vendredi 16 janvier 2015

Côtelette

Je vous ai déjà raconté l'épisode des morceaux de saucisse qui pleuvaient du balcon des voisins du dessus du ciel.
Aujourd'hui je vais vous raconter l'histoire des côtelettes... de porc.
L'autre jour, j'ai remarqué, aplati sur la terrasse de ma voisine de droite, une côtelette crue. Ou disons le reste de la côtelette, mais avec une belle part de viande dessus.
Une côtelette volante je suppose, qui avait fini, gravité oblige, par retomber sur la terrasse de ma voisine.
J'vous dis pas comme cela m'aurait fait enrager si elle avait atterri sur la mienne.
Fort heureusement pour moi, il semblerait que ma voisine du dessus ne fasse voltiger que les fleurs de pélargonium fanés, les miettes de pain et peut-être des bouts de saucisse.
La côtelette y a passé la nuit, éclaffé sur la terrasse.
J'ai même pu la montrer à une chère amie (coucou!) qui était venue me rendre visite (et s'étaler sur le tapis avec moi). Nous avons même pu discuter du fait que les chats ne peuvent pas manger les os de côtelette.
Et puis elle a disparu. La côtelette, hein. Pas l'amie.
Comme cela, subitement.
La nuit de toute vraisemblance.
Oui!
Vous le sentez venir, vous, le voleur de côtelette de porc crue là.
Il y a quelques jours déjà, je l'avais entendu rôder, vaguement au milieu de la nuit.
Un cri sauvage.
Je n'avais pas pu véritablement le nommer à ce moment là, était-il ailé ou à quatre pattes?
Et puis il y a quelques minutes, pendant que je patientais (longtemps) que les mises à jour de mon ordi se terminent (d'ailleurs elles ne sont pas terminées alors que j'écris ceci) et que j'avais ouvert grand ma fenêtre pour aérer, il est revenu.
Probablement attiré par une autre côtelette volante.
Croc.
Croc.
Croc.
Un bruit de rongeur, en fait.
Un bruit de dents contre un objet dur, mais qui se casse, s'émiette.
Croc.
Croc.
Il semble être juste devant ma fenêtre.
Alors je tâte.
Croc.
Je secoue les stores, mais le bruit continue.
Croc.
Croc.
Croc.
J'éteins les lumières et j'entrouvre les stores.
Croc.
Seulement les lamelles du haut.
Je me hisse sur la pointe des pieds et je regarde dehors.
Croc.
Tout d'abord je vois la haie, sombre, agrandie par l'ombre qu'elle projette.
Et puis le chat, noir et blanc, gros, qui rode le long de la haie, doucement, et puis repart.
Mais, ce n'est pas lui non plus qui fait ce bruit, qui continue.
Croc.
Et puis j'aperçois, enfin, à moitié caché dans l'ombre de la haie, au milieu du gazon, à moins de 3 mètres d'où je me tiens.
Il a la taille d'un gros chat.
Une couleur fauve qui se dissimule si bien dans le décor nocturne.
Je ne le vois pas très bien encore car il se tient de face, accroupi, enveloppé d'ombre.
Mais je sais qui il est ce croqueur d'os.
Le voilà déjà qui s'enfuit alors qu'une voiture s'approche.
Je le vois de profil.
Son long museau et sa longue queue.
Sa longue queue qui devrait être touffue.
Mais qui ne l'est pas.
Le renard, croqueur de côtelette. 

mercredi 14 janvier 2015

La dernière pierre

Aujourd'hui, j'ai mis du mortier à la dernière pierre qui manquait pour parachever ma scolarité.
La dernière pierre qui en l'occurrence est plusieurs objets et faits différents, et qui implique une coïncidence fortuite, mais belle.
C'est tout d'abord l'envoi, aujourd'hui, à mes collègues divers de mon mémoire sous sa forme finale, ainsi que l'enveloppe blanche que je viens de sceller et sur laquelle je viens d'appuyer pour en faire sortir l'air. Une enveloppe qui contient la version papier de mon mémoire et qui sera consignée au fin fond d'un tiroir poussiéreux, au milieu d'autres mémoires.
C'est ensuite ce petit billet jaune et blanc glissé dans ma boite aux lettres aujourd'hui, qui annonce une lettre à retirer à l'office postal dès demain. Au vu du lieu d'envoi, cela ne peut qu'être mon diplôme.
Quelle coïncidence que de recevoir mon diplôme le jour même où je consignerai mon travail.
C'est avec émotion que j'ai écrit une petite carte de remerciement et d'appréciation pour la secrétaire trop sympathique et choue qui m'a suivie et répondu à mes questionnements d'étudiant durant ces dernières années.
Et c'est avec une émotion plus forte encore que j'ai lissé sous ma main le pli de l'enveloppe pour la fermer et en faire sortir l'air.

Ce sont les petits détails comme ceux-ci qui émeuvent le plus.

Demain j'irai porter ma dernière pierre à la poste et je recevrai en retour l'édifice tout entier. 

vendredi 9 janvier 2015

L'or blanc

Alors que la neige fait défaut encore une fois dans mon pays, elle est tombée en abondance en Méditerranée, et aussi jusqu'en Syrie.
J'ai lu aux nouvelles, que hier, il n'y avait pas eu de morts dus aux conflits.
Premier jour depuis 3 ans.
3 ans.
Vous vous rendez compte?
Et tout cela à cause de la poudre blanche?
C'est étrange tout de même, ce qu'il se passe lorsque la neige tombe, dans des lieux inhabituels.
Il n'était pas écrit dans l'article s'il y avait eu des morts liés aux conditions météo.
S'il suffisait qu'il neige pour arrêter les conflits, je serai prête à donner toute la neige de mon pays.
Hélas, ce n'est pas si simple.
L'or blanc.

jeudi 8 janvier 2015

rideaux en dentelle

Il y a deux jours, j'ai changé de bureau.
Aux fenêtres du nouveau, pendent des rideaux en dentelle kitsch, héritage d'un précédent occupant.
Je n'ai pas encore décidé si j'allais les enlever ou pas, parce que malgré leur kitschité, ils donnent un petit côté rétro à l'ensemble, couplé avec le tout gros vieux radiateur sculpté, la peinture du plafond qui part en lamelles, le manque d'isolation et l'ancienneté du bâtiment.

Affaire à suivre... 

jeudi 1 janvier 2015

Breathtaking

La beauté du paysage était absolument breathtaking en ce premier jour de l'an (j'utilise le mot anglais parce que je trouve qu'il représente mieux le sentiment que j'ai devant ce paysage plutôt que l'expression "à couper le souffle").





Ce que vous ne voyez pas véritablement sur  la photo ci-dessus c'est la horde de gens qui se baladaient. "Mon" parcours était surpeuplé. Déjà que la fréquentation a fortement augmenté depuis qu'une partie du chemin est devenu balisé de flèches jaunes de sentier pédestre (ce qui n'est pas mal en soi, c'est un endroit magnifique, autant en faire profiter tout le monde mais c'est fou ce que cela a changé de rajouter des flèches jaunes le long du chemin préexistant... ). Tellement surpeuplé que j'en ai vite eu marre de dire "bonjour" à toutes les personnes croisées et que cela m'a un peu saoulé. Mais bon, z'ont bien raison de sortir s'aérer, eux aussi. 
Surtout que le paysage était magnifique avec cette neige, le soleil et la brume légère. 
J'ai aussi vu la lune qui venait de se lever, toute dodue et effacée. 
Et puis, de drôles de signes dans un champ. Vous arrivez à les lire? Cela doit donner mieux vu du ciel que depuis mes 1m68 et des poussières. Ils se sont bien amusés. Notez qu'à part les traces qui vont et repartent du zéro + les traces qui continuent tout droit vers le fond du champ (probablement qqun qui n'a même pas remarqué ce qui était écrit), il n'y a pas de traces de pas entre les différents chiffres. Joli! Il y avait d'autres choses écrites dans le champ, mais je n'étais pas positionnée de manière adéquate pour les lire. 
Je me demande combien de marcheurs sont passés à côté sans rien voir. 




Bonne année 2015 :)

Etoiles [Les évasions de Cara et Laf]

Etrangement, ce mois-ci, le thème ne m'inspirait pas du tout.
Pourtant les étoiles sont quasi omniprésentes ces jours-ci.
Alors voici mon interprétation du thème.
Je suis restée très sobre avec une toute petite étoile un peu froissée.