'était très drôle et les paysages sont époustouflants. Un bon film pour petits et pas si petits. Puis ils font des gros plans sur les plantes, alors on peut même les reconnaitre (y'a des orties au début même!). Ca a été tourné pas très loin de nos vertes prairies, en Gaule voisine, dans le Parc National du Mercantour & le Parc National des Ecrins.  J'ai aimé! 

lundi 30 décembre 2013

Bejisa

Sous peu, je ferai probablement connaissance avec Monsieur Bejisa Cyclone. Celui-ci devrait nous frôler de près ou de loin. Espérons qu'il garde bien ses distances et qu'il dévie prestement vers ouest, tout en perdant de sa suprême et en restant à distance de tout île habitée.