mardi 24 juin 2014

Cris dans le noir

Hier soir, 22h et des poussières, des hurlements dans le quartier, pas très loin, pas très proche. Elle crie... de douleur. Il hurle derrière avec des bruits de métal frappé violemment. Très vite cela s'estompe et s'arrête, mais me laisse un sentiment étrange dans le ventre. J'ai tendance à exagérer les situations et de penser au pire tout de suite, mais ces cris là, c'étaient de vrais cris de douleur. 
Une quinzaine de minutes plus tard j'entends des pleurs derrière mes stores entre-baillés, des bruits de pas foulant l'herbe humide du jardin privé. Je m'approche de ma fenêtre, regarde dehors, mais elle est déjà passée et partie. Quelques secondes s'écoulent et il débarque. En maugréant, crachant et jurant. "Connasse, tu es passée où" et "rien à foutre du concierge" et "tant pis, j'dois me lever à 6h moi" sont les paroles que j'entends alors qu'il passe à moins de 2 mètres d'où je me tiens. 
Il revient sur ses pas et s'en va. 
Tout redevient calme. 
Je ne sais pas si les deux événements sont liés. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Mais c'était étrange. J'espère que tout va bien, pour elle, pour lui aussi. C'est moche de taper sur son conjoint. C'est moche qu'elle ait senti nécessaire de s'enfuir et de se cacher à quelque part dans les jardins privés d'autrui pour être en sécurité. C'est moche qu'il la pourchasse. C'est moche d'en arriver là. 
Et c'est ce genre de situation où tu ne sais pas si tu dois faire quelque chose ou non, parce que tout va trop vite pour être bien sûr qu'il y a lieu d'agir. 

1 commentaire:

  1. Oh, comme je n'aime pas ce genre de situation... A Maurice, on entendait des fois un voisin hurler sur son fils je crois (un fils déjà grand...), je n'aimais pas du tout entendre ça.

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