L'autre matin, alors qu'on devait prendre l'avion pour la Sicile, via Rome, car c'est bien connu, tous les chemins mènent/partent de Rome, of course, eh ben on n'a pas pu s'y rendre.
Ouip.
Je vous mets le contexte: 16 étudiants + 4 accompagnants depuis la Suisse + 3 collaborateurs des 4 coins du globe + 2 siciliens déjà sur place - soit 23 personnes qui voyagent le même jour (+ 2 déjà sur place donc), dans les starting blocs pour un voyage d'étude.
Le matin même, alors que le soleil venait de se lever (il se lève tôt pardi!), et alors que j'avais de vague suspicions non confirmées que notre vol pourrait être annulé, j'ai eu l'envie subite de consulter le statut du dit vol sur internet.
Bien m'en prit car à 6h33 j'ai pu lire en rouge sur fond vert, que le vol était annulé.
Bam, in the face.
Petite montée d'adrénaline matinale et de "je fais quoi? je fais quoi? je suis la seule qui sait, je fais quoi?".
Alors je m'habille (j'étais encore en pyjama), je me brosse les cheveux et je prépare mon petit déj, et seulement à ce moment j'écris l'sms fatidique à mon chef (qui aurait pu penser à une blague matinale de très mauvais goût): l'avion est annulé...
Bon, pas grand chose à faire sauf se rendre à l'aéroport retrouver les troupes et tenter (vainement) d'atteindre par téléphone le bureau de la compagnie aérienne qui n'ouvre, entendons-nous bien, seulement à 9h00 et qui a un numéro de téléphone qui coûte au moins 0.50.- /min (arnaque).
Je retrouve une partie des troupes à la gare, ainsi que mon chef qui est bien stressé lui et qui fonce à travers la foule sur le quai.
Pendant le voyage j'appelle régulièrement la ligne de la compagnie aérienne pour finalement attendre en vain en ligne, et puis lorsqu'enfin j'arrive à atteindre une ligne qui ne soit pas en attente, que le téléphone sonne dans le vide puis finit par être décroché et raccroché dans le même mouvement. plus de 15.- dans le vide. vlam.
J'appelle également un collègue italien qui lui tente de contacter la compagnie depuis l'Italie, qui eux, ont un service d'appel qui fonctionne 24h/24. Il n'a pas plus de succès.
Et puis le début de la délivrance, lorsque quelques minutes après l'ouverture de leur échoppe, l'agence de voyage par laquelle j'étais passée pour réserver mes billets m'appelle pour me dire qu'ils s'occupent de la situation.
Ils nous proposent un vol 2 jours après seulement. Impossible pour nous, perdre 2 jours entiers du voyage d'étude et tout, c'est trop. Alors je lui dis qu'il peut nous morceler sur plusieurs vols tant qu'on peut tous être le jour même en Sicile.
Malheureusement cela fut impossible car les vols pour Rome étaient trop restreints et déjà remplis. Puis ils proposent un vol le lendemain de notre départ initial, directement vers la Sicile, sans escale à Rome, tous frais compris.
On choisit cette solution. Ce n'est pas idéal, mais c'est le mieux qu'on peut avoir dans la situation actuelle (et c'est très bien déjà je trouve).
Alors on renvoie tout le monde chez soi. Un aller-retour vers l'aéroport pour pas grand chose.
J'appelle quinze fois mes collègues siciliens, pour leur expliquer, puis lorsqu'ils rebondissent et proposent un changement de programme, avec changement de deux nuits d'hotels. La flexibilité du Sud pour ça, c'est merveilleux. Puis j'ai contact avec un de mes collaborateurs internationaux qui est coincé dans une grande ville, sans correspondance pour Rome, lui non plus. Il n'a pas de vol pour le lendemain. Zut. Et puis il me rappelle plus tard, pour me dire que finalement il a une place qui s'est libérée, quelqu'un qui a annulé son voyage. Il saute sur l'occasion, il a sa place. Il arrive 2 heures avant nous sur place.
Et puis les deux autres collègues internationaux, dont l'un vient de l'autre bout du monde. Littéralement. Plus difficiles à les contacter. On parvient enfin à en contacter un. Il prendra une chambre d'hotel cette nuit dans la ville aéroportuaire, pour éviter à mes collègues siciliens de devoir faire 7h de route pour aller le chercher. On n'a pas eu de news sur le moment de la dernière collègue internationale, on ne saura que plus tard ce qui lui est advenu...
(la suite prochainement)