vendredi 26 décembre 2014

Lune

Ce soir.
Une lune.
Telle un gigantesque sourire.
Orangé.
Dans le ciel noir.
Basse sur l'horizon.
Sublime.

mercredi 24 décembre 2014

Une page se tourne

Voilà, voilà.
Il m'en aura fallu du temps pour laisser murir ce projet auquel j'ai consacré de nombreuses heures depuis un peu plus de deux ans.
Ce fut ardu et pénible, parfois, surtout vers la fin.
Mais hier, l'ultime journée, fut belle.
Le soleil était présent.
Ma famille et amis aussi, en pensées ou physiquement.
Le stress est parti graduellement, et j'ai pu présenter tout ce que je voulais montrer, et aussi bien répondre à toutes les questions qui m'ont été posées.
Hier, j'ai tracé le point final sur une page d'un chapitre de ma vie.
Hier, j'ai soutenu mon mémoire.
Hier j'étais encore étudiante.
Aujourd'hui je suis toujours moi-même.


Joyeuses fêtes de fin d'années à vous tous, et bonnes vacances :)

samedi 20 décembre 2014

I stay up too late

I stay up too late...
...
Des extraits d'une chanson à la mode (ici, et version reprise cool ici).

Et hier soir, alors que I had stayed up way too late et que je peinais à m'endormir à 2h du matin, pour cause d'événement éminent imminent, j'ai eu l'illumination.

La cerise sur le gâteau.

La pensée qui rend le tout tellement plus pertinent.

Celle qui apporte une suite, une ouverture beaucoup plus importante qu'auparavant.

Et depuis, mon niveau de stress a diminué drastiquement, et mon coeur bat de manière beaucoup moins saccadée.

Encore quelques jours à patienter.


Aussi, je lis un livre où il a neigé, un hiver, 28 mètres de neige (véridique). ... Mon rêve d'enfant.  :D


mardi 16 décembre 2014

La ville au bout du lac

Aujourd'hui j'ai été précisément 2h dans la Grande Ville du bout du lac, tout à l'ouest.
Celle où j'ai fait 2 ans (qui se sont transformées en 3.5 ans) d'études qui m'ont fait royalement chier du début jusqu'au jour présent.
Presque 4h de trajets pour 2h de séjour.
Il n'y a pas de cohérence dans cette constatation.
J'ai bien amorti mon abo de train.
Vive mon abo.
Et j'ai profité pour bien travailler, les écouteurs dans les oreilles.
Déjà le train était bondé entre la ville d'avant et la Grande Ville.
Une dame à fort embonpoint s'est assise à côté de moi, ce qui fait que tout mouvement de ma part se transformait en coup de coudes involontaires.
Aujourd'hui ça m'a saoulé.
Je n'ai plus l'habitude d'être une sardine dans un train.
Ensuite un type s'est fait voler son porte-monnaie dans son manteau qu'il avait laissé accroché contre son siège alors qu'il s'était déplacé de siège. Qui a l'idée de voler un porte-monnaie dans un manteau, dans un train?
C'est pathétique le vol.
Puis la gare était bondée, of course, et les quais des trams également. Au point où j'ai du remonter tout le quai sur la route, pour constater que mon tram n'arriverait que dans 5 minutes, mais 5 minutes dans cette ville ne sont presque jamais 5 vraies minutes.
Alors j'ai eu le temps de marcher deux arrêts entiers et encore devoir attendre 4 minutes (ce qui montre qu'effectivement, il y a certains trajets qui sont beaucoup plus rapides à pied qu'en transports publics dans cette ville, réputée pour avoir les transports publics les plus lents du pays).
Et la cerise sur le gâteau c'est que les transports se ralentissaient entre eux. Lorsque 3 trams ou bus se suivent à la queue leu leu, forcément cela ne va pas vite.
Les gens sur les trottoirs bondés marchaient comme des escargots et l'air sentait la pollution urbaine.
Tout était gris. Je n'ai pas vu un morceau de verdure.
Et il y avait des gens partout.
Impossible de se retrouver tout seul.
Ensuite le tram était bien plein, of course, et je n'ai pas aimé être prise entre tous ces gens qui avaient l'air, tous, sans exception de tirer la tête et d'être gris et déprimés.
Mes mains collaient contre les barres pour se tenir et j'ai pensé à tous les gens qui avaient posé les mains avant moi sur ces barres vertes moches.
En plus quelqu'un a eu la merveilleuse idée de lâcher un pet dans cet espace confiné et surchauffé.
Merveille.
Au retour pareil, tram bondé, gens qui avaient l'air encore plus moroses et tristes.
Lenteur des transports.
Surchauffés.
Odeurs corporelles.
Slalom entre les badauds à la gare.
Comment j'ai pu faire ce même trajet 5 jours par semaine aux heures de pointe sans imploser?
Franchement je ne sais pas.
On fait avec, lorsqu'on ne peut pas faire autrement je pense.
Et on devient une once plus gris avec chaque jour qui passe.
Je ne vous dis pas comme j'ai été heureuse de rentrer dans ma petite ville de l'est.
L'air frais qui m'a accueilli à ma sortie du train.
Les quais non bondés.
Le magasin d'alimentation presque vide.
Le caissier qui vous regarde.
Le peu de trafic (au propre comme au figuré).
La rapidité des transports.
L'absence d'embouteillages.
La verdure - même psychologique (vu qu'il faisait nuit quand je suis arrivée).
Sans l'impression que toute personne est potentiellement un pic-pocket.
Les barres, rouges, dans le bus.

Je crois que je suis grande-villophobe.
Megapolophobe.
Et surtout de cette ville là.

(et oui, je ne suis absolument pas objective, mais j'ai détesté cette ville depuis le premier jour où j'y ai mis les pieds pour mes études, alors je ne peux pas y voir une seule qualité (même si elle en a surement... au moins un peu))


Exotisme teuton

L'autre jour, je suis allée poser mes orteils dans une ville teutonne particulière parce qu'elle a été fondée par la même famille que mon chef-lieu ainsi que plusieurs autres bourgades dans les environs.
Ce fut fort plaisant et exotique, malgré la foule de gens qui avaient eu exactement la même idée que nous.
La compagnie y était fort agréable et ce fut une très chouette journée.
Je n'ai aucune photo qui représente ce qu'on est allés y faire originellement et du coup je ne vous en dirai pas plus (libre cours à votre imagination).
Par contre, j'ai pu poser mon postérieur dans le train qui relie la capitale helvète à la capitale teutonne. Merveille! Cela donne des envies de lointain...
Exotisme du nord lointain

Exotisme teuton

Rigoles exotiques

Ferveurs exotiques

Contribution exotique

Exorcisme exotique?

lundi 15 décembre 2014

Brèves de bus

Je suis assise dans le bus, légèrement endormie par le roulement, le chauffage et le manque de sommeil.
Entre un homme qui s'assied derrière moi et que j'entends marmonner dans sa barbe (inexistante) tout en étant assaillie dans ma torpeur par son odeur de cigare de bas de gamme et d'alcool.
"gmmmblblblbbl".
Il se lève juste avant l'arrêt suivant (notez donc il est monté à l'arrêt précédent, je précise) et il dit bien fort, tout en inondant le bus de son odeur merveilleuse:
"Chauffeur!!! (les points d'exclamation sont nécessaires) Je descends vite acheter un billet. Vous m'attendez deux minutes" (et sans mettre de point d'interrogation à la fin de la phrase parce que sa question n'était pas une question mais plutôt une évidence dissimulée sous forme de question).
Le chauffeur un peu interloqué attend puis se lève lorsque l'énergumène prend un peu trop de temps à revenir.
Mais le voilà déjà de retour, remerciant quand même le chauffeur de sa bonne volonté.
50 mètres plus loin, le bus s'arrête à l'arrêt suivant (endroit aux arrêts très rapprochés, il y en a 3 en moins de 300m).
Je sors.
Le type à l'odeur de cigare de bas de gamme sort aussi.
Et s'en va.
Z'allez me dire pourquoi il a pas acheté de billet à l'arrêt où il est monté?
Z'allez me dire pourquoi il a voulu descendre à l'arrêt suivant pour acheter son billet?
Z'allez me dire pourquoi il a fait attendre le bus pour son billet alors qu'il descendait à l'arrêt suivant?
Z'allez me dire où est la logique dans tout ça?

Parce que moi je n'ai toujours pas compris.
Sauf que peut-être qu'il n'était pas très lucide.
L'homme à l'odeur de cigare de bas de gamme.


vendredi 12 décembre 2014

Adulté

L'adulté.
L'état d'être adulte.
Mot inventé par moi, juste maintenant, pour trouver un nom pour désigner l'état d'adulte. Adultère étant déjà pris, il me reste adultité?
Ou adulté?
Adulté ce sera pour les besoins de ce poste.

C'est quoi l'adulté?
C'est quand qu'on atteint l'adulté?
Est-ce que ça existe même l'adulté?
Peut-on l'atteindre en fait?

Je ne crois pas.

Lorsque j'étais plus jeune (et aujourd'hui encore), je voyais ces gens, ces "adultes", soit ces personnes qui semblaient avoir atteint l'adulté.
Mes propres parents, même.
Un stade qui est au delà de l'enfance et de l'adolescence somme toute.
Et qui se prolonge jusqu'à quand?
Jusqu'à toujours?
Peut-on se dés-adultiser?
Un adulte pour moi c'est quelqu'un qui a un travail (intéressant de mettre ce concept en premier dans ma phrase), une vie plus ou moins stable, peut-être des enfants, peut-être un conjoint.
Qui peut se torcher soi-même le cul (au propre comme au figuré), et donc qui s'occupe de lui-même et gère plus ou moins bien tout ce qui advient dans sa vie.
Un adulte, donc c'est quelqu'un de responsable (et de plein de mots qui finissent en -able, et on peut même y inclure misérable (parfois) et adorable (c'est en option)).
Vu de l'extérieur, un adulte, il n'a pas de doutes, ou très peu.
Il gère tout, parfaitement, ou presque.
Après tout, il est responsable.
J'ai toujours cru qu'un jour l'adulté me tomberait dessus, comme on peut tomber dans un trou, de manière inopinée, en se baladant.
Paf.
J'ai vécu tels et tels événements et expériences.
Paf.
Je suis adulte.

J'ai été naïve (et le suis toujours).

Aujourd'hui, je me rends compte que je ne serai JAMAIS adulte, dans un sens.
Oui, parce que l'adulté ça ne s'atteint pas.
Ca ne se quitte pas non plus, parce que cela N'EXISTE PAS.
Ce n'est pas un état qu'on atteint après des années d'enfance ou d'adolescence.
Ce n'est pas un état qu'on atteint à 18 ans (même si légalement, dans mon pays, dès 18 ans on est considéré comme adulte) ou le jour où L'on finit d'étudier.
Non.
On ne tombe pas tout à coup dans le chaudron magique de l'adulté, et on n'en ressort pas transformé.
L'adulté n'existe pas.
Il y a la vie, et ses méandres.
Point.
Je n'arrêterai surement jamais de me poser mille et unes questions.
D'avoir des doutes.
De faire des erreurs ou d'être irresponsable.
Parfois.
Je peux avoir des enfants, et un conjoint, un métier.
Et me torcher moi-même mon cul.
Je peux être responsable aussi.
Mais rien de cela ne me fera être adulte.
Voire, même, peut-être qu'avec le temps je serai de plus en plus frustrée parce que je penserai que malgré tous mes efforts, je ne suis toujours pas adulte.
Ou du moins, je ne me considère toujours pas comme ayant atteint l'adulté.
Peut-être même que je paraitrai avoir atteint l'adulté aux yeux d'autrui, même si au fond de moi je le rechercherai toujours cet état.

Aujourd'hui je me rend compte que l'adulté n'existe pas.
Aujourd'hui je me demande pourquoi beaucoup d'entre nous avons cette vision de l'adulté comme étant quelque chose qui existe et qui s'atteint ou s'acquière.
Pourquoi je pensais que c'était quelque chose qu'il fallait atteindre? Un but en soi?
Parce que cela frustre, un peu, beaucoup, énormément de ne pas se sentir adulte en fait, alors qu'on fait tant d'efforts inutiles pour y parvenir.

Aujourd'hui je décide d'essayer d'arrêter de vouloir être adulte.
Parce que l'adulté n'existe pas.

Je vais vivre ma vie, avec mes doutes, mes erreurs, mes mille et unes questions.
Mes doutes, erreurs et questions vont changer avec le temps.
Certains vont s'estomper, probablement.
D'autres arriveront, surement.
Mais rien de ce que je ferai ne me fera atteindre l'adulté.

Alors autant ne pas rechercher l'adulté.

Autant juste vivre, pour vivre.

Point.