Aujourd'hui il pleut et il fait gris. Un temps hivernal selon les locaux. Un temps pas si mauvais pour nous "nordiques". Et un peu plus d'eau que d'habitude pour les cultures, et les plantes, et mes arbres.
Hier on a tenté de faire de la prospection d'arbres. En remontant des gorges spectaculaires, à pied, au bout desquelles l'arbre se cachait. On a grimpé, sommes montées sur des rochers, passé entre des parois verticales, dans d'anciennes forêts de chênes, suivi un petit ruisseau magique, débouché devant une église au milieu de nul part, vu des plantes spectaculaires, mais n'avons pas trouvé mon arbre. On n'a pas cherché intensément non plus, on avait encore tout le chemin du retour à faire, et la forêt et la montagne ressemble à un vrai labyrinthe. Tant pis. ça sera pour une autre fois.
Alors on a fait le chemin en sens inverse, jusqu'au pied des gorges. Evité les chèvres perchées, inaccessibles sur les rochers au dessus de nos têtes, combattu le vent dans les passages escarpés, les cailloux qui roulent sous les pieds et le précipice tout près. Et nous sommes arrivées dans un monastère au pied de la gorge, encaissé entre deux versants.
Un prêtre âgé nous a fait signe lorsqu'on est arrivées. Il s'est levé, a marché, appuyé sur sa canne en bois et a pris un unique verre sur lequel était collé une feuille de l'arbre qui nous surplombait. Il y a versé de l'alcool fort local, nous l'a tendu, ainsi que deux biscottes sèches contenues dans un gros pot en plastique.
L'alcool était fort. Très fort. Je n'ai bu qu'un demi verre, mais j'ai les yeux qui ont larmoyé.
On a continué notre chemin. Les muscles un peu ramollis par l'alcool les premiers centaines de mètres furent ardus, puis le chemin a commencé à tourner, un peu, dans ma tête du moins.
Je commence à comprendre des bribes de mots. Epars et rares, mais cela commence gentiment.
Kali spera.
Hier on a tenté de faire de la prospection d'arbres. En remontant des gorges spectaculaires, à pied, au bout desquelles l'arbre se cachait. On a grimpé, sommes montées sur des rochers, passé entre des parois verticales, dans d'anciennes forêts de chênes, suivi un petit ruisseau magique, débouché devant une église au milieu de nul part, vu des plantes spectaculaires, mais n'avons pas trouvé mon arbre. On n'a pas cherché intensément non plus, on avait encore tout le chemin du retour à faire, et la forêt et la montagne ressemble à un vrai labyrinthe. Tant pis. ça sera pour une autre fois.
Alors on a fait le chemin en sens inverse, jusqu'au pied des gorges. Evité les chèvres perchées, inaccessibles sur les rochers au dessus de nos têtes, combattu le vent dans les passages escarpés, les cailloux qui roulent sous les pieds et le précipice tout près. Et nous sommes arrivées dans un monastère au pied de la gorge, encaissé entre deux versants.
Un prêtre âgé nous a fait signe lorsqu'on est arrivées. Il s'est levé, a marché, appuyé sur sa canne en bois et a pris un unique verre sur lequel était collé une feuille de l'arbre qui nous surplombait. Il y a versé de l'alcool fort local, nous l'a tendu, ainsi que deux biscottes sèches contenues dans un gros pot en plastique.
L'alcool était fort. Très fort. Je n'ai bu qu'un demi verre, mais j'ai les yeux qui ont larmoyé.
On a continué notre chemin. Les muscles un peu ramollis par l'alcool les premiers centaines de mètres furent ardus, puis le chemin a commencé à tourner, un peu, dans ma tête du moins.
Je commence à comprendre des bribes de mots. Epars et rares, mais cela commence gentiment.
Kali spera.
Hihi, et tu comprends mieux ou moins bien après un verre d'alcool ? ;)
RépondreSupprimermoins bien. l'alcool m'achève complétement.
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