lundi 27 juillet 2015

Lorsque ta barbe devint rousse


Je fais face à l'ouest, au bord d'un précipice.
Je suis assise contre la roche.
Et tu es appuyé contre moi.
Le poids d'un corps contre un autre.
Il fait doux.
Les cailloux rendent la chaleur emmagasinée durant la journée.
Cela sent le cyprès, la rocaille, le bois sec et toi.
Les cigales crissent au loin.
Dans la vallée les villages sont dans l'ombre.
J'entends des cloches de moutons et les aboiements d'un chien au loin, résonnant contre les rochers, mon rire et tes paroles.
Le soleil est un globe orange gigantesque, frôlant les collines à l'horizon.
Il n'y a personne d'autre que nous là-haut.
Le soleil s'est couché et a embrasé le monde et tout est devenu roux.
Nos cheveux.
Ta barbe noire.
Les arbres.
Le ciel
et la terre.
La nuit tombe.
Une chouette hulule.
Mon nez est enfoui dans ta tignasse et tes bras m'enveloppent.
La lune répand ses rayons sur le monde et les arbres veillent, en silence.







4 commentaires:

  1. Quel bel instant si joliment décrit, écrit, vécu ... Je t'envie ! ;)
    La première photo est magnifique, magique...

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    1. Merci Virevolte pour ton commentaire :)
      C'était très beau. :)

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