jeudi 24 juillet 2014

Jour 5

Aujourd'hui fut le jour le plus improductif de la semaine. J'étais à l'ouest, toute la journée.

J'ai tout de même réalisé 5 graphiques, et je vais encore en faire au moins 2, et la nuit n'est pas terminée.

J'ai passé un moment étalée sur mon tapis à ruminer mes pensées et mes sentiments et où j'en suis dans ma vie et dans mon travail.

J'ai rêvé de mes données cette nuit. Si je restais dans une position bien précise (i.e. étalée en diagonale du lit, un bras pendant , et la nuque à moitié tordue), je pouvais continuer à faire mes analyses dans mon rêve.
Et puis j'ai aussi rêvé de gens que je ne connaissais pas du tout, dans un magasin de bric à brac, et que j'entendais parler de moi, et dire que j'avais du potentiel, mais que pour le moment je n'osais pas ouvrir le portillon de départ et me lancer dans ma vie...

Certes...

Sinon j'ai un délai inofficiel pour rendre ma première version. Alors hop, hop, hop, hop, hop.



Update jours 2-3-4

Alors, donc, lundi fut productif, mardi pareil, hier (mercredi) (vu qu'il est déjà 2h du matin) un peu moins. Z'allez savoir pourquoi... mais j'ai pas beaucoup avancé. 
Maiiiis, j'en suis à ce stade: 
- fini tous les résultats de la partie 2 du travail sauf les graphiques que je n'ai pas pu récupérer parce que je les ai fait sur un ordi avec windows et que je les ai enregistrés (bêtement) dans un format incompatible avec mon cher mac + ces foutus pointer years que je ne sais pas trop encore comment je vais intégrer dans mon travail (exemples, listes, graphiques, tableaux?), et encore 2-3 graphiques parce que je ne sais pas exactement ce que je vais y inclure. 
- peaufiné les méthodes de la partie 2
- Donc en résumé: les résultats de la partie 2 sont presque finis et les méthodes de la partie 2 sont totalement finis. (clap, clap, clap). 

Mon but du jour était de finir ce que j'ai fini aujourd'hui + faire pareil pour la partie 1. Mais vu que j'ai passé bien trop de temps à faire autre chose qu'écrire, je n'ai pas réussi. Et là je suis trop cuite pour continuer. 

Sinon ce que j'ai accompli aujourd'hui: 
- douche (faut être propre pour bien travailler)
- caressé le chat en faisant du yoga (il a mis plein de poils sur mon tapis du coup)
- couru 20 min dont au moins 3 min en sprint pour me défouler
- payé la facture qui arrivait à échéance et trainait sur mon bureau depuis un bon mois
- écrit une lettre et collé le timbre dessus pour ensuite oublier de l'apporter à la boite aux lettres
- fait une micro sieste (le mot micro est essentiel ici)
- fait de la mousse au choco à la grecque version helvétique (2ème de la semaine oh oui), en modifiant la recette pour que ça soit un tantinet moins chocolaté (qui l'eut cru... que je modifie une recette pour la rendre moins chocolatée?) et rajouté des myrtilles par dessus. miam, miam, miam.
- fait un mot croisé grec (archi facile) pendant que je mangeais.

et l'exploit de hier: j'ai été apporter le bac à compost (qui fermentait depuis 2.5 semaines sur la terrasse) (oui c'était tout gluant et fétide à souhait) + le sac qui faisait office de compost numéro 2 au seul bac ouvert dans le quartier... situé à l'autre bout du quartier, après avoir eu une bouffée de rage contre le fait que les 3 composts qui sont sur ma rue (dont au moins 2 appartiennent à mon lotissement) étaient joliment cadenassés (comme tous les jours), alors que normalement c'était leur soirée d'ouverture pré-ramassage. 
Moui...

Bref. pas très passionnant comme vie, mais c'est ainsi ces jours. 

Sur ce, je m'en vais dormir un peu, et j'espère que demain sera productif à souhait!

Motivation pour continuer et finir!!!! :)

lundi 21 juillet 2014

compte rendu jour 1

Jour 1

Ce qui a été atteint:
- fini 40 graphiques (oui, j'ai 40 graphiques dans mon travail, mais ils sont combinés ensemble en sous-parties alors au final ça m'en fait moins qu'une dizaine).
- importé et collé ensemble les graphiques sus-mentionné dans mon document de travail
- crée 3 nouveaux sous-graphiques
- écrit un sous-chapitre des résultats

- fait la sieste une bonne partie de l'après-midi
- mangé des fava/tzatziki/dakos (à l'helvétique)/mousse au choco à la grecque faits maison (mmmiam... je reste dans le thème hein).
- écouté la radio grecque de mon île tout en finissant mes graphiques pour être bien monomaniaque
- rangé une partie de ma demeure (exploit!) et trié une partie du compost (en attente de trouver une benne ouverte... grrrrr)
- caressé le chat
- bon en fait je ne vais pas vous raconter toute ma vie


Modifications de planification: je vais tester la méthode "je dors quelques heures, je travaille quelques heures" au lieu de me remettre à avoir un rythme normal. Après tout, je suis en hermitage/isolation/quarantaine/etc. etc. alors pourquoi avoir un rythme normal? (ceci dit, si je dois aller bosser au boulot cette semaine, je vais être forcée de reprendre un rythme normal, mais peut-être que je n'ai pas besoin d'y apparaitre avant la semaine prochaine... à voir).

Ceci dit, je vais aller dormir au moins jusqu'à 5h du matin.

Kali nixta 

samedi 19 juillet 2014

Une heure trente et des poussières - défi

Ces jours... ou plutôt ces nuits, les petites heures après minuit m'inspirent. L'autre jour c'était écrire des idées de discussion pour mon mémoire dans un cahier entre 1h14 et 2h11 du matin. Le jour d'après c'était me couper les cheveux au dessus de mon lavabo au milieu de la nuit après un accès d'agacement contre le monde entier.
L'autre nuit, encore, c'était nettoyer les toilettes et le lavabo au beau milieu de la nuit...
Etrange.
Toujours est-il qu'à force d'aller au lit après 2h du matin, j'émerge de sous mon duvet peu avant midi et du coup ai l'impression d'avoir raté la moitié de la journée (sans compter sur le fait qu'à partir de 16h environ je suis hors-productivité et ne fais rien, mais véritablement rien)... ce qui impacte au final ma productivité de rédaction de mémoire et ma motivation (qui est déjà négative parce que j'préférerai être en train d'étudier des arbres tout là haut sur la montagne avec mes potes/collègues, ou bricoler/coudre, ou faire n'importe quoi d'autre que de rédiger mon mémoire).
Psychologique terminer ce mémoire c'est poser la dernière pierre à ma scolarité (qui a tout de même occupé la grosse, mais alors très grosse majorité de ma vie) et cela me fait peur (oui, cela me fait peur. z'avez qu'à trouver ça étrange, beaucoup de personnes à qui j'ai parlé de ma crainte la comprennent pas du tout, mais c'est ainsi, c'est ce que je ressens).
J'ai une des mes collègues qui a débuté en même temps que moi qui vient de rendre son mémoire, et ma soeurette qui risque de finir ses études en même temps que moi. Ce n'est pas une course, on n'a pas les mêmes sujets et tout et tout... mais ce travail/moment charnière, qui semblent passer pour certaines personnes comme "une lettre à la poste" me restent en travers de la gorge et sont ardus pour moi.

Alors, je vais me lancer un défi.
1) dès ce soir je vais reprendre un rythme normal de sommeil / éveil
2) je vais éviter de rester des heures durant plantée devant un écran à regarder n'importe quoi
3) je vais écrire quotidiennement ici (ou tout au plus tous les deux jours) mes progrès mémoiresques

Voilà. C'est dit et écrit et consigné.

Défi lancé!

p.s. tout encouragement ou mot de soutien sont les bienvenus
p.p.s. ne me dites pas "faut te ménager des moments où tu fais autre chose", ça, je le sais très très bien, et ne vous inquiétez pas, je fais autre chose... c'est justement là le problème, "l'autre chose" (ou les autres choses) est (sont) plus attrayante(s) que mon mémoire (qui pourtant est passionnant).



mercredi 16 juillet 2014

Aide de terrain

Ces derniers jours, j'ai quitté ma région péri-urbaine et mes soucis de fin de mémoire - travail et co. Pour aider des amis dans leur travail (i.e. forer des arbres pour étudier l'activité des avalanches) dans un canton montagneux du pays.
Etre dehors toute la journée, à 1800m d'altitude, dans les forêts de conifères aux sous-bois pleines de myrtilles (en devenir) et landes à rhododendrons et herbes hautes... dans les paysages somptueux, tout là haut en dehors des sentiers battus avec de chouettes potes, ça fait du bieeeeennnn et ressemble à ceci:
Une des innombrables orchidées croisées dans les prés

Geranium qui ressortait entre les herbes humides


Des forêts d'épicéas et de mélèze entrecoupés de prairies pleines de fleurettes, de
landes à rhododendrons et des espèces de marécages en pente. 



Arbre impacté par une avalanche... z'allez me dire "mais, l'avalanche elle ne peut pas
atteindre la cime de l'arbre". Certes. Mais le poids de la neige qui dévale la pente et impacte
la base de l'arbre amène des vibrations qui se propagent le long du tronc et qui s'intensifient
en montant, jusqu'au point où la vibration est telle que la cime de l'arbre se casse, pour
qu'ensuite les branches latérales qui avant poussaient plus ou moins horizontalement prennent
la place de la cime et se mettent à pousser verticalement (en très résumé). 
Et un deuxième, splendide.

Non représenté: les chants des potes qui forent des arbres, les fous-rires, les pauses choco au milieu des herbes hautes, les positions épiques pour forer les arbres, les fourmis qui défendent leurs fourmillières en projetant de l'acide formique loin à la ronde, les glissades, l'état des feuilles de terrain post-pluie, l'odeur des chaussures qui restent mouillées jour après jour.
Ce fut très très chouette :)

mardi 15 juillet 2014

Trombes d'eau

Le jour où le ciel ne s'arrêtait plus de pleurer et qu'on se trouvait au fin fond de la vallée encaissée, là où tous les nuages s'accumulaient pour libérer leurs eaux, et qu'on a décidé de ne pas sortir travailler parce que les chaussures de la veille étaient encore détrempées, qu'il restait encore des choses à finir des jours précédents et que d'être détrempé et frigorifié et ne plus pouvoir écrire sur les feuilles de récolte de données parce qu'elles se transformaient en papier maché ça va quelques heures, mais une journée entière ça devient éreintant, on a décidé d'aller visiter un village en aval dans la vallée.
Bien sûr, une fois avancé de quelques km vers l'aval, la route était sèche et les gouttes inexistantes... ahlala...
Toujours est-il qu'on a fait des découvertes intéressantes: vieux chalets trop jolis, chapelles gelées délabrées avec une sonorité magnifique et personne pour nous empêcher d'y chanter à gorge déployée, les premières baies dans le fond de la vallée, un chat très câlin et des paysages à couper le souffle.
myrtilles :)

Beautés végétales

Dans cette région très catholique et croyante, on a vu beaucoup de croix avec Jésus dessus

Petits colonisateurs de souche d'arbre

Brume et sommets

lundi 14 juillet 2014

Un air hivernal

Lorsqu'on part travailler quelques jours dans un canton encaissé d'Helvétie, en passant par les cols enneigés à la mi-juillet, on a parfois l'impression de retomber en hiver... voyez plutôt par vous-même:
Lac de barrage ... quelques jours avant que les trombes d'eau ne s'abattent
sur le pays

Le chasse neige n'a pas du attendre l'hiver pour s'activer à nouveau

Pêcheur hivernal...