jeudi 16 avril 2015

Serénade

Le matou du quartier est de retour, chantant de sa plus belle voix (tu parles) au pied du balcon (table) où est perchée (réfugiée) une belle donzelle (minette).
Il maitrise parfaitement le vibrato... on dirait presque un archet de violon tenu par un élève pour la première fois.
C'est une merveille.

Sinon, z'avez déjà senti le monde lorsqu'il pleut? Comme certaines odeurs ressortent? (autant l'odeur du compost, des bactéries du sol, de la terre, des arbres en fleur, des feuilles mouillées, de mes dessous de bras, de l'herbe, du trafic, de l'air, de l'écorce, etc. etc.
Parfois je me dis que ça serait intéressant de reconnaitre un endroit, ou un parcours en prenant des repères olfactifs au lieu d'avoir cette omniprésence de repères visuels. Mais bon, certaines sources d'odeur bougent ou disparaissent bien plus vite qu'un bâtiment, un arbre ou une montagne.

Hier j'ai fini un livre que je n'ai pas apprécié. Je n'ai pas aimé la façon d'écrire de l'auteur, la manière qu'elle avait de présenter les personnages, je ressentais comme une frustration vide derrière les mots, comme s'il manquait de la profondeur au livre. C'était peut-être voulu... et le sujet était bizarre et il ne se passait pas grand chose (selon moi) dans le livre et puis ça a terminé en queue de poisson, en suspens, et je n'aime paaaaassss les livres qui se terminent sans que soit posée clairement la fin de l'histoire. Moi j'aimerais savoir moi ce qu'il se passe dans le futur du dernier mot, et pas seulement l'imaginer dans ma tête!
M'enfin.


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