jeudi 29 août 2013

en squat ...

... chez l'avgo, qui est partie en vacances. Quelques jours - interrompus de retour dans ma coloc - de chez-soi emprunté. Pas de colocataire qui revient à l'improviste. 20 min de train seulement pour me rendre au travail demain matin. Un chat au coin de l'immeuble. Pas d'odeurs étranges des voisins du rez qui remontent jour et nuit vers mes fenêtres entrouvertes. Pas de bruit de voiture à moins de 10m de sa fenêtre. Un avion de temps à autre. Au matin il n'y aura pas d'odeur degueu des bouchons de pendulaires mobilisés.
Je profite en ce moment de son fauteuil, les pieds surélevés sur une chaise. Avant, j'ai soupé, en tête à tête avec un petit palmier.
L'avgo ferait des gros yeux en ce moment, parce que je n'ai pas encore rangé le coin cuisine, que mon sac et son contenu sont éparpillés au milieu de la pièce et que 2 chaises sont tirées et pas exactement à leur place. Mais chut. Tout sera remis en place (j'espère, parce que l'avgo a une mémoire d'éléphant) avant son retour.
L'avgo est en vacances au loin. Et moi, je suis en micro vacances chez l'avgo. Et bien que la raison primordiale de mon squat soit purement utilitaire à la base (l'avgo cherchait quelqu'un pour relever le courrier et arroser les plantes et patati et patata), j'en profite pleinement :)
Merciiiiii!
L'avgo se reconnaitra lorsqu'elle rentrera :)

p.s. avgo (en grec: αυγο signifie oeuf).


lundi 26 août 2013

sur la manière de quitter le quai de la gare

 Aujourd'hui, j'ai remarqué de manière flagrante que c'était le jour de la rentrée. Pas seulement pour les petits écoliers un peu partout en suisse romande (ok, certains z'ont déjà commencé y'a 1-2 semaines), mais aussi pour une grande part d'adultes.
Déjà de 1) y'avait plus de gens dans le bus et plus de trafic sur la route.
2) le train était plus rempli que ces dernières semaines
3) y'avait une mega queue pour descendre du quai à ma gare d'arrivée. Style une méga queue. Et dans la rue, y'avait plus de monde qui marchait, et plus de vélos, et des petits écoliers et patati et patata.
4) y'avait du stratus (à mon lieu d'arrivée, mais pas à mon lieu de départ) et il faisait frisquet.
5) j'ai ressorti mon bonnet. (ouuuuuhhhhh ouaisssss!!!!).
Ouaip. Signes inévitables de la fin de l'été et de la rentrée des classes. Concernant mon bonnet, z'allez croire qu'il fait froid par chez moi. Bouaif. Pas tant. Mais, lorsqu'on sort à l'aube (oui, je me lève avant l'aube) pour penduler, il fait frais. Et si l'on rajoute une couche de stratus bien humide avec de la brume montant de la rivière bien mouillée, le bonnet devient un accessoire agréable pour garder la tête au chaud. D'autant plus que pour dormir dans le train en ayant l'impression d'être dans un petit cocon il n'y a rien de mieux qu'un bonnet (ou un capuchon).
Bref...
A présent, il ne manque plus que la rentrée des universitaires... enfin, des étudiants universitaires, parce que les autres universitaires, certains n'ont même pas encore eu de vraies vacances (j'me sens pas du tout visée là).

En parlant de quais de gare. J'aimerais vous raconter mon constat du jour.
Au fin fond de l'ouest de l'Hélvétie, au bout du lac, lorsque les gens descendent des trains bondés dans la grande ville grise, ils s'agglutinent autour des escaliers et escalators, pour descendre (bien que parfois on monte du quai, selon la configuration de la gare) du quai. Ca fait troupeau qui s'écrase pour partir du quai. Gare au pauvre voyageur attardé (dans le sens de qui s'est attardé et qui est en retard) qui tente de nager à contre courant pour monter sur le quai et sauter dans le train. Le troupeau ne laisse aucune chance au contre-senseur. Vous n'avez qu'à vous arrimer à la rambarde et vous hisser tant bien que mal d'une marche à l'autre, à la vitesse d'un escargot.
Au contraire, au beau centre de l'Hélvétie, de l'autre côté de la frontière linguistique, les gens font la queue (!!!) pour quitter le quai. Une queue rectiligne, bien droite, quasi militaire, sans personne qui dépasse personne, avec la moitié de l'escalier libre pour les gens qui tentent de voler à la vitesse de l'éclair vers les trains en partance.
J'dois dire que j'ai été choquée de voir cette différence ce matin. C'était impressionnant. Pas sûre que je préfère le propre en ordre au chaos du troupeau, mais en tous les cas c'est bien plus efficace que de faire le troupeau et de s'entre pousser en bas des escaliers.

The end. 

mardi 13 août 2013

Le retour

psssst! J'ai mis des photos à tous mes posts sur mon île Grecque. Retournez en arrière pour les voir. :) (et je remarque now que j'ai une tache sur mon appareil photo. Vous pouvez vous amuser à repérer le fantôme sur les diverses photos. Joie...


J'ai mal dormi cette dernière nuit. Vous savez, ces nuits lorsque vous savez que vous allez devoir vous réveiller quelques heures plus tard et que vous dormez d'un sommeil ultra léger et que vous regardez l'heure à chaque fois que vous ouvrez l'oeil, et qu'au final, au moment où le réveil sonne, vous êtes bel et bien endormi?
J'avais un goût burk dans la bouche, et le ventre toujours douloureux.
Lorsque le réveil a sonné, je me suis levée et j'ai bouclé ma valise et suis partie. Le veilleur de nuit à la réception sentait le tabac froid. Très fort. C'était peut-être lui qui fumait sous ma fenêtre toutes les nuits.
J'ai payé l'hôtel et j'ai attendu le taxi pour l'aéroport (y'avait pas de bus à cette heure matinale). Il y a des gens qui sont rentrés de boite de nuit, les filles bronzées, montées sur de hauts talons, petites robes très dénudées.
Le taxi est arrivé. Alors que le trajet à l'aller m'avait pris au moins 45 minutes, celui du retour a été fait en 15 minutes. Et j'ai pu observer le ciel étoilé, magnifique depuis les parties du chemin qui n'étaient pas éclairées. Trop beau. J'ai même pu apercevoir Orion, tout bas à l'horizon, les 3 étoiles de la ceinture presque à la verticale. "mes" étoiles.
A l'aéroport, il y avait seulement un seul guichet ouvert pour le check-in. Je suis arrivée juste avant l'amas de foule et je n'ai pas du attendre trop de temps pour enregister mon bagage.
L'avion cette fois-ci n'était pas un truc minuscule à hélice. Il était assez grand, regroupant les 2 compagnies grecques et la compagnie scandinave.
Il y avait des neuchâtelois assis aux sièges derrière moi. J'entendais leur conversation. Un couple et deux enfants. Cela se voyait qu'ils en avaient marre d'être 24h sur 24 ensemble. Surtout le père, il était particulièrement chiant. Drôle de manière de finir les vacances.
Je n'ai pas pu observer le lever de soleil lorsqu'on décollait parce que j'étais assise à des kilomètres des fenêtres, pour les deux vols :(.
50 minutes de vol, au dessus de la mer, pour arriver à Athènes. Je n'ai pas pu voir l'état des montagnes et des feux de forêt. Atterrissage assez brusque.
Un peu moins de une heure de changement, passage de la sécurité à nouveau. Y'avait un couple d'asiatiques. Les deux avaient une immense verrue sur le menton avec des poils incurvés vers le haut. C'était bizarre.
Zigzag entre les gens pour arriver à temps à la porte d'embarquement. Troupeau de chinois en tour organisé, s'agglutinant devant les portes d'embarquement alors que ce n'était pas leurs tickets qu'on appelait pour entrer dans l'avion. On est partis avec un peu de retard.
Petit déj dans l'avion. Cette année c'est sandwich et yogurt au miel. Le sandwich était exactement ce qu'il me fallait pour mon ventre encore peu stable. Puis zoup, j'ai dormi le reste du vol, par intermittence. L'air était trop sec avec la clime. J'ai toujours la peau et le nez qui se dessèchent.
Turbulences sur l'Italie.
Puis atterrissage encore plus brusque qu'à Athènes. Sérieux. Tout a été projetté vers l'avant. La miss qui avait pour une raison incongrue son laptop sur le siège à côté d'elle a pu aller le récupérer sous le siège de la personne assise devant elle. Et tous les sacs dans les compartiments au dessus de nos têtes ont volé vers l'avant. Effet "freinage d'urgence" garanti.
Milan. Les Alpes, la verdure partout au lieu des herbes sèches. La neige sur les montagnes. Blanche. Milan et ses toilettes automatiques qui gaspillent l'eau. L'attente pour les bagages. Longue.
J'ai rajeuni d'une heure.
J'avais l'impression d'être debout depuis des siècles et c'était seulement 10h30 heure locale.
Une heure trente de bus à 10€ pour rejoindre la gare. La lenteur de l'autoroute periurbaine. Les trois voies de chaque côté. Puis le centre ville, en transformation et modernisation constante. Le quartier des affaires, les grues, les tours modernes, éternellement en construction.
La gare, le fouilli de gens. Le chaos italien du train. Les retards. Normal. Le train. Le manque de place pour les bagages. Les touristes partout. Et puis les Alpes. L'Helvétie. Les montagnes aux sommets blancs, tout proches. La végétation foisonnante. Le réseau de natel suisse. Les gardes frontières. Et l'arrivée, près de 4h après dans ma Ville. La boucle était bouclée.
Fin. 

Le dernier jour

Je suis rentrée de mon île au sud de la Grèce depuis quelques jours déjà, mais je souhaitais écrire la fin de mon voyage. Alors la voici:

Volets
Le dernier matin, après avoir presque manqué de pastèque (y'en avait plus lorsque je suis arrivée(!), heureusement la dame qui s'occupait du petit-déj est arrivée avec un plateau entier au bout d'un moment), je suis sortie en ville (pour changer), et suis allée m'acheter Zorba le grec, en anglais, puis encore quelques cartes postales et je me suis dirigée vers le parc municipal. Oasis de verdure, avec quelques arbres gigantesques.
Cependant, il y regnait une chaleur moite; il n'y avait pas ce souffle d'air venant de la mer qui rafraichit tant, parce que le parc n'est pas au bord de la mer, mais entouré de bâtiments de tous côtés. Puis les bancs n'étaient vraiment pas confortables. Le siège était hyper incliné vers l'arrière, ainsi que le dossier, et il fallait avoir le dos bien rembourré pour ne pas sentir la planche du dossier s'incruster contre mes vertèbres de milieu de dos. Vraiment pas du tout confortable du tout. J'y suis restée quelques minutes et suis repartie vers le front de mer.
J'y ai écrit mes dernières cartes postales, pendant qu'un type (local) se posait sur la barrière du front de mer, pile dans ma visée de vent et s'est allumé cigarette sur cigarette tout en m'observant. Lorsqu'il a fini la première mais a sorti une deuxième directement, je suis partie m'installer plus loin. C'était vraiment désagréable, son regard, et l'odeur.

Volets bis.
J'ai lu quelques pages de Zorba le grec, sans vraiment accrocher (je n'aime pas trop comment c'est écrit pour le moment). J'ai zoné en ville un peu, puis je suis allée manger dans un resto au bord de l'eau. Une grosse brochette de viande bien grillée avec du tzaziki bien ailé (ail-é, hein! mais ailé (possédant des ailes)). Miam.
Par contre, j'ai eu des problèmes gastiques par la suite. Erf.
Je suis rentrée à l'hôtel, et j'ai tenté de faire une mikro sieste, avant de repartir. Mais il y avait tout le temps des gens qui claquaient les portes sur mon palier. C'était vraiment agaçant, alors j'ai somnolé, entrecoupé de bruits de portes. Et plus tard, comme cerise sur le gâteau, j'ai eu l'exclusivité d'ouïr les ébats, avec la fenêtre grande ouverte, de mes voisins de dessous. Moui.
Et puis, je suis partie prendre le bus de 16h30, pour Panorama-ville (disons), petit village sur la côte nord de l'île (je commence à m'y retrouver question géographie). 1h40 de voyage.
Le bus s'est rempli au milieu du voyage, et j'ai cédé ma place à une maman et son fils tout jeune, pour qu'ils puissent s'asseoir l'un à côté de l'autre.
Mon ventre suivant à nouveau les mouvements de la route, mais parce que je n'avais quasi plus rien dans mon ventre, cela n'allait pas trop mal.
Je suis arrivée à destination chez mon contact grec. Il m'a dit de l'appeler en arrivant. Ce que j'ai fait. Il m'a dit "j'arrive pour te chercher". Il habite à 5 min en voiture de l'arrêt de bus. 20 min à pied environ. Je l'ai attendu et attendu et attendu. J'aurais été plus rapide d'aller à pied, mais bref. Je l'ai retrouvé, toujours pareil, ainsi que son fils, 4 ans et demi, qui avait bien grandi depuis l'année passée, mais qui possède toujours des cils magnifiques.

Ces yeux...!
Arrivés chez lui, on a discuté un peu, entrecoupés par son fils et le chien, et on a mangé avec sa femme aussi. C'était la 1ère fois que j'ai pu discuter réellement avec sa femme, et c'était sympa.
Cependant, ils tentent toujours de m'engraisser. Ils font toujours 15'000 fois trop à manger et insistent pour que je me resserve 15 fois. J'ai toujours l'estomac qui est prêt à exploser déjà au 2ème plat, alors qu'il y en a 4-5. Erf. Toutefois, cette fois-ci, je n'ai pas trop mangé, parce que je ne savais pas si mon estomac allait tenir (heureusement c'est allé), et que j'avais 1h40 de bus à faire au retour. J'avais donc une bonne excuse pour ne pas manger jusqu'à exploser.
J'ai pris l'avant dernier bus pour rentrer. J'aurais voulu prendre un bus plus tôt, mais on n'avait pas fini de manger à cette heure là.
Le bus a eu bien 30 min de retard. Etant arrivée un peu en avance à l'arrêt, j'ai bien attendu 45 minutes au bord de la route nationale, avec des voitures traçant sur le tronçon tout droit où j'attendais, à plus de 120km/h.
Enfin, le bus est arrivé, et il y faisait tellement froid. arf.
En arrivant à la ville suivante, on s'est faits arrêtés et contrôlés par un barrage policier. Ils ont ouvert les soutes, sont montés dans le bus, nous ont observés. Semblerait qu'ils recherchaient quelqu'un. Il y avait un autre barrage à la sortie de la ville. Etrange. Policiers bien armés.
Et on a continué. S'arrêtant ça et là, parfois au milieu de nul part, pour faire monter et descendre des passagers.
Lorsqu'on est arrivés à la grande ville au milieu du parcours (qui possède une gare routière), le bus s'est arrêté quelques minutes, et des passagers sont descendus en pause pipi. Les wc étaient fermés (j'ai compris ça en grec!), du coup ils ont demandé si le bus pouvait faire une pause pipi au milieu de nul part. Le chauffeur a bien rit. Mais au final on ne s'est pas arrêtés.
Je me suis endormie peu après qu'on soit repartis, un grec à côté de moi. Je sais qu'il est descendu à un moment donné, mais je ne sais pas où, ni quand.
Tout à coup, je me suis réveillée en sursaut parce qu'on était arrivés à quelque part. Je n'arrivais pas à reconnaitre où c'était, mais il y avait un grand parking, et puis au loin j'ai vu les ombres sombres et immenses de gros navires. On était dans le port. Le bus avait fait un détour par le port pour déposer des passagers.
Peu de temps après, on est arrivés à la ville. J'ai encore pu vite me faufiler par l'entrée de derrière de la gare routière avant que le gardien ne la ferme, pour arriver pile sur la route de mon hôtel et ne pas devoir faire tout le tour du pâté.
Il était minuit, et je devais me lever 4h30 plus tard.
En arrivant dans ma chambre, un petit visiteur m'attendait bien immobile dans un recoin: un gros cafard dodu. Erf.
Etrange cactus :D


jeudi 8 août 2013

A la recherche des mikro boutiques traditionnelles

Balcons surplombant le fort. Faut pas avoir peur de
trébucher sur celui de droite...
Ce matin, après ma dose de pastèque matinale, je suis "descendue" en ville. Il y avait des vendeurs de poisson au coin de ma rue, ainsi qu'un épicier vendant de tous les fruits et légumes frais de la région + fromage et miel. Je vois les grosses meules dans la vitrine à chaque fois que je passe. Le fromage, ici est in-perissable.
Une fois en ville, vide de touristes (qui apparaissent qu'aux heures les plus chaudes de la journée) je suis passée voir le fort / bataillements (?) qui étaient fermés la dernière fois que j'avais voulu m'y rendre. Et j'ai cuit au soleil (alors qu'il était à peine 10h). Ensuite j'ai été jeter un coup d'oeil à la plage locale, pour voir à quoi elle ressemblait. Chemin faisant, je puis passée par le marché (qui doit visiblement avoir lieu les jeudis matins à cet endroit là). Toute la rue était pleine de stands de légumes et fruits locaux et frais. Cela donnait tellement envie... Il y avait des patates gigantesques. Moi qui, en Helvétie, tente d'avoir toujours les plus grosses patates, j'aurais été servie là. Et du raisin, des pastéques, et des maïs qui avaient l'air tellement bons, et des zillions d'autres fruits et légumes de toutes variétés. La 2ème partie du marché vendait toutes autres choses, allant des sous-vêtements, aux passoires, aux tissus et nappes et aux chenis attrapes touristes.
J'ai senti que je m'approchais de la plage en sentant le sable crisser sous mes pieds sur le trottoir.
Poulpes sous-marines
J'ai vu des poulpes (Val!!!) accrochées à sécher sur un fil devant un bistrot (la question que je me pose c'est est-ce qu'ils en accrochent tous les jours, ou est-ce qu'elles restent là jusqu'à ce qu'elles sèchent et pourrissent? Ou alors sont-elles fausses?... parce que ce soir, en y repassant, rien n'avait bougé).
La plage n'est pas très grande. Remplie presque entièrement par des parasols à louer, 5€ pour 2 chaises longues avec 1 parasol.
Je me suis demandée quel était le prix pour en louer un seul. Ils étaient tous regroupés par 2, sous les parasols.
Après avoir repéré la plage, je suis repartie en sens inverse, et je me suis posée sur le 1er banc à l'ombre que j'ai trouvé sur le front de mer, d'où j'ai lu, la fin de mon 2ème livre (que je n'ai pas aimé) sur un banc. J'y suis restée jusqu'à avoir la chaire de poule. Il faisait frais à l'ombre, avec le vent venant du large. Pendant tout le temps que j'y étais, j'entendais un chat miauler. Il miaulait souvent, comme s'il discutait. A un moment donné, je l'ai vu grimper dans un arbre et s'installer tel un pacha au milieu des branches. Il arrêtait pas de discuter. Il était étrange. héhé.
Puis je suis repartie flâner en ville. Je voulais trouver deux petites échoppes indiquées dans mon guide comme étant les rares boutiques traditionnelles restant de fabricants de couteaux traditionnels et de bottes traditionnelles.
Petite rue et minaret
Ouais, ben, mon guide n'est plus d'actualité (y date de l'année passée pourtant). La boutique de bottes était vide. Poussiéreuse et vide. Celle de couteaux, je n'ai même pas trouvé le bon numéro dans la rue, et puis dans cette rue là, à part quelques cafés, toutes les boutiques avaient les stores fermés et paraissaient mal en point. Adieu l'artisanat traditionnel.
J'ai pris de jolies photos de batiments délabrés. Et d'un des minarets de la ville (oui, l'île fut sous contrôle Ottoman).
Ensuite j'ai commencé à avoir faim, mais c'était encore un peu tôt pour aller manger, alors je suis retournée m'installer sur mon banc de front de mer pour passer le temps.
Puis j'ai parcouru des petites ruelles dans la vieille ville, en essayant de prendre toutes les rues que je n'avais pas encore prises. Je suis ainsi tombée sur une ruelle où il y avait une mini chapelle, serrée entre une maison et entre les ruines d'une taverne. Et puis, sous une arche, à l'ombre et au frais sur les dalles, un chat blanc. Chat blanc avec un oeil bleu et un oeil vert. C'était la première fois que je voyais de mes yeux un chat avec des yeux de couleurs différentes. Il était magnifique.
Ancienne taverne. J'aime l'escalier. 
Après je suis allée manger, dans un resto qui est dans un ancien hammam. C'est assez cool comme endroit, et le soir, c'est toujours sur-bondé. A midi pas trop.
J'ai pris une mega salade avec plein de salades et une sauce à l'avocat, menthe et persil. miam, miam, miam. Puis j'ai pris un dessert. Une sorte de mousse-crème-fondant au chocolat. Le truc immense. J'suis arrivée au bout et j'ai eu ma dose de chocolat pour la journée, haha. C'était tellement bon. Je reprendrai ça si je retourne une fois sur place. J'ai aussi eu droit à du raki (youhouhou). Mais je titubais un peu en repartant. Erf.
Après je suis retournée me poser sur mon banc à l'ombre, en digérant un peu. Je suis rentrée à l'hôtel en passant à nouveau par des ruelles que je n'avais pas encore vues, et surtout pour éviter le front de mer avec les gens qui t'accostent à tous les restos pour que tu viennes t'asseoir chez eux. Après une semaine, cela me saoule. Ce qui me saoule encore plus, c'est la dame sur le front de mer qui te dit "lady, boat trip for 1h, we leave now". Oui. 7 jours après putain quoi. non, je n'ai toujours pas envie de faire un tour en bateau, et comment vous pouvez partir tout de suite si le dit bateau n'est même pas dans le putain de port? (oui, je suis agacée).
Cette façon qu'ont certains rabatteurs de dire "lady, blablabla", c'est assez vulgaire. C'est une traduction directe du grec, où on peut dire "koritsia" (les filles) et qui se dit fréquemment, mais traduit en anglais ca donne n'importe quoi. Z'auraient intérêt à laisser tomber leur lady.
Anyways, j'ai trouvé une petite librairie qui vend des splendides cartes postales montrant des photos d'il y a 50-70 ans de la région. J'en ai acheté une où on voit le port et le front de mer, SANS toutes les terrasses avec les rabatteurs. eh eh eh. Contraste, contraste. Et j'ai discuté avec la dame du magasin. Elle aimerait visiter l'Helvétie en novembre (saison touristique morte ici, oblige). J'suis pas sûre que cela soit la meilleure saison pour visiter notre pays, mais bon. Je lui ai parlé du château de Chillon et des montagnes.
Ensuite sieste quotidienne et j'ai pris mon courage à 2 mains pour me forcer de me lever (dur, dur) et sortir pour aller me baigner. C'était déjà 18h, alors il faisait une température parfaite et le soleil ne tapait pas trop.
A la plage, les gens étaient en train de partir peu à peu et cela devenait de moins en moins bondé.
Je suis allée me mouiller et puis je suis restée sur mon linge à sécher et à me mettre du sable partout.
J'ai vu le coucher du soleil et je suis rentrée par les petites ruelles pour éviter la masse touriste du front de mer et les rabatteurs.
Et voilà.
Demain, dernier jour. L'après-midi, je vais voir mon contact grec à l'autre bout de l'île. 4h de bus au total, et il m'a invité à manger le soir, alors je risque de rentrer bien tard. Erf. Ensuite le lendemain je dois être avant 6h à l'aéroport.
Je m'en vais à présent réunir un tantinet mes affaires dans ma valise.
Kali nixta
Chat!



mercredi 7 août 2013

La 3ème ville de l'île

Aujourd'hui, visite de la 3ème ville (en population) de l'île (celle où je dors étant la 2ème plus grande). J'y suis allée en bus 1h de route sur une route bosselée, qui donne mal au ventre (au retour j'ai dormi presque tout le trajet, mon estomac a apprécié). C'était pratique, la gare routière se situe dans la rue de mon hôtel. J'suis partie 15 minutes avant l'heure du bus, et encore, j'aurai pu partir plus tard. eh eh eh.
6.20€ un aller.
Une chose intéressante à relever sur le service de bus inter-urbain ici, c'est qu'ils font office de transporteurs de colis. Tout ce qui est lourd y passe. D'envoyer des colis par la poste coûte trop cher, et est probablement moins rapide. Il suffit d'amener son colis à l'arrêt de bus, de payer un montant x, d'y inscrire le nom du destinataire et l'adresse de destination, et hop, voilà le colis parti pour un tour en bus. Les colis sont réceptionnés au terminus (ou récupérés directement dans la soute du bus par le destinataire si la destination n'est pas le terminus) et stockés jusqu'à ce que la personne concernée vienne le rechercher. Tout le monde fait ça, et personne ne vole les colis d'autrui à ce que je constate. C'est pas mal comme concept je trouve.
Anyways, une heure de bus. Au départ de la ville, le bus était à moitié plein. Il s'est arrêté dans un bled mega touristique de bord de mer, et paf, d'un coup il s'est empli complètement. Du coup, il n'y avait plus de place pour les personnes aux arrêts suivants, alors le contrôleur a appelé un deuxième bus. Cela fonctionne comme cela ici. Lorsqu'il n'y a plus de place, hop, on appelle un 2ème bus. Par contre, je ne sais pas combien de temps cela a pris pour que le 2ème bus arrive.
Je suis arrivée saine et sauve (i.e. avec tout le contenu de mon estomac à sa place) à la 3ème ville de l'île.
Sauterelle étrange sur la forteresse

Première étape la forteresse construite sur le front de mer (pour se protéger contre l'invasion de l'empire Ottoman au 17ème siècle je crois). Immense masse beige.
Visite gratuite pour les étudiants (tralala). Il y faisait une cuite terrible. La vue y est magnifique, et il y a une mosquée (vide) à voir (sans son minaret, dont il ne reste que le socle), ainsi que diveres autres ruines et une collection de canons qui rouillent au soleil, et de boulets de canon. Et puis, pour les botanistes et amateurs de petites plantes, il y a plein de petites plantes étranges qui poussent partout. Sur les ruines, sur les murailles, sur le sol. Il n'y a pas de moutons ou de chèvres là, alors il y a profusion de choses à voir. Au printemps cela doit être encore mieux. Là c'était un peu sec, mais j'ai tout de même pu photographier 6-7 espèces différentes de plantes. :D et une espèce de sauterelle qui ressemblait à un brin de paille, trop marrante. :D
Lorsque les botanistes visitent les forteresses
ils vont coller leur nez contre toutes les petites
touffes vertes qui poussent contre les murs...
Puis je suis allée me poser dans un coin de courant d'air ombragé par des pins, jusqu'à ce qu'une famille d'hollandais vienne se poser juste à côté de moi en parlant fort (Val, tu te souviens de l'histoire du ski?).
Et puis, j'ai été effarée par la quantité de touristes russes (qui probablement viennent des stations balnéaires le long de la côte).
J'ai également pu sentir mon estomac se nouer en observant les cloques sur les épaules d'une dame ainsi que les jambes très roses de sa fille. Non, mais sérieux les gens, faut vous protéger la moindre du soleil quoi... vous êtes totalement inconscients, putain!
Ensuite j'ai fait un passage aux toilettes. Rien d'exceptionnel, sauf que cela me permet de vous raconter une anecdote sur les toilettes grecques: il faut oublier le verrou. Il n'y en a quasiment jamais. Ah, et le pq ne se jette pas dans la cuvette, mais dans la poubelle omniprésente située à côté des toilettes.
Concombre-bombe. Concombre qui explose lorsqu'on
le touche (moyen de propager les graines). Par contre
il a un goût degueulasse. Mais c'est bien amusant.
Puis je suis sortie de la forteresse pour entrer au musée archéo situé juste vis-à-vis. Moui. 2€ pour 1 salle de trouvailles. Pas très spectaculaire. Cela vaut juste le coup pour les espèces de sarcophages trop beaux dans lesquels certaines personnes étaient enterrées (je sais plus quand, peut-être au temps des minoens?). Comme d'hab, il fait plus chaud dans le musée que dehors.
Je me suis ensuite enfoncée dans les petites ruelles de la vieille ville, et je dois dire qu'à ce moment là, déjà, j'ai trouvé que la vieille ville avait plus de charme que la ville où je dors. Il y a des différences notables entre les deux, mais niveau ambiance de la vieille ville, c'était plus sympa là-bas (par contre, niveau front de mer/port vénitien, la ville où je dors surpasse le tout).
Anyways, j'ai suivi mon plan pour aller voir l'autre musée que je voulais absolument voir: le musée des arts traditionnels (et je sais plus quoi). Dans mon guide, les "incontournables" étaient la forteresse et le musée archéo. Mais perso, je mettrai la forteresse et le musée des arts traditionnels.
Je vous avais raconté que j'avais visité celui de ma ville il y a qq jours et que c'était tout petit, mais plein de choses. Eh bien, celui d'aujourd'hui était 1000x mieux. C'était grand, spacieux, tout était très bien indiqué. Chaque objet a une étiquette avec une légende en anglais et en grec, et tous les métiers traditionnels sont représentés avec des vitrines qui recreent les échoppes, avec une multitude d'outils et ustensiles et vetements... coordonniers, tisserands, fabricant de couteaux, restaurateur, boulanger, vers à soie, potier, etc.. Le musée est sur 2 étages, et le 2ème étage était ahurissant. Dans la pièce principale, il y a un ancien métier à tisser, usé par l'usage, et puis des broderies et tapis et co. de toutes sortes partout partout. C'est tellement beau. Les tapis... ca donne envie d'avoir un tapis traditionnel chez soi. Et les robes... purée. Tout le travail minutieux pour faire les bordures des robes de fêtes... wow. et les coffres. Il y a plein de vieux coffres en bois, peints... des trucs tellement magnifiques, que j'aimerais en avoir un au pied de mon lit.
Arrivez-vous à deviner ce qu'indique
ce panneau?
Sérieux, j'ai passé tellement de temps dans ce musée. J'y étais toute seule pour la majeure partie de ma visite en plus. C'était fantastique. Et puis, dans un coin, il y avait une salle consacrée à la fabrication du pain de manière traditionnelle. Et là, j'ai compris ce que je vous racontais hier sur le cercle de pierre qui servait à séparer les grains des tiges. En gros, les céréales étaient apportées dans le cercle, et puis ensuite on posait un espèce de gros carré/rectangle de bois, avec des protubérances dessous, et qqun montait dessus (ou était assis sur une chaise dessus) pour faire du poids, et le tout était rattaché à un âne et tiré en cercle pour écraser les tiges  et séparer le grain des tiges. Ensuite, à l'aide d'une espèce de fourche en bois, à bouts non-pointus, le tout était jeté en l'air, et les tiges s'envolaient, le grain retombait au sol et tadam. :D Ensuite, les grains étaient moulus à la main (ou dans un moulin à âne ou à eau), et la farine servait pour faire des pains. Il y avait toutes sortes de pains. Ils créaient des oeuvres d'art de pain. Les pains pour les mariages par exemples étaient époustouflants. Décorés de petites feuilles et autres symboles en pâte. wow. Difficile à décrire comme ça, mais wow (en plus, en ressortant de là, je suis tombée par hasard sur une micro boulangerie toute vieille où ils vendaient de tels pains, et aussi des animaux en pâte. J'ai acheté un escargot en pâte).
Ensuite j'ai mangé dans un petit resto un peu trop touristique, un plat un peu trop cher, mais très bon. C'est de l'agneau cuit au four en papillote, avec des légumes de l'ail ( :D :D :D), une rondelle de tomate, le tout recouvert de feta fondue, et puis servi avec des frites (perso, j'aurai trouvé encore mieux si ca avait été des patates cuites à l'eau), mais c'était délicieux.
Après j'ai continué à me balader dans le dédale de ruelles et ai acheté 2-3 cadeaux avant de retourner prendre le bus. Je suis passée par le front de mer, i.e. le port vénitien, mais il est bondé de restaurants attrapes touristes, et du coup, le seul point négatif que j'ai trouvé à la ville c'est le côté mega touristique / bondé de restos du port (en comparaison avec la ville où je dors). ... cela gâche un peu le charme. Mais voilà quoi.
La ville était vraiment très chouette. J'ai vraiment aimé.
Au retour: bus bondé et type qui prend trop de place sur son siège. J'ai dormi les 3/4 du trajet. Mais j'ai quand même vu un vendeur de pastèques, 0.22€/kg. Pas mal, non? Pastèque régionale en plus... j'ai hâte d'être au petit déj demain pour remanger de la pastèque.
Ce soir, pas de coucher de soleil, je l'ai raté parce que j'avais un peu de boulot à faire (écrire des emails) et c'était trop tard lorsque j'ai eu fini. Tant pis. J'avais aussi un peu la flemme de ressortir. J'ai juste envie de dormir, dormir, dormir. haha. C'est terrible.
J'ai écrit un email à mon contact grec, pour voir si je pouvais le voir, donc peut-être que je referai une excursion de 1h30 en bus pour aller lui rendre visite. Perso, j'espère ne pas devoir aller le voir, parce que c'est loin, et que je n'ai pas grand-chose à lui dire, mais j'ai mis les chances de mon côté, pour pas qu'on me reproche de ne pas l'avoir contacté.
Voilà, voilà. Sur ce, j'vais aller manger du concombre, sentir mes pieds qui sentent les pieds qui ont transpiré toute la journée, lire mon livre et puis retourner dormir.
Demain je vais flâner en ville à nouveau, peut-être aller au parc municipal pour changer un peu, ou voir ce qu'il me reste à voir. J'ai trouvé une boutique de poteries. Il y a des saladiers juste splendides. J'ai envie d'en ramener 15... Mais c'est un peu gros et fragile... Peut-être que je me rabattrai sur les tasses... ou alors je reviendrai en septembre, en prévoyant de la place dans la valise... (avis au concerné!). En fin d'après-midi, j'ai envie d'essayer d'aller à la plage locale. Sauf si mon contact grec m'a contacté d'ici là et que j'irai lui rendre visite.
Encore/plus que 2 jours. Je me réjouis de rentrer. Je dois dire que je préfères de loin la montagne de mon île grecque, surtout en été... ou alors les petites villages côtiers peu touristiques. Là, d'être en ville, au même endroit tout le temps, cela commence à être lassant.
Kali nixta!
Petit cadeau trop choupi. :D