Je suis dans le bus.
Un monsieur d'un certain âge y entre.
Y retrouve une dame d'un âge certain qu'il connait.
Se met à parler avec elle.
"Je sors du magasin de 2nd main, j'ai été déçu", dit-il. "J'avais acheté une ceinture et après 2 jours elle a cassé. J'y suis retourné aujourd'hui et ils n'ont pas voulu me rembourser."
Et puis après une courte pause il a enchainé en disant:
"Naturellement c'était une personne de couleur qui m'a servi".
Purée... c'est tellement raciste comme remarque!
Ouais, parce que ta couleur de peau va déterminer si tu rembourses ou non les gens de leurs objects defectueux.
Ouais parce que ta ceinture de 2nd main tu l'as payée quoi? 5.- à tout casser?
Ouais parce que les panneaux qui disent "objects non échangeables ni remboursables" ne s'appliquent pas à toi?
...
Le même jour, quelques heures plus tard, j'attends le bus à un arrêt. Il s'arrête, une petite fille se précipite devant la porte pour monter dedans alors qu'un monsieur (de nouveau d'un certain âge) veut en sortir. Ils se bousculent un peu, le monsieur n'ayant pas la place pour descendre. Et il lui dit (je ne sais plus exactement ses mots mais c'était un truc du genre), clairement agacé et sur un ton bien aggressif: "espèce de sale gamine noire", alors même que la mère de la fillette était déjà en train de s'excuser pour le comportement de sa fille.
Le regard d'étonnement de la fillette envers les paroles du vieil homme. Ses yeux grands ouverts et ébahis...
...
jeudi 8 août 2019
lundi 5 août 2019
La vie trépidante de mes voisins chapitre 2: la petite dame de la gare
Il y a une dame, de constitution asiatique, qui passe ses journées dans le hall de la gare.
Elle est toujours là.
L'été comme l'hiver.
Les jours de semaine et le week-end.
Le matin, à midi et le soir.
Elle a l'air un peu perdue.
Elle marche tout lentement, en se dandinant.
Elle ne s'assied pas (il n'y a pas de bancs).
Elle n'est pas très bien habillée, mais n'est pas non plus négligée ou sale.
Elle porte toujours un sac en tissu rouge avec elle.
Elle est toujours seule.
On se dit qu'il faudrait la suivre un jour pour voir ce qu'elle fait.
Où va-t-elle?
D'où vient-elle?
A-t-elle des horaires de passage réguliers?
Est-ce qu'elle attend quelqu'un qui n'arrive pas?
Est-ce qu'elle vient là pour se sentir entourée?
Ou juste pour y faire ses commissions quotidiennes?
Pour une toute autre raison?
Je pourrais lui inventer une vie, une raison, une histoire... Quelque chose de triste, de déchirant, de romantique, de banal, ou rien du tout...
La petite dame de la gare...
Elle est toujours là.
L'été comme l'hiver.
Les jours de semaine et le week-end.
Le matin, à midi et le soir.
Elle a l'air un peu perdue.
Elle marche tout lentement, en se dandinant.
Elle ne s'assied pas (il n'y a pas de bancs).
Elle n'est pas très bien habillée, mais n'est pas non plus négligée ou sale.
Elle porte toujours un sac en tissu rouge avec elle.
Elle est toujours seule.
On se dit qu'il faudrait la suivre un jour pour voir ce qu'elle fait.
Où va-t-elle?
D'où vient-elle?
A-t-elle des horaires de passage réguliers?
Est-ce qu'elle attend quelqu'un qui n'arrive pas?
Est-ce qu'elle vient là pour se sentir entourée?
Ou juste pour y faire ses commissions quotidiennes?
Pour une toute autre raison?
Je pourrais lui inventer une vie, une raison, une histoire... Quelque chose de triste, de déchirant, de romantique, de banal, ou rien du tout...
La petite dame de la gare...
lundi 29 juillet 2019
La vie trépidante avec mes voisins chapitre 1
J'avais dit que j'étais de retour, et au final cela fait plus de 2 mois que je n'ai pas posté d'article. Je m'en excuse platement.
C'est qu'il se passe des choses dans ma vie, et tout et tout.
Bon, alors je vais initier cette série d'articles sur la cohabitation (pacifique?) avec mes nombreux (hélas) voisins en vous parlant de la coloc du bout du couloir en haut, deuxième porte à gauche (plus ou moins).
Le fait divers se déroule à la periode faste de fin de cours universitaires, soit également la période de fin d'examens universitaires (petite parenthèse pour noter le fait qu'ici pas tous les étudiants ont les exams en même temps, cela s'échelonne sur une période d'1-1.5 mois environ), un soir de semaine. Ce n'était ni un vendredi, ni un samedi, ni la veille d'un jour férié.
Je suis rentrée du travail vers 18h, et déjà à ce moment là, en arrivant devant la porte de l'immeuble j'ai pu constater qu'une colocation faisait profiter au voisinage entier son choix musical et ses discussions animées, bruyantes mais incompréhensibles au vu du nombre de discuteurs agglutinés sur le balcon et dans l'appartement.
Les débordements musico-vocaux ont continué une partie de la soirée, jusqu'au point où bon, ça restait quand même bien bruyant, déviant du musico-vocal pour passer au alcoliso-vocal et c'était passé 22h (heure de silence inscrit dans le réglement d'immeuble). On sort sur la coursive (oui, on a des coursives) pour écouter ce qui se passe, et on entend une voisine qui s'engueule avec un des colocataires, de manière véhémente. Incluant les mots: enfants, soir de semaine, on est déjà venus vous demander de baisser le volume mais ca n'a rien changé, nous on bosse demain, il est passé 22h, ce n'est pas la première fois qu'on vient sonner chez vous, etc. etc.
Et puis un voisin qui appelle la police et leur explique la situation.
A ce point mon ami monte rejoindre les voisins pour se joindre à eux contre l'alcolo-vocal de colocataire (éméché et ayant probablement brulé ses dernières neurones en même temps que son dernier exam). S'ensuit des palabres, des discussions sans queue ni tête, des râlements de la part du colocataire (non mais quand même, on peut fêter nos exas, blablabla) et tout.
A un moment donné, d'autres étudiants d'autres appartements sont venus voir ce qui se passaient parce qu'ils n'arrivaient pas à se concentrer/dormir alors qu'ils avaient eux des examens encore les jours suivants.
Pour se solder par (attention, attention) la fuite rapide de la totalité des fêtards avec la diffusion de l'annonce de l'arrivée emminente des forces de l'ordre. Ils étaient environ 50 dans un appartement. Ouais. Alcool. 50. J'en dis pas plus.
Au final il ne restait que les 3 colocataires qui vivaient dans l'appartement qui ont eux aussi tenté de s'exfiltrer hors du bâtiment avant l'arrivée de la police. Heureusement ces derniers sont arrivés au moment où ils faisaient leur sortie du lieu, et donc ils ont pu être interceptés et leurs identités prises. Il ne se passera rien d'autre pour eux, sauf une dénonciation auprès de la gérance de l'immeuble et une discussion avec les policiers. Il s'avère qu'ils trouvaient totalement normal et justifié de faire la noce dans leur appart avec 47 autres étudiants, un soir de semaine. Il s'avère que le fait qu'ils étaient bruyants et empêchaient voisins et enfants des voisins de dormir un soir de semaine/école ne leur a pas du tout effleuré l'esprit. Pas du tout. Il s'avère qu'ils ont pas pensé que le reste de l'immeuble n'était pas composé d'étudiants. Quand je vous dit qu'ils devaient avoir laissé leurs neurones sur leurs feuilles d'examen...
Les policiers ont clairement dit qu'il ne fallait pas hésiter à les appeler lors de cas similaires. Certes ils ne peuvent pas faire grand chose, mais l'arrivée de la police et la prise d'identité fait toujours forte impression.
En ce moment c'est relativement calme. Ca doit se rapporter au fait qu'on est en été et qui dit été dit longues vacances universitaires et donc moins d'étudiants présents dans leurs colocations.
Première histoire. Pas forcément la plus drôle en fait. Mais bon.
Les news de par chez nous:
On a acheté un canapé pour remplacer celui de mon ami qui datait d'il y a plus que mon demi âge (c'est pour dire), qui a survécu à au moins un chat (si je ne m'abuse) et deux enfants.On a 10 semaines de délai de livraison. Ce n'est hélas pas pour tout de suite donc.
La prochaine fois je vous raconterai soit l'histoire de la petite dame de la gare (en élargissant la définition du "voisin"), soit l'histoire du frigo qui bip éperdumment, soit l'histoire de la voisine du dessous.
Joyeux lundi!
C'est qu'il se passe des choses dans ma vie, et tout et tout.
Bon, alors je vais initier cette série d'articles sur la cohabitation (pacifique?) avec mes nombreux (hélas) voisins en vous parlant de la coloc du bout du couloir en haut, deuxième porte à gauche (plus ou moins).
Le fait divers se déroule à la periode faste de fin de cours universitaires, soit également la période de fin d'examens universitaires (petite parenthèse pour noter le fait qu'ici pas tous les étudiants ont les exams en même temps, cela s'échelonne sur une période d'1-1.5 mois environ), un soir de semaine. Ce n'était ni un vendredi, ni un samedi, ni la veille d'un jour férié.
Je suis rentrée du travail vers 18h, et déjà à ce moment là, en arrivant devant la porte de l'immeuble j'ai pu constater qu'une colocation faisait profiter au voisinage entier son choix musical et ses discussions animées, bruyantes mais incompréhensibles au vu du nombre de discuteurs agglutinés sur le balcon et dans l'appartement.
Les débordements musico-vocaux ont continué une partie de la soirée, jusqu'au point où bon, ça restait quand même bien bruyant, déviant du musico-vocal pour passer au alcoliso-vocal et c'était passé 22h (heure de silence inscrit dans le réglement d'immeuble). On sort sur la coursive (oui, on a des coursives) pour écouter ce qui se passe, et on entend une voisine qui s'engueule avec un des colocataires, de manière véhémente. Incluant les mots: enfants, soir de semaine, on est déjà venus vous demander de baisser le volume mais ca n'a rien changé, nous on bosse demain, il est passé 22h, ce n'est pas la première fois qu'on vient sonner chez vous, etc. etc.
Et puis un voisin qui appelle la police et leur explique la situation.
A ce point mon ami monte rejoindre les voisins pour se joindre à eux contre l'alcolo-vocal de colocataire (éméché et ayant probablement brulé ses dernières neurones en même temps que son dernier exam). S'ensuit des palabres, des discussions sans queue ni tête, des râlements de la part du colocataire (non mais quand même, on peut fêter nos exas, blablabla) et tout.
A un moment donné, d'autres étudiants d'autres appartements sont venus voir ce qui se passaient parce qu'ils n'arrivaient pas à se concentrer/dormir alors qu'ils avaient eux des examens encore les jours suivants.
Pour se solder par (attention, attention) la fuite rapide de la totalité des fêtards avec la diffusion de l'annonce de l'arrivée emminente des forces de l'ordre. Ils étaient environ 50 dans un appartement. Ouais. Alcool. 50. J'en dis pas plus.
Au final il ne restait que les 3 colocataires qui vivaient dans l'appartement qui ont eux aussi tenté de s'exfiltrer hors du bâtiment avant l'arrivée de la police. Heureusement ces derniers sont arrivés au moment où ils faisaient leur sortie du lieu, et donc ils ont pu être interceptés et leurs identités prises. Il ne se passera rien d'autre pour eux, sauf une dénonciation auprès de la gérance de l'immeuble et une discussion avec les policiers. Il s'avère qu'ils trouvaient totalement normal et justifié de faire la noce dans leur appart avec 47 autres étudiants, un soir de semaine. Il s'avère que le fait qu'ils étaient bruyants et empêchaient voisins et enfants des voisins de dormir un soir de semaine/école ne leur a pas du tout effleuré l'esprit. Pas du tout. Il s'avère qu'ils ont pas pensé que le reste de l'immeuble n'était pas composé d'étudiants. Quand je vous dit qu'ils devaient avoir laissé leurs neurones sur leurs feuilles d'examen...
Les policiers ont clairement dit qu'il ne fallait pas hésiter à les appeler lors de cas similaires. Certes ils ne peuvent pas faire grand chose, mais l'arrivée de la police et la prise d'identité fait toujours forte impression.
En ce moment c'est relativement calme. Ca doit se rapporter au fait qu'on est en été et qui dit été dit longues vacances universitaires et donc moins d'étudiants présents dans leurs colocations.
Première histoire. Pas forcément la plus drôle en fait. Mais bon.
Les news de par chez nous:
On a acheté un canapé pour remplacer celui de mon ami qui datait d'il y a plus que mon demi âge (c'est pour dire), qui a survécu à au moins un chat (si je ne m'abuse) et deux enfants.On a 10 semaines de délai de livraison. Ce n'est hélas pas pour tout de suite donc.
La prochaine fois je vous raconterai soit l'histoire de la petite dame de la gare (en élargissant la définition du "voisin"), soit l'histoire du frigo qui bip éperdumment, soit l'histoire de la voisine du dessous.
Joyeux lundi!
vendredi 10 mai 2019
Paraboles - ras le bol
Depuis les fenêtres de chez mon ami qui deviendront mes fenêtres aussi incessamment sous peu je compte pas moins de 10 paraboles (mon précédent comptage s'établissait à 9, mais j'en ai trouvé encore une un peu cachée aujourd'hui héhé), dont au moins 4 installées sans être dans les normes selon mon ami (c'est à dire installées en dehors des balcons).
Il y'en a surement quelques unes supplémentaires que je ne vois pas avec mon angle de vue.
Il y a 104 appartements en face de nos fenêtres (je ne compte pas tous les appartements qui s'étendent sur le côté parce qu'on atteindrait facilement les 200 à 250).
Ca fait une moyenne d'une parabole (visible) pour 10 appartements.
Je crois qu'on peut considérer que mon ami habite dans une zone densément peuplée et surtout dans une barre d'immeuble gigantesque entourée d'autres barres gigantesques.
Dixit la fille qui s'apprête à y emménager alors qu'elle fuit le peuple (dans le sens les rassemblements denses de gens) et qui quitte (à grands regrets) son micro village où le nombre total d'habitants doit équivaloir au nombre total de personnes vivant dans les appartements visibles depuis mes futures fenêtres.
Je vous dis pas que j'emménage ici avec forte envie et palpitation.
Non, non.
Mais bon, il y a parfois des événements qui font que soit on s'y colle, soit... il n'y a pas d'autre alternative.
Et puis c'est là où se trouve mon ami.
Alors voilà.
Je me dis, c'est temporaire.
Je me dis qu'on va le customiser cet appart pour ne plus que je sois horrifiée par les 104 appartements en vis à vis.
Je me dis on va verdir le balcon jusqu'à son maximum, jusqu'à rendre jungle ce désert urbain.
Ouais, j'ai besoin de me rassurer.
Pour ne pas m'aliéner.
Ne pas me perdre dans cette aridité urbaine.
Et puis je me redis que c'est temporaire. Qu'un jour on ira vivre dans un endroit moins peuplé, avec un jardin, des hannetons vrombissants au lieu de pigeons, et surtout avec une vue sur de la vraie verdure, et sans être voisins directs d'au moins 400 personnes et 10 paraboles visibles (même si pour l'instant ce futur me semble impossible à atteindre étant donné les conditions actuelles) (mais comme il parait qu'on ne sait jamais de quoi est fait le futur, peut-être qu'il faudrait que je sois un tantinet plus optimiste?) (ou peut-être que je devrais me mettre à jouer au loto).
Un jour prochain je vous raconterai les us et coutumes des voisins (incluant: celle qui profite de l'absence de ses enfants pour s'envoyer en l'air trèèèèèèès bruyamment et trèèèèèèèès longuement au milieu de la nuit fenêtres ouvertes, ceux du sud qui font la fiesta à des heures innommables, les 50 millions de colocs d'étudiants qui font la fête le jeudi soir (ben ouais, le vendredi ils rentrent tous chez leurs parents), ceux qui décident de monter des meubles à 22h30, ceux qui lancent des planches par la coursive, ceux qui brulent du papier à 2h du matin, ceux qui font des études de papillons sur leur balcon (ah non, ca c'est nous)).
Notez, on constate plus facilement les choses négatives que positives. Je ne vais pas vous parler des voisins qu'on n'entend jamais parce qu'il n'y a rien à en dire. Sauf lorsque l'absence de bruit devient inquiètante.
Bon, sur ce je vous laisse, je dois aller poser des questions à mon assureur.
Il y'en a surement quelques unes supplémentaires que je ne vois pas avec mon angle de vue.
Il y a 104 appartements en face de nos fenêtres (je ne compte pas tous les appartements qui s'étendent sur le côté parce qu'on atteindrait facilement les 200 à 250).
Ca fait une moyenne d'une parabole (visible) pour 10 appartements.
Je crois qu'on peut considérer que mon ami habite dans une zone densément peuplée et surtout dans une barre d'immeuble gigantesque entourée d'autres barres gigantesques.
Dixit la fille qui s'apprête à y emménager alors qu'elle fuit le peuple (dans le sens les rassemblements denses de gens) et qui quitte (à grands regrets) son micro village où le nombre total d'habitants doit équivaloir au nombre total de personnes vivant dans les appartements visibles depuis mes futures fenêtres.
Je vous dis pas que j'emménage ici avec forte envie et palpitation.
Non, non.
Mais bon, il y a parfois des événements qui font que soit on s'y colle, soit... il n'y a pas d'autre alternative.
Et puis c'est là où se trouve mon ami.
Alors voilà.
Je me dis, c'est temporaire.
Je me dis qu'on va le customiser cet appart pour ne plus que je sois horrifiée par les 104 appartements en vis à vis.
Je me dis on va verdir le balcon jusqu'à son maximum, jusqu'à rendre jungle ce désert urbain.
Ouais, j'ai besoin de me rassurer.
Pour ne pas m'aliéner.
Ne pas me perdre dans cette aridité urbaine.
Et puis je me redis que c'est temporaire. Qu'un jour on ira vivre dans un endroit moins peuplé, avec un jardin, des hannetons vrombissants au lieu de pigeons, et surtout avec une vue sur de la vraie verdure, et sans être voisins directs d'au moins 400 personnes et 10 paraboles visibles (même si pour l'instant ce futur me semble impossible à atteindre étant donné les conditions actuelles) (mais comme il parait qu'on ne sait jamais de quoi est fait le futur, peut-être qu'il faudrait que je sois un tantinet plus optimiste?) (ou peut-être que je devrais me mettre à jouer au loto).
Un jour prochain je vous raconterai les us et coutumes des voisins (incluant: celle qui profite de l'absence de ses enfants pour s'envoyer en l'air trèèèèèèès bruyamment et trèèèèèèèès longuement au milieu de la nuit fenêtres ouvertes, ceux du sud qui font la fiesta à des heures innommables, les 50 millions de colocs d'étudiants qui font la fête le jeudi soir (ben ouais, le vendredi ils rentrent tous chez leurs parents), ceux qui décident de monter des meubles à 22h30, ceux qui lancent des planches par la coursive, ceux qui brulent du papier à 2h du matin, ceux qui font des études de papillons sur leur balcon (ah non, ca c'est nous)).
Notez, on constate plus facilement les choses négatives que positives. Je ne vais pas vous parler des voisins qu'on n'entend jamais parce qu'il n'y a rien à en dire. Sauf lorsque l'absence de bruit devient inquiètante.
Bon, sur ce je vous laisse, je dois aller poser des questions à mon assureur.
mercredi 8 mai 2019
Belle-mère
Une des nouveautés dans ma vie est que depuis un temps certain j'ai acquis le statut de belle-mère à temps partiel.
Belle-mère.
Ca donne l'impression que j'ai au moins 50 ans.
Et pourtant, on peut être belle-mère à 30 ans et des poussières (si si).
L'autre jour mon compagnon (comment on pourrait l'appeler celui-là d'ailleurs?) parlant à son fils (donc mon beau-fils) lui dit "tu peux demander à ta belle-mère".
C'était la première fois qu'il m'adressait véritablement en tant que belle-mère.
J'ai pris 20 ans d'un coup, paf.
On en a bien ri.
Donc je suis belle-mère.
De deux zoulous qui ne sont plus des tout petits.
Moi qui n'ai même pas (encore) le statut de mère, j'ai été promue directement à celui de belle-mère.
J'essaie de réfléchir à ce que ça me fait.
Mais c'est difficile à dire.
Pas grand chose en fait.
Parce que ça me parait normal maintenant que j'y suis.
C'est ce qui va avec le fait d'aimer leur papa.
Ils sont une partie indivisible de lui.
Alors belle-mère je suis.
A 55% (environ... je ne sais pas le % exact, mais c'est un tantinet plus que 50%).
C'est fatiguant parfois.
Drôle aussi.
J'ai de la chance, ils ne me haïssent pas.
Je crois même qu'ils m'aiment bien.
On fait et voit les choses autrement avec des beaux-enfants.
Il y a des contraintes.
Parfois j'ai de la peine à les accepter (les contraintes hein! pas les gosses).
Des fois ils me paraissent tellement collants (les enfants).
Régulièrement je les fais rire parce que je fais les choses autrement que ce dont ils ont l'habitude.
Ils me trouvent bizarre parfois.
Souvent je ne comprends pas leur logique d'enfant.
De temps à autre je suis égoïste.
J'apprends.
Ce n'est pas inné tout ça.
C'est tout un processus d'essais et d'erreurs, aussi.
Un apprentissage je suppose.
Je fais de mon mieux, qui parfois, n'est pas très bien, et parfois un peu mieux.
Mais j'aime leur papa, alors il n'y a pas grand chose d'autre à en dire.
Belle-mère.
Ca donne l'impression que j'ai au moins 50 ans.
Et pourtant, on peut être belle-mère à 30 ans et des poussières (si si).
L'autre jour mon compagnon (comment on pourrait l'appeler celui-là d'ailleurs?) parlant à son fils (donc mon beau-fils) lui dit "tu peux demander à ta belle-mère".
C'était la première fois qu'il m'adressait véritablement en tant que belle-mère.
J'ai pris 20 ans d'un coup, paf.
On en a bien ri.
Donc je suis belle-mère.
De deux zoulous qui ne sont plus des tout petits.
Moi qui n'ai même pas (encore) le statut de mère, j'ai été promue directement à celui de belle-mère.
J'essaie de réfléchir à ce que ça me fait.
Mais c'est difficile à dire.
Pas grand chose en fait.
Parce que ça me parait normal maintenant que j'y suis.
C'est ce qui va avec le fait d'aimer leur papa.
Ils sont une partie indivisible de lui.
Alors belle-mère je suis.
A 55% (environ... je ne sais pas le % exact, mais c'est un tantinet plus que 50%).
C'est fatiguant parfois.
Drôle aussi.
J'ai de la chance, ils ne me haïssent pas.
Je crois même qu'ils m'aiment bien.
On fait et voit les choses autrement avec des beaux-enfants.
Il y a des contraintes.
Parfois j'ai de la peine à les accepter (les contraintes hein! pas les gosses).
Des fois ils me paraissent tellement collants (les enfants).
Régulièrement je les fais rire parce que je fais les choses autrement que ce dont ils ont l'habitude.
Ils me trouvent bizarre parfois.
Souvent je ne comprends pas leur logique d'enfant.
De temps à autre je suis égoïste.
J'apprends.
Ce n'est pas inné tout ça.
C'est tout un processus d'essais et d'erreurs, aussi.
Un apprentissage je suppose.
Je fais de mon mieux, qui parfois, n'est pas très bien, et parfois un peu mieux.
Mais j'aime leur papa, alors il n'y a pas grand chose d'autre à en dire.
mardi 7 mai 2019
I'm back
Bonjour les gens...
Enfin... Je ne sais pas si quelqu'un lit encore mon blog étant donné que cela fait plus de 1 an que je n'ai rien posté ici.
Toujours est-il que j'ai pris le chalumeau, euh... non... le plumeau à poussière et j'ai dépoussiéré un peu le blog en écrivant cet article.
Ca m'a demandé du courage et de la détermination de m'y remettre (d'autant que depuis le temps y'a 2-3 choses qui ont changé sur la plateforme et qu'il faut que je retrouve mes repères), mais c'était une idée qui me trottait dans la tête et je crois (re)avoir des choses à raconter.
Non qu'il ne se soit rien passé pendant ces dernières années, mais... je n'avais pas forcément envie de les partager... recluse que j'étais dans mon petit village idyllique et hermitesque (oui j'invente des mots).
J'écris cet article le surlendemain d'une giboulée de neige tardive (le 5 mai tout de même) et la veille d'un déménagement. Vous voyez donc... il y'a de quoi écrire.
Voilà. Demain je publierai un autre article (c'est un fait, c'est écrit au futur et non au conditionnel).
Un jour je changerai la mise en page du blog qui ne me convient plus. Mais chaque chose en son temps.
Enfin... Je ne sais pas si quelqu'un lit encore mon blog étant donné que cela fait plus de 1 an que je n'ai rien posté ici.
Toujours est-il que j'ai pris le chalumeau, euh... non... le plumeau à poussière et j'ai dépoussiéré un peu le blog en écrivant cet article.
Ca m'a demandé du courage et de la détermination de m'y remettre (d'autant que depuis le temps y'a 2-3 choses qui ont changé sur la plateforme et qu'il faut que je retrouve mes repères), mais c'était une idée qui me trottait dans la tête et je crois (re)avoir des choses à raconter.
Non qu'il ne se soit rien passé pendant ces dernières années, mais... je n'avais pas forcément envie de les partager... recluse que j'étais dans mon petit village idyllique et hermitesque (oui j'invente des mots).
J'écris cet article le surlendemain d'une giboulée de neige tardive (le 5 mai tout de même) et la veille d'un déménagement. Vous voyez donc... il y'a de quoi écrire.
Voilà. Demain je publierai un autre article (c'est un fait, c'est écrit au futur et non au conditionnel).
Un jour je changerai la mise en page du blog qui ne me convient plus. Mais chaque chose en son temps.
samedi 20 janvier 2018
Les décorations
"Comment il est?" demanda-t-elle avec curiosité.
"Il est décoré de guirlandes scintillantes, de pompons gris, de rondelles d'orange, de noeuds en papier et d'étiquettes colorées" répondis-je.
"Mmmmh" répondit-elle, sceptique. "Tu fais attention à toi, hein? ... pas que tu te retrouves entrainée dans une fourberie".
"Non, aucun risque" répondis-je avec un sentiment de perplexité, "il n'est pas comme ça".
Ce n'est que plusieurs heures plus tard que j'ai réalisé...
Compris que je l'avais présenté à l'envers.
J'avais expliqué ce qui n'importait pas.
Mis l'accent sur les décorations.
J'avais omis de dire le plus important.
L'essentiel.
La seule chose à dire en fait.
Qu'il est arbre.
Peu importe qu'il ait plus de guirlandes que le sapin de Noël de la reine d'Angleterre ou qu'il soit orné de simples rubans en papier jounral.
Au dessous de toutes les décorations il est arbre.
Et c'est cela qui importe.
Ca et que moi je le perçoive en tant qu'arbre.
Alors si un jour on me repose la question, je le raconterai à l'endroit.
Et cette fois-ci je répondrai qu'il est arbre.
Fin.
Et pour rendre plus gai la grisaille de l'hiver, une photo prise cet été dans une ville du coin.
"Il est décoré de guirlandes scintillantes, de pompons gris, de rondelles d'orange, de noeuds en papier et d'étiquettes colorées" répondis-je.
"Mmmmh" répondit-elle, sceptique. "Tu fais attention à toi, hein? ... pas que tu te retrouves entrainée dans une fourberie".
"Non, aucun risque" répondis-je avec un sentiment de perplexité, "il n'est pas comme ça".
Ce n'est que plusieurs heures plus tard que j'ai réalisé...
Compris que je l'avais présenté à l'envers.
J'avais expliqué ce qui n'importait pas.
Mis l'accent sur les décorations.
J'avais omis de dire le plus important.
L'essentiel.
La seule chose à dire en fait.
Qu'il est arbre.
Peu importe qu'il ait plus de guirlandes que le sapin de Noël de la reine d'Angleterre ou qu'il soit orné de simples rubans en papier jounral.
Au dessous de toutes les décorations il est arbre.
Et c'est cela qui importe.
Ca et que moi je le perçoive en tant qu'arbre.
Alors si un jour on me repose la question, je le raconterai à l'endroit.
Et cette fois-ci je répondrai qu'il est arbre.
Fin.
Et pour rendre plus gai la grisaille de l'hiver, une photo prise cet été dans une ville du coin.
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