lundi 26 août 2019

La vie trépidante de mes voisins, chapitre 6: grands feux sur le balcon

Dans la série vis ma vie de voisine en été, il y a celui qui t'enfume avec son grill (parait qu'il n'y a qu'un l, mais bon, t'en enlèves un et la viande elle tombe dans le feu) au charbon, de préférence en grillant des sardines pour qu'en plus d'avoir l'odeur de charbon qui parfume tes draps de lit parce que tu étais au travail toute la journée et que tu as laissé la fenêtre innocemment ouverte, tu aies l'impression de dormir au bord de la mer, voire carrément dans la mer.
Soit dit en passant, les grills au charbon sont supposément interdits par le réglement de l'immeuble. Je dis ça, je dis rien.

Mais ceci n'est pas le sujet de mon post.

Je voulais vous parler de mon cher voisin, qui habite d'ailleurs le même appartement que moi (hihi, coucouuuuu!!!), qui allume des spots UV vous savez, comme ceux de la disco qui vous donne des dents plus blanches que blanches, mais sans être clignotants). Avec son drap blanc pendu sur une corde à travers tout le balcon, on pourrait croire à une scène de crime avec linceul pour cacher le cadavre et crépitement d'appareil photo pour capturer les preuves.
Sauf que dans notre cas précis il n'y a ni cadavre ni criminel.
Tout cet équipement sert à attirer et photographier les papillons de nuit qui viennent se poser contre le drap blanc.
Vivant en milieu urbain avec relativement peu de verdure alentours et beaucoup de pollution lumineuse il n'y a pas tant que ça de papillons de nuit. Mais il y'en a quand même un certain nombre... On est toujours étonné de trouver autant de diversité dans un milieu si sterile et dénudé.


mardi 20 août 2019

La vie trépidante de mes voisins, chapitre 5: l'ascenseur thermosensitif

Devant notre immeuble il y a un superbe et nouvellement restauré ascenseur en verre, extérieur.
Il vient d'être refait à neuf, pour la modeste somme de 3 millions de CHF.

Son prédécesseur commencait à se faire vieux et ne fonctionnait jamais dès qu'il y avait des rafales de vent car la cage d'escalier n'était pas fermée aux intempéries.

Ainsi donc, ils l'ont refait à neuf et ont entouré cette fois-ci l'ascenseur de belles parois en verre. Plus de soucis de rafales de vent grace à ces parois.

Mais.

Oui, parce qu'il y a forcément un mais...

Qui dit magnifiques parfois en verre sur un ascenseur extérieur dit aussi chaleur qui s'accumule lorsqu'il y a du soleil. Disons même plus: qui dit ascenseur recouvert de parois en verre dit aussi températures très élevées pouvant être atteintes dans la cage d'ascenseur.

Il y a des capteurs thermiques placés au sommet de la cage, pour mesurer la température et éviter une surchauffe du système.

La chaleur monte. C'est de la physique élémentaire.

Et donc, notre merveilleux ascenseur qui ne fonctionnait pas avant lors de rafales de vents, maintenant ne fonctionne pas les jours ensoleillés dès 14h (environ) et jusqu'à 21-22h.


En sachant que l'ascenseur a été mis en fonction au mois de Mai, et que dès le début, les jours de beau il ne fonctionnait pas.

On est en Août là.

Cet été a été particulièrement chaud et ensoleillé.

Je ne vous en dis pas plus.

Je ne vous explique pas ma joie lorsqu'après une longue journée de travail j'arrive au pied de l'ascenseur et que j'appuie sur le bouton et qu'il ne se passe rien.
Heureusement on habite au 4ème d'un immeuble de 9 étages.

Aux dernières nouvelles l'architecte voulait installer un système de climatisation dans la cage d'escalier.

On se demande quand même comment le dit architecte a pu concevoir cet ascenseur sans considérer des paramètres tels que "le soleil qui tape". Apparemment il y a une ouverture au sommet de la tour d'ascenseur et une autre à son pied pour que l'air chaud s'évacue en circulant. Sauf qu'il a pas pensé qu'étant donné la hauteur de la tour, il n'y avait aucune circulation d'air possible (ou que ses ouvertures sont trop petites, proportionnellement).

Aussi, l'ascenseur devait être fini en janvier 2019. Les travaux ont été retardés et au final ce n'est qu'en mai qu'il a été mis en fonction (et qu'il ne fonctionne pas la moitié du temps pour cause de chaleur).

Mon conjoint a écrit une lettre de demande de baisse de loyer rétroactif pour cause de défaut de la chose louée (le retard de travaux + les pannes répétées toutes les après-midis + aucune information quelconque de la part de la gérance sur la situation). Ils avaient 1 mois pour répondre à sa demande.
Le délai a échu la semaine passée, sans aucune réponse de la part de la gérance.

L'histoire n'est donc pas finie.







jeudi 15 août 2019

La vie trépidante de mes voisins, chapitre 4: faire fondre la glace

bip bip bip bip

5 secondes de silence

bip bip bip bip

5 secondes de silence

bip bip bip bip

(répété si possible à l'infini)

Nous avons vécu, pour le deuxième week-end (non consécutif), au son répété et strident de l'alarme de frigo (ou congelo) du voisin.
Le dit frigo étant sur son balcon.
Le dit voisin étant absent (ou atteint de surdité).
Le dit balcon étant quand même à l'autre bout de la barre d'immeubles.
Mais qui dit barres d'immeubles dit échos.

Il semblerait que son frigo soit défaillant.Ou mal fermé. Systématiquement lorsque ce cher voisin est absent (ou sourd). Mais au final cela revient au même: l'alarme se déclenchait et a sonné en continu depuis vendredi après-midi jusqu'à dimanche soir, heure à laquelle le dit voisin est rentré (je suppose).

Lorsqu'on arrivait à faire abstraction du bruit cela allait, mais lorsqu'au milieu de la nuit tu te reveilles et que tu commences à entendre l'alarme, tu es cuit.
On s'était dit la première fois qu'on contacterait le concierge le lundi matin. Mais au final l'alarme avait cessé avant.

Ainsi donc, nous vivons régulièrement au son d'une alarme de frigo.

Je vous épargne la fois où nous avons passé la moitié de la nuit à entendre une alarme de voiture se déclencher à intervalles réguliers. Probablement jusqu'à épuisement de la batterie (krékré).

La prochaine fois je vous raconte l'histoire de l'ascenseur meteosensible.

Bien à vous,

La voisine



lundi 12 août 2019

La vie trépidante de mes voisins, chapitre 3: c'est chaud à l'étage du dessous

La première fois que j'entendis parler de la voisine du dessous fut une nuit où elle se donna en spectacle.

Spectacle sonore cela dit.

Au milieu de la nuit.

Je fus réveillée par ses gémissements langoureux et bruyants.

Elle était en train de s'envoyer en l'air sous nos fenêtres, avec la sienne grande ouverte.

Ouaip.

Je n'ai rien contre le fait de jouir pendant un ébat sexuel hein.

Mais bon, de là à en faire profiter tout le voisinage, à un volume qui nous réveille... et pendant un temps qui dépasse de loin, et de très loin la durée moyenne d'un ébat sexuel... au point où cela réveille aussi les enfants, une nuit de milieu de semaine... ben... voilà, voilà...

On a la technique du "tapage de pied sur le plancher" qui en général marche très bien pour la calmer.
Sauf que lorsque l'un ou l'autre des enfants dort encore, ben taper du pied est fortement déconseillé.

Ces derniers temps, avec le retour du printemps et de l'été, outre ses ébats sexuels bruyants et nocturnes (de préférence un mercredi à 3h52 du matin) on pouvait rajouter à ça les conversations et rires bruyants sur le balcon (avec son/ses partenaire(s) de cul?) associé à une consommation à la chaine de cigarettes puantes, généralement après minuit et jusqu'à 4h du matin.

Etant donné qu'on vit juste au dessus de ses fenêtres et balcon, on profitait pleinement de ses activités nocturnes. Jusqu'au point où l'odeur de la clope s'immisçait dans mes rêves et où on se faisait réveiller par son rire bruyant ou sa voix discordante qui chantonnait une chanson à 2h13 du matin.

Et puiiiiiis, la rumeur se répandit qu'elle allait déménager!
Et rien ne se passa.
3 mois passèrent.
Et un samedi matin, en rentrant du marché, on eut la surprise et la joie de croiser des gars qui l'aidaient à déménager (ses partenaires sexuels?).
S'ensuivit une période de doute intense, parce que malgré le fait qu'on les avait vus déménager au moins une partie de ses affaires, son appartement n'était toujours pas vide et il y eut une ou deux soirées où elle nous reveilla à nouveau au beau milieu de la nuit par ses activités nocturnes (non sexuelles cette fois --> l'absence de lit?).
Finalement cela lui pris quasiment un mois pour vider son appartement, mais elle est définitivement partie.
Libéréeeeees, délivréeeeeeeees.

Son appartement est actuellement en rénovation.

Reste plus qu'à espérer que les futurs nouveaux locataires soient plus calmes, moins nocturnes et surtout ne fument pas.

jeudi 8 août 2019

Vis ma vie de passagère du bus

Je suis dans le bus.
Un monsieur d'un certain âge y entre.
Y retrouve une dame d'un âge certain qu'il connait.
Se met à parler avec elle.
"Je sors du magasin de 2nd main, j'ai été déçu", dit-il. "J'avais acheté une ceinture et après 2 jours elle a cassé. J'y suis retourné aujourd'hui et ils n'ont pas voulu me rembourser."
Et puis après une courte pause il a enchainé en disant:
"Naturellement c'était une personne de couleur qui m'a servi".
Purée... c'est tellement raciste comme remarque!
Ouais, parce que ta couleur de peau va déterminer si tu rembourses ou non les gens de leurs objects defectueux.
Ouais parce que ta ceinture de 2nd main tu l'as payée quoi? 5.- à tout casser?
Ouais parce que les panneaux qui disent "objects non échangeables ni remboursables" ne s'appliquent pas à toi?
...

Le même jour, quelques heures plus tard, j'attends le bus à un arrêt. Il s'arrête, une petite fille se précipite devant la porte pour monter dedans alors qu'un monsieur (de nouveau d'un certain âge) veut en sortir. Ils se bousculent un peu, le monsieur n'ayant pas la place pour descendre. Et il lui dit (je ne sais plus exactement ses mots mais c'était un truc du genre), clairement agacé et sur un ton bien aggressif: "espèce de sale gamine noire", alors même que la mère de la fillette était déjà en train de s'excuser pour le comportement de sa fille.
Le regard d'étonnement de la fillette envers les paroles du vieil homme. Ses yeux grands ouverts et ébahis...

...


lundi 5 août 2019

La vie trépidante de mes voisins chapitre 2: la petite dame de la gare

Il y a une dame, de constitution asiatique, qui passe ses journées dans le hall de la gare.
Elle est toujours là.
L'été comme l'hiver.
Les jours de semaine et le week-end.
Le matin, à midi et le soir. 
Elle a l'air un peu perdue.
Elle marche tout lentement, en se dandinant.
Elle ne s'assied pas (il n'y a pas de bancs).
Elle n'est pas très bien habillée, mais n'est pas non plus négligée ou sale.
Elle porte toujours un sac en tissu rouge avec elle.
Elle est toujours seule.

On se dit qu'il faudrait la suivre un jour pour voir ce qu'elle fait.
Où va-t-elle?
D'où vient-elle?
A-t-elle des horaires de passage réguliers?
Est-ce qu'elle attend quelqu'un qui n'arrive pas?
Est-ce qu'elle vient là pour se sentir entourée?
Ou juste pour y faire ses commissions quotidiennes?
Pour une toute autre raison?

Je pourrais lui inventer une vie, une raison, une histoire... Quelque chose de triste, de déchirant, de romantique, de banal, ou rien du tout...

La petite dame de la gare... 


lundi 29 juillet 2019

La vie trépidante avec mes voisins chapitre 1

J'avais dit que j'étais de retour, et au final cela fait plus de 2 mois que je n'ai pas posté d'article. Je m'en excuse platement.
C'est qu'il se passe des choses dans ma vie, et tout et tout.

Bon, alors je vais initier cette série d'articles sur la cohabitation (pacifique?) avec mes nombreux (hélas) voisins en vous parlant de la coloc du bout du couloir en haut, deuxième porte à gauche (plus ou moins).

Le fait divers se déroule à la periode faste de fin de cours universitaires, soit également la période de fin d'examens universitaires (petite parenthèse pour noter le fait qu'ici pas tous les étudiants ont les exams en même temps, cela s'échelonne sur une période d'1-1.5 mois environ), un soir de semaine. Ce n'était ni un vendredi, ni un samedi, ni la veille d'un jour férié.

Je suis rentrée du travail vers 18h, et déjà à ce moment là, en arrivant devant la porte de l'immeuble j'ai pu constater qu'une colocation faisait profiter au voisinage entier son choix musical et ses discussions animées, bruyantes mais incompréhensibles au vu du nombre de discuteurs agglutinés sur le balcon et dans l'appartement.

Les débordements musico-vocaux ont continué une partie de la soirée, jusqu'au point où bon, ça restait quand même bien bruyant, déviant du musico-vocal pour passer au alcoliso-vocal et c'était passé 22h (heure de silence inscrit dans le réglement d'immeuble). On sort sur la coursive (oui, on a des coursives) pour écouter ce qui se passe, et on entend une voisine qui s'engueule avec un des colocataires, de manière véhémente. Incluant les mots: enfants, soir de semaine, on est déjà venus vous demander de baisser le volume mais ca n'a rien changé, nous on bosse demain, il est passé 22h, ce n'est pas la première fois qu'on vient sonner chez vous, etc. etc.
Et puis un voisin qui appelle la police et leur explique la situation.
A ce point mon ami monte rejoindre les voisins pour se joindre à eux contre l'alcolo-vocal de colocataire (éméché et ayant probablement brulé ses dernières neurones en même temps que son dernier exam). S'ensuit des palabres, des discussions sans queue ni tête, des râlements de la part du colocataire (non mais quand même, on peut fêter nos exas, blablabla) et tout.
A un moment donné, d'autres étudiants d'autres appartements sont venus voir ce qui se passaient parce qu'ils n'arrivaient pas à se concentrer/dormir alors qu'ils avaient eux des examens encore les jours suivants.

Pour se solder par (attention, attention) la fuite rapide de la totalité des fêtards avec la diffusion de l'annonce de l'arrivée emminente des forces de l'ordre. Ils étaient environ 50 dans un appartement. Ouais. Alcool. 50. J'en dis pas plus.

Au final il ne restait que les 3 colocataires qui vivaient dans l'appartement qui ont eux aussi tenté de s'exfiltrer hors du bâtiment avant l'arrivée de la police. Heureusement ces derniers sont arrivés au moment où ils faisaient leur sortie du lieu, et donc ils ont pu être interceptés et leurs identités prises. Il ne se passera rien d'autre pour eux, sauf une dénonciation auprès de la gérance de l'immeuble et une discussion avec les policiers. Il s'avère qu'ils trouvaient totalement normal et justifié de faire la noce dans leur appart avec 47 autres étudiants, un soir de semaine. Il s'avère que le fait qu'ils étaient bruyants et empêchaient voisins et enfants des voisins de dormir un soir de semaine/école ne leur a pas du tout effleuré l'esprit. Pas du tout. Il s'avère qu'ils ont pas pensé que le reste de l'immeuble n'était pas composé d'étudiants. Quand je vous dit qu'ils devaient avoir laissé leurs neurones sur leurs feuilles d'examen... 

Les policiers ont clairement dit qu'il ne fallait pas hésiter à les appeler lors de cas similaires. Certes ils ne peuvent pas faire grand chose, mais l'arrivée de la police et la prise d'identité fait toujours forte impression.

En ce moment c'est relativement calme. Ca doit se rapporter au fait qu'on est en été et qui dit été dit longues vacances universitaires et donc moins d'étudiants présents dans leurs colocations.


Première histoire. Pas forcément la plus drôle en fait. Mais bon.

Les news de par chez nous:
On a acheté un canapé pour remplacer celui de mon ami qui datait d'il y a plus que mon demi âge (c'est pour dire), qui a survécu à au moins un chat (si je ne m'abuse) et deux enfants.On a 10 semaines de délai de livraison. Ce n'est hélas pas pour tout de suite donc.

La prochaine fois je vous raconterai soit l'histoire de la petite dame de la gare (en élargissant la définition du "voisin"), soit l'histoire du frigo qui bip éperdumment, soit l'histoire de la voisine du dessous.

Joyeux lundi!

vendredi 10 mai 2019

Paraboles - ras le bol

Depuis les fenêtres de chez mon ami qui deviendront mes fenêtres aussi incessamment sous peu je compte pas moins de 10 paraboles (mon précédent comptage s'établissait à 9, mais j'en ai trouvé encore une un peu cachée aujourd'hui héhé), dont au moins 4 installées sans être dans les normes selon mon ami (c'est à dire installées en dehors des balcons).
Il y'en a surement quelques unes supplémentaires que je ne vois pas avec mon angle de vue.

Il y a 104 appartements en face de nos fenêtres (je ne compte pas tous les appartements qui s'étendent sur le côté parce qu'on atteindrait facilement les 200 à 250).
Ca fait une moyenne d'une parabole (visible) pour 10 appartements.

Je crois qu'on peut considérer que mon ami habite dans une zone densément peuplée et surtout dans une barre d'immeuble gigantesque entourée d'autres barres gigantesques.

Dixit la fille qui s'apprête à y emménager alors qu'elle fuit le peuple (dans le sens les rassemblements denses de gens) et qui quitte (à grands regrets) son micro village où le nombre total d'habitants doit équivaloir au nombre total de personnes vivant dans les appartements visibles depuis mes futures fenêtres.

Je vous dis pas que j'emménage ici avec forte envie et palpitation.
Non, non.
Mais bon, il y a parfois des événements qui font que soit on s'y colle, soit... il n'y a pas d'autre alternative.
Et puis c'est là où se trouve mon ami.
Alors voilà.

Je me dis, c'est temporaire.
Je me dis qu'on va le customiser cet appart pour ne plus que je sois horrifiée par les 104 appartements en vis à vis.
Je me dis on va verdir le balcon jusqu'à son maximum, jusqu'à rendre jungle ce désert urbain.
Ouais, j'ai besoin de me rassurer.
Pour ne pas m'aliéner.
Ne pas me perdre dans cette aridité urbaine.

Et puis je me redis que c'est temporaire. Qu'un jour on ira vivre dans un endroit moins peuplé, avec un jardin, des hannetons vrombissants au lieu de pigeons, et surtout avec une vue sur de la vraie verdure, et sans être voisins directs d'au moins 400 personnes et 10 paraboles visibles (même si pour l'instant ce futur me semble impossible à atteindre étant donné les conditions actuelles) (mais comme il parait qu'on ne sait jamais de quoi est fait le futur, peut-être qu'il faudrait que je sois un tantinet plus optimiste?) (ou peut-être que je devrais me mettre à jouer au loto).

Un jour prochain je vous raconterai les us et coutumes des voisins (incluant: celle qui profite de l'absence de ses enfants pour s'envoyer en l'air trèèèèèèès bruyamment et trèèèèèèèès longuement au milieu de la nuit fenêtres ouvertes, ceux du sud qui font la fiesta à des heures innommables, les 50 millions de colocs d'étudiants qui font la fête le jeudi soir (ben ouais, le vendredi ils rentrent tous chez leurs parents), ceux qui décident de monter des meubles à 22h30, ceux qui lancent des planches par la coursive, ceux qui brulent du papier à 2h du matin, ceux qui font des études de papillons sur leur balcon (ah non, ca c'est nous)).
Notez, on constate plus facilement les choses négatives que positives. Je ne vais pas vous parler des voisins qu'on n'entend jamais parce qu'il n'y a rien à en dire. Sauf lorsque l'absence de bruit devient inquiètante.

Bon, sur ce je vous laisse, je dois aller poser des questions à mon assureur.



mercredi 8 mai 2019

Belle-mère

Une des nouveautés dans ma vie est que depuis un temps certain j'ai acquis le statut de belle-mère à temps partiel.
Belle-mère.
Ca donne l'impression que j'ai au moins 50 ans.
Et pourtant, on peut être belle-mère à 30 ans et des poussières (si si).
L'autre jour mon compagnon (comment on pourrait l'appeler celui-là d'ailleurs?) parlant à son fils (donc mon beau-fils) lui dit "tu peux demander à ta belle-mère".
C'était la première fois qu'il m'adressait véritablement en tant que belle-mère.
J'ai pris 20 ans d'un coup, paf.
On en a bien ri.

Donc je suis belle-mère.
De deux zoulous qui ne sont plus des tout petits.
Moi qui n'ai même pas (encore) le statut de mère, j'ai été promue directement à celui de belle-mère.

J'essaie de réfléchir à ce que ça me fait.
Mais c'est difficile à dire.
Pas grand chose en fait.
Parce que ça me parait normal maintenant que j'y suis.
C'est ce qui va avec le fait d'aimer leur papa.
Ils sont une partie indivisible de lui.
Alors belle-mère je suis.
A 55% (environ... je ne sais pas le % exact, mais c'est un tantinet plus que 50%).
C'est fatiguant parfois.
Drôle aussi.
J'ai de la chance, ils ne me haïssent pas.
Je crois même qu'ils m'aiment bien.
On fait et voit les choses autrement avec des beaux-enfants.
Il y a des contraintes.
Parfois j'ai de la peine à les accepter (les contraintes hein! pas les gosses).
Des fois ils me paraissent tellement collants (les enfants).
Régulièrement je les fais rire parce que je fais les choses autrement que ce dont ils ont l'habitude.
Ils me trouvent bizarre parfois.
Souvent je ne comprends pas leur logique d'enfant.
De temps à autre je suis égoïste.
J'apprends.
Ce n'est pas inné tout ça.
C'est tout un processus d'essais et d'erreurs, aussi.
Un apprentissage je suppose.
Je fais de mon mieux, qui parfois, n'est pas très bien, et parfois un peu mieux.
Mais j'aime leur papa, alors il n'y a pas grand chose d'autre à en dire.


mardi 7 mai 2019

I'm back

Bonjour les gens...

Enfin... Je ne sais pas si quelqu'un lit encore mon blog étant donné que cela fait plus de 1 an que je n'ai rien posté ici.

Toujours est-il que j'ai pris le chalumeau, euh... non... le plumeau à poussière et j'ai dépoussiéré un peu le blog en écrivant cet article.

Ca m'a demandé du courage et de la détermination de m'y remettre (d'autant que depuis le temps y'a 2-3 choses qui ont changé sur la plateforme et qu'il faut que je retrouve mes repères), mais c'était une idée qui me trottait dans la tête et je crois (re)avoir des choses à raconter.

Non qu'il ne se soit rien passé pendant ces dernières années, mais... je n'avais pas forcément envie de les partager... recluse que j'étais dans mon petit village idyllique et hermitesque (oui j'invente des mots).

J'écris cet article le surlendemain d'une giboulée de neige tardive (le 5 mai tout de même) et la veille d'un déménagement. Vous voyez donc... il y'a de quoi écrire.

Voilà. Demain je publierai un autre article (c'est un fait, c'est écrit au futur et non au conditionnel).

Un jour je changerai la mise en page du blog qui ne me convient plus. Mais chaque chose en son temps.

samedi 20 janvier 2018

Les décorations

"Comment il est?" demanda-t-elle avec curiosité.
"Il est décoré de guirlandes scintillantes, de pompons gris, de rondelles d'orange, de noeuds en papier et d'étiquettes colorées" répondis-je.
"Mmmmh" répondit-elle, sceptique. "Tu fais attention à toi, hein? ... pas que tu te retrouves entrainée dans une fourberie".
"Non, aucun risque" répondis-je avec un sentiment de perplexité, "il n'est pas comme ça".

Ce n'est que plusieurs heures plus tard que j'ai réalisé...
Compris que je l'avais présenté à l'envers.
J'avais expliqué ce qui n'importait pas.
Mis l'accent sur les décorations.
J'avais omis de dire le plus important.
L'essentiel.
La seule chose à dire en fait.
Qu'il est arbre.
Peu importe qu'il ait plus de guirlandes que le sapin de Noël de la reine d'Angleterre ou qu'il soit orné de simples rubans en papier jounral.
Au dessous de toutes les décorations il est arbre.
Et c'est cela qui importe.
Ca et que moi je le perçoive en tant qu'arbre.

Alors si un jour on me repose la question, je le raconterai à l'endroit.
Et cette fois-ci je répondrai qu'il est arbre.

Fin.

Et pour rendre plus gai la grisaille de l'hiver, une photo prise cet été dans une ville du coin.


mercredi 5 juillet 2017

Le petit monsieur de l'arrêt de bus

Je prends le bus, tous les matins pour me rendre sur mon lieu de travail.
Le bus consiste seulement en la deuxième infime partie de mon trajet qui peut se décomposer en 5 parties distinctes (pied/bus/pied/train/pied).
Ce matin, lorsque je suis arrivée à l'arrêt de bus, le petit monsieur qui vit dans la maison en face du dit arrêt y attendait avec son épouse.
Ils partaient en excursion familiale.
Je le sais parce qu'il discutait avec la voisine d'en face.
Je leur ai dit bonjour, avec un grand sourire, et je suis retombée dans ma torpeur matinale de pendulaire ayant dormi trop peu d'heures et s'étant levée en même temps que le soleil un jour d'été (donc très très trèèèèès tôt).
Au bout d'un moment, le petit monsieur s'est tourné vers moi et de but en blanc m'a demandé pourquoi je prenais le bus. Si j'allais étudier/travailler/étais en apprentissage.
Je lui explique le pourquoi du comment, et on discute quelques minutes.
Au moment où le bus arrive, il me dit: "je vous vois tous les matins prendre le bus, alors je me demandais ce que vous faisiez".
Et c'est à ce moment là que j'ai réalisé que pour au moins une personne inconnue de moi, j'avais une importance certe mineure, mais non négligeable. J'étais visible. Il m'avait remarquée, et il se demandait où j'allais, emportée par le bus vers un lointain inconnu presque quotidiennement. Que probablement il avait essayé durant tous ces mois d'étudier mes présences et mes absences (irrégulières) et d'en tirer des conclusions sur mes activités journalières.

vendredi 23 juin 2017

Les ailes roses

J'attendais les pentes raides et caillouteuses du Mont des Dieux.
Et au final, par un concours de circonstances, ce dernier est resté mystérieux, indistinct, lointain au delà des plaines, flou à travers l'écran vibrant de la chaleur estivale.
Alors ce fut le Delta, dans la lumière du soir.
Avec des éclairs sur la montagne divine, et de gros nuages noirs au lointain.
Ce morceau de terre qui a été crée par des millénaires d'érosion de montagnes, de poussières de cailloux, grignotant un peu de terrain sur la mer, lentement.
Là-même où est cultivé le riz.
Où paissent les chevaux sauvages.
Et où les chinois pêchent les crabes bleutés.
Il y avait des milliers d'ailes dans le ciel.
Des moustiques par centaines.
Et des oiseaux.
Partout.
De toutes les tailles.
Des cigognes perchées sur des poteaux de téléphone.
Noires. Blanches. Rouges.
Les rizières vertes.
Et des pélicans.
Massifs. Lourds. Géants.
Tels d'antiques bombardiers.
Et juste à côté, perchés sur leurs fines jambes, les flamants.
Ils étaient rosés.
De la même couleur que le soleil tombant.
La beauté du lieu, du moment, des paysages.
Et puis au retour, alors que nous roulions déjà sur la voie rapide, en direction de la cité,
Cet éclat orangé au lointain, juste au dessus de l'horizon,
Tellement fin que je n'étais pas certaine.
Mais oui, c'était bien cela; un fil de lune.
Un minuscule ruban.
Qui s'est mis à grossir, grossir jusqu'à emplir tout l'horizon.
Une lune géante et pleine.
Ronde comme un melon, et tout aussi sucrée.
Ambrée comme une flamme et belle comme un matin d'été.
Et tandis que nous filions vers la ville, engloutis par les immeubles, la lune s'est envolée, de plus en plus petite, et de moins en moins ambrée, pour danser avec les êtres ailés, au bal des étoiles.




mardi 27 septembre 2016

De choses et d'autres



Aujourd'hui on a eu la sortie annuelle du travail. J'ai rejoint mes collègues après avoir pédale pendant 12 minutes, pris 4 trains différents et marché 30 minutes. Ca m'a permis de dormir 1h de plus ce matin, et en prime j'ai marché toute seule - pas longtemps hélas - dans un paysage somptueux. C'était beau. C'était frais. C'était humide et si vert. 

Je délaisse un peu mon blog en ce moment... 

Que se passe-t-il dans ma vie?

Je suis entrée dans ma dernière année de la 20aine. Et j'ai fêté ça en grande pompe (les transitions se fêtent aussi). J'ai eu 3 semaines de vacances géniales. Puis j'ai repris le travail et je bosse beaucoup, parce que j'ai des délais à tenir et de la matière à travailler. J'ai encore 3 voyages professionnels à l'étranger avant la fin de l'année. Ca m'a pris du temps (2 ans au moins...) mais j'ai enfin commencé à trouver un rythme. J'observe le monde autour de moi et donc j'aide les vieilles dames à entrer dans le bus lorsque personne ne semble les voir ainsi que les poussettes, je ramasse des casquettes perdues et des limes à ongles tombées (l'individualisme est maitre dans mon pays, ainsi que les yeux rivés aux smartphones et les écouteurs dans les oreilles). La semaine passée il y a eu des soucis de transports publics, et j'ai fait la moitié du tour du canton avec mon amie Cara pour parvenir au travail, avec plus de 1h15 de "retard". On a même tenté de faire du stop. Sans succès. Je me lève tous les jours à 5h45. Et bien que cela soit tôt, très tôt, je redécouvre la saveur qu'ont ces heures matinales. Lorsque le monde entier semble encore dormir. Avec l'arrivée de l'hiver (eh oui), même le soleil se lève plus tard que moi. Il y a tout juste un mois il se levait encore au moment où je parvenais à la gare pour prendre le train. Et le week-end, lorsque je dors jusqu'à 8h, j'ai l'impression d'avoir fait la grasse matinée. Je dévore tous les livres qui me tombent sous la main, en français, anglais, allemand et tentativement en grec. J'écoute la même chanson en boucle depuis 2 jours. J'aime mon petit village d'adoption, la tranquillité, les poules des voisins et cette proximité (sans empiéter sur les plates-bandes des autres) avec ma famille. Quelle merveille. Je savoure la vie je crois et j'ai retrouvé un peu de dynamisme qui s'était évaporé ces dernières années. 

dimanche 28 août 2016

Cher artiste inconnu du train

Cher jeune adolescent du train,

Peut-être que tu as remarqué que j'avais vu ce que tu faisais, mais peut-être que tu pensais que je n'avais rien remarqué, comme tous les gens assis autour de nous.
C'est fou ce que les gens peuvent être ignorants à ce qui se passe autour d'eux.
Enfouis dans la contemplation de leurs smartphones.
Ou peut-être juste pas intéressés.
Mais moi j'ai observé ce que tu créais.
Discrètement.
Cachée derrière mon écran d'ordinateur (oui je travaillais).
Tu as commencé par une de nos voisines, et puis le type assis à côté de moi, pour continuer par la fille aux lunettes, puis quand elle est partie et est venu s'asseoir à sa place, le jeune aux yeux fermés. Et tu as fini par me dessiner moi aussi dans ton gros cahier épais, à la toute première page, sous ces 4 autres anonymes. Tu n'as probablement pas osé me dessiner avant, même si j'étais assise pile en face de toi parce que tu avais peut-être remarqué que j'avais vu ce que tu faisais et que cela te gênais. J'ai bien remarqué ta stratégie d'observation qui consistait à lancer un coup d'oeil circulaire, de manière à ne pas fixer ton sujet.
En tous les cas tu as très bien représenté nos voisins. Le type à la casquette affalé contre la vitre. Et la fille aux lunettes. Tu as moins bien rendu le type aux yeux fermés, mais peut-être aussi parce qu'il t'était plus difficile à observer, étant situé directement à tes côtés. Je dois te dire que j'ai eu quelques instants d'appréhension lorsque j'ai vu que tu avais commencé à me dessiner, parce que je me suis demandée comment tu me percevais - comment les autres gens me percevaient.Finalement, je n'ai pas pu bien observer comment tu n'avais capturée parce que tu cachais à moitié ton oeuvre, probablement gêné par la perspective que je puisse te dire quelque chose...

jeudi 25 août 2016

A travers le ciel

La toute première que j'ai vu et qui m'a véritablement sortie de mon état de mi-sommeil a traversé tout le ciel et fut la plus grande et belle que je vis cette nuit là. 
Elle fut suivie par plusieurs dizaines d'autres. Illuminant le ciel pour quelques fractions de seconde. 
Elles semblaient filer dans toutes les directions.
Cette année, j'ai eu la chance d'être dans un lieu dépourvu de lumières artificielles et sous un ciel sans nuages. J'ai pu voir et pleinement profiter de la pluie d'étoiles filantes. C'était d'une beauté indescriptible. 

dimanche 21 août 2016

Les tours de paille

J'étais une semaine en France avec une amie. Dans le centre - ouest plus ou moins - pas au bord de l'océan. Je n'ai pas pris de photos de ce que je vais vous raconter ici - parce qu'une photo ne pourrait rendre cette image qui au final sort aussi partiellement de mon imaginaire.

J'avais oublié que la France était si gigantesque et plate (du moins dans la région où j'étais) et qu'il y a des endroits où il y a, jusqu'à l'horizon, seulement des champs de blé et quelques bosquets d'arbres. Les nuages aussi étaient différents, probablement parce qu'il n'y avait pas d'obstacles (montagnes), et étaient de parfaits petits moutons bombés au dessus, plats en dessous stationnaires dans le ciel (ce qui est inexistant ici).

C'était une fin d'après-midi d'été. Lourde. Chaude. Pendant ces heures quand la terre renvoie toute la chaleur qu'elle a emmagasiné durant la journée et que tout devient bouillant. Les contrastes de couleurs étaient superbes. Dans cette région si plate, le ciel bleu occupait plus de la moitié de l'horizon. Le reste du monde était composé de champs de blé, qui avaient été fauchés, et sur lesquels il ne restait plus que la partie inférieure des tiges rigides, dorées sur un sol ocre, et parsemés par-ci, par-là, au hasard, de quelques bosquets d'arbres vert sombre, mais peu fréquents à cet endroit précis.

Les bottes de paille avaient été récoltées et entassées en hauts ensembles rectangulaires, défiant parfois la gravité. Ce jour là, les structures qui se trouvaient au loin, à l'horizon formaient les points culminants du paysage, se détachant contre le ciel bleu. Elles semblaient être de hautes tours, ou de minuscules forteresses. Certaines mêmes possédaient des créneaux! C'était magnifique.


dimanche 31 juillet 2016

Un matin, au dessus du lac

La douceur de l'air à l'aube un matin d'été. Il n'y a personne dehors. Seulement les oiseaux, et moi qui titube encore un peu, les yeux gonflés de sommeil. 
Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas levée exprès pour voir un lever du soleil. 
C'était magique, avec les reflets et la couleur de l'eau et d'autant plus que je n'ai partagé mon spectacle avec aucun autre être humain. 
Une fois que le soleil est apparu et a disparu derrière la bande de nuages bas, je suis rentrée chez moi, ai ouvert grand mes fenêtres pour laisser entrer l'air encore frais, et suis retournée m'enfouir quelques heures de plus dans mon duvet. 
En ce moment il pleut, et il est 2h32 du matin et il y a de l'orage dehors (surtout du vent et de la pluie en fait). Je ne dors pas car des volets claquent à quelque part, et que cela me tient éveillée.






* moui, je réapparais sur mon blog! Pas certaine d'avoir grand chose à écrire ou à vous montrer ces jours parce que j'ai l'impression qu'il ne se passe pas grand chose dans ma vie.
Cependant, je peux vous dire que je fais tout de même des choses extraordinaires  de temps en temps (outre me lever pour voir le soleil apparaitre), telles que compter le nombre de différentes espèces de plantes qui poussent sur ma terrasse. Il y en a 77. C'est beaucoup pour un petit espace (une part non négligeable sont des plantes qui sont venues s'installer toutes seules dans mes pots et que je n'arrache pas). Les volets claquent toujours mais le sommeil me rattrape...

lundi 2 mai 2016

Assis sur les racines de la montagne

Nous montions vers les nuages, la pluie et les hauts plateaux cachés dans les replis des montagnes.
Nous nous sommes arrêtés au col. Le dernier endroit d'où il était possible de voir la plaine et la mer.
Nous rejoignions ici le sentier millénaire sur lequel nous avions marché au pied de la montagne.
Deux randonneurs bariolés des diverses couleurs de leurs vêtements imperméables entamaient la longue descente le long du sentier.
Le vent soufflait des bouffées d'air frais et froid dans mon visage.
Après nous être imprégnés de la vue, nous avons repris notre chemin.
Quelques mètres plus loin, nous nous sommes engouffrés dans le massif montagneux.
Tout à coup, comme sorti de nulle part, il y avait ce plateau gigantesque qui s'étalait à nos pieds.
Vert. Fertile. Parsemé de petits villages en bordure et rempli de champs cultivés. Inattendu.
Nous y sommes descendus, avons traversé un ou deux villages endormis et sommes repartis vers les racines d'une autre montagne, vers l'abondance d'un autre plateau caché.
Des petites routes bringuebalantes, boueuses, étroites.
Nous avons croisé un âne dans un pré. Vu des chèvres, des poules, des dizaines d'oiseaux. Il y avait ces iris violets. Minuscules taches de couleur, si intenses, parmi les buissons gris et la terre ocre. Les poiriers sauvages en fleurs, parsemés dans le paysage.
Et puis nous sommes tombés sur ce plateau secret.
C'était spectaculaire.
Sur notre gauche s'étendait ce petit plateau, oasis de verdure, si beau dans sa simplicité et sur notre droite se dressait la montagne. Imposante. Omniprésente. Towering above us (je ne trouve pas d'expression correspondante en français). Plus de 1000m d'à pics et de pentes quasi verticales. De la rocaille partout. Je n'en voyais même pas le sommet car il était couronné par une chaine de nuages gris et épais.
L'air était très frais et de petites gouttes atterrissaient par intermittence sur le pare-brise.
Les seuls bruits audibles étaient ceux du chant des oiseaux cachés dans les arbres, du vent, au loin des cloches des troupeaux et le son de la fraicheur piquante de l'air. Rien d'autre.
Alors, nous avons laissé la voiture à l'entrée du plateau, avons pris nos affaires, et avons posé pied dans la beauté du lieu, sans faire de bruit.
C'est ici que nous avons mangé, assis sur les racines de la montagne, entortillés dans un condensé de grandeur, de nuages, de beauté, de silence, de verdure, de regards, de vent et de pluie...








jeudi 18 février 2016

L'ironie du papier




N'est-ce pas ironique d'entasser le papier et carton les jours de recyclage au pied des arbres?
(ne me demandez pas combien de fois je suis passée devant ces mêmes piles et mêmes arbres, sans me faire cette réflexion, toujours est-il que cela m'a frappé l'autre matin)