mardi 19 mai 2015

Dans le feu de l'action

L'autre jour je vous ai laissé sur une photo de volcan en éruption.
Aujourd'hui j'y reviens pour vous montrer que le lendemain on s'en est approché encore plus...
Ces trainées noires de la ciel sont des retombées de cendres. Oui, oui. on était autant proche que ça (j'dois dire que ce fut le seul instant où j'ai vaguement douté de notre sécurité relative, d'autant plus que le vent nous soufflait l'air terriblement chaud du volcan dans la nuque). On n'est pas restés là longtemps. On a également fait une bataille de boules de neige (impossible d'y resister) et j'ai découvert les batailles de pives. C'est génial, pourquoi je n'ai pas connu ça plus tôt?
Mais avec ce post, je vous montre le dernier jour de notre expédition, il manque tous les jours précédents. Alors je vais encore vous concocter un petit message avec un micro résumé de chaque jour et une photo par jour.

Etudiants et collègues dans la tourmente

samedi 16 mai 2015

Intensité

J'vous ai jamais écrit la suite de l'histoire commencée dans mon post précédent parce que tout s'est enchainé et que je n'ai pas eu le temps de me consacrer à rédiger un post.
Je suis rentrée de voyage et vais passer les 12 prochaines heures à dormir et digérer ce voyage intense.
Il n'y a pas d'autre mot je crois, intense résume l'intégralité du voyage.
L'intensité.
Mais vous savez quoi?
Ce voyage je l'ai vécu pleinement, depuis la première seconde jusqu'à l'instant où j'ai posé le pied dans mon appartement ce matin.
Et je ne regrette pas que cela soit déjà fini; que le temps soit passé si rapidement. Non.
Je suis heureuse d'avoir vécu cette expérience dans son intégralité et d'en avoir profité pleinement.
En attendant d'avoir digéré et de pouvoir mettre en mots mes expériences et sensations, je vous laisse sur cette photo: l'Etna en éruption (qui a bien failli nous coincer sur l'île au retour).
Pour ajouter un peu à la grandeur du phénomène, quelques heures après que cette photo ait été prise, j'ai vu tour à tour deux étoiles filantes sur fond de volcan, senti la chaleur de ses entrailles, respiré ses poussières et entendu ses vrombissements.

vendredi 8 mai 2015

Lorsque les chemins qui mènent à Rome sont obstrués

L'autre matin, alors qu'on devait prendre l'avion pour la Sicile, via Rome, car c'est bien connu, tous les chemins mènent/partent de Rome, of course, eh ben on n'a pas pu s'y rendre. 
Ouip. 
Je vous mets le contexte: 16 étudiants + 4 accompagnants depuis la Suisse + 3 collaborateurs des 4 coins du globe + 2 siciliens déjà sur place - soit 23 personnes qui voyagent le même jour (+ 2 déjà sur place donc), dans les starting blocs pour un voyage d'étude. 
Le matin même, alors que le soleil venait de se lever (il se lève tôt pardi!), et alors que j'avais de vague suspicions non confirmées que notre vol pourrait être annulé, j'ai eu l'envie subite de consulter le statut du dit vol sur internet. 
Bien m'en prit car à 6h33 j'ai pu lire en rouge sur fond vert, que le vol était annulé. 
Bam, in the face. 
Petite montée d'adrénaline matinale et de "je fais quoi? je fais quoi? je suis la seule qui sait, je fais quoi?". 
Alors je m'habille (j'étais encore en pyjama), je me brosse les cheveux et je prépare mon petit déj, et seulement à ce moment j'écris l'sms fatidique à mon chef (qui aurait pu penser à une blague matinale de très mauvais goût): l'avion est annulé...
Bon, pas grand chose à faire sauf se rendre à l'aéroport retrouver les troupes et tenter (vainement) d'atteindre par téléphone le bureau de la compagnie aérienne qui n'ouvre, entendons-nous bien, seulement à 9h00 et qui a un numéro de téléphone qui coûte au moins 0.50.- /min (arnaque). 
Je retrouve une partie des troupes à la gare, ainsi que mon chef qui est bien stressé lui et qui fonce à travers la foule sur le quai. 
Pendant le voyage j'appelle régulièrement la ligne de la compagnie aérienne pour finalement attendre en vain en ligne, et puis lorsqu'enfin j'arrive à atteindre une ligne qui ne soit pas en attente, que le téléphone sonne dans le vide puis finit par être décroché et raccroché dans le même mouvement. plus de 15.- dans le vide. vlam. 
J'appelle également un collègue italien qui lui tente de contacter la compagnie depuis l'Italie, qui eux, ont un service d'appel qui fonctionne 24h/24. Il n'a pas plus de succès. 
Et puis le début de la délivrance, lorsque quelques minutes après l'ouverture de leur échoppe, l'agence de voyage par laquelle j'étais passée pour réserver mes billets m'appelle pour me dire qu'ils s'occupent de la situation. 
Ils nous proposent un vol 2 jours après seulement. Impossible pour nous, perdre 2 jours entiers du voyage d'étude et tout, c'est trop. Alors je lui dis qu'il peut nous morceler sur plusieurs vols tant qu'on peut tous être le jour même en Sicile. 
Malheureusement cela fut impossible car les vols pour Rome étaient trop restreints et déjà remplis. Puis ils proposent un vol le lendemain de notre départ initial, directement vers la Sicile, sans escale à Rome, tous frais compris. 
On choisit cette solution. Ce n'est pas idéal, mais c'est le mieux qu'on peut avoir dans la situation actuelle (et c'est très bien déjà je trouve). 
Alors on renvoie tout le monde chez soi. Un aller-retour vers l'aéroport pour pas grand chose. 
J'appelle quinze fois mes collègues siciliens, pour leur expliquer, puis lorsqu'ils rebondissent et proposent un changement de programme, avec changement de deux nuits d'hotels. La flexibilité du Sud pour ça, c'est merveilleux. Puis j'ai contact avec un de mes collaborateurs internationaux qui est coincé dans une grande ville, sans correspondance pour Rome, lui non plus. Il n'a pas de vol pour le lendemain. Zut. Et puis il me rappelle plus tard, pour me dire que finalement il a une place qui s'est libérée, quelqu'un qui a annulé son voyage. Il saute sur l'occasion, il a sa place. Il arrive 2 heures avant nous sur place. 
Et puis les deux autres collègues internationaux, dont l'un vient de l'autre bout du monde. Littéralement. Plus difficiles à les contacter. On parvient enfin à en contacter un. Il prendra une chambre d'hotel cette nuit dans la ville aéroportuaire, pour éviter à mes collègues siciliens de devoir faire 7h de route pour aller le chercher. On n'a pas eu de news sur le moment de la dernière collègue internationale, on ne saura que plus tard ce qui lui est advenu...

(la suite prochainement)

jeudi 7 mai 2015

ce que je voulais vous raconter plus tôt dans la journée

Ca y est, j'ai retrouvé ce que je voulais vous raconter et que je n'arrivais plus  à retrouver (mentionné dans le post précédent).

Ce post est surtout pour les helvètes entre vous, les non-helvètes risquent de ne pas savoir de quoi je parle.

Aujourd'hui je suis allée à la pharmacie acheter de l'euceta.

Déjà je suis allée à la pharmacie qui ont des produits naturels en quantité satisfaisante mais où les pharmaciens sont un peu étranges (mais ce n'est pas grave).
J'ai été servie par le pharmacien le plus bizarre de tous.
Quand je lui parle, déjà il a l'air très gêné, et ensuite il donne l'impression que je m'apprête à le manger tout cru. Ouaip. M'enfin, ce n'est pas grave, je lui explique quand même que j'aimerais de l'euceta, et dans la microseconde qui a suivi mon énonciation, j'ai su. Oui, j'ai su qu'il y avait un souci, de part son regard.

L'EUCETA N'EXISTE PLUS. (et le vita-merfen non plus dixit internet)
!!!!!!!!!!

Mon enfance s'écroule. !!!! Un de ces éléments intemporels qui vous semble ne jamais pouvoir disparaitre.

Cette crème à l'arnica que tout helvète qui se respecte a dans sa pharmacie et qui sert à un peu tout (des petites blessures, bleus aux piqures d'insectes et coups de soleil).

et l'odeur!!!! L'ODEUR!!!!!

J'adore cette odeur. C'est toute mon enfance et les rares campings aux USA (aka probablement la fois où j'ai eu la varicelle en plus) avec mes grand-parents qui me mettaient de l'euceta sur mes piqures de moustique ou coups de soleil. L'euceta c'était un des liens qui me reliait à mon pays alors que je n'y vivais pas. Un de ces produits qu'on ne trouvait que là-bas (= ici) et qui me semblaient tellement typiques.
Et le produit n'existe plus.
Et le vita-merfen, l'indispensable crème désinfectante-cicatrisante, dont je suis en train de finir le tube (dernier tube :( ) non plus.

La faute à qui? à la grande  entreprise pharma-pharma (dont je tairait le nom, mais qui ressemble à "nouvel artiste" qui produisait ces 2 produits).

Le pharmacien me dit que pour le premier produit c'est lié au fait qu'ils en avaient marre de nettoyer les machines pour une production pas si importante que ça finalement. Sur le net je lis que c'est parce que la crème devenait grumeleuse après un bout de temps et qu'ils avaient pas réussi à résoudre le problème. pfff. Certes au bout de quelques années la pate devient grumeleuse, mais pour ça il faut quand même attendre passablement de temps, et même grumeleuse, elle reste parfait à utiliser!

Alors je suis repartie avec un "substitut", mais l'odeur n'y est pas. non, non, non. ce n'est pas la même chose.

Le pharmacien m'a dit que d'ici quelques mois un "remplaçant" verrait le jour.

Il ne me reste plus qu'à espérer qu'ils conservent la recette originelle et que l'odeur soit là.

En attendant, moi je dis f*** les pharma multinationales qui ne pensent qu'à la rentabilité.

La disparition (même provisoire) de l'euceta c'est un peu comme si on enlevait le Cervin aux Alpes, ou si toutes les vaches disparaissaient du pays pour cause de non-rentabilité.
Oui, c'est la même chose.
Ils touchent au patrimoine du pays là! (et oui, j'ai eu la fugace idée d'inscrire l'euceta à l'UNESCO... ca se tiendrait, non?).

Sur ce, je m'en vais sniffer le tube presque vide qu'il me reste.



ils sont de retour!

Les martinets!
Fendant les cieux de leurs corps en arc sombre, leurs cris stridents entendus loin à la ronde!
C'est donc officieusement le printemps!



Sinon, je voulais vous raconter quelque chose mais je ne m'en souviens plus, alors voilà, voilà.


Joyeux printemps!

lundi 4 mai 2015

huilée

Aujourd'hui je me suis attaquée à une tâche à laquelle j'aurais pu potentiellement m'attaquer il y a plus d'une année déjà.
Mes portes grincent.
Enfin, les gonds de mes portes grincent.
Depuis le premier jour où je me suis installée.
Avec des variations d'intensité selon la saison (dilatation des matériaux? humidité? chaleur?).
Surtout la porte de la salle de bains, qui soyons francs, est celle qui est ouverte et fermée le plus par jour (plus que la porte d'entrée après tout).
Depuis 2-3 jours, elle s'était mise à grincer plus qu'habituellement, un grincement encore plus aigu et irritant qu'auparavant.
Une porte grinçante ne me dérange pas en soi, mais là cela atteignait des proportions impressionnantes.
Alors bon, j'ai empoigné ma motivation et j'ai pris 2 minutes de mon temps pour l'huiler.
...
Ou plutôt badigeonner d'huile d'olive les gonds avec un pinceau à cuisine.

:D

Ce soir je peux vous dire qu'elle n'émet plus un seul bruit.

Oui, aujourd'hui j'ai badigeonné ma porte d'huile d'olive à l'aide d'un pinceau à blanc d'oeufs.



L'attente

Hier, ma pote Line est venue chez moi pour apprendre à utiliser la machine à coudre et s'essayer à ses premières créations vestimentaires made by herself.
Alors qu'elle ne transitait "que" depuis la grande ville voisine (qui tout de même est située de l'autre côté du röstigraben, et donc qu'elle doit passer outre la frontière linguistique) située à 21 minutes de train de ma ville, elle est arrivée 3h plus tard qu'initialement annoncé.
Elle s'est retrouvée bloquée non loin de la frontière, non pas lié aux gardes frontières (qui n'existent pas), mais à cause des intempéries régionales.
Son train s'est retrouvé bloqué au pied d'une falaise après être passé sur un (mini) éboulement de terrain et effectué un freinage d'urgence.
Quelle aventure!
Ainsi, j'ai appris que lorsqu'un train doit être évacué (et qu'il n'y a pas de raison urgente de jeter les passagers au dehors du train), les passagers ont l'interdiction de sortir sur les voies (raisons de sécurité et tout et tout). Ils attendent qu'un autre train se mette sur la 2ème voie et passent tous dans l'autre train par une petite passerelle.
Je ne peux m'empêcher d'avoir en tête l'image d'un abordage de navire de pirates.
Le niveau des lacs et cours d'eau ne cesse d'augmenter.
Ca me rappelle ma jeunesse tout ça, lorsqu'on vivait dans le Seeland (région de Suisse qui initialement était facilement inondable, mais depuis que les cours d'eau majeurs ont été canalisés / corrigés / canaux creusés / déviés, blabla c'est bien plus rare) et qu'on s'était retrouvé à plusieurs reprises avec les garages et/ou caves inondées à cause d'une montée du niveau du lac voisin par en dessous.